Les définitions marquées d’un astérisque (*) correspondent aux définitions standards établies par la FAO (FAO, 2020[21]); les autres termes ne font pas l’objet d’un accord international. Bien qu’elles figurent également dans de nombreux cadres et législations internationaux et nationaux, il convient de rappeler que certaines définitions – notamment celles de “forêt” – varient selon les législations nationales et les normes volontaires. Les entreprises peuvent adopter différentes définitions, mais doivent veiller à ce qu’elles soient clairement énoncées dans leur stratégie sur la déforestation.
Approche High Carbon Stock : Méthodologie permettant de distinguer les zones forestières devant être protégées – notamment celles importantes pour les communautés locales ou présentant des stocks élevés de carbone ou une forte valeur pour la biodiversité – des terres dégradées susceptibles d’être mises en valeur, au moyen d’une approche intégrée de planification de l’utilisation des terres.
Approches paysagère et juridictionnelle : Selon l’UICN, l’approche paysagère consiste à évaluer de manière intégrée les intérêts des différents acteurs d’un paysage et à les mettre en cohérence grâce au dialogue. L’approche paysagère vise une gestion durable du paysage, tout en tenant compte du contexte socioéconomique global d’une zone (UICN, 2023[22]).
Boisement : Établissement d’une forêt par plantation et/ou semis délibéré sur des terres qui, jusque‑là, étaient affectées à des utilisations différentes ; implique une conversion de la terre de non-forêt à forêt.
Conversion: Transformation d’une forêt ou d’un autre écosystème naturel à la suite de son remplacement par un autre usage des terres, ou bien en raison d’un changement profond de la composition des espèces, de la structure ou de la fonction d’un écosystème naturel.
Date de référence : Date fixée dans une loi ou une norme à partir de laquelle toute déforestation sur les parcelles ou les propriétés d’origine n’est plus autorisée si les denrées ou produits doivent être considérés comme conformes à ladite législation, norme ou politique.
Déforestation*: Conversion de la forêt à d’autres usages des terres, indépendamment du fait que cette conversion soit d’origine anthropique ou pas.
Dégradation des forêts : Il n’existe aucune définition de la FAO ni autre définition standard pour la dégradation des forêts. La FAO encourage les pays à la définir par eux-mêmes. Le Cadre de responsabilisation, applicable aux forêts comme à d’autres écosystèmes naturels, propose la définition suivante: « Les changements s’opérant au sein d’un écosystème naturel qui affectent considérablement et négativement la composition de ses espèces, sa structure, et/ou ses fonctions, et réduisent sa capacité à fournir des produits, soutenir la biodiversité et/ou fournir des services écosystémiques. » (Accountability Framework Initiative, 2020[4]).
Écosystème naturel : Écosystème qui ressemble beaucoup, en termes de composition des espèces, de structure et de fonction écologique, à un écosystème qui existe – ou qui pourrait exister – dans une zone donnée en l’absence d’impacts humains majeurs. Cette définition englobe les écosystèmes gérés par l’homme où lorsque leurs caractéristiques écologiques naturelles (composition des espèces, structure et fonctions) sont maintenues.
Forêt*: Terres occupant une superficie de plus de 0.5 hectare avec des arbres atteignant une hauteur supérieure à 5 mètres et un couvert forestier de plus de 10 pour cent, ou avec des arbres capables d’atteindre ces seuils in situ. Sont exclues les terres à vocation agricole ou urbaine prédominante.
Haute valeur de conservation : Valeur biologique, écologique, sociale ou culturelle d’une importance exceptionnelle ou cruciale.
Non-déforestation / sans déforestation : Il n’existe pas de définition standard pour ce terme, mais il est généralement compris comme désignant des denrées, produits ou filières qui n’entraînent pas – et ne contribuent pas – à la déforestation ou la dégradation des forêts dans leur pays d’origine.
Points de contrôle ou goulots d’étranglement : Entreprises qui disposent d’une visibilité et/ou d’un pouvoir d’influence plus importants sur leurs propres fournisseurs et sur les relations commerciales en amont de la filière, que les entreprises situées plus près des consommateurs ou des utilisateurs finaux. Ces entreprises peuvent présenter les caractéristiques suivantes :
Point de transformation. Elles sont situées à des étapes clés de transformation de la filière, où les informations de traçabilité ou de chaîne de contrôle peuvent être consolidées ou perdues.
Faible nombre. Il existe relativement peu d’entreprises à ce stade précis de la filière qui transforment ou gèrent la majorité des intrants qui circulent ensuite en amont ou en aval de la chaîne.
Fort pouvoir d’influence. Elles constituent le point où l’effet de levier sur les fournisseurs et les acteurs situés plus en amont de la chaîne d’approvisionnement est le plus élevé.
Les audits ont lieu ici. Points où des programmes et des plans d’audit existent déjà, permettant d’utiliser ces systèmes et d’éviter les doublons.
Positif pour les forêts : Il n’existe pas de définition unique pour ce terme, mais il est généralement compris comme une approche allant au-delà de la simple gestion des risques de déforestation dans la chaîne d’approvisionnement d’une entreprise, afin de générer des impacts positifs pour les forêts, la main-d’œuvre et les communautés qui en dépendent.
Peuples autochtones*: Les personnes considérées comme indigènes en raison de leurs origines les rattachant aux populations ayant habité le pays, ou une région géographique à laquelle appartient le pays, à l’époque de la conquête ou colonisation, ou de l’établissement des frontières nationales actuelles et qui, indépendamment de leur statut juridique, conservent une partie ou toutes leurs propres institutions sociales, économiques, culturelles et politiques.
Zero déforestation: Production, approvisionnement ou investissements financiers relatifs à une denrée qui ne causent ni ne contribuent à la déforestation. Cette définition se réfère à la déforestation brute, c’est-à-dire à toute conversion de forêts vers d’autres usages des terres, indépendamment de toute compensation par des gains de couvert forestier ailleurs.