La corruption d'agent public étranger fausse les marchés, sape la concurrence loyale et détourne des ressources qui pourraient être consacrées au développement économique durable. La prévention de ce délit contribue à renforcer la confiance dans les institutions, encourage un comportement responsable de la part des entreprises et crée des conditions de concurrence plus équitables pour les entreprises opérant à l’international.
La Convention de l’OCDE sur la lutte contre la corruption est le seul instrument international qui s’attaque à la corruption transnationale. Adoptée en 1999, elle impose à ses 46 partis de criminaliser la corruption d’agents publics étrangers et de détecter, d’enquêter, de poursuivre et de sanctionner les auteurs de ces infractions. Elle se distingue par le fait qu’elle se concentre sur le « côté de l’offre » de la corruption, c’est-à-dire les personnes et les entreprises qui proposent, promettent ou versent des pots-de-vin dans le cadre de transactions commerciales internationales. À elles toutes, les partis à la Convention représentent plus des deux tiers des exportations mondiales et près de 90 % des investissements directs étrangers sortants.