Allemagne*. Facturation électronique : pour les fournitures B2G, la facturation électronique est obligatoire conformément à la Directive européenne 2014/55/UE et doit être conforme à la norme européenne EN16931 ou à la norme nationale XRechnung ou ZugFerd 2.0. Les fournitures B2B et B2C ne sont pas soumises à l'obligation de facturation électronique. Transmission électronique des données transactionnelles : les assujettis sont tenus de fournir leurs données transactionnelles en format numérique à la demande des autorités fiscales à des fins de contrôle. Caisses enregistreuses électroniques : les assujettis utilisant des caisses enregistreuses électroniques doivent utiliser des systèmes de sécurité certifiés. Toutefois, l’usage de caisses enregistreuses électroniques n’est pas obligatoire.
Australie. Facturation électronique : le gouvernement australien encourage la facturation électronique pour améliorer la productivité, lutter contre les escroqueries aux factures électroniques, favoriser la numérisation des petites entreprises et accélérer les paiements. Le gouvernement australien a adopté le cadre international de Peppol pour la facturation électronique, qui compte des membres dans plus de 40 pays, y compris des partenaires commerciaux clés de la région Asie-Pacifique tels que la Nouvelle-Zélande, Singapour, le Japon et la Malaisie, ce qui contribue à faciliter le commerce international. L'adoption de la facturation électronique par les entreprises est volontaire, et les principaux logiciels de comptabilité pour petites entreprises sont compatibles avec la facturation électronique, ce qui permet à de nombreuses entreprises de l'adopter facilement. Les agences du gouvernement du Commonwealth ont été autorisées à recevoir des factures électroniques à partir du 1er juillet 2022, et le gouvernement australien a mis en place une politique de paiement en 5 jours pour les factures électroniques afin d'améliorer la trésorerie des entreprises et d'encourager l'adoption de la facturation électronique.
Autriche*. Facturation électronique : pour les fournitures B2G, la facturation électronique est obligatoire conformément à la Directive européenne 2014/55/UE et doit être conforme à Peppol-UBL 2.1 ou à la structure standard nationale (ebInterface), toutes deux compatibles avec la norme européenne EN16931. Les fournitures B2B et B2C ne sont pas soumises à l'obligation de facturation électronique. Pour les fournitures B2B et B2C, les entreprises sont libres d'utiliser n'importe quelle norme, y compris celles de l'UE, de Peppol et de la structure standard nationale. Toutefois, lorsque des factures électroniques sont utilisées, l'authenticité de l'origine, l'intégrité du contenu et la lisibilité doivent être garanties. Transmission électronique des données transactionnelles : les assujettis doivent fournir les données relatives aux transactions en format numérique à la demande des autorités fiscales (dans le cadre d’un contrôle). Toutefois, la transmission de ces données ne se fait pas toujours dans un format structuré. La transmission en format SAF-T est autorisée. Caisses enregistreuses électroniques : les commerces sont tenus d'avoir des caisses enregistreuses électroniques ou d'autres systèmes d'enregistrement électronique pour l'enregistrement numérique des transactions. Chaque caisse enregistreuse doit établir un registre de collecte des données pour enregistrer et conserver chaque transaction en espèces. Le journal de collecte des données doit pouvoir être exporté sans délai en cas de demande de l'administration fiscale. La caisse enregistreuse doit contenir un dispositif sécurisé de création de signature électronique et la signature électronique doit être imprimée sur chaque reçu. L’utilisation de caisses enregistreuses électroniques est obligatoire pour les assujettis dont le chiffre d’affaires net annuel est supérieur ou égal à 15 000 EUR, à condition que le chiffre d’affaires en espèces soit supérieur à 7 500 EUR par an. Le chiffre d’affaires annuel retenu s’élève à 30 000 EUR pour les entreprises actives dans les domaines suivants : ventes d’articles de plein air ; ventes d’articles de ski alpin et de montagne et de chasse en réserve ; ventes dans certains types de tavernes à vin (« Buschenschank ») ; ventes dans les cantines des organisations sans but lucratif. Une exception générale à l’obligation de caisse enregistreuse s’applique aux organismes sans but lucratif, caritatifs et ecclésiastiques ; aux automates en libre-service dont les ventes unitaires sont inférieures à 20 EUR.
Belgique*. Facturation électronique : pour les fournitures B2G, la facturation électronique est obligatoire conformément à la Directive européenne 2014/55/UE et doit être conforme à la norme européenne EN16931. Les fournitures B2B et B2C ne sont pas soumises à l'obligation de facturation électronique. Toutefois, lorsque des factures électroniques sont utilisées, elles sont soumises à certaines règles (en termes d'exactitude, de sécurité, d'accessibilité, d'intégrité et de stockage des données). Pour les fournitures B2B et B2C, les entreprises peuvent utiliser n'importe quelle norme, y compris la structure standard de l'UE et de Peppol. À partir du 1er janvier 2026, les factures électroniques structurées deviendront obligatoires pour toutes les livraisons B2B effectuées par des entreprises établies en Belgique et immatriculées à la TVA. Les contribuables seront tenus d'envoyer et/ou de recevoir des factures électroniques structurées via le réseau Peppol et la norme Peppol-BIS. Les factures papier ou les formats non structurés (par exemple PDF) ne seront plus autorisés. Transmission électronique des données transactionnelles : les contribuables doivent fournir leurs données de transaction sous forme numérique à la demande des autorités fiscales à des fins de contrôle. Caisses enregistreuses électroniques : l’obligation de disposer d’un système de caisse enregistreuse (CRS) délivrant des tickets de caisse est imposée aux assujettis qui fournissent des services de repas ou de restauration sur une base régulière lorsque leur chiffre d’affaires annuel hors TVA relatif aux prestations de restaurant et de restauration, à l’exclusion des boissons, excède 25 000 EUR. Si ce plafond est dépassé, des tickets de caisse du système de caisse enregistreuse (SCE) doivent être délivrés pour toutes les fournitures de repas et de boissons (pendant le repas ou non), y compris pour toutes les ventes de nourriture et de boissons.
Chili. La facturation électronique est obligatoire pour toutes les fournitures B2G, B2B et B2C. Les fournisseurs doivent envoyer des factures électroniques au format XML répondant aux exigences spécifiques de l'administration fiscale (SII). Les factures électroniques B2C peuvent être envoyées par n'importe quelle méthode électronique (par exemple, le courrier électronique) à condition qu'elle soit accessible au consommateur et à l'entreprise. Les entreprises doivent utiliser un logiciel fourni gratuitement par l'administration fiscale chilienne, qui leur permet de créer, de stocker et de transmettre des factures électroniques à l'administration fiscale. Le logiciel doit également générer un code-barres PDF417 pour la facture électronique qui contient toutes les informations nécessaires. Les entreprises peuvent également faire appel à un prestataire de services de facturation électronique tiers certifié qui répond aux exigences en matière de factures électroniques au Chili. Des exceptions aux obligations de facturation électronique peuvent s'appliquer aux contribuables situés dans des zones où il n'existe pas de connexion internet ou d'approvisionnement en énergie, avec l'autorisation préalable de l'administration fiscale. Les factures électroniques doivent être transmises en temps réel aux autorités fiscales et validées par celles-ci. Transmission électronique des données transactionnelles. En 2017, l'obligation de transmettre systématiquement les factures électroniques à l'administration fiscale a été étendue à un certain nombre d'autres données comptables. Caisses enregistreuses électroniques : l'utilisation et la transmission en ligne des reçus électroniques B2C (« boleta electrónica ») à l'autorité fiscale sont obligatoires depuis le 1er mars 2021. À partir du 1er août 2022, les émetteurs de reçus électroniques B2C ne sont plus tenus de soumettre un rapport quotidien sur les ventes.
Colombie. La facturation électronique est obligatoire pour toutes les transactions B2G, B2B et B2C. Les fournisseurs doivent envoyer des factures électroniques au format XML obéissant à des règles spécifiques édictées par l’administration fiscale (Dirección de Impuestos y Aduanas Nacionales -DIAN). L’obligation de transmettre les données électroniques de la facturation à la DIAN a débuté en 2019. Transmission électronique des données transactionnelles : les données relatives aux transactions doivent être communiquées aux autorités fiscales en temps réel au format XML. Jusqu’à la mi-2019, le modèle de déclaration obligeait les contribuables à soumettre les factures au DIAN dans les 24 heures suivant leur émission. Depuis la mi-2019, le contribuable est tenu de soumettre la facture électronique au format XML pour validation préalable par la DIAN. Tant que cette validation n’est pas accordée, sachant qu’elle est donnée en temps réel, la facture électronique n’est pas considérée comme un document comptable valable (y compris au regard du droit à déduction de la TVA acquittée en amont). La facturation électronique est obligatoire pour toutes les entités assujetties à la TVA, à l'exception a) des fournisseurs de services numériques étrangers, b) des institutions financières, c) des coopératives, d) des assujettis au régime simplifié, e) des détaillants de carburants pétroliers et de gaz naturel comprimé, f) des entités fournissant des services de transport public urbain ou métropolitain aux passagers, g) de celles fournissant des services de toilettes publiques, h) des personnes physiques dans le cadre d'une relation de travail. Les obligations de facturation électronique peuvent également ne pas s'appliquer lorsque des problèmes technologiques rendent impossible la transmission de factures électroniques. Les factures électroniques doivent être transmises en temps réel aux autorités fiscales et validées par celles-ci (voir tableau d’annexe 2.A.12). Caisses enregistreuses électroniques : les reçus délivrés au moyen de caisses enregistreuses électroniques ne peuvent pas être utilisés pour justifier un crédit ou une déduction de TVA dans le cadre du régime de l'impôt sur le revenu (CIT et PIT). Les systèmes de point de vente sont tenus d'émettre des factures électroniques complètes pour toute transaction supérieure à 5 TVU (190 020 COP).
Corée. Facturation électronique : tous les opérateurs professionnels et les entreprises individuelles dont le montant total des fournitures de biens et de services a atteint au moins 300 millions KRW au cours de l’exercice fiscal précédent sont tenus d’établir des factures électroniques pour l’ensemble des livraisons B2B, en respectant le format prescrit. Transmission électronique des données transactionnelles : les factures électroniques doivent être envoyées à l’administration fiscale (NTS) un jour après l’émission de la facture par le biais du système de facturation électronique. Les données de facturation doivent être communiquées à l’administration fiscale pour validation avant de pouvoir être considérées comme un document comptable valide, notamment comme justificatif pour la déduction de la TVA acquittée en amont. Caisses enregistreuses électroniques : les entreprises individuelles qui fournissent des biens et services principalement à des consommateurs doivent émettre des tickets de caisses électroniques et les données relatives aux transactions doivent être transmises chaque jour à l’administration fiscale.
Costa Rica. La facturation électronique est obligatoire pour toutes les transactions B2G, B2B et B2C. Elle est obligatoire pour toutes les entités assujetties à la TVA, à l'exception a) des contribuables enregistrés dans le régime simplifié, b) des contribuables enregistrés dans le régime agricole, c) des institutions religieuses, d) des copropriétés, e) des syndicats, g) de l'État, h) des partis politiques, et i) des transports publics. Les factures électroniques doivent être émises dans un format XML répondant aux exigences spécifiques imposées par l'administration fiscale et inclure une signature numérique pour garantir l'authenticité et l'intégrité de la facture. Elles doivent également comporter un numéro d'identification unique attribué par le ministère des finances. Les factures électroniques doivent être transmises en temps réel aux autorités fiscales au format XML et doivent être validées pour être considérées comme des documents comptables valables (y compris pour le droit à la déduction de la TVA en amont). Dans ce système, l'administration fiscale effectue des contrôles de validation de base et envoie une confirmation d'acceptation au contribuable dans les trois heures. Cela garantit que le document a un statut fiscal complet et peut être utilisé comme preuve pour la déduction de la TVA. En cas de rejet, le fournisseur doit émettre une note de crédit pour réémettre une facture corrigée. Caisses enregistreuses électroniques : l'utilisation de reçus électroniques B2C (« tiquete electrónico ») est obligatoire et est soumise globalement aux mêmes règles que les factures électroniques, y compris en ce qui concerne la transmission à l'administration fiscale.
Danemark*. Facturation électronique : pour les fournitures B2G, la facturation électronique est obligatoire conformément à la Directive européenne 2014/55/UE et doit être conforme à la norme européenne EN16931 ou à la norme nationale OIOUBL. Les fournitures B2B et B2C ne sont pas soumises à la facturation électronique obligatoire. Toutefois, lorsque des factures électroniques sont utilisées, elles sont soumises à certaines règles (en termes d'exactitude, de sécurité, d'accessibilité, d'intégrité et de stockage des données). Pour les fournitures B2B et B2C, les entreprises peuvent utiliser n'importe quelle norme, y compris la structure standard de l'UE, nationale ou de Peppol. Caisses enregistreuses électroniques : à partir du 1er janvier 2024, l'obligation d'utiliser des caisses enregistreuses électroniques est imposée aux assujettis des secteurs suivants : cafés, restaurants, débits de boissons, épiciers, marchands de journaux, pizzerias et plats à emporter. Ces entreprises doivent être en mesure de soumettre leurs données de vente au format numérique SAF-T à l'Agence danoise des impôts pendant ou immédiatement après une visite d'inspection.
Espagne*. Facturation électronique : pour les fournitures B2G, la facturation électronique est obligatoire conformément à la Directive européenne 2014/55/UE et doit être conforme à la norme européenne EN16931 et la norme nationale Facturae XML. Transmission électronique des données transactionnelles : les assujettis inscrits sur le registre de remboursement mensuel de la TVA ; ceux dont le chiffre d’affaires annuel dépasse 6 millions EUR et les groupements TVA sont tenus de transmettre à l’administration fiscale des données de facturation en format XML, dans un délai de quatre jours civils suivant l’émission ou la réception de la facture selon le Suministro Inmediato de Informacion (SII). Les entreprises qui se conforment à l'IIS sont exemptées d'autres obligations de déclaration périodique, notamment la présentation du formulaire relatif aux opérations avec des tiers, des livres comptables et de la déclaration annuelle de TVA. Tous les autres contribuables peuvent choisir volontairement d'être soumis à l'IIS. Les contribuables peuvent également être tenus de transmettre des informations sur les transactions aux autorités fiscales dans un format numérique lorsqu'ils utilisent la comptabilité numérique.
Estonie*. Facturation électronique : pour les fournitures B2G, la facturation électronique est obligatoire conformément à la Directive européenne 2014/55/UE et doit être conforme à la norme européenne EN16931 ou à la norme nationale EVS 923 :2014. Les fournitures B2B et B2C ne sont pas soumises à la facturation électronique obligatoire. Toutefois, lorsque des factures électroniques sont utilisées, elles sont soumises à certaines règles (en termes d'exactitude, de sécurité, d'accessibilité, d'intégrité et de stockage des données). Pour les fournitures B2B et B2C, les entreprises peuvent utiliser n'importe quelle norme, y compris la structure standard de l'UE, nationale ou de Peppol. Transmission électronique des données transactionnelles : les données relatives aux transactions doivent être systématiquement transmises à l’administration fiscale au moment où la déclaration de TVA est déposée pour toutes les transactions d’un montant supérieur à un seuil de 1000 EUR par partenaire commercial (en-deçà de ce seuil, les opérations peuvent être déclarées pour le montant global). Format de déclaration : X-road en adressant une déclaration de TVA directement à partir du logiciel professionnel ; dans un environnement libre-service en ligne aux formats XML, CSV.
Finlande*. Facturation électronique : pour les fournitures B2G, la facturation électronique est obligatoire conformément à la Directive européenne 2014/55/UE et doit être conforme à la norme européenne EN16931. Les fournitures B2B et B2C ne sont pas soumises à la facturation électronique obligatoire. Toutefois, lorsque des factures électroniques sont utilisées, elles sont soumises à certaines règles (en termes d'exactitude, de sécurité, d'accessibilité, d'intégrité et de stockage des données). Pour les fournitures B2B et B2C, les entreprises peuvent utiliser n'importe quelle norme, y compris la structure standard de l'UE ou de Peppol. Transmission électronique des données transactionnelles : les assujettis sont tenus de fournir leurs données transactionnelles en format numérique à la demande des autorités fiscales à des fins de contrôle.
France*. Facturation électronique : pour les fournitures B2G, la facturation électronique est obligatoire conformément à la Directive européenne 2014/55/UE et doit être conforme à la norme européenne EN16931. Les fournitures B2B et B2C ne sont pas soumises à la facturation électronique obligatoire. Toutefois, lorsque des factures électroniques sont utilisées, elles sont soumises à certaines règles (en termes d'exactitude, de sécurité, d'accessibilité, d'intégrité et de stockage des données). Pour les fournitures B2B et B2C, les entreprises peuvent utiliser n'importe quelle norme, y compris la structure standard de l'UE ou de Peppol. La facturation électronique obligatoire aux normes nationales (UBL2.1, CII ou Factur-X) sera introduite pour les opérations B2B à partir du 1er septembre 2026 pour les grandes entreprises et à partir du 1er septembre 2027 pour toutes les autres entreprises. Dans le nouveau régime, les données de facturation devront être transmises en temps réel aux autorités fiscales. Transmission électronique des données transactionnelles : les assujettis qui tiennent leur comptabilité au moyen de systèmes informatisés doivent la présenter sous forme de fichiers dématérialisés au format FEC (Fichier d’Ecritures Comptables) lors d’un contrôle de l’administration fiscale. Caisses enregistreuses électroniques : les personnes assujetties à la TVA qui effectuent des livraisons de biens et des prestations de services à destination de clients particuliers et qui enregistrent les règlements au moyen d'un système de caisse électronique sont tenues d'utiliser un logiciel certifié répondant à plusieurs conditions techniques (inaltérabilité, sécurisation, conservation) en vue d’un contrôle par l'administration fiscale. L’utilisation de caisses enregistreuses électroniques n’est cependant pas obligatoire.
Grèce*. Facturation électronique : pour les fournitures B2G, la facturation électronique est obligatoire conformément à la Directive européenne 2014/55/UE et doit être conforme à la norme européenne EN16931. Les fournitures B2B et B2C ne sont pas soumises à la facturation électronique obligatoire. Transmission électronique des données transactionnelles : à compter du 1er octobre 2021, les entreprises établies en Grèce soumises aux normes comptables grecques et effectuant des ventes à d’autres entreprises/consommateurs/entités publiques sont tenues de soumettre les données relatives à leurs transactions (ventes et achats) sur une plateforme en ligne baptisée myDATA (my Digital Accounting & Tax Application). Toutes les entités soumises à ces dispositions doivent transmettre sous forme numérique à myDATA : (1) un résumé des documents commerciaux émis et reçus (factures, reçus de ventes, etc.) ; (2) la classification des transactions visées par ces documents commerciaux par catégories de revenus et de charges ; (3) les données sur les écritures comptables d’ajustement supplémentaires (paie, amortissements, par exemple) qui constituent leur base fiscale/comptable pour l’exportation du résultat fiscal/comptable de chaque exercice. Ces données peuvent être transmises via : un logiciel comptable/commercial interopérable, un formulaire spécial de saisie des données élaboré par l’Autorité indépendante chargée des recettes publiques (IAPR), des machines connectées à registres fiscaux électroniques pour les transactions de vente au détail (caisses enregistreuses en ligne, CEE) ; ou la facturation électronique par des fournisseurs agréés ou par une application appelée « timologio », élaborée par l’IAPR pour l’émission et la transmission des documents comptables (factures, reçus de ventes). Les données requises doivent être transmises aux autorités fiscales soit en temps réel (fournisseur E-Invoicing, ERP, Timoglio), soit au plus tard le deuxième jour suivant l’émission de la facture (Formulaire Spédial de Communication de Données – SDEF - et CEE) et sur les achats au moment du dépôt de la déclaration périodique (mensuelle ou trimestrielle via ERP ou SDEF). A partir du 1er janvier 2024, les déclarations TVA sont préremplies à partir les données transmises à la plateforme myData. Caisses enregistreuses électroniques connectées : elles sont obligatoires pour les ventes au détail, sauf pour les catégories d’entreprises énumérées par le règlement de l’administration fiscale (notamment, les avocats, comptables, agriculteurs, etc.).
Hongrie*. Facturation électronique : pour les fournitures B2G, la facturation électronique est obligatoire conformément à la Directive européenne 2014/55/UE et doit être conforme à la norme européenne EN16931. Cette obligation comprend l’obligation pour l’assujetti qui émet la facture de transmettre les données de facturation B2G immédiatement et de manière automatisée aux autorités fiscales (NAV). Transmission électronique des données transactionnelles : pour toutes les fournitures, le logiciel de facturation doit transmettre les informations de facturation automatiquement au NAV en temps réel. Les informations de facturation qui ont été émises de manière manuelle ou sur papier doivent être transmises aux autorités fiscales dans un délai d’un jour (si le montant de la TVA figurant sur la facture excède 500 000 HUF) ou dans les quatre jours (dans les autres cas). Caisses enregistreues électroniques : leur usage est obligatoire pour les opérations B2C.
Irlande*. Facturation électronique : pour les fournitures B2G, les organismes publics doivent recevoir des factures électroniques conformément à la Directive européenne 2014/55/UE et doit être conforme à la norme européenne EN16931. Les normes suivantes sont acceptées : UBL (XML based syntax standard), UN/CEFACT CII (XML-based syntax standard) and EDIFACT (EDI mnemonic-based syntax standard). Transmission électronique des données transactionnelles : les assujettis sont tenus de fournir leurs données transactionnelles en format numérique à la demande des autorités fiscales à des fins de contrôle.
Islande. Facturation électronique : l'Islande faisant partie de l'Espace économique européen, elle applique les règles de facturation électronique de l'UE pour les fournitures B2G. La facturation électronique est obligatoire en vertu de la législation locale et les factures B2G doivent être conformes à la norme européenne EN16931 par le biais de la norme nationale TS-236. Les fournitures B2B et B2C ne sont pas soumises à l'obligation de facturation électronique.
Israël. Facturation électronique : la facturation électronique n’est pas obligatoire. Toutefois, les assujettis dont le chiffre d’affaires dépasse un certain montant doivent transmettre les données de facturation chaque mois aux autorités fiscales. Transmission électronique des données transactionnelles : les assujettis (« opérateurs agréés ») dont le chiffre d’affaires est supérieur à 2 500 000 ILS ou qui sont tenus d’utiliser un système de comptabilité en partie double, ou ceux dont le chiffre d’affaires dépasse 1 500 000 ILS et qui sont tenus légalement d’établir un bilan et de désigner un vérificateur, doivent transmettre les données de facturation sur une base mensuelle (avant le 23 du mois suivant) à l’administration fiscale, en respectant le format prescrit (PCN874). Caisses enregistreuses électroniques : l’utilisation de caisses enregistreuses électroniques certifiées est imposée ou proposée à certains contribuables, selon leur activité et leur chiffre d’affaires. Ainsi, tous les détaillants doivent utiliser des caisses enregistreuses électroniques certifiées (aucun seuil ne s’applique, mais si son chiffre d’affaires est inférieur à 350 000 ILS par an, le détaillant peut choisir d’utiliser, à la place, un registre comptable). Les grossistes dont le chiffre d’affaires ne dépasse pas 10 100 000 ILS peuvent, s’ils le souhaitent, remplacer les factures par des caisses enregistreuses électroniques certifiées pour les transactions en espèces ne dépassant pas 710 ILS. Les prestataires de services de transport peuvent utiliser des caisses enregistreuses électroniques certifiées (absence de seuil). En ce qui concerne les autres services, il est possible d’utiliser des caisses enregistreuses électroniques (absence de seuil) ; si une opération est enregistrée avec un reçu, le reçu remplace les caisses enregistreuses électroniques.
Italie*. Facturation électronique : pour les fournitures B2G, la facturation électronique est obligatoire depuis 2014. La norme nationale est FatturaPA (la norme européenne EN16931 est également acceptée en application de la Directive 2014/55/EU). Depuis 2019, tous les assujettis enregistrés à la TVA en Italie sont tenus, pour toutes les opérations B2B et B2C, d’émettre et d’accepter les factures électroniques à la norme nationale FatturaPAvia le Systema di Interscambio (SdI, plateforme publique). Le SdI contrôle que les documents émis contiennent tous les éléments requis par la Directive TVA pour être considérés comme des factures légales et les transmet au destinataire final. Pour les factures B2G, les administrations peuvent refuser la facture, dans des circonstances limitées, dans les quinze jours. Transmission électronique des données transactionnelles : étant donné que toutes les entreprises nationales assujetties à la TVA doivent émettre et recevoir des factures par voie électronique en utilisant la plateforme de facturation électronique de l'administration fiscale, le Sistema di Interscambio (SdI), elles se conforment à la TDDT lorsqu'elles émettent une facture électronique (déclaration en temps réel de la facture électronique). Lorsque des entreprises non-résidentes sont impliquées, comme fournisseur ou cliente d’une entreprise italienne assujettie à la TVA pour laquelle la facturation électronique n'est pas obligatoire, le TDDT est une obligation distincte dans le cas où la facturation électronique n'est pas utilisée. Caisses enregistreuses électroniques : tous les détaillants sont soumis à l’obligation de transmettre quotidiennement leur registre des ventes par voie électronique à l’administration fiscale via les caisses enregistreuses électroniques ou via une application web mise à leur disposition gratuitement par l’administration fiscale. Les détaillants doivent également remettre un ticket au client, mais ce document a uniquement une valeur commerciale : la certification fiscale résulte du stockage des données dans la caisse enregistreuse et de la transmission quotidienne des données à l’administration fiscale.
Japon. L’émission de factures électroniques est autorisée. Toutefois, la facture électronique n’est pas obligatoire et aucune norme n’est imposée.
Lettonie*. Facturation électronique : pour les fournitures B2G, la facture électronique est optionnelle. Toutefois, les organismes publics sont tenus d’accepter des factures électroniques structurées conformément à la Directive européenne 2014/55/UE et conformes à la norme européenne EN16931. Transmission électronique des données transactionnelles : si un contribuable conserve des registres comptables sous forme électronique, il doit, à la demande de l’administration fiscale, l’autoriser à accéder aux informations en lien avec ses activités économiques, enregistrées sous forme électronique. Le programme informatique de comptabilité doit garantir l’enregistrement des données comptables dans les formats suivants : MS Excel, dBase/FoxPro, fichiers textes de rapport, fichiers plats, Excel, Access, PDF, Adobe PDF, XML ou sources de données ODBC. Caisses enregistreuses électroniques : les caisses enregistreuses sont utilisées dans tous les secteurs d'activité, à l'exception des entreprises de vente en gros. Les sociétés de taxis et les applications de services de taxis fournissent à l'administration fiscale des informations en temps quasi réel sur les services de taxis. L'utilisation obligatoire est établie pour les transactions en espèces ainsi que pour les transactions par cartes de paiement ou par d'autres moyens de confirmation de paiement (par exemple, cartes-cadeaux, reçus, bons d'achat). Des exemptions à l'utilisation des caisses enregistreuses sont prévues dans des cas spécifiques, par exemple pour la vente de biens autoproduits sur les marchés, pour les services en dehors du territoire de l'entreprise, pour les services des institutions gouvernementales nationales et locales. La conformité des caisses enregistreuses (y compris les logiciels) aux exigences techniques est vérifiée par des sociétés enregistrées auprès de l'administration fiscale pour effectuer ces tâches. Les caisses enregistreuses sont également enregistrées auprès de l'administration fiscale.
Lituanie*. Facturation électronique : pour les fournitures B2G, la facturation électronique est obligatoire conformément à la Directive européenne 2014/55/UE et doit être conforme à la norme européenne EN16931. Les fournitures B2B et B2C ne sont pas soumises à la facturation électronique obligatoire. Caisses enregistreuses électroniques : à partir du 1er novembre 2023, les assujettis utilisant des caisses enregistreuses électroniques et ayant un chiffre d’affaires annuel de plus de 300 000 EUR doivent installer des caisses enregistreuses électroniques sécurisées dont le modèle est validé par l'administration fiscale, enregistrer à distance ces caisses enregistreuses et autres points de vente et transmettre les données des tickets de caisse au sous-système de caisse enregistreuse électronique intelligente appelé i.EKA. Les contribuables dont le chiffre d'affaires annuel est supérieur à 300 000 EUR et qui utilisent des modèles de caisses enregistreuses électroniques qui ont été retirés de la liste des modèles autorisés ont jusqu'au 1er mai 2024 pour se conformer aux nouvelles normes. À partir du 1er mai 2025, tous les contribuables utilisant des caisses enregistreuses électroniques devront se conformer aux nouvelles normes.
Luxembourg*. Facturation électronique : pour les fournitures B2G, la facturation électronique est obligatoire conformément à la Directive européenne 2014/55/UE et doit être conforme à la norme européenne EN16931 ou aux normes nationales. Les fournitures B2B et B2C ne sont pas soumises à la facturation électronique obligatoire. Transmission électronique des données transactionnelles : les assujettis ont l’obligation de transmettre les données relatives aux transactions à l’administration fiscale dans le format SAF-T. Cette obligation ne s’applique pas aux assujettis qui ne sont pas soumis au plan comptable normalisé ; ou qui bénéficient du régime simplifié ; ou dont le chiffre d’affaires est inférieur à 112 000 EUR ou qui n’ont pas un volume raisonnable d’opérations comptables (moins de 500 env.).
Mexique. La facturation électronique est obligatoire en vertu du Comprobante Fiscal Digital por Internet (CFDI), un fichier structuré en format XML utilisé pour certaines déclarations fiscales aux autorités fiscales mexicaines (SAT). Transmission électronique des données transactionnelles : les fournisseurs doivent envoyer leurs factures à des prestataires de services tiers (PAC) certifiés et accrédités par l'administration fiscale (SAT). Ces prestataires sont chargés de contrôler, d'approuver et de transmettre les factures aux clients dans le cadre d'un système de validation, puis de transmettre les factures à l'administration fiscale. Les factures doivent être transmises au moment où elles sont émises (transmission en temps réel) et doivent être validées pour être considérées comme une pièce comptable valable (y compris pour le droit de déduire la TVA d‘amont). Les PAC assurent également un stockage sécurisé des factures. Cette obligation s'applique à tous les assujettis et couvre les livraisons nationales de biens et les prestations de services pour les transactions B2B et B2C. La transmission périodique d'informations sur les transactions est également imposée à tous les assujettis. Les entités fédératives, les municipalités, les syndicats et les entités de l'administration publique parapublique, certains petits contribuables et les personnes morales à but non lucratif sont exemptés de cette obligation.
Norvège. Facturation électronique : bien que n'étant pas membre de l'Union européenne, la Norvège a mis en œuvre la directive européenne 2014/55/UE sur la facturation électronique. En conséquence, pour les fournitures B2G, la facturation électronique est obligatoire et doit être conforme à la norme européenne EN16931. Depuis le 1er janvier 2012, il est devenu obligatoire pour les fournisseurs des entités du gouvernement central d'envoyer des factures électroniques et le 2 avril 2019 pour tous les pouvoirs adjudicateurs publics, en utilisant EHF/Peppol BIS Billing et le réseau Peppol eDelivery. Transmission électronique des données transactionnelles : les entreprises dont le chiffre d’affaires annuel est supérieur ou égal à 5 millions NOK doivent communiquer les données comptables dans le format SAF-T sur demande des autorités fiscales. Cette obligation s’applique également aux entreprises dont le chiffre d’affaires annuel est inférieur à 5 millions NOK si leurs informations comptables sont disponibles en format électronique. Caisses enregistreuses électroniques : toutes les entreprises soumises à l'obligation de tenir une comptabilité et réalisant des ventes en espèces supérieures à 50 000 NOK doivent utiliser un système de caisse enregistreuse électronique certifié pour enregistrer ces ventes. Les systèmes de caisse doivent répondre aux exigences de la loi norvégienne sur les systèmes de caisse et de ses règlements.
Nouvelle-Zélande. Facturation électronique : les entités du gouvernement néo-zélandais se sont engagées à fournir des factures électroniques, les agences du gouvernement central devant être en mesure de recevoir des factures électroniques à partir du 31 mars 2022. Les logiciels de facturation électronique doivent être enregistrés auprès du gouvernement néo-zélandais.
Pays-Bas*. Facturation électronique : pour les fournitures B2G, la facturation électronique est obligatoire conformément à la Directive européenne 2014/55/UE et doit être conforme à la norme européenne EN16931. Les fournitures B2B et B2C ne sont pas soumises à la facturation électronique obligatoire. Les entités publiques néerlandaises peuvent recevoir des factures électroniques dans plusieurs formats : Peppol BIS 3.0 (format préféré), UBL-OHNL basé sur le standard ou SETU (HR - XML).
Pologne*. Facturation électronique : pour les fournitures B2G, la facturation électronique est obligatoire conformément à la Directive européenne 2014/55/UE et doit être conforme à la norme européenne EN16931. Les fournitures B2B et B2C ne sont pas soumises à la facturation électronique obligatoire, mais celle-ci est autorisée. Le gouvernement prévoit d'introduire la facturation électronique obligatoire pour les opérations B2B. Toutes les entreprises devront utiliser des factures électroniques structurées et les envoyer au système national de facturation électronique (Krajowy System e-Faktur KSeF), une plate-forme du gouvernement central pour l'émission et la réception de factures électroniques, sur laquelle un horodatage numérique sera appliqué pour valider la facture dans le cadre d'un modèle de validation. La date de mise en œuvre n'a pas encore été fixée. Transmission électronique des données transactionnelles : les personnes assujetties doivent communiquer chaque mois les données relatives aux transactions aux autorités fiscales, au format SAF-T. Les assujettis qui ne réalisent que des livraisons exonérées de TVA ou qui bénéficient de l’exonération de TVA prévue pour les petites entreprises dont le chiffre d’affaires est inférieur à 200 000 PLN (seuil d’identification) sont dispensés de cette obligation. L’administration fiscale peut également se procurer, sur demande, des informations électroniques relatives aux transactions auprès d’assujettis qui utilisent des programmes informatiques pour tenir leur comptabilité. Cette obligation s’applique également aux programmes de gestion des stocks, de facturation et de relevés bancaires. Caisses enregistreuses électroniques : l’usage de caisses enregistreuses électroniques certifiées est obligatoire pour tous les assujettis, à l’exception de ceux dont le chiffre d’affaires annuel de fournitures B2C hors taxe ne dépasse pas 20 000 PLN pendant l’exercice en cours et n’a pas dépassé cette somme au cours de l’exercice fiscal précédent (cette dispense ne s’applique pas à certaines catégories de biens et services). Certaines catégories de fournitures sont également exonérées de cette obligation, notamment lorsqu’une facture est émise ou lorsque le paiement est effectué par virement bancaire. Les Les caisses enregistreuses avec logiciel (dites caisses enregistreuses virtuelles) désignent une catégorie de caisses enregistreuses en ligne qui ne nécessitent pas d’équipement matériel, ni de dispositif externe, et qui sont à la disposition des contribuables exerçant leurs activités dans des secteurs précis (le transport, par exemple).
Portugal*. Facturation électronique : pour les fournitures B2G, la facturation électronique est obligatoire conformément à la Directive européenne 2014/55/UE et doit être conforme à la norme européenne EN16931. Les fournitures B2B et B2C ne sont pas soumises à la facturation électronique obligatoire, mais celle-ci est autorisée. Toutefois, les entreprises qui doivent se conformer aux règles de facturation au Portugal et qui effectuent des livraisons soumises à la TVA doivent systématiquement transmettre les données relatives aux transactions à l'administration fiscale. Transmission électronique des données transactionnelles : les entreprises soumises aux obligations de facturation au Portugal, dont les ventes sont assujetties à la TVA, doivent transmettre systématiquement les données de facturation à l’administration fiscale (dans un délai maximal de 5 jours suivant la fin de chaque mois), soit en temps réel (via un service web), soit sur une base mensuelle via un fichier structuré selon le format SAF-T, soit en les déposant directement sur le site web de l’administration fiscale. L’administration fiscale peut également demander un fichier SAF-T contenant des données de facturation et de comptabilité, à des fins de contrôle. Les contribuables dont le chiffre d’affaires de l’exercice précédent est supérieur à 50 000 EUR sont tenus d’utiliser exclusivement des programmes de facturation informatiques certifiés préalablement par l’administration fiscale. Déclaration commune simplifiée (IES) – les informations des déclarations comptables et financières auprès de différents organismes publics sont regroupées au sein d’une déclaration unique partagée. Caisses enregistreuses électroniques : l’utilisation d’une caisse enregistreuse électronique certifiée n’est pas obligatoire, mais compte tenu de l’obligation d’émettre une facture pour toute transaction et de l’obligation, pour les assujettis, d’utiliser des programmes de facturation certifiés, la plupart des assujettis utilisent un logiciel de facturation certifié à la place d’une caisse enregistreuse électronique.
République slovaque*. Facturation électronique : pour les fournitures B2G, la facturation électronique est obligatoire conformément à la Directive européenne 2014/55/UE et doit être conforme à la norme européenne EN16931. Les fournitures B2B et B2C ne sont pas soumises à la facturation électronique obligatoire. Transmission électronique des données transactionnelles : tous les assujettis à la TVA en République slovaque sont tenus de déposer un décompte spécial de contrôle de la TVA, en même temps que leur déclaration de TVA, auprès de l’administration financière. Les états de TVA sont transmis séparément et ne dépendent pas de la déclaration de TVA. Certaines vérifications par recoupement entre les états de TVA et les déclarations de TVA sont intégrées au système d’analyse. Caisses enregistreuses électroniques : toutes les entreprises qui reçoivent des paiements en espèces ou sont payés par d’autres moyens de paiement remplaçant l’argent au point de vente ainsi que ceux qui fournissent uniquement les services énumérés dans la loi sont tenus d’utiliser des caisses enregistreuses certifiées. Les données de ces caisses enregistreuses électroniques doivent être communiquées à l’administration fiscale en temps réel.
Royaume-Uni. Facturation électronique : il n’y a aucune obligation de facturation électronique pour les transactions B2G, B2B et B2C. Transmission électronique des données transactionnelles : dans le cadre de l’initiative « Rendre l’impôt numérique », les entreprises identifiées aux fins de la TVA dont le chiffre d’affaires imposable est supérieur au seuil d’identification à la TVA doivent conserver des documents numériques et effectuer leurs déclarations de TVA auprès du HMRC à l’aide d’un logiciel aux fonctionnalités compatibles.
Slovénie*. Facturation électronique : pour les fournitures B2G, la facturation électronique est obligatoire conformément à la Directive européenne 2014/55/UE et doit être conforme à la norme européenne EN16931 en utilisant e-SLOG (norme nationale XML), UBL 2.2 ou UN/CEFACT CII C16B. Les fournitures B2B et B2C ne sont pas soumises à la facturation électronique obligatoire.
Suède*. Facturation électronique : pour les fournitures B2G, la facturation électronique est obligatoire conformément à la Directive européenne 2014/55/UE et doit être conforme à la norme européenne EN16931 en utilisant Peppol BIS ou EDIFACT (GS1EANCOM). Les fournitures B2B et B2C ne sont pas soumises à la facturation électronique obligatoire. Caisses enregistreuses électroniques : l’utilisation de caisses enregistreuses certifiées est obligatoire pour tous les contribuables dont le chiffre d’affaires annuel dépasse le plafond de 182 000 SEK et qui reçoivent des paiements en espèces ou par carte de débit/crédit. L’information fiscale est cryptée et stockée dans l’unité de contrôle et ne peut être décryptée et lue que par l’administration fiscale.
Suisse. Facturation électronique : pour les fournitures B2G, la facturation électronique est obligatoire pour les fournitures faites aux administrations fédérales lorsque les marchés publics sont égaux ou supérieurs à 5 000 CHF. Les fournitures B2B et B2C ne sont pas soumises à l'obligation de facturation électronique. Transmission des données relatives aux transactions : l’administration fiscale ne peut obliger un assujetti à la TVA à fournir des données de facturation par voie électronique. Le contribuable est autorisé à fournir uniquement les factures papier. Caisses enregistreuses électroniques : lorsque l’assujetti opte pour une caisse enregistreuse électronique, les données relatives aux différentes transactions doivent être transmises à l’administration fiscale, à sa demande ou lors d’une vérification.
Tchéquie*. Facturation électronique : elle est obligatoire pour les transactions B2G en application de la Directive de l’UE 2014/55/EU et doit respecter la norme européenne EN 16931 ou la norme nationale ISDOC. Les fournitures B2B et B2C ne sont pas soumises à la facturation électronique obligatoire. Toutefois, lorsque la facturation électronique est utilisée, elle est soumise à certaines règles (en termes de contenu, de sécurité, d’accessibilité, d’intégrité et de stockage). Pour les fournitures B2B et B2C, les entreprises peuvent utiliser la structure de leur choix selon les standards européen, national ou Peppol. Transmission numérique des données transactionnelles : les assujettis immatriculés à la TVA sont tenus de soumettre un « relevé de contrôle TVA » à partir du 1er janvier 2016. Il contient des données provenant des registres que les assujettis sont déjà tenus de conserver aux fins de la TVA (y compris les factures). Le relevé de contrôle TVA doit être soumis par voie électronique. Les assujettis qui sont des personnes morales soumettent des relevés de contrôle de la TVA mensuels. Les assujettis qui sont des personnes physiques soumettent leur relevé de contrôle TVA avec leur déclaration de TVA (mensuelle/trimestrielle).
Türkiye. Facturation électronique : la norme internationale UBL a été adoptée pour l'émission de factures électroniques depuis 2010. Les factures électroniques sont émises pour les transactions B2B, B2C et B2G. L'émission de factures électroniques est devenue obligatoire à partir de 2013 pour les assujettis importants dans certains secteurs et dont le chiffre d'affaires brut est élevé. Au fil du temps, ces chiffres de recettes brutes ont été réduits et le groupe d’assujettis obligés d'émettre des factures électroniques a été élargi pour inclure les petites et moyennes entreprises et différents secteurs. Les institutions publiques relevant de l'administration centrale ont été incluses dans l'application de l'e-facture à partir de 2020. Les factures E-Archive avec des normes distinctes sont délivrées aux contribuables ou aux consommateurs finaux qui ne sont pas enregistrés dans le cadre de l'application I-facture. Si les factures à émettre par les assujettis qui ne sont pas inclus dans l'application e-Invoice au 1/1/2020 dépassent le montant spécifié dans la loi, ces factures doivent être émises en tant que factures e-Archive par le biais du portail d'émission de factures e-Archive offert par l'administration fiscale turque. Caisses enregistreuses électroniques : les caisses enregistreuses électroniques utilisées par les contribuables sont divisées en deux catégories : les caisses enregistreuses électroniques d'ancienne génération et les caisses enregistreuses électroniques de nouvelle génération. Les caisses enregistreuses électroniques de nouvelle génération sont des dispositifs informatiques qui peuvent transférer des données en toute sécurité et communiquer avec l'administration fiscale via l'internet. Selon la loi en vigueur, les commerçants de première et deuxième catégories sont obligés d'utiliser des caisses enregistreuses électroniques pour la vente au détail de biens et de services pour lesquels aucune facture n'est exigée. Les contribuables qui sont informés par les communiqués généraux du ministère du Trésor et des Finances qu'il n'y a pas d'obligation d'utiliser des caisses enregistreuses électroniques dans le cadre de leurs activités ne sont pas obligés d'utiliser des caisses enregistreuses électroniques. Les contribuables qui utilisent des caisses enregistreuses électroniques sont tenus de remplacer les caisses enregistreuses électroniques de l'ancienne génération par des caisses enregistreuses électroniques de la nouvelle génération d'ici le 01.07.2024, que leurs mémoires financières soient pleines ou non. En outre, les caisses enregistreuses électroniques à pompe à essence de nouvelle génération ont commencé à être utilisées. Les caisses enregistreuses électroniques de nouvelle génération sont des appareils qui peuvent transférer des données instantanées par voie électronique, qui présentent des niveaux de sécurité accrus et dont les caractéristiques techniques et fonctionnelles ont été redéfinies par l'administration des recettes du ministère du Trésor et des Finances dans le cadre de l'évolution technologique. Les commerçants de première et de deuxième classe qui vendent du carburant au détail à des véhicules (ceux qui exploitent des stations-service) sont tenus d'utiliser les pompes avec caisses enregistreuses électroniques de nouvelle génération.
Note : les États membres de l'Union européenne (*) sont liés par un cadre juridique commun en vertu de la directive 2014/55/UE sur la facturation électronique. Depuis l'entrée en vigueur de la directive en 2020, toutes les factures destinées aux administrations publiques de l'UE doivent être envoyées au format électronique conformément à la norme européenne EN16931. Les trois autres pays membres de l'Espace économique européen (Islande, Liechtenstein et Norvège) appliquent les mêmes règles et la même norme.