Les mensonges, les théories du complot, la propagande et les autres contenus faux et trompeurs ne sont pas un phénomène nouveau. En revanche, l’essor de l’internet et des plateformes en ligne a modifié l’échelle et la vitesse de propagation de tels contenus, suscitant des risques pour la sécurité et le bien-être des individus et de la société. Le présent Coup de projecteur apporte d’abord des éclairages sur la consommation médiatique et la confiance dans les sources d’information. Il expose ensuite des données internationales sur les inquiétudes liées à la protection de la vie privée et le contrôle que les individus pensent exercer sur les données à caractère personnel qu’ils communiquent sur des sites web et des médias sociaux ou dans des applications. Puis il examine en quoi l’accès à des informations contextuelles supplémentaires influence la capacité des individus à déterminer la véracité des informations diffusées en ligne. Enfin, le Coup de projecteur conclut par évoquer la façon dont les initiatives en matière d’éducation aux médias pourraient avoir à évoluer.
Perspectives de l’économie numérique de l’OCDE 2024 (Volume 2)
Coup de projecteur. La consommation médiatique et la protection de la vie privée
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Si les mensonges, les théories du complot, la propagande et les autres contenus faux et trompeurs ne sont pas un phénomène nouveau, l’internet a modifié l’échelle et la vitesse de création et de diffusion de tels contenus. Certes, les contenus faux et trompeurs ne sont pas nécessairement illicites, mais leur propagation rapide, au niveau mondial, s’avère préjudiciable pour la société et la démocratie. Dans la société actuelle, l’information joue un rôle économique, social et culturel important, et l’utilisation des technologies de l’information et des communications s’est généralisée et intensifiée. À mesure que les individus tendent de plus en plus à s’informer sur les sites web et les médias sociaux, les contenus faux et trompeurs publiés en ligne font peser des risques pour leur bien-être et pour la société.
Pour contrer les effets délétères de la diffusion en ligne de contenus faux et trompeurs, il importe de comprendre la façon dont les individus consomment l’information et les déterminants de la consommation médiatique. L’examen de la confiance que les individus disent accorder à diverses sources médiatiques peut aider à mieux appréhender l’écosystème global de l’information, dans lequel les individus sont confrontés à la fois à des informations factuelles et des contenus faux et trompeurs publiés en ligne. Les pouvoirs publics peuvent alors en tirer des enseignements utiles à l’élaboration de politiques plus efficaces1.
Les inquiétudes quant à la protection de la vie privée sur l’internet et le sentiment de ne pas exercer de contrôle sur les données à caractère personnel nuisent à la confiance dans l’écosystème de l’information. La compréhension de l’étendue des variations de ces deux aspects selon les pays et les groupes démographiques peut renseigner sur les facteurs qui influent sur la confiance dans les environnements numériques, et, partant, éclairer sur les moyens de bâtir un écosystème de l’information qui inspire davantage confiance.
De plus, le fait de savoir comment aider les individus à mieux repérer les contenus faux et trompeurs diffusés en ligne est une étape importante pour en atténuer les effets préjudiciables. S’il ne fait aucun doute que la technologie constitue une partie de la solution, les individus ont également un rôle important à jouer. On préconise souvent de s’appuyer sur l’éducation aux médias2 pour les doter des compétences dont ils ont besoin pour détecter les contenus faux et trompeurs. Toutefois, des données supplémentaires sont nécessaires pour comprendre comment concevoir au mieux ces initiatives et quels groupes démographiques courent le plus de risques.
Ce Coup de projecteur présente de nouvelles données issues de l’enquête Truth Quest de l’OCDE (encadré 3.S.1) sur la consommation médiatique et la protection de la vie privée. Il apporte des éclairages sur les sources d’information utilisées par les individus et leur perception de la fiabilité de diverses sources médiatiques. Il examine ensuite leur attitude à l’égard de la protection de la vie privée et du contrôle exercé sur les données à caractère personnel, analysant en outre le comportement des individus face à des contenus véridiques et des contenus faux et trompeurs. Pour finir, ce Coup de projecteur étudie les moyens de renforcer l’écosystème de l’information en repensant la conception des programmes d’éducation aux médias.
Encadré 3.S.1. Enquête Truth Quest de l’OCDE
Copier le lien de Encadré 3.S.1. Enquête Truth Quest de l’OCDEL’enquête Truth Quest de l’OCDE, réalisée dans 21 pays, mesure la capacité des individus à repérer les contenus faux et trompeurs diffusés en ligne, dans des conditions réelles (OCDE, 2024[1]). Elle fournit des données comparables à l’échelle internationale sur les compétences liées à la culture médiatique, par thème, type et origine (selon que les informations sont produites par des humains ou par l’intelligence artificielle [IA]). Elle évalue l’effet des marquages IA sur les performances des individus et renseigne entre autres sur les sources d’information qu’ils utilisent et sur la perception qu’ils ont de leur culture médiatique. Ce faisant, elle contribue à enrichir les statistiques publiées sur les contenus faux et trompeurs.
Dans le cadre de l’enquête, les participants sont exposés à des contenus tantôt véridiques, tantôt faux, sur une interface qui ressemble à un véritable site de médias sociaux. Les caractéristiques de conception telles que les avatars et les résultats chiffrés visent à encourager la participation. L’enquête a été mise au point par l’OCDE et est administrée par un institut de sondage externe afin de garantir la représentativité de l’échantillon retenu dans chaque pays. Elle a été traduite et localisée dans les principales langues de chaque pays concerné et a été menée à bien en janvier et février 2024.
La valeur Truth Quest globale mesure la capacité des répondants à repérer avec justesse les contenus faux et trompeurs diffusés en ligne (graphique 3.S.1)*. Les données clés issues de l’enquête Truth Quest de l’OCDE sont consultables sur le portail de la Boîte à outils de l’OCDE sur la transformation numérique (OCDE, 2024[2]).
Graphique 3.S.1. La capacité à déterminer la véracité des informations accessibles en ligne varie selon les pays
Copier le lien de Graphique 3.S.1. La capacité à déterminer la véracité des informations accessibles en ligne varie selon les paysValeur globale obtenue à l’enquête Truth Quest de l’OCDE, 2024
Notes: MOY = moyenne. *La valeur Truth Quest globale est obtenue en divisant le nombre total de réponses correctes par le nombre total de titres d’actualité présentés. La valeur de chaque pays correspond à la moyenne des résultats de l’ensemble des répondants. Il s’agit de la moyenne simple des valeurs des 21 pays couverts par l’enquête Truth Quest de l’OCDE : Allemagne, Australie, Belgique, Brésil, Canada, Colombie, Espagne, États-Unis, Finlande, France, Irlande, Italie, Japon, Luxembourg, Mexique, Norvège, Pays-Bas, Pologne, Portugal, Royaume-Uni et Suisse.
Source: OCDE (2024[3]), « Capacité des adultes à déterminer la véracité des contenus accessibles en ligne » (indicateur), Boîte à outils de l’OCDE sur la transformation numérique, d’après les données issues de l’enquête Truth Quest de l’OCDE, https://goingdigital.oecd.org/fr/indicator/80.
L’enquête Truth Quest de l’OCDE a été menée auprès d’environ 2 000 personnes dans chacun des 21 pays couverts par l’enquête. Les répondants sont représentatifs de la population de chaque pays sur la base de variables démographiques telles que l’âge, le genre, la région sous-nationale, le niveau d’éducation et le niveau de revenu, en utilisant des quotas spécifiques à chaque pays. Les quotas ont été calculés sur la base des données fournies par les offices statistiques nationaux et les instituts connexes. Des pondérations post-stratification ont été calculées pour garantir des échantillons représentatifs au niveau national. Au total, 40 765 personnes ont répondu à l’enquête sur les cinq continents. Pour plus de détails sur la méthodologie de l’enquête Truth Quest de l’OCDE, voir OCDE (2024[1]).
L’âge influe sur la consommation médiatique et la confiance accordée aux médias
Copier le lien de L’âge influe sur la consommation médiatique et la confiance accordée aux médiasAlors que les technologies numériques envahissent peu à peu le quotidien, les canaux d’information se sont multipliés. Les individus tendent de plus en plus à utiliser les smartphones et les applications pour consommer l’information. Par conséquent, les organes de presse ont entrepris de diversifier leurs canaux de diffusion (Barthel et al., 2020[4]; Al-Zoubi, 2024[5]). La compréhension des sources d’information utilisées par les individus et de la confiance qu’ils leur accordent est un moyen important d’améliorer l’intégrité de l’écosystème de l’information (OCDE, 2024[6]).
Des données récentes montrent que certains facteurs démographiques influent sur la consommation médiatique. Les sites web ou les applications sont, en moyenne, les sources d’information les plus couramment utilisées, tous groupes d’âge confondus. L’âge n’en reste pas moins l’un des principaux déterminants du recours aux autres sources d’information (graphique 3.S.2). L’écart le plus marqué concerne les médias sociaux3 : la différence entre la part des personnes âgées de 18 à 24 ans qui les utilisent comme source d’information et celle des individus de 65 ans ou plus est en effet de 25 points. Les personnes âgées de 65 ans ou plus recourent plus souvent que les 18-24 ans à toutes les autres sources d’information étudiées : télévision publique (20 points), publications papier (19 points), radio publique (16 points), télévision privée (11 points), radio privée (4 points) et sites web ou applications d’information (1 point).
Graphique 3.S.2. L’âge influe sur la consommation médiatique
Copier le lien de Graphique 3.S.2. L’âge influe sur la consommation médiatiqueSource d’information, par fréquence et par âge, 2024
Note: Les répondants ont été invités à indiquer à quelle fréquence (« souvent », « parfois », « rarement » ou « jamais ») ils recourent aux sources suivantes pour obtenir des informations : télévision publique, télévision privée, radio publique, radio privée, publications papier, sites web ou applications d’information, et sites ou applications de médias sociaux (Facebook, Twitter/X, Instagram, WhatsApp ou Telegram, par exemple). Les sites et applications de médias sociaux sont analysés de manière agrégée.3 Le graphique illustre la part des individus qui utilisent « souvent » ou « parfois » les diverses sources d’information citées. La valeur « Tous les individus » concerne les personnes âgées de 18 ans ou plus.
Source: Calculs des auteurs, d’après les données issues de l’enquête Truth Quest de l’OCDE (OCDE, 2024[1]).
Les revenus et le niveau d’instruction influent également sur la consommation médiatique. Les individus appartenant à un ménage à haut revenu (quintile supérieur) sont en effet plus susceptibles que ceux appartenant à un ménage à faible revenu (quintile inférieur) de recourir à chacune des sources étudiées, à l’exception des médias sociaux (3 points). De même, les diplômés de l’enseignement supérieur sont plus susceptibles que les personnes peu qualifiées d’utiliser les diverses sources, à l’exception des médias sociaux, pour obtenir des informations (2 points). Les écarts les plus marqués entre les personnes à haut revenu et très qualifiées et les personnes à faible revenu et peu qualifiées concernent l’utilisation des sites web et des applications d’information (11-12 points) et de la radio publique (12 points). Aux États-Unis, l’écart de consultation des publications papier entre les personnes affichant les niveaux d’instruction les plus élevés et celles possédant les niveaux les plus faibles atteint 30 points ; il est également conséquent pour les sites web et les applications d’information (24 points). Par ailleurs, aux États-Unis, les diplômés de l’enseignement supérieur sont plus susceptibles de se tourner vers les médias sociaux pour accéder à l’information (10 points) ; le constat est inversé en Finlande (10 points), en Norvège (11 points) et en Suisse (13 points).
Les différences de consommation médiatique selon le genre sont moins frappantes. Les hommes tendent à recourir plus fréquemment que les femmes à toutes les sources d’information à l’exception des médias sociaux, que les femmes utilisent davantage pour obtenir des informations (8 points de plus en moyenne). Les résultats relatifs à l’utilisation des médias sociaux dans certains pays sont intéressants. Les femmes y recourent plus fréquemment dans tous les pays à l’exception des États-Unis, où l’écart est inférieur à un point. En Finlande et en Norvège, les femmes s’informent plus souvent sur les médias sociaux, avec un écart de 16 points. Pour ce qui est des autres sources médiatiques, l’écart le plus marqué s’observe en Espagne, où les hommes sont plus susceptibles de se tourner vers la radio privée (21 points) pour s’informer sur l’actualité. À l’inverse, les femmes espagnoles recourent davantage à la télévision privée (21 points).
L’âge joue également un rôle important dans la confiance que les individus accordent aux sources médiatiques. Les jeunes de 18 à 24 ans ont généralement davantage confiance que les 65 ans ou plus dans toutes les sources d’information. La seule exception concerne les sources publiques (télévision et radio), où l’on observe un écart de confiance de 5 points, les personnes les plus âgées leur accordant une confiance plus grande (graphique 3.S.3). Les médias sociaux sont la source pour laquelle l’écart est le plus important, les 18-24 ans étant plus susceptibles que les 65 ans ou plus de se fier aux informations qu’ils y trouvent (20 points). Il s’agit également de la source d’information qui inspire globalement le moins confiance.
Graphique 3.S.3. Les médias sociaux sont la source médiatique qui inspire le moins confiance
Copier le lien de Graphique 3.S.3. Les médias sociaux sont la source médiatique qui inspire le moins confianceDegré de confiance, par âge, 2024
Note: Les répondants ont été invités à indiquer dans quelle mesure ils font confiance, le cas échéant, aux informations provenant de la télévision publique, de la télévision privée, de la radio publique, de la radio privée, de publications papier, de sites web ou d’applications d’information, et de sites ou d’applications de médias sociaux (Facebook, Twitter/X, Instagram, WhatsApp ou Telegram, par exemple). Ils avaient le choix entre les réponses suivantes : « beaucoup », « relativement », « pas trop » ou « jamais ». Les sites et applications de médias sociaux sont analysés de manière agrégée.3 Le graphique donne à voir la part des individus ayant « beaucoup » ou « relativement » confiance dans les informations provenant des diverses sources médiatiques. La valeur « Tous les individus » concerne les personnes âgées de 18 ans ou plus.
Source: Calculs des auteurs, d’après les données issues de l’enquête Truth Quest de l’OCDE (OCDE, 2024[1]).
Les écarts quant à la confiance que les individus accordent aux différentes sources d’information selon leur niveau d’instruction et de revenus suivent les mêmes tendances que ceux constatés pour la consommation médiatique. Les diplômés de l’enseignement supérieur et les personnes appartenant à un ménage à haut revenu (quintile supérieur) font davantage confiance à toutes les sources d’information, à l’exception des médias sociaux. Il existe peu de différences selon le genre, même si la situation varie quelque peu en fonction du pays. En Espagne, par exemple, les femmes font plus confiance que les hommes à toutes les sources d’information : publications papier (11 points), télévision publique (10 points), radio publique (8 points), médias sociaux (8 points), sites web et applications d’information (7 points), télévision privée (6 points) et radio privée (1 point).
Si les médias sociaux sont, d’une manière générale, la source médiatique qui inspire le moins confiance (43 %), on observe des différences notables selon les pays (graphique 3.S.4)4. Dans les pays d’Amérique latine étudiés, les individus tendent à faire davantage confiance aux médias sociaux que dans d’autres régions5. À l’inverse, les personnes vivant au Royaume-Uni sont celles qui se fient le moins aux informations publiées sur les médias sociaux, environ un quart des individus leur faisant « relativement » ou « beaucoup » confiance. Dans tous les pays couverts, les jeunes âgés de 18 à 24 ans affichent un niveau de confiance supérieur à celui des personnes âgées de 65 ans ou plus (graphique 3.S.4). L’écart le plus notable entre les jeunes et les générations les plus âgées s’observe aux États-Unis, où il atteint 49 points.
D’autres disparités liées aux caractéristiques démographiques méritent d’être soulignées. Les personnes appartenant à un ménage à revenu élevé et les diplômés de l’enseignement supérieur se fient moins aux informations provenant des médias sociaux que celles qui vivent au sein d’un ménage à faible revenu ou qui bénéficient d’un niveau d’instruction faible ou nul. Ce constat vaut pour tous les pays, à quelques exceptions près. Les écarts les plus marqués entre les diplômés de l’enseignement supérieur et les personnes possédant un niveau d’instruction faible s’observent en Finlande (17 points), au Japon (17 points), en Norvège (19 points), aux Pays-Bas (16 points) et en Suisse (22 points). Pour ce qui est des revenus, on constate les écarts les plus importants en Italie (16 points) et aux Pays-Bas (16 points). Si, en moyenne, les disparités entre les hommes et les femmes sont limitées (3 points), les femmes sont plus susceptibles de se fier, au moins dans une certaine mesure, aux informations publiées sur les médias sociaux en Norvège (17 points) et en Finlande (10 points). À l’inverse, les hommes se fient davantage aux informations qu’ils trouvent sur les médias sociaux aux États-Unis (7 points).
Graphique 3.S.4. Les jeunes sont ceux qui font le plus confiance aux informations diffusées sur les médias sociaux
Copier le lien de Graphique 3.S.4. Les jeunes sont ceux qui font le plus confiance aux informations diffusées sur les médias sociauxConfiance dans les informations diffusées sur les médias sociaux, par âge, 2024
Note: Les répondants ont été invités à indiquer dans quelle mesure ils font confiance, le cas échéant, aux informations provenant de la télévision publique, de la télévision privée, de la radio publique, de la radio privée, de publications papier, de sites web ou d’applications d’information, et de sites ou d’applications de médias sociaux (Facebook, Twitter/X, Instagram, WhatsApp ou Telegram, par exemple). Ils avaient le choix entre les réponses suivantes : « beaucoup », « relativement », « pas trop » ou « jamais ». Le graphique donne à voir la part des individus ayant « beaucoup » ou « relativement » confiance dans les informations diffusées sur les médias sociaux. Les sites et applications de médias sociaux sont analysés de manière agrégée.3 La valeur « Tous les individus » concerne les personnes âgées de 18 ans ou plus.
Source: OCDE (2024[20]), « Part d’adultes qui font confiance aux informations provenant de sites ou d’applications de médias sociaux » (indicateur), Boîte à outils de l’OCDE sur la transformation numérique, d’après les données issues de l’enquête Truth Quest de l’OCDE, https://goingdigital.oecd.org/indicator/83.
Il importe de souligner que les personnes faisant confiance aux informations provenant des médias sociaux sont moins à même d’en déterminer la véracité (OCDE, 2024[1]). En moyenne, dans les différents pays, les individus qui font « beaucoup » confiance aux informations diffusées sur les médias sociaux sont moins en mesure d’en déterminer la véracité (54 %) que ceux qui y font « relativement » confiance (59 %) ou ceux qui n’y font « pas beaucoup » ou « pas du tout » confiance (62 %)6. Si l’on s’intéresse à des niveaux de confiance plus nuancés, l’écart entre les personnes qui font « beaucoup » confiance aux médias sociaux et celles qui n’y font « pas du tout » confiance est de 8 points. Au Royaume-Uni, il s’élève à 14 points. En revanche, dans les pays où l’on observe une confiance élevée dans les médias sociaux, à l’instar du Brésil ou de la Colombie, il est relativement faible (3 points).
La protection de la vie privée en ligne est une source de préoccupation pour la plupart des individus
Copier le lien de La protection de la vie privée en ligne est une source de préoccupation pour la plupart des individusLa protection de la vie privée des individus favorise la sécurité et le respect de la dignité et de la liberté de pensée et d’expression. Les inquiétudes liées à la protection de la vie privée et au contrôle et à la confidentialité des données à caractère personnel nuisent à la confiance accordée à l’écosystème de l’information. Les plateformes de médias sociaux, par exemple, offrent des services gratuits en échange de données à caractère personnel, qui sont ensuite exploitées dans le cadre de leur modèle économique (pour des publicités ciblées, etc.). Les volumes considérables de données à caractère personnel recueillies, traitées et échangées sur les plateformes en ligne créent des risques d’atteinte à la vie privée des individus, d’autant que les données à caractère personnel sont parfois utilisées à des fins qui n’étaient pas prévues au moment de la collecte. Les progrès technologiques facilitent également la réidentification des individus par le biais de données à caractère personnel qui étaient censées être anonymes.
Quelle importance les individus accordent-ils à la protection de leur vie privée dans les environnements numériques ? Les données montrent que la protection de la vie privée sur les sites web, les applications ou les médias sociaux est une source de préoccupation pour la plupart des individus (graphique 3.S.5)7. En moyenne, plus de la moitié des personnes (56 %) évitent d’utiliser certains sites web ou médias sociaux ou certaines applications en raison de craintes pour leur vie privée. La part des individus qui évitent d’utiliser certains espaces en ligne pour cette raison oscille entre 65 % au Portugal et 36 % au Japon. En moyenne, 14 % des individus seulement ne se préoccupent pas de la protection de leur vie privée lorsqu’ils accèdent à des sites web, des applications ou des médias sociaux.
Graphique 3.S.5. La protection de la vie privée en ligne est une source de préoccupation pour la plupart des individus
Copier le lien de Graphique 3.S.5. La protection de la vie privée en ligne est une source de préoccupation pour la plupart des individusPart des adultes qui évitent d’utiliser certains sites web ou médias sociaux ou certaines applications en raison de craintes pour leur vie privée, par âge et par genre, 2024
Note: Les répondants ont été invités à indiquer s’ils étaient d’accord avec l’affirmation suivante : « J’évite d’utiliser certains sites web ou médias sociaux ou certaines applications en raison de craintes pour ma vie privée ». Ils avaient le choix entre les réponses suivantes : « tout à fait d’accord », « d’accord », « ni d’accord, ni en désaccord », « pas d’accord » et « pas du tout d’accord ». Les sites et applications de médias sociaux sont analysés de manière agrégée.3 La valeur « Tous les individus » concerne les personnes âgées de 18 ans ou plus.
Source: OCDE (2024[7]), « Part des adultes qui évitent d’utiliser certains sites web ou médias sociaux ou certaines applications en raison de craintes pour leur vie privée » (indicateur), Boîte à outils de l’OCDE sur la transformation numérique, d’après les données issues de l’enquête Truth Quest de l’OCDE, https://goingdigital.oecd.org/indicator/84.
La part des individus qui évitent d’utiliser certains sites web ou médias sociaux ou certaines applications en raison de craintes pour leur vie privée augmente avec l’âge, le revenu et le niveau d’instruction. L’écart est surtout marqué entre les jeunes et les générations les plus âgées (16 points). En moyenne, 65 % des personnes âgées de 65 ans ou plus indiquent éviter certains espaces en ligne parce qu’elles craignent pour le respect de leur vie privée, contre seulement 49 % chez les jeunes de 18 à 24 ans. En Colombie, l’écart s’élève à 28 points, alors qu’il est seulement de 3 points en Norvège.
Les individus disposant de revenus et d’un niveau d’instruction élevés tendent davantage (5 points) à éviter certains sites web ou médias sociaux ou certaines applications en raison de craintes pour leur vie privée que ceux qui présentent un niveau d’instruction et des revenus faibles. En Finlande, l’écart constaté entre, d’une part, les diplômés de l’enseignement supérieur et les personnes appartenant à un ménage à haut revenu (quintile supérieur) et, d’autre part, les personnes ayant un niveau d’instruction et de revenu faible est de 19 points. À l’inverse, les diplômés de l’enseignement supérieur sont moins susceptibles d’éviter certains espaces en ligne parce qu’ils craignent pour le respect de leur vie privée au Luxembourg (4 points) et en Espagne (5 points). À quelques exceptions près, dont le Japon (5 points), les hommes sont plus susceptibles (4 points) d’éviter certains sites web ou médias sociaux ou certaines applications en raison de craintes pour leur vie privée. L’écart entre les hommes et les femmes peut être notable (en Norvège, les hommes affichent un taux supérieur de 13 points à celui des femmes).
Autre aspect important de la confiance : le contrôle exercé sur les données à caractère personnel. Environ un tiers des individus estiment n’exercer aucun contrôle sur leurs données à caractère personnel dans l’environnement en ligne, tandis qu’un tiers pensent le contraire (graphique 3.S.6)8. Le dernier tiers ne penche ni d’un côté ni de l’autre. On observe des variations selon les pays : près de la moitié des Espagnols (49 %) ne se sentent pas maîtres des informations à caractère personnel qui les concernent, tandis que les Japonais sont un peu moins d’un sur quatre (24 %) à le penser.
En moyenne, 31 % des hommes et 35 % des femmes n’ont pas le sentiment de contrôler leurs données à caractère personnel dans l’environnement en ligne. Dans la plupart des pays, les femmes sont plus susceptibles que les hommes d’estimer ne pas exercer de contrôle sur leurs données lorsqu’elles utilisent des sites web, des applications ou des médias sociaux. Le constat est inverse dans deux pays seulement : en Allemagne (0.5 point) et aux États-Unis (2 points).
Graphique 3.S.6. Environ un tiers des individus ont le sentiment de ne pas exercer de contrôle sur leurs données à caractère personnel dans l’environnement en ligne
Copier le lien de Graphique 3.S.6. Environ un tiers des individus ont le sentiment de ne pas exercer de contrôle sur leurs données à caractère personnel dans l’environnement en lignePerception du contrôle exercé sur les données à caractère personnel dans l’environnement en ligne, 2024
Note: Les répondants ont été invités à indiquer s’ils étaient d’accord avec l’affirmation suivante : « J’ai le sentiment de pouvoir contrôler les informations personnelles qui me concernent lorsque j’utilise des sites web, des applications ou des médias sociaux ». Ils avaient le choix entre les réponses suivantes : « tout à fait d’accord », « d’accord », « ni d’accord, ni en désaccord », « pas d’accord » et « pas du tout d’accord ». Les sites et applications de médias sociaux sont analysés de manière agrégée.3 On entend par « répondants » tous les individus âgés de 18 ans ou plus.
Source: Calculs des auteurs, d’après les données issues de l’enquête Truth Quest de l’OCDE (OCDE, 2024[1]).
La part des individus ayant le sentiment d’avoir le contrôle sur leurs informations personnelles lorsqu’elles utilisent des sites web, des applications, ou des médias sociaux a tendance à se réduire avec l’âge. En moyenne, 35% des jeunes de 18 à 24 ans ont le sentiment de contrôler leurs données personnelles en ligne, tandis que c’est le cas pour seulement 29% des individus âgés de 65 ans et plus. L’écart entre ces deux tranches d’âge est le plus grand aux États-Unis (32 points), alors qu’il est le réduit petit en Italie, Norvège et Suisse (0 points).
Les sources d’information peuvent accroître la confiance en offrant un niveau élevé de protection des données et en donnant aux utilisateurs le contrôle de leurs données. Des recherches plus approfondies sur l’évolution du paysage de la publicité et de la protection des données pourraient être instructives à cet égard. Par exemple, il pourrait être utile d’étudier les questions relatives à l’interaction entre les préoccupations en matière de protection de la vie privée et les pratiques qui obligent les consommateurs à accepter la collecte de données pour acheter des services d’abonnement en ligne par différents groupes démographiques, y compris dans le contexte de la publicité fondée sur les données.
L’exposition à des informations contextuelles supplémentaires n’aide pas toujours les individus à déterminer la véracité des contenus publiés en ligne
Copier le lien de L’exposition à des informations contextuelles supplémentaires n’aide pas toujours les individus à déterminer la véracité des contenus publiés en ligneAlors que grandissent les inquiétudes quant aux effets négatifs des contenus faux et trompeurs, les décideurs tendent à mettre progressivement l’accent sur l’éducation aux médias (Patrimoine canadien, 2021[8]; US Department of State, 2022[9]). Diverses entités – administrations, écoles, universités, plateformes en ligne ou organisations à but non lucratif – mènent des activités en ce sens. L’objectif est d’aider les individus à mieux évaluer et vérifier l’exactitude des informations diffusées en ligne. Les initiatives d’éducation aux médias sont généralement centrées sur le développement des compétences cognitives et techniques et de l’esprit critique qui permettent de distinguer les faits des informations fictives, et favorisent une participation constructive aux interactions avec le public, aux discussions et aux débats.
Ces initiatives encouragent les individus à vérifier les faits et à porter un regard critique sur les informations auxquelles ils accèdent, deux éléments fondamentaux qui les caractérisent. On pourrait penser a priori que les personnes qui cherchent des informations complémentaires sur un titre d’actualité seraient mieux à même d’en déterminer la véracité. Mais à quelle fréquence lisent-elles réellement les informations contextuelles qui l’accompagnent, et cela influence-t-il leur capacité à repérer les contenus véridiques ou faux et trompeurs ?
Dans le cadre de l’enquête Truth Quest de l’OCDE, les répondants se voyaient proposer un titre d’actualité, avec la possibilité d’en savoir plus sur le contexte en cliquant sur un lien « read more » (Lire la suite)9. Dans l’ensemble, les participants ont choisi d’en savoir plus sur le contexte dans 29 % des cas. C’est en France et au Brésil qu’ils l’ont fait le moins en moyenne (21 %), tandis que les taux les plus élevés s’observent au Japon et au Royaume-Uni (39 %) (graphique 3.S.7)10. Par ailleurs, au Japon, la part des individus qui ont choisi d’en savoir plus sur le contexte d’au moins 20 titres d’actualité atteint 31 %, tandis qu’elle n’est que de 8 % au Brésil.
Graphique 3.S.7. Dans près d’un tiers des cas, les individus prennent connaissance du contexte relatif aux informations publiées en ligne
Copier le lien de Graphique 3.S.7. Dans près d’un tiers des cas, les individus prennent connaissance du contexte relatif aux informations publiées en lignePourcentage moyen des cas où les individus ont consulté le contexte (échelle de gauche) et valeur Truth Quest globale (échelle de droite), par genre, 2024
Note: Les pourcentages sont obtenus en divisant le nombre de fois où les répondants ont cliqué sur le lien permettant de consulter les informations contextuelles par le nombre total de titres d’actualité qui leur ont été présentés (échelle de gauche). La valeur « Score » est obtenue en divisant le nombre total de réponses correctes par le nombre total de titres d’actualité présentés (échelle de droite). La valeur de chaque pays correspond par conséquent à la moyenne des résultats de l’ensemble des répondants, exprimée en pourcentage.
Source: Calculs des auteurs, d’après les données issues de l’enquête Truth Quest de l’OCDE (OCDE, 2024[1]).
En moyenne, les personnes possédant un niveau d’instruction faible ont consulté les informations contextuelles dans 22 % des cas, contre 28 % pour celles ayant suivi un enseignement secondaire et 33 % pour les diplômés de l’enseignement supérieur. Dans tous les pays, les femmes ont en moyenne consulté plus souvent les informations contextuelles (33 %) que les hommes (25 %). La part des individus qui consultent le contexte croît avec le niveau d’instruction dans tous les pays à l’exception du Japon.
Par ailleurs, dans dix pays, la consultation d’informations contextuelles supplémentaires augmente les chances de déterminer avec justesse la véracité des contenus publiés en ligne. Contre toute attente, elle diminue les chances d’établir la véracité des contenus dans deux pays (en Finlande et au Portugal). L’effet de la consultation d’informations contextuelles supplémentaires varie selon le type de contenu (graphique 3.S.8)11. Dans le cas de contenus satiriques, la consultation du contexte augmente de 54 % les chances de répondre correctement. Elle accroît également les chances de parvenir à repérer les contenus véridiques (+12 %). À l’inverse, la consultation d’informations supplémentaires accompagnant des contenus classifiés comme étant sortis de leur contexte est associée à des taux de réponses correctes plus faibles (-20 %).
D’autres études ont montré que tous les aspects des mesures traditionnelles d’éducation aux médias n’aident pas nécessairement à déterminer la véracité des contenus publiés en ligne (Jones-Jang, Mortensen et Liu, 2021[10]; McGrew, 2024[11]). En revanche, la « lecture latérale » apparaît comme un élément important de l’éducation aux médias dans le cas des contenus faux et trompeurs publiés en ligne, bien que de plus amples recherches soient nécessaires dans ce domaine. On entend par lecture latérale la « stratégie consistant à sortir d’un site que l’on n’a pas l’habitude de fréquenter pour rechercher des informations sur la crédibilité d’une source en s’appuyant sur d’autres sources » (traduction libre) (McGrew, 2024[11]).
Graphique 3.S.8. L’exposition à des informations contextuelles supplémentaires n’aide pas toujours à déterminer la véracité des contenus, en particulier pour certains types de contenus
Copier le lien de Graphique 3.S.8. L’exposition à des informations contextuelles supplémentaires n’aide pas toujours à déterminer la véracité des contenus, en particulier pour certains types de contenusProbabilité de déterminer avec justesse la véracité des contenus, par type, 2024
Note: Comment lire ce graphique : une valeur égale à 1.54 signifie que les chances de donner une réponse correcte augmentent de 54 % lorsque la personne a consulté les informations contextuelles.
Source: Calculs des auteurs, d’après les données issues de l’enquête Truth Quest de l’OCDE (OCDE, 2024[1]).
Il convient de repenser les initiatives en matière d’éducation aux médias afin de renforcer l’écosystème de l’information
Copier le lien de Il convient de repenser les initiatives en matière d’éducation aux médias afin de renforcer l’écosystème de l’informationPour renforcer l’écosystème de l’information, il est essentiel de comprendre la façon dont les individus consomment l’information et la confiance qu’ils lui accordent. Ce Coup de projecteur montre que la consommation médiatique et les degrés de confiance dans les sources d’information varient considérablement selon les groupes démographiques au sein des pays et d’un pays à l’autre. Par exemple, si les médias sociaux sont devenus pour beaucoup (en particulier les jeunes adultes) une source d’information importante, c’est également la source qui inspire le moins confiance. Par conséquent, les entreprises de médias sociaux et les décideurs pourraient envisager de mettre au point des mécanismes propres à les rendre plus dignes de confiance.
Il s’agit là d’un aspect important d’un point de vue sociétal puisque que les personnes qui se fient aux informations qu’elles trouvent sur les médias sociaux tendent à être moins à même de déterminer la véracité des informations diffusées en ligne. Dans les différents pays, en moyenne, les individus qui ont « beaucoup » confiance dans les médias sociaux ont obtenu un résultat Truth Quest global relativement plus faible. Les pouvoirs publics et les autres acteurs pourraient donc tenir compte de ce constat lors de la conception des initiatives d’éducation aux médias et se concentrer sur les informations publiées sur les médias sociaux et les moyens de mieux détecter les contenus véridiques et les contenus faux. Là encore, la compréhension des disparités démographiques et nationales peut aider à cibler les populations les plus à risque.
À l’heure où les individus tendent de plus en plus à consulter des informations en ligne, que ce soit sur des sites web d’information ou des plateformes de médias sociaux, l’éducation aux médias peut les aider à développer leur esprit critique12. Par exemple, les données exposées dans ce Coup de projecteur montrent que dans environ un tiers des cas en moyenne, les personnes consultent les informations contextuelles qui accompagnent un titre d’actualité. La compréhension du comportement des individus à cet égard – à savoir le fait qu’ils ne recherchent pas activement des informations complémentaires – apporte des éclairages sur les défis que les programmes d’éducation aux médias doivent relever pour les aider à développer leur esprit critique à l’égard des informations qu’ils consomment.
Par ailleurs, l’analyse présentée ici montre que la consultation d’informations contextuelles sur un titre d’actualité n’augmente pas toujours les chances d’en déterminer avec justesse la véracité. On pourrait en conclure que les programmes d’éducation aux médias devraient encourager les individus à rechercher des informations supplémentaires sur des sites tiers, en pratiquant la lecture latérale. On peut également en déduire qu’ils ne souhaitent pas consacrer davantage de temps à vérifier leur compréhension, ce qui pose d’autres difficultés en termes d’éducation aux médias. Il conviendrait d’étudier davantage le comportement des individus dans l’environnement en ligne et d’assurer un meilleur suivi de l’efficacité des programmes d’éducation aux médias (OCDE, 2024[12]) afin d’améliorer l’écosystème de l’information.
Références
[5] Al-Zoubi, A. (2024), « The impact of digital technology on media consumption: A case study of smartphone and app usage », in Technology: Toward Business Sustainability. ICBT 2023. Lecture Notes in Networks and Systems, Vol. 925, Springer, Cham, http://dx.doi.org/10.1007/978-3-031-54019-6_39.
[4] Barthel, M. et al. (2020), Measuring news consumption in a digital era, 8 décembre, Pew Research Center, Washington, D.C., https://www.journalism.org/wp-content/uploads/sites/8/2020/12/PJ_2020.12.08_News-Consumption_FINAL.pdf (consulté le 8 juillet 2024).
[15] Basol, M. et al. (2021), Towards psychological herd immunity: Cross-cultural evidence for two prebunking interventions against COVID-19 misinformation, https://doi.org/10.1177/20539517211013868.
[10] Jones-Jang, S., T. Mortensen et J. Liu (2021), « Does media literacy help identification of fake news? Information literacy helps, but other literacies don’t », American Behavioral Scientist, vol. 65/1, pp. 271-388, https://doi.org/10.1177/0002764219869406.
[14] Lesher, M., H. Pawelec et A. Desai (2022), « Disentangling untruths online: Creators, spreaders and how to stop them », OECD Going Digital Toolkit Notes, n° 23, Éditions OCDE, Paris, https://doi.org/10.1787/84b62df1-en.
[11] McGrew, S. (2024), « Teaching lateral reading: Interventions to help people read like fact checkers », Current Opinion in Psychology, vol. 55/101737, https://doi.org/10.1016/j.copsyc.2023.101737.
[3] OCDE (2024), « Ability of adults to identify the veracity of content online » (indicateur), Boîte à outils de l’OCDE sur la transformation numérique, https://goingdigital.oecd.org/indicator/80 (consulté le 28 juin 2024).
[6] OCDE (2024), Enquête de l’OCDE sur les déterminants de la confiance dans les institutions publiques – Résultats 2024 : Instaurer la confiance dans un contexte complexe, Éditions OCDE, Paris, https://doi.org/10.1787/80ddd09b-fr.
[12] OCDE (2024), Les faits sans le faux : Lutter contre la désinformation, renforcer l’intégrité de l’information, Éditions OCDE, Paris, https://doi.org/10.1787/4078bb32-fr.
[16] OCDE (2024), « OECD Information Integrity Hub », page web, https://www.oecd.org/en/blogs/2023/03/oecd-hub-on-information-integrity-joining-forces-to-fight-dis--and-misinformation.html.
[2] OCDE (2024), « Online safety » (thème), Boîte à outils de l’OCDE sur la transformation numérique, https://goingdigital.oecd.org/theme/10 (consulté le 28 juin 2024).
[7] OCDE (2024), « Share of adults who avoid using certain websites, apps, or social media due to privacy concerns » (indicateur), Boîte à outils de l’OCDE sur la transformation numérique, https://goingdigital.oecd.org/indicator/84 (consulté le 18 novembre 2024).
[20] OCDE (2024), « Share of adults who trust information from social media sites or apps » (indicateur), Boîte à outils de l’OCDE sur la transformation numérique, https://goingdigital.oecd.org/indicator/83 (consulté le 18 novembre 2024).
[1] OCDE (2024), « The OECD Truth Quest Survey: Methodology and findings », Documents de travail de l’OCDE sur l’économie numérique, n° 369, Éditions OCDE, Paris, https://doi.org/10.1787/92a94c0f-en.
[17] OCDE (2022), « Misinformation and disinformation: An international effort using behavioural science to tackle the spread of misinformation », Documents de travail de l’OCDE sur la gouvernance publique, n° 21, Éditions OCDE, Paris, https://doi.org/10.1787/b7709d4f-en.
[8] Patrimoine canadien (2021), Soutien continu aux projets de recherche et d’éducation sur les médias pendant que le Canada poursuit sa lutte contre la désinformation en ligne, Communiqué de presse, 9 février, Patrimoine canadien, Gatineau (Québec), https://www.canada.ca/fr/patrimoine-canadien/nouvelles/2021/02/soutien-continu-aux-projets-de-recherche-et-deducation-sur-les-medias-pendant-que-le-canada-poursuit-sa-lutte-contre-la-desinformation-en-ligne0.html (consulté le 1 août 2024).
[13] Polizzi, G. (2020), Information literacy in the digital age: Why critical digital literacy, Facet Publishing, Londres, http://eprints.lse.ac.uk/102993.
[18] UNESCO (2024), « Littératie numérique », page web, https://uis.unesco.org/fr/node/4789131 (consulté le 10 juillet 2024).
[19] UNESCO (2023), « La formation à la maîtrise de l’information », page web, https://www.unesco.org/fr/ifap/information-literacy (consulté le 10 juillet 2024).
[9] US Department of State (2022), Media Literacy Design Manual, US Department of State, Washington, D.C., https://www.state.gov/wp-content/uploads/2022/08/Media-Literacy-Design-Manual-FINAL.pdf.
Notes
Copier le lien de Notes← 2. De nombreux programmes d’éducation aux médias traitent des contenus faux et trompeurs diffusés en ligne. La culture de l’information est un concept générique qui vaut pour les médias analogiques comme numériques. Elle désigne la capacité à « chercher, évaluer, utiliser et créer de l’information de manière efficace pour des objectifs personnels, sociaux, professionnels et éducatifs » (UNESCO, 2023[19]). Elle est étroitement liée au concept de culture numérique, qui désigne les compétences nécessaires pour utiliser efficacement les technologies numériques, ainsi que la sensibilisation à la protection de la vie privée et à la cybersécurité et l’esprit critique. Par conséquent, l’expression « éducation aux médias » est souvent utilisée pour faire référence à l’éventail de compétences nécessaires pour prospérer à l’ère numérique (Polizzi, 2020[13]).
← 3. Les plateformes de médias sociaux sont diverses et comprennent un éventail d’activités, notamment les réseaux sociaux, le microblogging, la messagerie et le partage de vidéos, et les politiques de modération de contenu varient d’une plateforme à l’autre. Les perceptions de fiabilité peuvent être influencées à la fois par les activités proposées sur une plateforme particulière et par les politiques de modération de contenu de la plateforme.
← 4. Le graphique donne à voir une moyenne simple des valeurs des 21 pays couverts par l’enquête Truth Quest de l’OCDE : Allemagne, Australie, Belgique, Brésil, Canada, Colombie, Espagne, États-Unis, Finlande, France, Irlande, Italie, Japon, Luxembourg, Mexique, Norvège, Pays-Bas, Pologne, Portugal, Royaume-Uni et Suisse.
← 5. Les quatre pays qui enregistrent les taux les plus élevés de personnes faisant « relativement » ou « beaucoup » confiance aux informations publiées sur les médias sociaux sont les suivants : Colombie (64 %), Pologne (62 %), Mexique (61 %) et Brésil (57 %).
← 6. La valeur Truth Quest reflète la capacité (ou compétence) des individus à déterminer la véracité des contenus accessibles en ligne. Elle est obtenue en divisant le nombre total de réponses correctes par le nombre total de titres d’actualité présentés. La valeur de chaque pays correspond à la moyenne des résultats de l’ensemble des répondants. En moyenne, les répondants ont déterminé avec justesse la véracité des contenus dans 60 % des cas. Pour de plus amples informations sur la méthodologie utilisée pour mener à bien l’enquête, voir OCDE (2024[1]).
← 7. Le graphique donne à voir la moyenne simple des valeurs des 21 pays couverts par l’enquête Truth Quest de l’OCDE : Allemagne, Australie, Belgique, Brésil, Canada, Colombie, Espagne, États-Unis, Finlande, France, Irlande, Italie, Japon, Luxembourg, Mexique, Norvège, Pays-Bas, Pologne, Portugal, Royaume-Uni et Suisse.
← 8. Le graphique donne à voir la moyenne simple des valeurs des 21 pays couverts par l’enquête Truth Quest de l’OCDE : Allemagne, Australie, Belgique, Brésil, Canada, Colombie, Espagne, États-Unis, Finlande, France, Irlande, Italie, Japon, Luxembourg, Mexique, Norvège, Pays-Bas, Pologne, Portugal, Royaume-Uni et Suisse.
← 9. Tous les titres d’actualité et les informations contextuelles supplémentaires étaient tirés de nouvelles réelles vérifiées par des professionnels (sauf pour les contenus générés par l’IA, qui avaient été produits par GPT-4). Pour de plus amples informations, voir OCDE (2024[1]).
← 10. La valeur affichée correspond à une moyenne simple non pondérée des valeurs des 21 pays issues de l’enquête Truth Quest de l’OCDE : Allemagne, Australie, Belgique, Brésil, Canada, Colombie, Espagne, États-Unis, Finlande, France, Irlande, Italie, Japon, Luxembourg, Mexique, Norvège, Pays-Bas, Pologne, Portugal, Royaume-Uni et Suisse.
← 11. Les rapports de probabilité sont obtenus en divisant les chances de donner une réponse correcte après avoir pris connaissance du contexte par les chances de donner une réponse correcte sans cliquer sur le lien. Un rapport de probabilité supérieur à 1 indique que les chances de déterminer avec succès la véracité des contenus augmentent lorsque l’on consulte les informations contextuelles, tandis qu’une valeur inférieure à 1 montre que les chances diminuent. Tous les types de contenus figurant dans la taxonomie de l’OCDE relative aux contenus faux et trompeurs ont été pris en considération (Lesher, Pawelec et Desai, 2022[14]). Ce graphique donne à voir la moyenne simple non pondérée des valeurs des 21 pays couverts par l’enquête Truth Quest de l’OCDE.
← 12. L’éducation aux médias peut prendre de multiples formes, qu’il s’agisse de jeux (Basol et al., 2021[15]) ou d’autres mécanismes visant à fournir des conseils utiles (OCDE, 2022[17]).