Il est aujourd’hui crucial de réexaminer les fondements de la croissance, compte tenu de la dégradation des perspectives économiques à moyen terme des pays de l’OCDE, liée à un ralentissement marqué de la croissance de la productivité du travail. Ce dernier tient à la faiblesse persistante de l’investissement des entreprises depuis la crise financière mondiale, ainsi qu’au ralentissement sur longue période de la dynamique des entreprises et de l’accumulation de capital humain. Bien que le renforcement de l’emploi constaté au cours des 15 dernières années ait compensé dans une certaine mesure cette évolution, cette progression pourrait cesser peu à peu sous l’effet du vieillissement démographique et des pénuries persistantes de main-d’œuvre et de compétences. Dans ce contexte, les pays doivent de toute urgence mettre en œuvre des réformes structurelles propices aux gains de productivité, sachant que la dynamique de réforme s’essouffle dans l’ensemble de la zone OCDE depuis plus de dix ans. Cela peut aider les pays à relancer leur économie en faisant face aux vents contraires susmentionnés qui soufflent sur la croissance, et en exploitant plus pleinement les possibilités offertes par les nouvelles technologies, comme l’intelligence artificielle (IA).
L’initiative relative aux fondements de la croissance et de la compétitivité (F4GC) vise à doter les responsables publics des outils nécessaires pour relever ces défis. Dans cette édition 2026 sont identifiées des priorités de réforme structurelle qui peuvent être ventilées entre trois grands domaines: les catalyseurs, notamment le capital humain, la gouvernance, les infrastructures et la politique macroéconomique ; les incitations de marché et l’efficience allocative, qui recouvrent la fiscalité, la réglementation des marchés de produits et du travail, les échanges et l’investissement direct étranger (IDE) ; ainsi que les mesures ciblées et sectorielles, notamment les aides relatives à l’innovation et à la sécurité énergétique.