Les pays sont de plus en plus nombreux à adopter pour la première fois une approche stratégique à l’égard de la lutte contre la corruption. Toutefois, de nombreux autres pays laissent passer du temps entre deux cycles de leur stratégie, provoquant des interruptions susceptibles de compromettre l’efficacité des initiatives anticorruption. Dans les pays qui assurent la continuité de leur cadre stratégique, on constate une amélioration globale de la qualité et de la mise en œuvre ces dernières années ; dans les autres, des progrès peuvent encore être accomplis s’agissant de la conception et de la mise en œuvre des stratégies. Parmi les améliorations à apporter, il conviendrait de mieux cibler les stratégies nationales sur les domaines à haut risque. Un suivi des taux de mise en œuvre pourrait être assuré pour déterminer si les stratégies favorisent la réalisation des résultats attendus. Enfin, une meilleure utilisation des indicateurs et des techniques d’évaluation au niveau des résultats faciliterait le suivi de la mise en œuvre.
Perspectives de l’OCDE sur l’intégrité et la lutte contre la corruption 2026
2. Stratégie
Copier le lien de 2. StratégieDescription
Introduction
Copier le lien de IntroductionL’adoption d’une approche stratégique en matière d’intégrité permet aux pouvoirs publics de recenser les problématiques, fixer les priorités et les objectifs, déterminer les actions à mener pour atteindre les résultats souhaités, définir les responsabilités et parvenir à un consensus autour des objectifs et des activités. L’approche stratégique facilite également la mise en œuvre grâce à des processus de suivi et d’évaluation fondés sur des indicateurs clairs de réussite. En résumé, ce type d’approche, généralement fondée sur l’élaboration de documents de stratégie, peut aider un pays à consolider son système d’intégrité en assurant sa cohérence et son exhaustivité, à condition d’être mise en œuvre à l’échelle de l’ensemble de l’administration.
Cette approche stratégique de la corruption est particulièrement utile face aux problématiques changeantes et de plus en plus complexes auxquelles sont confrontés les pouvoirs publics en matière de criminalité organisée, de fraude et d’intégrité dans les marchés publics, analysées dans la suite de ce rapport. En adoptant un ou plusieurs documents stratégiques visant à réduire la corruption et à promouvoir l’intégrité, les responsables politiques affichent leur engagement et leur détermination. La participation d’acteurs non étatiques à l’élaboration, à la mise en œuvre et au suivi renforce la légitimité, la portée et, partant, l’impact de la stratégie.
Un document de stratégie de qualité ne suffit pas, à lui seul, à réduire la corruption. Il s’agit d’un objectif à long terme, qui est rarement atteint sur le temps d’une seule stratégie. Cela tient en partie au fait que la corruption est souvent mesurée au moyen de données fondées sur les perceptions, qui ne rendent pas compte des expériences réelles ou des améliorations en matière d’intégrité, du moins pas à court ou moyen terme. Les systèmes de suivi et d’évaluation des stratégies de lutte contre la corruption et de promotion de l’intégrité peinent généralement à démontrer comment une meilleure intégrité des institutions entraîne une amélioration de l’offre de services ou une réduction du gaspillage et de la fraude. Une approche davantage axée sur les résultats et les risques contribuera à mettre en lumière ces liens, ce qui renforcera la crédibilité des réformes en faveur de l’intégrité, ainsi que les arguments à l’appui de la mobilisation de ressources limitées. Il faudrait pour cela que les activités et les résultats soient effectivement menés à bien et que les objectifs soient suffisamment ciblés sur les améliorations à obtenir dans certains secteurs, services ou processus. Il est essentiel d’élaborer une théorie du changement solide expliquant comment les résultats obtenus grâce à la stratégie peuvent déboucher de manière réaliste sur des avancées à l’échelle de la société, ainsi que de disposer de données fiables concernant les catégories de population ou les organismes publics ciblés par les réformes.
Le présent chapitre examine les approches stratégiques nationales en matière de lutte contre la corruption ainsi que d’intégrité, et les tendances observées ces dernières années. Il en ressort plusieurs faits saillants :
De plus en plus de pays continuent d’adopter des stratégies de première génération, mais les interruptions entre les cycles stratégiques sont fréquentes, ce qui compromet l’avancement et la mise en œuvre des réformes.
Les performances en termes de conception et de mise en œuvre des stratégies pourraient globalement être renforcées, mais elles se sont améliorées dans les pays Membres de l’OCDE qui n’ont pas laissé leur stratégie expirer.
Des stratégies bien pensées sont souvent davantage appliquées, mais en pratique un pays de l’OCDE sur quatre seulement assure le suivi de la mise en œuvre.
Les stratégies sont encore peu nombreuses à cibler les domaines à haut risque.
Moins de la moitié des pays utilisent des indicateurs et des évaluations au niveau des résultats pour démontrer les avantages concrets des améliorations obtenues en matière d’intégrité.
De plus en plus de pays adoptent des stratégies de première génération, mais les interruptions dans les stratégies compromettent les avancées
Copier le lien de De plus en plus de pays adoptent des stratégies de première génération, mais les interruptions dans les stratégies compromettent les avancéesIl est de plus en plus courant d’adopter des objectifs stratégiques en matière de lutte contre la corruption et de promotion de l’intégrité à travers le monde, y compris dans les pays Membres de l’OCDE. Ainsi, 25 pays Membres de l’OCDE (soit 66 %) et 22 pays partenaires (88 %) disposent d’un cadre stratégique national adopté au plus haut niveau de l’administration. L’édition 2024 des Perspectives de l’OCDE sur l’intégrité et la lutte contre la corruption mettait en évidence un grand nombre de pays ayant adopté leur première stratégie : le Costa Rica, les États-Unis, la Finlande, la France et la Suisse. Depuis, le Chili, l’Espagne, la Grèce, le Guatemala et l’Italie ont eux aussi adopté leurs propres stratégies au plus haut niveau de l’administration.
Graphique 2.1. La plupart des pays ont adopté une stratégie de lutte contre la corruption
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Note : Les données par pays relatives aux approches stratégiques sont fondées sur les sept critères suivants : « Strategic objectives are established for mitigating public integrity risks in human resource management, including violations of public integrity standards » (Des objectifs stratégiques sont établis pour atténuer les risques liés à l’intégrité publique dans la gestion des ressources humaines, y compris les manquements aux normes d’intégrité publique), « Strategic objectives are established for mitigating public integrity risks in public financial management, including reducing fraud and financial mismanagement » (Des objectifs stratégiques sont établis pour atténuer les risques liés à l’intégrité publique dans la gestion des finances publiques, y compris pour réduire la fraude et la mauvaise gestion financière), « Strategic objectives are established for mitigating public integrity risks in internal control and risk management » (Des objectifs stratégiques sont établis pour atténuer les risques liés à l’intégrité publique dans le contrôle interne et la gestion des risques), « Strategic objectives are established for mitigating public integrity risks in public procurement » (Des objectifs stratégiques sont établis pour atténuer les risques liés à l’intégrité publique dans les marchés publics), « Strategic objectives are established for reducing fraud and other types of corruption across the public sector » (Des objectifs stratégiques sont établis pour réduire la fraude et d’autres types de corruption dans l’ensemble du secteur public), « Strategic objectives are established to mitigate public integrity risks in the private sector, public corporations, state-owned enterprises or public-private partnerships » (Des objectifs stratégiques sont établis pour atténuer les risques liés à l’intégrité publique dans le secteur privé, les entités publiques, les entreprises publiques ou les partenariats public-privé) et « Strategies for any of the following sectors have at least one first-level objective aimed at mitigating public integrity risks: (a) infrastructure, (b) housing, (c) health, (d) education, (e) taxation, (f) customs » (Les stratégies portant sur l’un des secteurs suivants contiennent au moins un objectif de premier niveau visant à atténuer les risques liés à l’intégrité publique : (a) infrastructures, (b) logement, (c) santé, (d) éducation, (e) fiscalité, (f) douanes).
Les stratégies sont systématiquement intégrées lorsque des objectifs stratégiques sont inclus dans un ou plusieurs documents d’orientation différents et qu’il n’existe pas de stratégie uniquement dédiée à la lutte contre la corruption.
Ce graphique s’appuie sur les dernières données disponibles. Les données les plus récentes portent sur 2025 pour les pays Membres de l’OCDE, et sur 2023 pour les pays partenaires de l’OCDE, à l’exception du Brésil, du Guatemala et de la Thaïlande, dont les données se rapportent à 2025. Les dernières données disponibles pour la Bosnie‑Herzégovine, la Hongrie, la Serbie et la Suède se rapportent à 2024.
La République slovaque et la Suisse ont adopté une nouvelle stratégie de lutte contre la corruption en 2026.
Source : Base de données sur les indicateurs de l’OCDE relatifs à l’intégrité publique (consultée le 10 mars 2026).
Un engagement politique permanent et déterminé est essentiel pour que les réformes en faveur de l’intégrité puissent s’ancrer et produire des résultats durables. Toutefois, les interruptions entre les cycles stratégiques nuisent à l’efficacité des stratégies de lutte contre la corruption en tant qu’instruments à l’appui des réformes. Parmi les quatre pays Membres de l’OCDE dont les stratégies avaient expiré à la fin de l’année 2025 (Corée, Pologne, Suisse et Türkiye), deux sont parvenues à expiration il y a plus de trois ans, mais même dans les cas où des stratégies actualisées sont adoptées, des périodes d’interruption entre l’ancienne version et la nouvelle sont fréquentes (Graphique 2.2), ce qui risque de freiner l’avancement des réformes, d’autant plus que les mesures figurant dans les stratégies de lutte contre la corruption ne font souvent pas l’objet d’un suivi ou ne sont pas mises en œuvre dans les délais impartis (voir le taux de mise en œuvre des activités au Graphique 2.6). Ces interruptions peuvent donc aboutir à des réformes incomplètes ou abandonnées, avec à la clé une approche non seulement inefficace, mais aussi source de gaspillage. Cela peut saper la confiance dans les initiatives de lutte contre la corruption et de promotion de l’intégrité, soit l’effet opposé à celui visé lors de l’adoption de la stratégie.
Graphique 2.2. De plus en plus de pays adoptent leur première stratégie de lutte contre la corruption et de promotion de l’intégrité, mais les interruptions entre deux stratégies sont fréquentes
Copier le lien de Graphique 2.2. De plus en plus de pays adoptent leur première stratégie de lutte contre la corruption et de promotion de l’intégrité, mais les interruptions entre deux stratégies sont fréquentesChronologie des cadres stratégiques de lutte contre la corruption et de promotion de l’intégrité dans les pays Membres et partenaires de l’OCDE
Note : Les barres représentent les périodes pendant lesquelles des objectifs stratégiques en matière de lutte contre la corruption et d’intégrité sont en place dans les pays. Les pays marqués d’un astérisque (« ** ») ne disposent pas de calendrier spécifique pour leur stratégie actuelle de lutte contre la corruption. La date limite pour ce graphique est fixée à 2027, mais certains calendriers vont au-delà.
Pour le Chili et la Grèce, cette chronologie inclut les documents stratégiques qui n’ont pas été adoptés au niveau de l’administration. Les pays ont adopté leur premier document stratégique au niveau de l’administration en 2023 (Chili) et en 2022 (Grèce).
La République slovaque et la Suisse ont adopté de nouvelles stratégies en 2026 ; celles-ci sont prises en compte dans le graphique. La dernière année d’évaluation disponible pour la République de Moldova, l’Équateur et la Jordanie se rapporte à 2023, mais des recherches menées par le Secrétariat de l’OCDE ont mis en évidence des mises à jour des cadres stratégiques des pays. Ces nouvelles stratégies sont présentées dans le graphique. L’Ukraine a prolongé la période de mise en œuvre de son programme national de lutte contre la corruption pour 2023-2025 (State Anti-Corruption Programme, SAP), et ce, jusqu’à la date d’entrée en vigueur du prochain SAP, actuellement en cours d’élaboration.
Aucune donnée n’a été fournie pour le Japon.
Source : Base de données sur les indicateurs de l’OCDE relatifs à l’intégrité publique (consultée le 10 mars 2026) et recherches menées par le Secrétariat de l’OCDE.
Les performances en termes de conception et de mise en œuvre des stratégies pourraient globalement être renforcées, mais elles se sont améliorées dans les pays Membres de l’OCDE qui n’ont pas laissé leur stratégie expirer
Copier le lien de Les performances en termes de conception et de mise en œuvre des stratégies pourraient globalement être renforcées, mais elles se sont améliorées dans les pays Membres de l’OCDE qui n’ont pas laissé leur stratégie expirerLa qualité des stratégies varie considérablement d’un pays à l’autre, tant en termes de conception que de mise en œuvre. Le Graphique 1.1 du chapitre de synthèse montre que, pour l’ensemble des indicateurs d’intégrité publique (IIP), la qualité des stratégies de lutte contre la corruption et de promotion de l’intégrité est comparativement faible. On ne constate aucune avancée au regard des valeurs moyennes des indicateurs de l’OCDE dans la mesure où l’arrivée à expiration de plusieurs stratégies a eu des retombées négatives considérables et annulé les progrès réalisés par d’autres pays.
Dans les pays Membres de l’OCDE dont la stratégie est toujours en vigueur, plusieurs indicateurs sur la qualité des stratégies se sont progressivement améliorés ces cinq dernières années (Graphique 2.3). Si les valeurs moyennes des indicateurs relatifs à la viabilité financière et au recours aux évaluations sont en baisse, les stratégies sont de plus en plus fondées sur des données probantes, et sont assorties de recommandations plus claires à l’appui d’une mise en œuvre réussie, tandis que les consultations avec les parties prenantes se sont améliorées. Les améliorations les plus significatives apportées par les pays à leurs stratégies portaient sur les critères suivants des IIP :
Toutes les stratégies comprennent une analyse de la situation, et notamment le recensement des risques liés à l’intégrité publique existants.
Tous les plans d’action s’appuient sur des sources de données administratives issues de registres publics existants.
Des objectifs stratégiques sont fixés dans le but de réduire la fraude et autres formes de corruption à l’échelle du secteur public.
Graphique 2.3. Les stratégies des pays Membres de l’OCDE qui sont toujours en vigueur sont de plus en plus fondées sur des données probantes, et se sont améliorées en termes de recommandations à l’appui d’une mise en œuvre réussie et de consultation des parties prenantes
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Note : La moyenne OCDE pour chaque année est calculée uniquement pour les pays ayant des objectifs stratégiques pertinents pour l’année en question. Pour assurer la comparabilité entre les années, n’ont été inclus dans les calculs que les pays ayant des objectifs stratégiques au cours de deux années au moins. Les moyennes couvrent donc les pays suivants : Australie, Autriche, Chili, Colombie, Costa Rica, Estonie, États-Unis, Finlande, France, Grèce, Hongrie, Lettonie, Lituanie, Mexique, Pays-Bas, Portugal, République slovaque, République tchèque, Royaume-Uni, Suède et Türkiye. Les données relatives à la Hongrie et à la Suède portent sur 2024 et non 2025. L’axe y correspond à la moyenne des critères relatifs à la « robustesse du cadre stratégique » respectés par les pays Membres de l’OCDE, par année, pour les pays disposant d’un cadre stratégique opérationnel depuis 2020.
Source : Base de données sur les indicateurs de l’OCDE relatifs à l’intégrité publique (consultée le 10 mars 2026).
À elle seule, la continuité entre les stratégies n’est pas gage de qualité. Même parmi les pays disposant d’un cadre stratégique depuis 2020, les avancées sont inégales. Les nouvelles stratégies adoptées au Chili, en Espagne et en Grèce ont en grande partie tiré les progrès constatés, tandis que c’est en Finlande, aux Pays-Bas et en Suède que les améliorations les plus importantes ont été enregistrées au regard des versions successives des stratégies (Graphique 2.4). À titre de comparaison, on observe un recul dans huit pays. Au sein de ce groupe, les régressions les plus prononcées concernent les pratiques d’évaluation et l’adéquation du plan de mise en œuvre, qui ont reculé en moyenne de 29 % et 22 % respectivement.
Graphique 2.4. Progrès accomplis par les différents pays depuis 2020
Copier le lien de Graphique 2.4. Progrès accomplis par les différents pays depuis 2020Variation en pourcentage de la robustesse des cadres stratégiques entre 2020 et 2025 parmi les pays Membres et partenaires de l’OCDE dotés de cadres en vigueur au cours des deux années considérées
Note : La « robustesse de la stratégie » repose sur le nombre de critères remplis dans les IIP concernant le cadre stratégique, hors taux de mise en œuvre. Les colonnes représentent la différence de qualité des cadres stratégiques entre 2020 et la dernière année de l’évaluation.
Seuls les pays qui disposaient de données validées en 2020 et de cadres stratégiques à jour au cours de la dernière année d’évaluation sont pris en compte. Pour tous les pays Membres de l’OCDE et le Brésil, la dernière évaluation a été réalisée en 2025, à l’exception de la Hongrie et de la Suède dont la dernière évaluation date de 2024. La dernière évaluation concernant l’Argentine, le Pérou et la Roumanie a été réalisée en 2023.
Source : Base de données sur les indicateurs de l’OCDE relatifs à l’intégrité publique (consultée le 10 mars 2026).
Les pays d’Amérique latine et des Caraïbes affichent généralement de bons résultats au regard des deux indicateurs mesurant (a) l’utilisation de données probantes pour étayer les stratégies et (b) le recours à l’évaluation pour guider la mise en œuvre et étayer les objectifs stratégiques futurs, tandis que leurs résultats sont moins bons pour ce qui est de la viabilité financière. Les pays européens mettent systématiquement en place des processus de consultation avec la société civile et d’autres organismes publics, élaborent des plans de mise en œuvre solides et veillent à la viabilité financière. À l’avenir, les efforts déployés pour améliorer les approches stratégiques pourraient donc tirer parti non seulement des échanges intrarégionaux, mais aussi de l’échange de bonnes pratiques à l’échelle mondiale (Graphique 2.5).
Graphique 2.5. L’échange de bonnes pratiques à l’échelle mondiale peut aider les pays à améliorer leurs stratégies
Copier le lien de Graphique 2.5. L’échange de bonnes pratiques à l’échelle mondiale peut aider les pays à améliorer leurs stratégiesValeurs moyennes par région, dernières données disponibles
Note : Les barres représentent la moyenne des pays disposant d’objectifs stratégiques pertinents et actualisés au cours de la dernière année d’évaluation. Les moyennes ne tiennent pas compte des pays dépourvus de cadre stratégique. La dernière année d’évaluation est 2025 pour les pays Membres de l’OCDE, ainsi que pour le Brésil, le Guatemala et la Thaïlande. Pour la Hongrie, la Suède, la Serbie et la Bosnie-Herzégovine, il s’agit de 2024. Pour tous les autres pays, la dernière année d’évaluation est 2023.
La composition des régions est indiquée dans le tableau 1.1 du chapitre de synthèse.
Aucune donnée n’a été fournie pour le Japon.
Guide de lecture : Dans la dernière année d’évaluation, les pays européens disposant d’un cadre stratégique de lutte contre la corruption ont rempli 58 % des critères liés au plan de mise en œuvre de leur stratégie, en moyenne.
Source : Base de données sur les indicateurs de l’OCDE relatifs à l’intégrité publique (consultée le 10 mars 2026).
Des stratégies bien pensées sont souvent davantage appliquées, mais en pratique un pays de l’OCDE sur quatre seulement assure le suivi de la mise en œuvre
Copier le lien de Des stratégies bien pensées sont souvent davantage appliquées, mais en pratique un pays de l’OCDE sur quatre seulement assure le suivi de la mise en œuvreLes pays dotés de stratégies de qualité associent généralement des objectifs stratégiques fondés sur des données probantes à une attention importante portée au suivi de la mise en œuvre. En l’absence d’un tel suivi, les progrès accomplis vers les résultats escomptés sont compromis. Pourtant, malgré l’adoption massive de cadres stratégiques, le suivi reste l’exception plutôt que la norme. Si les stratégies de lutte contre la corruption se sont multipliées à l’échelle mondiale depuis l’adoption de la Convention des Nations Unies contre la corruption, de nombreux pays dotés de stratégies anticorruption ne rendent toujours pas compte de leur mise en œuvre. Sur les 46 pays dotés d’une stratégie de lutte contre la corruption, seuls 21 (46 %) suivent la mise en œuvre des activités prévues. En 2020, 60 % des Membres de l’OCDE dotés d’un cadre stratégique ne suivaient pas le taux de mise en œuvre de leur stratégie, contre 67 % en 2025. La situation est meilleure dans les pays partenaires de l’OCDE, qui sont 36 % à ne pas assurer le suivi de la mise en œuvre. Rendre compte de l’exécution des activités prévues et de la production des résultats attendus n’est pas seulement une question de redevabilité à l’égard des citoyens quant à la manière dont les fonds publics sont dépensés et au fait que la stratégie soit en bonne voie. Le Graphique 2.6 montre que les pays les plus performants sont plus susceptibles de suivre également le taux annuel de mise en œuvre de leurs plans d’action. Les pays qui élaborent des stratégies de qualité assurent généralement le suivi de leur mise en œuvre et affichent des taux de mise en œuvre supérieurs à la moyenne.
Lorsque les taux de mise en œuvre font l’objet d’un suivi, on constate des variations importantes entre les pays quant à la réalisation effective des activités et des résultats prévus (Graphique 2.6), mais ceux qui disposent de stratégies bien conçues et d’institutions plus solides obtiennent généralement de meilleurs résultats. Le taux moyen de mise en œuvre pour les pays dotés d’un cadre stratégique s’élève à 58 %. Cela signifie qu’à l’échelle mondiale, en moyenne, près de la moitié des activités prévues ne sont pas menées à bien. Pour les pays Membres de l’OCDE, le taux moyen s’élève à 55 %, contre 68 % en 2023. Cet écart tient au fait que seuls 8 pays Membres de l’OCDE ont effectivement assuré le suivi du taux de mise en œuvre en 2025 (contre 9 en 2020), de nombreux pays présentant des interruptions dans la mise en œuvre de leurs stratégies.
Graphique 2.6. Les stratégies de qualité prévoient un suivi du taux de mise en œuvre
Copier le lien de Graphique 2.6. Les stratégies de qualité prévoient un suivi du taux de mise en œuvrePourcentage moyen de critères remplis concernant la qualité du cadre stratégique pour les pays Membres et partenaires de l’OCDE
Note : La « qualité de la stratégie », représentée par les barres, repose sur le nombre de critères remplis dans les IIP concernant le cadre stratégique, hors taux de mise en œuvre. Les pays Membres de l’OCDE sont représentés par des barres bleu foncé. Les pays partenaires de l’OCDE sont représentés par des barres bleu clair. Les dernières données se rapportent à 2025 pour les pays Membres de l’OCDE, et à 2023 pour les pays partenaires. Les dernières données se rapportent à 2024 pour la Hongrie, la Suède, la Serbie et la Bosnie-Herzégovine, et à 2025 pour le Brésil, le Guatemala et la Thaïlande.
Le taux de mise en œuvre, indiqué par le marqueur, représente le nombre d’activités menées au cours de la dernière année civile complète divisé par le nombre d’activités prévues pour cette année. Si l’Argentine, le Chili, le Maroc et la Tchéquie veillent au suivi de la mise en œuvre de leurs activités, leurs taux de mise en œuvre sont calculés pour la durée de leur plan d’action et non pour la dernière année civile échue. Ces pays n’ont par conséquent pas été inclus dans le graphique par souci de comparabilité. Les taux annuels de mise en œuvre de la Grèce et de la Roumanie ont été calculés par le Secrétariat de l’OCDE à partir des informations fournies dans les rapports de surveillance.
Aucune donnée n’a été fournie pour le Japon.
Source : Base de données sur les indicateurs de l’OCDE relatifs à l’intégrité publique (consultée le 10 mars 2026).
Les cadres stratégiques sont encore peu nombreux à cibler les domaines à haut risque, y compris le secteur privé
Copier le lien de Les cadres stratégiques sont encore peu nombreux à cibler les domaines à haut risque, y compris le secteur privéLes stratégies efficaces de lutte contre la corruption envisagent la corruption au sens large, tiennent comptent de l’ensemble des risques liés à l’intégrité et définissent des objectifs dans différents domaines. Les secteurs traditionnels, comme les marchés publics et la gestion des ressources humaines, restent les plus couramment visés par les objectifs stratégiques, en plus des objectifs généraux visant à réduire les niveaux de corruption (Graphique 2.7). Néanmoins, on prend de plus en plus conscience que les différents types de corruption nécessitent des réponses adaptées. Comme indiqué dans le chapitre sur la prévention de la fraude, la lutte contre la fraude figure parmi les domaines visés par les stratégies plus vastes de lutte contre la corruption dans quinze pays.
Une mobilisation à l’échelle de l’ensemble de la société est nécessaire pour instaurer une culture de l’intégrité dans les secteurs public et privé, promouvoir la collaboration et faire face aux risques qui se font jour en matière d’intégrité qui, de plus en plus, ne sont plus limités au seul secteur public. Les pays gagneraient à diversifier leurs efforts et à définir des objectifs stratégiques concernant les entreprises publiques et privées, qui sont considérées comme à haut risque en matière de corruption. Néanmoins, les pays Membres de l’OCDE pourraient accorder une plus grande attention aux risques dans le secteur privé dans leurs stratégies nationales. Seul un petit nombre de pays (cinq) tiennent compte des risques liés aux entreprises publiques, et un seul (Slovénie) a défini des objectifs spécifiques pour les partenariats public-privé. Or cela peut conduire à négliger des risques importants liés à l’intégrité au croisement entre secteur public et secteur privé. Les pays d’Amérique latine et des Caraïbes (région ALC) prônent souvent l’intégrité des entreprises et pourraient à ce titre inspirer d’autres pays s’agissant d’adopter une approche à l’échelle de l’ensemble de la société en matière de lutte contre la corruption et de promotion de l’intégrité. Neuf pays sur onze dotés d’un cadre stratégique ont adopté des mesures ciblées sur les risques liés à l’intégrité dans le secteur privé, les entreprises publiques et les partenariats public-privé.
Les pays qui parviennent à déterminer quels sont leurs secteurs à risque peuvent définir des objectifs stratégiques plus adaptés et plus efficaces, mais peu d’éléments semblent indiquer que les décideurs auraient davantage recours aux stratégies pour donner la priorité aux secteurs à haut risque ou aux risques émergents en matière d’intégrité. Moins de la moitié des pays Membres et partenaires de l’OCDE dotés d’un cadre stratégique actualisé ont adopté des objectifs sectoriels dans des domaines tels que les infrastructures, le logement, l’éducation, la fiscalité et les douanes, et l’évolution est en légère baisse depuis deux ans. Les objectifs sectoriels contribuent également à faire face aux risques émergents et à tirer les enseignements des crises passées. Ainsi, sur les 46 pays dotés d’une stratégie, dix ont défini des objectifs ciblés sur le système de santé, un domaine qui a été mis en lumière sous l’angle de la lutte contre la corruption au lendemain de la crise du COVID-19, lorsque la fraude et la corruption ont entraîné la perte d’un montant important de fonds publics (voir le chapitre consacré à la prévention de la fraude pour des exemples de fraude dans le secteur public au sein du système de santé). Seuls trois pays (États-Unis, Slovénie et Ukraine) ont inscrit les risques liés à l’intégrité dans le secteur de la défense dans leurs objectifs stratégiques, malgré l’augmentation des dépenses publiques dans ce secteur et d’importants risques liés à l’intégrité1.
Graphique 2.7. Les pays Membres de l’OCDE pourraient cibler plus précisément les secteurs et les domaines à haut risque, y compris le secteur privé
Copier le lien de Graphique 2.7. Les pays Membres de l’OCDE pourraient cibler plus précisément les secteurs et les domaines à haut risque, y compris le secteur privé
Note : Les colonnes représentent le pourcentage de pays Membres de l’OCDE ayant une approche stratégique de la lutte contre la corruption qui remplissent les critères dans différents domaines, selon les dernières données disponibles. Les dernières données disponibles pour tous les pays Membres de l’OCDE se rapportent à 2025, à l’exception de la Suède et de la Hongrie, dont les données se rapportent à 2024. Les données les plus anciennes pour tous les pays Membres de l’OCDE se rapportent à 2020.
Le critère « Secteur privé » couvre l’ensemble des objectifs relatifs à l’intégrité des entreprises et à la coopération entre secteur public et secteur privé, y compris les entreprises publiques et les partenariats public-privé. Les sous-sections de la colonne « Secteur privé » indiquent le pourcentage de pays remplissant ce critère qui ont défini des objectifs spécifiquement axés sur les entreprises publiques et les partenariats public-privé, selon les dernières données disponibles.
Les données relatives aux « Autres domaines » reposent sur les valeurs des pays s’agissant du critère « Les stratégies portant sur l’un des secteurs suivants contiennent au moins un objectif de premier niveau visant à atténuer les risques liés à l’intégrité publique : (a) infrastructures, (b) logement, (c) santé, (d) éducation, (e) fiscalité, (f) douanes ».
Aucune donnée n’a été fournie pour le Japon.
Guide de lecture : En 2025, 67 % des pays Membres de l’OCDE dotés d’un cadre stratégique de lutte contre la corruption avaient défini des objectifs concernant les risques liés à l’intégrité dans le secteur privé. Parmi eux, 31 % portaient précisément sur les entreprises publiques.
Source : Base de données sur les indicateurs de l’OCDE relatifs à l’intégrité publique (consultée le 10 mars 2026).
Les priorités stratégiques en matière d’intégrité et de lutte contre la corruption dans les pays Membres et partenaires de l’OCDE suivent généralement les mêmes tendances. Toutefois, si le contrôle interne et la gestion des risques restent des domaines essentiels pour les pays Membres de l’OCDE, ils font l’objet d’une attention moindre dans les pays partenaires, puisque seuls sept d’entre eux (32 %) fixent des objectifs stratégiques dans ce domaine. Le renforcement de ces systèmes dans les pays partenaires de l’OCDE pourrait favoriser une approche davantage fondée sur les risques et améliorer ainsi l’efficacité globale des mesures de lutte contre la corruption.
Moins de la moitié des pays utilisent des indicateurs et des évaluations au niveau des résultats pour démontrer les avantages concrets des améliorations obtenues en matière d’intégrité
Copier le lien de Moins de la moitié des pays utilisent des indicateurs et des évaluations au niveau des résultats pour démontrer les avantages concrets des améliorations obtenues en matière d’intégritéQuels que soient les domaines couverts par les objectifs stratégiques en matière d’intégrité et de lutte contre la corruption, il est peu probable que ces objectifs aient un impact en l’absence d’une théorie du changement cohérente établissant un lien entre les produits obtenus et les résultats escomptés. Pour permettre que la hiérarchisation des objectifs repose sur des données probantes, il est important de s’appuyer sur un large éventail de sources de données pour élaborer la stratégie. La mesure et l’évaluation de l’impact des objectifs stratégiques permettent ensuite de s’assurer non seulement que ces objectifs et les activités qui les accompagnent produisent l’effet escompté, mais aussi que les responsables de la définition des objectifs ont mené une réflexion aboutie sur les résultats attendus (OCDE, 2020[14]). C’est pourquoi les stratégies efficaces définissent non seulement le résultat attendu d’une activité donnée, mais aussi ses effets désirés démontrant aux citoyens et aux entreprises qu’une intégrité renforcée leur offre des avantages concrets. Le fait de définir des objectifs chiffrés pour ces résultats peut préciser encore davantage l’impact attendu. Une fois achevée la période de mise en œuvre, une évaluation formelle des résultats peut aider à dresser le bilan des enseignements tirés pouvant éclairer la prochaine stratégie ; or une évaluation de ce type est plus efficace lorsqu’elle détermine l’impact obtenu à l’aune d’indicateurs prédéfinis (OCDE, 2020[14]).
Rares sont les pays à recenser de manière exhaustive les risques de corruption les plus pertinents et à en évaluer l’impact sur leurs objectifs stratégiques. Comme le montre le Tableau 2.1, sur les 46 pays Membres et partenaires de l’OCDE dotés d’objectifs stratégiques pertinents, 28 ont fondé leur approche sur au moins quatre types de données. Les sources de données les plus fréquemment utilisées par les pays Membres et partenaires de l’OCDE sont les indicateurs provenant d’organisations internationales ou d’instituts de recherche et les documents de recherche publics émanant d’organisations internationales ou d’universités (utilisés dans 25 pays), tandis que les enquêtes auprès des entreprises et des salariés constituent la source de données la moins utilisée (seulement dans 6 et 7 pays respectivement). Ces chiffres donnent à penser que les éclairages apportés par les enquêtes pourraient être mieux exploités aux fins de l’élaboration des stratégies de lutte contre la corruption et de l’estimation de l’impact de certaines mesures.
Si 28 pays ont défini des indicateurs de réussite mesurables, neuf ne mesurent que les réalisations ; par conséquent, seule la moitié des pays dotés d’objectifs stratégiques pertinents (20) mesurent les résultats concrets. Sur ces 20 pays, 13 ont défini des objectifs chiffrés s’agissant des indicateurs de résultats. Seuls 17 pays ont inscrit dans leur calendrier formel une évaluation de fin de période. Le fait que moins de la moitié (37 %) des pays évaluent les résultats de leurs objectifs stratégiques montre que les pays n’ont généralement pas encore investi dans la mise en place de systèmes de suivi et d’évaluation capables de recenser les avantages concrets de l’amélioration de l’intégrité au moyen de données fiables, d’indicateurs au niveau des résultats et d’évaluations solides sur le plan méthodologique. Les autorités anticorruption considèrent traditionnellement que ces fonctions représentent un coût nécessaire pour suivre la mise en œuvre, promouvoir la coordination et faire preuve de transparence vis-à-vis du public quant aux progrès accomplis. À l’avenir toutefois, elles joueront un rôle de plus en plus essentiel pour apporter la preuve, dans un contexte de tensions budgétaires, que l’investissement des fonds publics contribue à réduire les principaux risques de corruption.
Tableau 2.1. L’utilisation d’indicateurs, d’objectifs et d’évaluations au niveau des résultats pourrait être améliorée
Copier le lien de Tableau 2.1. L’utilisation d’indicateurs, d’objectifs et d’évaluations au niveau des résultats pourrait être amélioréeStatut des critères sélectionnés pour les pays ayant adopté des objectifs stratégiques pertinents
|
Utilisation des données dans l’élaboration de la stratégie |
Indicateurs au niveau des réalisations |
Indicateurs au niveau des résultats |
Objectifs chiffrés pour les indicateurs de résultats |
Évaluation prévue (activité spécifique) |
|
|---|---|---|---|---|---|
|
Australie |
|||||
|
Autriche |
✔ |
✔ |
✔ |
✔ |
|
|
Chili |
✔ |
✔ |
✔ |
✔ |
|
|
Colombie |
✔ |
✔ |
|||
|
Costa Rica |
✔ |
✔ |
✔ |
✔ |
|
|
Espagne |
|||||
|
Estonie |
✔ |
||||
|
États-Unis |
✔ |
||||
|
Finlande |
✔ |
||||
|
France |
✔ |
✔ |
|||
|
Grèce |
✔ |
✔ |
✔ |
||
|
Hongrie |
✔ |
✔ |
✔ |
||
|
Italie |
✔ |
✔ |
|||
|
Lettonie |
✔ |
✔ |
✔ |
✔ |
✔ |
|
Lituanie |
✔ |
✔ |
✔ |
✔ |
|
|
Mexique |
✔ |
✔ |
✔ |
||
|
New Zealand |
✔ |
✔ |
✔ |
✔ |
|
|
Pays-Bas |
✔ |
||||
|
Portugal |
|||||
|
République slovaque |
|||||
|
Royaume-Uni |
✔ |
||||
|
Slovénie |
✔ |
✔ |
|||
|
Suède |
✔ |
||||
|
Tchéquie |
✔ |
||||
|
Membres de l’OCDE |
15 (63%) |
11 (46%) |
8 (33%) |
6 (25%) |
9 (38%) |
|
Argentine |
✔ |
✔ |
|||
|
Arménie |
✔ |
✔ |
✔ |
||
|
Bolivie |
✔ |
✔ |
✔ |
||
|
Bosnie-Herzégovine |
✔ |
✔ |
|||
|
Brésil |
|||||
|
Bulgarie |
✔ |
✔ |
✔ |
||
|
Croatie |
✔ |
✔ |
✔ |
✔ |
✔ |
|
Équateurr |
|||||
|
Guatemala |
✔ |
✔ |
✔ |
||
|
Indonésie |
✔ |
✔ |
|||
|
Jordanie |
✔ |
✔ |
|||
|
Kazakhstan |
✔ |
✔ |
|||
|
Kosovo* |
✔ |
✔ |
✔ |
✔ |
Non validé |
|
Maroc |
✔ |
✔ |
|||
|
Moldavie |
✔ |
✔ |
✔ |
✔ |
|
|
Paraguay |
|||||
|
Pérou |
✔ |
||||
|
Roumanie |
✔ |
✔ |
|||
|
Serbie |
✔ |
✔ |
✔ |
✔ |
|
|
Thaïlande |
✔ |
✔ |
✔ |
||
|
Ukraine |
✔ |
✔ |
✔ |
✔ |
✔ |
|
Zambie |
✔ |
||||
|
Partenaires de l’OCDE |
13 (59%) |
13 (59%) |
12 (55%) |
7 (32%) |
8 (36%) |
|
Total Global |
28 (61%) |
24 (52%) |
20 (43%) |
13 (28%) |
17 (37%) |
Note : Le tableau inclut les pays qui avaient adopté des objectifs stratégiques pertinents lors du dernier cycle d’évaluations ; pour les pays Membres de l’OCDE, les données se rapportent à 2025, et pour les pays partenaires de l’OCDE à 2023. Les données concernant la Suède, la Hongrie, la Bosnie-Herzégovine et la Serbie se rapportent à 2024. Les données relatives au Brésil, au Guatemala et à la Thaïlande se rapportent à 2025. Les critères pertinents sont les suivants : « Each existing strategy refers to at least 4 out of the following 8 sources of information related to public integrity: (a) indicators from international organisations or research institutions, (b) employee surveys, (c) household surveys, (d) business surveys, (e) other survey data, such as user surveys, or polls from local research institutions, (f) data from public registries (e.g. law enforcement, audit institutions, national statistics office), (g) published research documents from national or international organisations or academia (e.g. articles, reports, working papers, political economy analysis) and (h) commissioned research » (Chaque stratégie en vigueur fait référence à au moins quatre des huit sources d’information suivantes relatives à l’intégrité publique : (a) indicateurs provenant d’organisations internationales ou d’instituts de recherche, (b) enquêtes auprès des salariés, (c) enquêtes auprès des ménages, (d) enquêtes auprès des entreprises, (e) autres données d’enquête, telles que des enquêtes auprès des utilisateurs, ou des sondages auprès d’instituts de recherche locaux, (f) données provenant de registres publics (autorités répressives, organismes d’audit, offices statistiques nationaux par exemple), (g) documents de recherche publiés par des organisations nationales ou internationales ou des universités (articles, rapports, documents de travail, analyses de l’économie politique) et (h) recherches commandées), « All strategies contain outcome-level indicators for the public integrity objectives » (Toutes les stratégies prévoient des indicateurs de résultats pour les objectifs relatifs à l’intégrité publique), « All strategies set target values for all outcome-level indicators » (Toutes les stratégies fixent des valeurs cibles pour tous les indicateurs de résultats) et « Current strategies all have an end-of-term evaluation listed as an activity in their action plan » (Les stratégies actuelles comportent une évaluation de fin de période dans leur plan d’action). Il n’existe pas de critère relatif aux indicateurs de résultats, mais l’OCDE a comptabilisé le nombre de pays dotés de tels indicateurs sur la base des informations recueillies dans le cadre des évaluations réalisées et de l’examen plus approfondi des objectifs stratégiques pertinents. La stratégie de lutte contre la délinquance économique de la Finlande contient des indicateurs de résultats, contrairement à sa stratégie de lutte contre la corruption. La stratégie de lutte contre la corruption de la Roumanie contient des indicateurs de résultats pour chaque activité, mais pas pour chaque objectif. La Zambie a intégré un rapport d’évaluation dans sa stratégie de lutte contre la corruption, mais pas dans sa stratégie relative à la gestion des finances publiques.
Aucune donnée n’a été fournie pour le Japon.
Source : Base de données sur les indicateurs de l’OCDE relatifs à l’intégrité publique (consultée le 10 mars 2026).
← 1. Le Secrétariat de l’OCDE a analysé les 46 cadres stratégiques de lutte contre la corruption en vigueur afin de définir des objectifs stratégiques de premier niveau concernant les risques liés à l’intégrité dans le secteur de la défense.