Ce chapitre offre une vue d’ensemble de l’évolution des marchés d’actions et d’obligations d’entreprises à l’échelle mondiale, notamment du panorama mondial des sociétés cotées ainsi que de l’émission de titres de participation dans le cadre d’introductions en bourse ou d’émissions complémentaires d’actions. Il offre également un aperçu de la structure actionnariale des sociétés cotées et des segments des marchés d’actions destinés aux petites entreprises, et décrit l’évolution du recours aux obligations d’entreprises sur les marchés de capitaux mondiaux.
Panorama de la gouvernance d’entreprise de l’OCDE 2025 (version abrégée)
1. Marchés boursiers mondiaux et actionnariat des entreprises
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Infographie 1.1. Principaux faits et chiffres sur les marchés boursiers mondiaux et l’actionnariat des entreprises
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1.1. Évolution du recours aux financements de marché
Copier le lien de 1.1. Évolution du recours aux financements de marchéLes financements de marché – définis comme les fonds levés par les sociétés sur les marchés boursiers sous la forme d’actions et d’obligations d’entreprises – ont nettement augmenté au cours des dernières décennies. À la fin de 2023, leur volume total équivalait à 116 % du PIB mondial, alors que le crédit aux sociétés non financières en représentait 71 %. Cette croissance tient en grande partie à l’expansion des marchés d’obligations d’entreprises (Graphique 1.1). En revanche, le volume des fonds levés par les sociétés non financières par le biais d’introductions en bourse et d’émissions complémentaires d’actions a diminué au fil du temps en proportion du PIB.
Après l’éclatement de la bulle internet, les marchés d’actions cotées se sont contractés au début des années 2000, limitant l’accès des sociétés aux capitaux. Bien que les marchés d’actions aient commencé à se redresser en 2004, avant d’atteindre un point haut en 2007, les émissions d’actions ont évolué depuis à la baisse en proportion du PIB. Par ailleurs, une période prolongée de faiblesse des taux d’intérêt consécutive à la crise financière mondiale a provoqué une augmentation régulière des émissions d’obligations d’entreprises de la part des sociétés non financières.
Néanmoins, le changement marqué d’orientation des politiques monétaires observé depuis 2021 a sensiblement affecté la capacité des entreprises de lever des fonds, tant sur les marchés d’obligations que d’actions. Depuis lors, le montant total des fonds levés sous la forme d’actions cotées et d’obligations d’entreprises a diminué, tant en termes nominaux qu’en pourcentage du PIB.
Graphique 1.1. Fonds levés sur les marchés boursiers par les sociétés non financières
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Source : Ensemble de données de la série sur les marchés de capitaux de l’OCDE ; et Fonds monétaire international (FMI), https://www.imf.org/external/datamapper/NGDP_RPCH@WEO/OEMDC/ADVEC/WEOWORLD.
Malgré ce recul de l’utilisation des marchés d’actions cotées, ils correspondent toujours à la catégorie d’actifs la plus importante pour les investisseurs individuels et leur offrent la possibilité de bénéficier de la création de valeur des entreprises. À la fin de 2024, on dénombrait près de 44 000 sociétés cotées à l’échelle mondiale, représentant une capitalisation boursière totale de 125 000 milliards USD. Les États-Unis sont restés la première économie en termes de capitalisation boursière, représentant près la moitié du total mondial (Graphique 1.2). Ils sont suivis par l’Asie, qui représente 27 % de la capitalisation boursière mondiale et 58 % des sociétés cotées (OCDE, 2025[1]). L’Europe comptait, quant à elle, près de 6 500 sociétés cotées, équivalant à 13 % de la capitalisation boursière mondiale.
Graphique 1.2. Aperçu des sociétés cotées, 2024
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Note : Ce graphique montre la capitalisation boursière et le nombre de sociétés cotées dans 98 économies représentant au total 44 152 sociétés cotées en bourse, et la taille des bulles représente la part de chaque économie dans la capitalisation boursière mondiale. Le Tableau 1.2 offre une vue d’ensemble de la capitalisation boursière totale et du nombre de sociétés cotées dans les 52 juridictions examinées dans ce rapport, notamment les membres de l’OCDE, du Groupe des Vingt (G20) et du Conseil de stabilité financière. Le Tableau 1.3 contient également des informations sur les principaux marchés boursiers de chaque juridiction et leurs caractéristiques. Voir l’Annexe 1.A pour obtenir de plus amples informations.
Source : Ensemble de données de la série sur les marchés de capitaux de l’OCDE ; FactSet ; Refinitiv ; et Bloomberg.
La diminution du nombre de sociétés cotées en bourse, qui limite le nombre de celles pouvant bénéficier d’un accès aux marchés d’actions cotées, constitue un motif de préoccupation majeur dans un certain nombre d’économies développées. Depuis 2005, plus de 35 000 entreprises ont été retirées de la cote des marchés boursiers dans le monde (Graphique 1.3). Environ 12 000 sociétés ont été retirées de la cote en Europe (approximativement un tiers du total), 5 000 aux États‑Unis et 1 600 au Japon.
Aussi bien aux États‑Unis qu’en Europe, le rythme des retraits de la cote a été plus rapide que celui des introductions en bourse, ce qui s’est traduit en termes nets par une diminution du nombre de sociétés cotées. Les États‑Unis ont enregistré une perte nette de sociétés cotées 18 années sur 20 depuis 2005, tandis que l’Europe a subi une telle perte 12 années. À l’inverse, le nombre d’admissions à la cote a sensiblement augmenté en termes nets en Asie, ce qui a modifié la répartition des sociétés cotées à l’échelle mondiale. Au Japon, le nombre d’introductions en bourse a été positif en termes nets 14 années sur 20 depuis 2005. En République populaire de Chine (ci-après « la Chine »), moins de 50 entreprises par an ont été retirées de la cote en moyenne, ce qui a contribué à faire considérablement augmenter le nombre total de sociétés cotées en termes nets.
Depuis le pic d’activité observé en matière d’admissions à la cote en 2021, les introductions en bourse ont fléchi dans la plupart des régions. L’Asie (hors Chine et Japon) fait exception, puisque le nombre d’admissions à la cote a continué d’augmenter en termes nets et est resté positif de 2022 à 2024 (partie F).
Graphique 1.3. Évolution du nombre de sociétés introduites en bourse et retirées de la cote
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Source : Ensemble de données de la série sur les marchés de capitaux de l’OCDE ; FactSet ; Refinitiv ; et Bloomberg.
1.1.1. Évolution des introductions en bourse
Les marchés d’actions permettent aux entreprises d’obtenir auprès d’investisseurs prêts à prendre des risques les capitaux à long terme dont elles ont besoin pour investir et innover et, in fine, contribuer à la croissance économique. Ils offrent également aux entreprises une source permanente de financement après leur admission à la cote. Les marchés d’actions contribuent notamment à la résilience globale de nos économies en assurant un accès aux financements en période de crise. Lorsque le crédit bancaire se contracte, les marchés d’actions continuent d’offrir des capitaux – tel a été le cas pendant la crise financière mondiale et la crise provoquée par la pandémie de COVID-19. Les marchés d’actions correspondent également à la principale catégorie d’actifs accessible aux ménages, qui leur offre la possibilité de gérer leur épargne et de bénéficier de la création de valeur des entreprises.
La situation des marchés d’actions cotées a sensiblement changé au cours des dernières décennies. Une évolution importante a résidé dans l’utilisation croissante des marchés d’actions cotées par les entreprises asiatiques. Entre 1990 et 2001, les sociétés non financières européennes – principalement du Royaume‑Uni, de l’Allemagne, de la France et de l’Italie – ont joué un rôle moteur à l’échelle mondiale en matière d’introductions en bourse, représentant plus de 40 % de l’ensemble des fonds levés, avec 3 471 admissions à la cote. Depuis lors, les introductions en bourse ont diminué en Europe, aussi bien en termes absolus que relatifs Les sociétés non financières européennes n’ont représenté que 22 % des fonds propres totaux levés dans le cadre d’introductions en bourse au cours de la période 2002-13, et cette part n’était plus que de 19 % entre 2014 et 2024 (Graphique 1.4).
Graphique 1.4. Introductions en bourse de sociétés non financières
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Note : Dans ce rapport, les introductions en bourse sont définies comme les opérations d’admissions à la cote sur le principal marché boursier dans le cadre desquelles le montant des fonds levés est supérieur à zéro. En conséquence, les placements directs d’actions en bourse ne sont pas comptabilisés comme des introductions en bourse. Voir l’Annexe 1.A pour obtenir de plus amples informations.
Source : Ensemble de données de la série sur les marchés de capitaux de l’OCDE ; FactSet ; Refinitiv ; et Bloomberg.
Par ailleurs, les entreprises asiatiques ont nettement renforcé leur présence sur les marchés mondiaux d’actions, puisque leur part des fonds levés dans le cadre d’introductions en bourse à l’échelle mondiale est passée de 23 % au cours de la période 1990-2001 à 48 % entre 2014 et 2024. Point important, davantage de fonds ont été levés par les sociétés non financières que par les sociétés financières en Asie. La croissance du marché asiatique tient essentiellement à une envolée des introductions en bourse chinoises, qui ont plus que triplé entre 1900-2001 et 2014-24, période pendant laquelle elles ont représenté un tiers des produits mondiaux d’introductions en bourse. Après avoir diminué au cours de la période 2002-13 par rapport aux années 1990 sur le marché japonais, les produits totaux d’introductions en bourse y ont augmenté de 23 % sur la période 2014-24, contribuant également à l’essor des marchés d’actions asiatiques ces dix dernières années. Tandis que la part des capitaux mondiaux obtenus par le biais d’introductions en bourse s’est accrue en Chine et au Japon pendant la période 2014-24, la part du reste de l’Asie a reculé de 22 %. La présence des entreprises latino-américaines sur les marchés de capitaux mondiaux s’est réduite, le montant des fonds qu’elles ont levés par le biais d’introductions en bourse ayant diminué de 45 % entre les périodes 2002-13 et 2014-24.
L’envolée des introductions en bourse d’entreprises asiatiques a tiré vers le haut la part des sociétés cotées d’Asie dans l’ensemble des sociétés cotées. Au début de 2025, 58 % des sociétés cotées en bourse dans le monde étaient inscrites à la cote de bourses asiatiques, et représentaient ensemble 27 % de la capitalisation boursière de toutes les sociétés cotées du monde (OCDE, 2025[1]).
La montée en puissance de l’Asie a été encore plus marquée s’agissant du nombre d’introductions en bourse de sociétés non financières. Au cours des dix dernières années, les sociétés chinoises non financières sont celles qui ont eu le plus fréquemment recours aux introductions en bourse dans le monde, puisqu’elles ont réalisé de telles opérations environ deux fois et demie plus souvent que les entreprises domiciliées aux États-Unis (Graphique 1.5). D’autres marchés asiatiques – la Corée, Hong Kong (Chine), l’Inde et le Japon – figurent également parmi les dix premiers mondiaux en matière d’introductions en bourse. Il est important de noter que plusieurs économies de marché émergentes d’Asie, comme l’Indonésie, la Malaisie et la Thaïlande, sont mieux classées que la plupart des économies non avancées d’Asie en matière d’introductions en bourse. Un seul pays de l’UE – la Suède – figure parmi les dix premiers du classement.
Graphique 1.5. Vingt juridictions ayant connu le plus grand nombre d’introductions en bourse de sociétés non financières entre 2015 et 2024
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Note : La juridiction d’une société est celle où elle est domiciliée, et non celle où elle est cotée. Voir l’Annexe 1.A pour obtenir de plus amples informations.
Source : Ensemble de données de la série sur les marchés de capitaux de l’OCDE ; FactSet ; Refinitiv ; et Bloomberg.
1.1.2. Évolution des émissions complémentaires d’actions
Les émissions complémentaires d’actions (ou émissions d’actions supplémentaires) permettent aux sociétés qui sont déjà cotées de continuer à lever des fonds propres sur le marché primaire après leur introduction en bourse. Les produits des émissions complémentaires d’actions peuvent être utilisés à des fins diverses, notamment pour aider des entreprises fondamentalement saines à passer le cap d’un fléchissement temporaire de l’activité économique. De ce point de vue, les émissions complémentaires d’actions ont contribué de manière importante à apporter des fonds propres au secteur des entreprises à la suite de la crise financière de 2008 et pendant la crise liée au COVID-19.
Les émissions complémentaires d’actions sont davantage utilisées que les introductions en bourse comme source de financement depuis les années 1990. En 2020, les sociétés non financières ont levé un montant record de 772 milliards USD par le biais d’émissions complémentaires d’actions. Les produits totaux de ces opérations se sont montés à 5 900 milliards USD à l’échelle mondiale entre 2014 et 2024, soit près du double des fonds levés entre 1990 et 2001. Toutes les régions ont connu une augmentation du recours aux émissions complémentaires d’actions (Graphique 1.6). L’Europe et les États‑Unis sont les régions où ont été levés le plus de fonds par le biais d’émissions complémentaires d’actions jusqu’en 2014. Depuis 2015, la Chine occupe la première place en matière de recours à ces opérations. Alors que l’utilisation des émissions complémentaires d’actions était marginale en Chine au cours des années 1990, les sociétés chinoises ont levé 1 400 milliards USD de fonds propres par le biais d’opérations de ce type entre 2014 et 2024, ce qui représente 23 % du total des capitaux propres réunis dans le monde par le biais d’émissions complémentaires d’actions au cours de cette période.
La croissance régulière des émissions complémentaires d’actions à l’échelle mondiale a également modifié l’équilibre entre ce type d’opérations et les introductions en bourse en matière de levée de fonds. Au cours des années 1990, le montant des fonds levés par le biais d’émissions complémentaires d’actions à l’échelle mondiale était uniquement supérieur de 27 % à celui des capitaux réunis dans le cadre d’introductions en bourse (partie B). Cela a changé depuis, et au cours de la période 2014-24, le montant des fonds levés par le biais d’émissions complémentaires d’actions a été 2.5 fois supérieur aux produits des introductions en bourse. La situation varie selon les régions. Ainsi, au cours des années 1990, le niveau des émissions complémentaires d’actions était inférieur à celui des introductions en bourse en Chine, mais depuis 2014, le premier a plus que doublé. On peut également citer l’exemple de l’Amérique latine, où les marchés des émissions complémentaires d’actions ont été dynamiques au cours des années 1990, mais ne se sont guère développés depuis. Alors que les introductions en bourse ont diminué aussi bien aux États-Unis qu’en Europe depuis le début des années 2000, les émissions complémentaires d’actions sont restées dynamiques. Les besoins de capitaux grandissants des sociétés déjà cotées pour continuer de se développer expliquent en partie l’augmentation des émissions complémentaires d’actions. En outre, les sociétés cotées sur ces marchés acquièrent régulièrement des petites entreprises non cotées, et ces achats peuvent être financés par le biais d’émissions complémentaires d’actions.
Graphique 1.6. Émissions complémentaires d’actions de sociétés non financières
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Note : Toute inscription à la cote d’actions consécutive à une émission complémentaire d’actions, y compris l’admission à la cote d’une société pour la première fois sur un marché autre que le principal marché boursier, est considérée comme une émission complémentaire d’actions. Voir l’Annexe 1.A pour obtenir de plus amples informations.
Source : Ensemble de données de la série sur les marchés de capitaux de l’OCDE ; FactSet ; Refinitiv ; et Bloomberg.
1.1.3. Marchés d’actions destinés aux entreprises en croissance
Depuis sa première parution, le Panorama est axé sur les entreprises qui émettent des actions sur les marchés réglementés ou les principaux marchés boursiers, mais cette édition porte également sur les marchés destinés aux petites entreprises en croissance du fait de leur importance grandissante. L’analyse présentée dans cette section repose sur les conclusions du rapport intitulé Equity Markets for Growth Companies (OCDE, 2025[2])
Les marchés d’actions destinés aux entreprises en croissance, également qualifiés de marchés alternatifs ou de marchés des petites et moyennes entreprises (PME), se généralisent dans le monde entier. Ces marchés correspondent normalement aux plateformes ou segments mis en place ou gérés par des bourses en vue de donner accès aux financements par capitaux propres aux petites entreprises et aux entreprises en croissance. Dans certains pays, ces marchés sont ouverts aux investisseurs individuels, tandis que dans d’autres, leur accès est réservé à des investisseurs qualifiés.
Les entreprises en croissance ont souvent des difficultés à financer leurs projets en raison de leurs antécédents financiers limités, de leur manque de garanties et de l’instabilité de leurs flux de trésorerie, qui ne leur permettent pas de satisfaire les conditions préalables auxquelles est généralement subordonné l’octroi des prêts bancaires. L’objectif de ces marchés est de combler ces lacunes en facilitant l’accès à des capitaux fournis par des investisseurs patients et prêts à prendre des risques.
À la fin de 2023, on dénombrait 16 247 entreprises en croissance cotées dans 59 juridictions à l’échelle mondiale1, représentant une capitalisation boursière totale de 4 000 milliards USD (OCDE, 2025[2]). Bien qu’elles soient nombreuses, leur capitalisation boursière représente moins de 4 % de la capitalisation boursière totale. Cela tend à indiquer que les sociétés cotées sur ces marchés sont des entreprises beaucoup plus petites. L’Asie occupe le premier rang à cet égard, puisqu’on y recensait 8 586 entreprises en croissance, représentant une capitalisation boursière totale de 3 300 milliards USD, plus de la moitié de toutes les entreprises en croissance cotées dans le monde et environ 80 % de leur capitalisation boursière. Cet écosystème dynamique des entreprises en croissance résulte dans une large mesure du développement rapide des marchés d’actions destinés aux grandes entreprises de la région, étant donné que les deux sont étroitement liés. La Chine accueille à elle seule plus de 2 000 entreprises en croissance, représentant une capitalisation boursière totale de 2 500 milliards USD. Par ailleurs, en Asie (hors Chine et Japon) sont cotées environ 5 700 entreprises en croissance, qui représentent collectivement 18 % de la capitalisation des marchés de croissance mondiaux (Graphique 1.7).
Graphique 1.7. Aperçu des sociétés cotées sur les marchés de croissance en 2023
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Note : À la différence des autres analyses présentées dans ce chapitre, cette section repose sur des données arrêtées à la fin de l’année 2023. L’exercice d’identification des entreprises en croissance sur le site internet de chaque bourse a été effectué à partir de l’échantillon de l’année 2023. Ce graphique montre la distribution régionale de 16 247 sociétés cotées sur des marchés de croissance dans 59 juridictions. La taille des bulles représente la part de la capitalisation boursière totale mondiale. Le sigle ALC désigne la région Amérique latine et Caraïbes. Les entreprises du marché hors cote ne sont pas incluses dans la catégorie des entreprises en croissance. Voir l’Annexe 1.A pour obtenir de plus amples informations.
Source : Ensemble de données de la série sur les marchés de capitaux de l’OCDE ; LSEG.
Par comparaison, les marchés de croissance existant aux États‑Unis et en Europe sont de taille plus modeste. Aux États‑Unis, le marché de croissance accueille 1 376 sociétés représentant une capitalisation boursière totale de 339 milliards USD, et moins d’un dixième de la capitalisation boursière des entreprises en croissance à l’échelle mondiale. Ces entreprises sont essentiellement cotées sur le NASDAQ Capital Market et sur le NYSE MKT (anciennement le NYSE American). Aux États‑Unis, le marché de croissance est nettement plus petit que les principaux marchés boursiers, dont la capitalisation boursière totale se monte à 51 000 milliards USD.
L’Europe accueille pour sa part 3 414 petites entreprises et entreprises en croissance représentant une capitalisation boursière totale de 226 milliards USD. La région est dotée de plusieurs marchés clés. Un des marchés européens pionniers en matière d’accueil des petites entreprises et des entreprises en croissance est le Marché des investissements alternatifs (AIM, Alternative Investment Market), sur lequel sont actuellement cotées 787 sociétés au Royaume‑Uni. Par ailleurs, Euronext comporte deux segments primaires destinés aux entreprises en croissance : Euronext Growth, un marché boursier de second rang, et Euronext Access, un marché boursier de troisième rang. Ces deux segments favorisent l’accès aux financements par capitaux propres des entreprises en croissance dans six pays, à savoir la Belgique, la France, l’Irlande, l’Italie, la Norvège et le Portugal. En outre, Euronext Expand Oslo en Norvège et Euronext Star Milan en Italie constituent aussi des plateformes spécifiquement destinées aux entreprises en croissance. Collectivement, les segments de croissance d’Euronext accueillent plus de 800 entreprises en croissance. Par ailleurs, sur le First North Growth Market, qui couvre le Danemark, l’Estonie, la Finlande, l’Islande, la Lettonie, la Lituanie et la Suède, sont cotées plus de 500 entreprises en croissance au total.
Sur la plupart des marchés, une grande partie des entreprises en croissance affiche avoisinant 75 millions USD (Graphique 1.8). Avec une capitalisation boursière médiane de 600 millions USD, la Chine fait figure d’exception. En Turquie, le segment des entreprises en croissance inclut également de grandes sociétés, avec une capitalisation boursière médiane atteignant 106 millions USD. À l’inverse, sur certains marchés — Australie, Danemark, Hong Kong (Chine), Inde ou Suède — la capitalisation boursière médiane ne dépasse pas 10 millions USD. On constate que dans ces juridictions, même de très petites entreprises peuvent se financer sur les marchés d’actions. Il convient également de mentionner qu’au sein de chaque marché — Allemagne, Chine, Türkiye, par exemple —, la taille des entreprises varie considérablement. Dans la plupart des autres juridictions, cependant, les entreprises en croissance se caractérisent par des tailles plus modestes.
Graphique 1.8. Taille des entreprises sur les marchés de croissance, fin 2023 (millions USD)
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Note : L’analyse ne porte que sur les marchés comptant plus de vingt entreprises en croissance cotées. Voir l’Annexe 1.A pour obtenir de plus amples informations.
Source : Ensemble de données de la série sur les marchés de capitaux de l’OCDE ; LSEG.
Les marchés de croissance jouent un rôle crucial à une époque où les technologies intangibles constituent le moteur de la croissance économique, alors que les modèles de financement traditionnels restent davantage fondés sur les actifs corporels utilisés comme garantie. La répartition sectorielle des entreprises en croissance cotées en témoigne clairement. Elle révèle que les secteurs de la technologie, de l’industrie et de la santé occupent une place prépondérante sur les marchés de croissance dans le monde et représentent plus des deux tiers de la capitalisation boursière totale (Graphique 1.9). À lui seul, le secteur de la technologie concentre près d’un tiers de la capitalisation et occupe la première place en Europe, en Chine, au Japon et dans le reste de l’Asie. Le secteur industriel est également très présent sur les marchés de croissance, représentant plus d’un cinquième de la capitalisation boursière en Europe, en Chine et en Amérique latine. Le secteur de la santé figure parmi les trois premiers sur la plupart des marchés de croissance.
Graphique 1.9. Trois premiers secteurs sur les marchés de croissance et les marchés principaux, fin 2023
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Note : Les pourcentages sont calculés sur la base de la capitalisation boursière. La catégorie « Autres » comprend tous les secteurs qui ne figurent pas parmi les trois premiers. Les sociétés financières sont exclues de l’analyse. Voir l’Annexe 1.A pour obtenir de plus amples informations.
Source : Ensemble de données de la série sur les marchés de capitaux de l’OCDE ; LSEG.
Tableau 1.1. Analyse comparative des principaux marchés et des marchés de croissance, 2023
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Juridiction |
Marchés principaux |
Marchés de croissance |
||||
|---|---|---|---|---|---|---|
|
Nombre de sociétés cotées |
Capitalisation boursière (millions USD) |
Capitalisation boursière médiane (millions USD) |
Nombre de sociétés cotées |
Capitalisation boursière (millions USD) |
Capitalisation boursière médiane (millions USD) |
|
|
Australie |
1 849 |
1 767 798 |
23 |
55 |
3 167 |
10 |
|
Autriche |
53 |
134 286 |
972 |
21 |
806 |
31 |
|
Belgique |
101 |
329 210 |
360 |
13 |
354 |
10 |
|
Brésil |
369 |
979 273 |
405 |
15 |
207 |
45 |
|
Bulgarie |
77 |
6 044 |
52 |
159 |
1 479 |
2 |
|
Canada |
701 |
2 371 583 |
233 |
2 418 |
62 459 |
6 |
|
Chili |
185 |
174 922 |
198 |
6 |
16 |
2 |
|
Chine |
3 206 |
9 237 584 |
896 |
2 137 |
2 540 791 |
600 |
|
République tchèque |
13 |
34 488 |
211 |
12 |
376 |
15 |
|
Danemark |
119 |
722 231 |
217 |
41 |
695 |
10 |
|
Estonie |
20 |
5 391 |
105 |
11 |
85 |
6 |
|
Finlande |
130 |
286 266 |
257 |
55 |
5 042 |
44 |
|
France |
326 |
3 226 287 |
602 |
393 |
31 671 |
18 |
|
Allemagne |
674 |
2 320 147 |
105 |
118 |
20 808 |
70 |
|
Grèce |
128 |
79 425 |
64 |
14 |
498 |
29 |
|
Hong Kong (Chine) |
2 096 |
2 746 386 |
88 |
326 |
7 437 |
10 |
|
Hongrie |
42 |
37 725 |
83 |
19 |
962 |
19 |
|
Islande |
24 |
15 804 |
432 |
6 |
65 |
7 |
|
Inde |
4 586 |
4 367 257 |
15 |
546 |
10 400 |
8 |
|
Indonésie |
470 |
652 572 |
138 |
434 |
104 653 |
33 |
|
Irlande |
12 |
94 741 |
6 987 |
10 |
3 040 |
122 |
|
Italie |
218 |
815 009 |
437 |
200 |
9 076 |
27 |
|
Japon |
3 353 |
6 158 725 |
174 |
682 |
51 619 |
34 |
|
Corée |
810 |
1 647 807 |
204 |
1 742 |
327 833 |
76 |
|
Lettonie |
8 |
642 |
38 |
6 |
176 |
55 |
|
Lituanie |
25 |
5 052 |
78 |
2 |
38 |
11 |
|
Luxembourg |
9 |
16 918 |
484 |
8 |
367 |
51 |
|
Malaisie |
777 |
367 635 |
60 |
213 |
8 186 |
23 |
|
Norvège |
202 |
385 358 |
334 |
119 |
9 008 |
41 |
|
Pologne |
393 |
210 823 |
55 |
355 |
3 015 |
6 |
|
Portugal |
37 |
90 941 |
181 |
9 |
355 |
10 |
|
Roumanie |
81 |
47 016 |
39 |
270 |
3 337 |
6 |
|
Arabie saoudite |
212 |
2 990 621 |
676 |
78 |
12 830 |
77 |
|
Singapour |
373 |
418 521 |
83 |
182 |
4 825 |
16 |
|
Afrique du Sud |
195 |
317 308 |
191 |
20 |
299 |
2 |
|
Espagne |
116 |
739 510 |
803 |
58 |
5 319 |
55 |
|
Suède |
344 |
977 196 |
427 |
642 |
27 577 |
10 |
|
Suisse |
220 |
2 021 299 |
1 053 |
13 |
1 382 |
37 |
|
Royaume‑Uni |
542 |
2 976 294 |
555 |
787 |
93 868 |
26 |
|
États-Unis |
3 373 |
51 244 520 |
1 611 |
1 376 |
338 586 |
34 |
|
Autres juridictions |
9 174 |
7 738 618 |
– |
2 715 |
395 177 |
– |
Note : À la différence des autres analyses présentées dans ce chapitre, cette section repose sur des données arrêtées à la fin de l’année 2023. L’exercice d’identification des entreprises en croissance sur le site internet de chaque bourse a été effectué à partir de l’échantillon de l’année 2023. Le tableau compare les juridictions disposant d’un marché de croissance pour lesquelles des informations étaient disponibles à la fin de l’année 2023. Les juridictions disposant d’un marché de croissance, mais non couvertes par le Panorama de l’OCDE ont été regroupées dans la catégorie « Autres juridictions ».
Source : OCDE (2025[2]), Equity Markets for Growth Companies, https://doi.org/10.1787/bbffd4f7-en.
1.1.4. Tendances en matière de financement par obligations d’entreprise
Même si les outils et approches utilisés par les détenteurs d’obligations pour encadrer l’action des entreprises et en suivre les performances diffèrent de ceux des actionnaires, leur rôle demeure essentiel, d’autant plus dans des périodes de difficultés financières. À l’instar des actions, les obligations représentent une solution de financement à plus long terme comparativement aux prêts bancaires traditionnels. Elles constituent une source de capitaux intéressante pour les entreprises cherchant à diversifier leurs fonds propres.
Depuis la crise financière de 2008, les obligations d’entreprise se sont imposées comme une source importante de financement pour les sociétés non financières, tout en devenant une catégorie d’actifs majeure pour les investisseurs. Le faible coût de la dette, conséquence de périodes prolongées de politique monétaire expansionniste, a incité un plus grand nombre d’émetteurs présentant un profil de risques accru à recourir à l’endettement, au moyen d’obligations d’entreprise et d’autres instruments. La part des obligations de sociétés non financières a augmenté depuis 2007, passant de 24 % de l’ensemble des obligations émises à un pic de 47 % en 2017, avant de redescendre à 37 % en 2024 (Graphique 1.10). Cependant, les données présentées dans le Graphique 1.1 montrent que le volume des financements accordés aux sociétés non financières a dépassé celui provenant des marchés d’actions. Même en période de crise, les marchés des obligations d’entreprise ont continué d’assurer le financement du secteur privé. En 2020, au début de la pandémie de COVID‑19, les sociétés non financières se sont rapidement tournées vers les marchés des obligations d’entreprise, émettant un montant record de 3 500 milliards USD. En 2021, le total des émissions a diminué pour s’établir à 2 800 milliards USD. En 2022 et 2023, le resserrement de la politique monétaire a alourdi le coût de la dette, faisant chuter le total des émissions à 1 800 milliards USD et 1 900 milliards USD respectivement. Le montant des émissions s’est redressé en 2024 pour atteindre 2 400 milliards USD, de nombreuses banques centrales ayant commencé à réduire le coût de la dette (OCDE, 2025[3]).
Les émissions annuelles d’obligations d’entreprise ont presque doublé, passant de 1 500 milliards USD en moyenne au cours de la période 2002‑2013 à 2 500 milliards USD entre 2014 et 2024 (Graphique 1.10). Dans de nombreux pays, le recours croissant aux obligations d’entreprise a été favorisé par des initiatives réglementaires visant à promouvoir leur utilisation en tant que source de financement viable à long terme pour les sociétés non financières. À l’exception du Japon, le graphique montre que les montants émis n’ont cessé d’augmenter depuis 1990. Il est important de noter qu’alors que les émissions d’obligations d’entreprise en Chine étaient négligeables dans les années 90, elles ont sensiblement augmenté depuis 2014. En Europe, les émissions ont presque triplé depuis 2014 par rapport aux montants émis entre 1990 et 2001 Aux États-Unis, le montant des obligations d’entreprise émises par des sociétés non financières a plus que doublé entre 2014 et 2024, par rapport à la période 1990-2001.
Les marchés obligataires mondiaux se caractérisent par une forte présence des émetteurs américains d’obligations d’entreprise. Les entreprises américaines sont les plus grandes utilisatrices d’obligations d’entreprise, représentant 38 % du total des émissions entre 2014 et 2024. Sur la même période, les émissions d’obligations d’entreprises chinoises et européennes ont représenté respectivement 25 % et 18 % des émissions mondiales.
Graphique 1.10. Nouvelles émissions d’obligations de sociétés non financières
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Note : Voir l’Annexe 1.A pour obtenir de plus amples informations.
Source : Ensemble de données de la série sur les marchés de capitaux de l’OCDE ; Refinitiv.
La montée en puissance du financement par obligations d’entreprises a mis en lumière le rôle de cette catégorie d’obligations dans la gouvernance d’entreprise. Par exemple, les clauses restrictives insérées dans les contrats obligataires, destinées à protéger les détenteurs d’obligations contre certaines décisions potentiellement préjudiciables de la part des émetteurs, peuvent avoir une influence significative sur la gouvernance des sociétés émettrices. Elles peuvent couvrir un large éventail de dispositions, allant de la définition des conditions de versement des dividendes à l’obligation pour les émetteurs de respecter certaines exigences en matière de transparence et de communication d’informations.
La détérioration de la qualité du crédit depuis les années 1990 est une tendance marquante des marchés mondiaux des obligations d’entreprise (Graphique 1.11). Cette évolution s’explique en partie par la baisse générale de la qualité de ces titres au sein de la catégorie investissement. Ainsi, la proportion des obligations notées BBB — qualité la plus basse de cette catégorie — est passée de 39 % en moyenne sur la période 2000-2007 à 46 % entre 2008 et 2021. En 2021, 58 % des émissions obligataires dans la catégorie investissement étaient notées BBB. Toutefois, en raison de la hausse du coût du financement, les émissions de titres notés BBB ont reculé au cours des trois dernières années. Par ailleurs, 35 % des obligations émises par des sociétés non financières en 2021 relevaient de la catégorie spéculative. Cette proportion a chuté à 14 % en 2022, sous l’effet du durcissement des conditions de financement.
Graphique 1.11. Profil de crédit des sociétés non financières
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Note : Voir l’Annexe 1.A pour obtenir de plus amples informations.
Source : Ensemble de données de la série sur les marchés de capitaux de l’OCDE ; LSEG.
L’encours mondial des obligations de sociétés non financières a atteint un niveau record de 17 100 milliards USD en termes réels en 2021, soit plus du double du montant enregistré en 2008. Cette tendance a été observée dans toutes les régions. L’encours est tombé à 16 000 milliards USD en 2022 en raison de la contraction des nouvelles émissions cette année-là. Les obligations américaines représentent près de 46 % de cet encours, suivies par les obligations européennes et chinoises, qui représentent respectivement 18 % et 17 % de l’encours total. L’Asie (à l’exclusion de la Chine et du Japon) et les autres économies avancées représentaient respectivement 6 % et 5 % de l’encours total, tandis que la catégorie « Autres » comptait pour moins de 5 % du total en 2024 (Graphique 1.12).
Graphique 1.12. Encours des obligations de sociétés non financières
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Note : Voir l’Annexe 1.A pour obtenir de plus amples informations.
Source : Ensemble de données de la série sur les marchés de capitaux de l’OCDE ; LSEG.
1.2. Structure actionnariale des sociétés
Copier le lien de 1.2. Structure actionnariale des sociétésLes marchés d’actions se caractérisent par une forte concentration de l’actionnariat dans les sociétés cotées, mais aussi par une grande diversité de structures actionnariale à travers le monde. Historiquement, les débats sur la gouvernance d’entreprise ont surtout porté sur les structures à actionnariat dispersé, où la principale difficulté réside dans l’alignement des intérêts des actionnaires et des dirigeants. Les récentes évolutions ont conduit à une transformation des structures d’actionnariat des sociétés cotées vers des modèles d’actionnariat plus concentré.
L’importance croissante des entreprises asiatiques sur les marchés boursiers constitue le premier facteur de cette évolution. Parce que les entreprises asiatiques se caractérisent souvent par la présence d’un actionnaire de contrôle — autre société, famille ou État — leur poids sur les marchés de capitaux a contribué à accroître la part des entreprises contrôlées. La montée en puissance des investisseurs institutionnels constitue le deuxième facteur influant sur la concentration de l’actionnariat. Alors que les encours gérés par les investisseurs institutionnels ont augmenté au cours des deux dernières décennies, de nombreuses entreprises dans les économies avancées se sont retirées de la cote. Par conséquent, un volume croissant de capitaux se concentre sur un nombre décroissant d’entreprises, ce qui contribue à renforcer la concentration de l’actionnariat. Le troisième facteur réside dans la privatisation partielle de nombreuses entreprises publiques par le biais de leur introduction en bourse depuis les années 1990. Souvent, ces privatisations n’ont pas modifié le contrôle des entreprises et les États conservent des participations majoritaires dans un grand nombre de sociétés cotées, en particulier sur les marchés émergents asiatiques.
Les résultats présentés dans le Graphique 1.13 s’appuient sur des informations relatives à l’actionnariat des entreprises provenant de 46 086 sociétés cotées sur 98 marchés différents. Ces entreprises représentent 99 % de la capitalisation boursière mondiale. L’analyse des données permet de répartir les investisseurs en cinq catégories : sociétés privées, secteur public, investisseurs individuels stratégiques, investisseurs institutionnels et reste du flottant (De La Cruz, Medina et Tang, 2019[4]).
Graphique 1.13. Participations détenues par des investisseurs dans des sociétés cotées, fin 2024
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Note : Le graphique présente la répartition de l’actionnariat par capitalisation boursière selon les différentes catégories d’actionnaires, pour un ensemble de 46 086 sociétés cotées dans 98 économies pour lesquelles on dispose d’informations sur leur actionnariat. Voir l’Annexe 1.A pour obtenir de plus amples informations.
Source : Ensemble de données de la série sur les marchés de capitaux de l’OCDE ; FactSet ; Refinitiv ; et Bloomberg.
Aujourd’hui, la structure de l’actionnariat des sociétés cotées dans le monde se caractérise par la prédominance des investisseurs institutionnels. Ceux-ci détiennent 47 % du total des actions à la fin de 2024 et constituent la principale catégorie d’investisseurs à l’échelle mondiale (Graphique 1.13). Leur position dominante s’explique en grande partie par leur poids prépondérant sur le principal marché mondial — les États-Unis — où ils détiennent 69 % des actions cotées. Ce pourcentage est considérablement plus faible en Asie, hors Chine et Japon (20 %), en Chine (9 %), en Amérique latine (20 %), ainsi que dans la catégorie « Autres » (5 %). Le fait que les entreprises elles-mêmes soient des actionnaires majeurs dans certaines régions témoigne du rôle prépondérant des structures de groupes d’entreprises. C’est le cas en Asie, hors Chine et Japon, au Japon, en Amérique latine et dans la catégorie « Autres ». En Asie, hors Chine et Japon, leurs participations représentent 24 % du total des actions cotées, contre 9 % à l’échelle mondiale. La part du secteur public dans l’actionnariat est nettement plus élevée en Chine et dans la catégorie « Autres » (plus d’un tiers de la capitalisation boursière) que dans d’autres régions. Les investisseurs individuels stratégiques sont également des actionnaires importants en Asie (hors Chine et Japon), en Chine et en Amérique latine.
1.2.1. Niveau de concentration de l’actionnariat
Le degré de concentration de l’actionnariat au sein d’une entreprise n’est pas seulement important pour la relation entre les actionnaires et les dirigeants. Il influe également sur les rapports entre les actionnaires majoritaires et minoritaires, la structure de l’actionnariat, sur la plupart des marchés, se caractérisant aujourd’hui par un degré relativement élevé de concentration (Medina, de la Cruz et Tang, 2022[5]). Dans 44 % des sociétés cotées dans le monde, les trois principaux actionnaires détiennent ensemble plus de 50 % des actions cotées. À l’inverse, ils détiennent moins de 1 % des actions dans seulement 0.7 % des sociétés cotées (Graphique 1.14).
Graphique 1.14. Concentration de l’actionnariat entre les trois principaux actionnaires, 2024
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Note : Les données illustrent la proportion des entreprises selon le degré de concentration de leur actionnariat entre leurs trois principaux actionnaires. À titre d’exemple, à l’échelle mondiale, les trois principaux actionnaires détiennent plus de 50 % des actions dans 44 % des sociétés cotées.
Source : Ensemble de données de la série sur les marchés de capitaux de l’OCDE ; FactSet ; Refinitiv ; et Bloomberg.
Le niveau de concentration varie considérablement d’un marché à l’autre. Aux États-Unis, par exemple, les trois principaux actionnaires détiennent entre 10 % et 29 % des actions dans plus de la moitié des sociétés cotées (53 %), et plus de 50 % dans seulement 17 % d’entre elles. On observe une tendance similaire au Japon et dans les autres économies avancées. En Asie (hors Chine et Japon), en Chine, en Europe, en Amérique latine, ainsi que dans la catégorie « Autres », la situation est quelque peu inversée. La proportion d’entreprises avec un actionnariat très concentré y est plus élevée. En Asie, hors Chine et Japon, les trois principaux actionnaires détiennent entre 10 % et 29 % des actions dans 19 % des entreprises (Chine 17 %) et plus de 50 % dans 51 % des entreprises cotées (Chine 42 %). En Europe, les chiffres sont similaires : les trois principaux actionnaires détiennent entre 10 % et 29 % des actions dans 21 % des entreprises et plus de 50 % dans 53 % des entreprises cotées. Les niveaux de concentration sont beaucoup plus élevés en Amérique latine et dans la catégorie « Autres », où les trois principaux actionnaires détiennent plus de 50 % des actions dans 71 % et 68 % des entreprises, respectivement. La répartition à l’échelle mondiale est fortement influencée par celle observée dans les sociétés asiatiques, celles-ci représentant 58 % des sociétés cotées dans le monde.
Un examen plus approfondi de la concentration de l’actionnariat sur chaque marché révèle que les niveaux de concentration sont élevés. Dans 34 des 51 juridictions, les trois principaux actionnaires détiennent en moyenne plus de 50 % des fonds propres des entreprises. Les marchés où la concentration de l’actionnariat est la plus faible, mesurée par la part cumulée des trois principaux actionnaires, sont l’Australie, l’Irlande, les États-Unis, la Finlande et le Royaume-Uni. Dans ces pays, les trois principaux actionnaires détiennent toutefois une part moyenne significative du capital, comprise entre 32 % et 36 %. Par ailleurs, dans toutes ces juridictions, les 20 principaux actionnaires détiennent en moyenne entre 52 % et 61 % du capital (Graphique 1.15).
Graphique 1.15. Concentration de l’actionnariat, fin 2024
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Note : Le graphique montre la concentration de l’actionnariat pour chaque marché. Il présente la moyenne du total des participations des 3 et des 20 actionnaires les plus importants, dans respectivement 51 des 52 juridictions couvertes par le Panorama de l’OCDE. Le Costa Rica a été exclu car il compte moins de dix entreprises disposant d’informations sur l’actionnariat. Voir l’Annexe 1.A pour obtenir de plus amples informations.
Source : Ensemble de données de la série sur les marchés de capitaux de l’OCDE ; FactSet ; Refinitiv ; et Bloomberg.
Tableau 1.2. Structure actionnariale des sociétés cotées, 2024
Copier le lien de Tableau 1.2. Structure actionnariale des sociétés cotées, 2024|
Juridiction |
Taille du marché (sur la base des données disponibles concernant l’actionnariat) |
Actionnariat selon la catégorie d’investisseur (%) |
Concentration de l’actionnariat |
|||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
|
Capitalisation boursière totale [millions USD] |
Nombre de sociétés cotées |
II |
SP |
IIS |
SP |
RF |
(% des entreprises dont les 3 principaux actionnaires détiennent plus de 50 %) |
|
|
Argentine |
85 947 |
65 |
13 |
22 |
13 |
23 |
29 |
83 % |
|
Australie |
1 664 437 |
1 693 |
32 |
2 |
7 |
6 |
55 |
16 % |
|
Autriche |
128 035 |
55 |
25 |
21 |
2 |
22 |
28 |
64 % |
|
Belgique |
328 177 |
97 |
41 |
2 |
7 |
23 |
27 |
59 % |
|
Brésil |
659 142 |
350 |
25 |
14 |
8 |
25 |
28 |
61 % |
|
Bulgarie |
6 541 |
104 |
7 |
8 |
23 |
40 |
22 |
75 % |
|
Canada |
2 550 418 |
1 917 |
46 |
2 |
6 |
7 |
40 |
21 % |
|
Chili |
163 097 |
167 |
13 |
1 |
14 |
50 |
21 |
79 % |
|
Chine |
12 785 666 |
5 301 |
9 |
33 |
14 |
11 |
33 |
42 % |
|
Colombie |
71 935 |
61 |
14 |
29 |
14 |
32 |
12 |
66 % |
|
Costa Rica |
690 |
1 |
– |
– |
– |
– |
– |
– |
|
Croatie |
28 776 |
83 |
11 |
15 |
6 |
56 |
20 |
69 % |
|
République tchèque |
34 258 |
12 |
7 |
44 |
6 |
21 |
26 |
92 % |
|
Danemark |
643 451 |
153 |
38 |
6 |
2 |
19 |
36 |
36 % |
|
Estonie |
5 055 |
27 |
6 |
18 |
34 |
16 |
28 |
78 % |
|
Finlande |
255 712 |
171 |
37 |
11 |
8 |
6 |
40 |
19 % |
|
France |
2 953 367 |
552 |
29 |
6 |
20 |
14 |
36 |
63 % |
|
Allemagne |
2 357 131 |
547 |
31 |
8 |
7 |
17 |
37 |
62 % |
|
Grèce |
84 589 |
134 |
20 |
8 |
12 |
24 |
35 |
69 % |
|
Hong Kong (Chine) |
3 050 494 |
2 303 |
18 |
12 |
17 |
17 |
35 |
69 % |
|
Hongrie |
40 132 |
44 |
24 |
2 |
2 |
36 |
36 |
73% |
|
Islande |
13 958 |
27 |
43 |
8 |
11 |
19 |
20 |
30% |
|
Inde |
5 173 972 |
4 952 |
22 |
16 |
12 |
29 |
20 |
52% |
|
Indonésie |
760 552 |
923 |
7 |
12 |
13 |
56 |
19 |
88% |
|
Irlande |
82 800 |
19 |
59 |
7 |
6 |
2 |
29 |
11% |
|
Israël |
286 970 |
435 |
37 |
1 |
19 |
18 |
25 |
68% |
|
Italie |
843 399 |
381 |
33 |
12 |
11 |
8 |
36 |
72% |
|
Japon |
6 380 869 |
4 038 |
32 |
2 |
6 |
20 |
40 |
31% |
|
Corée |
1 550 779 |
2 499 |
17 |
9 |
10 |
27 |
37 |
34% |
|
Lettonie |
553 |
13 |
6 |
0 |
25 |
44 |
25 |
62% |
|
Lituanie |
4 920 |
24 |
6 |
26 |
7 |
43 |
20 |
83% |
|
Luxembourg |
14 966 |
8 |
42 |
6 |
1 |
9 |
43 |
75% |
|
Malaisie |
447 776 |
1 018 |
10 |
31 |
11 |
24 |
24 |
50% |
|
Mexique |
403 614 |
106 |
19 |
1 |
26 |
20 |
34 |
62% |
|
Pays‑Bas |
980 979 |
94 |
41 |
6 |
7 |
20 |
34 |
44% |
|
Nouvelle-Zélande |
90 248 |
96 |
20 |
15 |
6 |
7 |
53 |
35% |
|
Norvège |
330 143 |
287 |
28 |
31 |
9 |
10 |
23 |
36% |
|
Pérou |
84 960 |
145 |
6 |
8 |
6 |
73 |
9 |
85% |
|
Pologne |
197 684 |
697 |
30 |
13 |
11 |
22 |
24 |
74% |
|
Portugal |
70 987 |
36 |
22 |
12 |
14 |
27 |
25 |
72% |
|
Roumanie |
45 164 |
313 |
9 |
35 |
7 |
21 |
29 |
91% |
|
Arabie saoudite |
2 543 836 |
269 |
2 |
98 |
2 |
6 |
12 |
54% |
|
Singapour |
473 520 |
526 |
17 |
16 |
10 |
16 |
41 |
67% |
|
République slovaque |
3 092 |
17 |
1 |
– |
0 |
88 |
12 |
88% |
|
Slovénie |
10 108 |
14 |
10 |
34 |
6 |
9 |
42 |
79% |
|
Afrique du Sud |
334 279 |
189 |
29 |
18 |
6 |
13 |
37 |
48% |
|
Espagne |
779 831 |
157 |
25 |
7 |
18 |
11 |
38 |
57% |
|
Suède |
964 173 |
774 |
38 |
6 |
13 |
13 |
31 |
27% |
|
Suisse |
1 934 909 |
217 |
33 |
7 |
7 |
7 |
47 |
41% |
|
Türkiye |
358 472 |
465 |
8 |
18 |
14 |
36 |
24 |
74% |
|
Royaume‑Uni |
3 065 055 |
1 171 |
61 |
7 |
2 |
7 |
24 |
20% |
|
United States |
62 869 282 |
4 440 |
69 |
2 |
6 |
2 |
20 |
% |
Légende – II : investisseurs institutionnels ; SP : secteur public ; IIS : investisseurs individuels stratégiques ; SP : sociétés privées ; RF : reste du flottant.
Note : Le nombre d’entreprises cotées et la capitalisation boursière de chaque marché correspondent aux entreprises pour lesquelles on dispose d’informations sur leur structure actionnariale, de sorte que les chiffres présentés dans ce tableau peuvent différer du nombre total d’entreprises cotées. Par ailleurs, la méthodologie de l’OCDE exclut des sociétés cotées les fonds d’investissement, les ETF ainsi que les sociétés d’investissement immobilier. Lorsqu’une société émet plusieurs catégories d’actions, elle est comptabilisée comme une entité unique, seule sa cotation primaire étant prise en compte. Enfin, les juridictions non couvertes par le Panorama de l’OCDE ne figurent pas dans ce tableau, bien qu’elles soient prises en compte dans les calculs aux niveaux mondial et régional. Voir l’Annexe 1.A pour obtenir de plus amples informations.
Source : Ensemble de données de la série sur les marchés de capitaux de l’OCDE ; FactSet ; LSEG ; et Bloomberg.
Tableau 1.3. Principales bourses de valeurs dans le monde
Copier le lien de Tableau 1.3. Principales bourses de valeurs dans le monde|
Juridiction |
Bourse |
Groupe |
Statut juridique |
Cotée sur son propre marché |
|
|---|---|---|---|---|---|
|
Argentine |
ByMA |
– |
Société par actions |
Oui |
|
|
Australie |
ASX |
National (ASX Ltd) |
Société par actions |
Oui |
|
|
Autriche |
|
Wiener Börse Group |
Société par actions |
Non |
|
|
Belgique |
|
Euronext |
Société par actions |
(Holding) |
|
|
Brésil |
B3 |
– |
Société par actions |
Oui |
|
|
Bulgarie |
SOFIX |
– |
Société par actions |
Oui |
|
|
Canada |
TMX |
TMX |
Société par actions |
Oui |
|
|
Chili |
BOLSASTGO |
Holding Bursátil Regional S.A1 |
Société par actions |
Oui |
|
|
Chine |
SSE |
– |
Sous contrôle public2 |
Non |
|
|
SZSE |
– |
Sous contrôle public |
Non |
||
|
BSE |
– |
Sous contrôle public |
Non |
||
|
Colombie |
BVC |
BVC1 |
Société par actions |
Oui |
|
|
Costa Rica |
BNV |
– |
Société ou association privée |
Non |
|
|
Croatie |
CROBEX |
– |
Société par actions |
Oui |
|
|
République tchèque |
PSE |
Wiener Börse |
Société par actions |
Non |
|
|
Danemark |
|
NASDAQ Nordic LTD3 |
Société ou association privée |
(NASDAQ) |
|
|
Estonie |
TSE |
NASDAQ Nordic LTD3 |
Société par actions |
(NASDAQ) |
|
|
Finlande |
OMXH |
NASDAQ Nordic LTD3 |
Société ou association privée |
(NASDAQ) |
|
|
France |
Euronext |
Société par actions |
(Holding) |
||
|
Allemagne |
|
– |
Société par actions |
Oui |
|
|
Grèce |
ATHEX |
– |
Société par actions |
(HELEX) |
|
|
Hong Kong (Chine) |
SEHK |
– |
Société ou association privée |
Oui |
|
|
Hongrie |
BSE |
– |
Société par actions |
Oui |
|
|
Islande |
|
NASDAQ Nordic LTD3 |
Société ou association privée |
(NASDAQ) |
|
|
Inde4 |
NSE |
– |
Société par actions |
Non |
|
|
BSE |
– |
Société par actions |
Non |
||
|
Indonésie |
IDX |
– |
Société ou association privée |
Non |
|
|
Irlande |
ISE |
Euronext |
Société par actions |
(Holding) |
|
|
Israël |
TASE |
– |
Société par actions |
Oui |
|
|
Italie |
|
Euronext |
Société par actions |
(Holding) |
|
|
Japon |
TSE |
JPX |
Société par actions |
(JPX) |
|
|
Corée |
KRX |
– |
Société par actions |
Non |
|
|
Lettonie |
XRIS |
NASDAQ Nordic LTD3 |
Société par actions |
(NASDAQ) |
|
|
Lituanie |
OMXV |
NASDAQ Nordic LTD3 |
Société ou association privée |
(NASDAQ) |
|
|
Luxembourg |
LSE |
– |
Société ou association privée |
Non |
|
|
Malaisie |
– |
Société privée |
Oui |
||
|
Mexique |
BMV |
National (Grupo BMV) |
Société par actions |
Oui |
|
|
BIVA |
Entreprises nationales |
Société par actions |
Non |
||
|
Pays‑Bas |
AMS |
Euronext |
Société par actions |
(Holding) |
|
|
Nouvelle-Zélande |
NZX |
– |
Société par actions |
Oui |
|
|
Norvège |
OSE |
Euronext |
Société par actions |
(Holding) |
|
|
Pérou |
BVL |
Holding Bursátil Regional S.A1 |
Société par actions |
Oui (Holding) |
|
|
Pologne |
GPW |
GPW Group |
Société par actions |
Oui |
|
|
Portugal |
ELI |
Euronext |
Société par actions |
(Holding) |
|
|
Roumanie |
BVB |
BSE |
Société par actions |
Oui |
|
|
Arabie saoudite |
TASI |
Tadawul Group |
Société par actions sous contrôle public |
Non |
|
|
Singapour |
SGX |
– |
Société par actions |
Oui |
|
|
République slovaque |
BSSE |
– |
Société par actions |
Non |
|
|
Slovénie |
LJSE |
– |
Société par actions |
Non |
|
|
Afrique du Sud |
JSE |
JSE Limited |
Société par actions |
Oui |
|
|
Espagne |
BME |
BME (Six Group Ltd) |
Société par actions |
Oui |
|
|
Suède |
|
NASDAQ Nordic LTD3 |
Société ou association privée |
(NASDAQ) |
|
|
Suisse |
SIX |
SIX Group Ltd |
Société par actions |
Non |
|
|
Türkiye |
BIST |
– |
Société par actions sous contrôle public |
Non |
|
|
Royaume‑Uni |
LSE |
LSEG |
Société par actions |
Oui |
|
|
États-Unis |
NYSE |
Intercontinental Exchange, Inc. |
Société par actions |
Oui |
|
|
Nasdaq |
NASDAQ |
Société par actions |
Oui |
||
Légende : “-” = information non applicable ou non disponible. ( ) = cotation de la holding.
1. Les places boursières du Chili, de la Colombie et du Pérou ont fusionné en 2023 dans le cadre d’un projet d’intégration des marchés (NUAM), donnant naissance au groupe « Holding Bursátil Regional S.A ». En 2023, la plupart des actions des places boursières du Chili, de la Colombie et du Pérou ont été transférées à une société mère unique, « Holding Bursátil Regional S.A ». Elles continuent néanmoins de fonctionner comme trois entités distinctes dans leurs juridictions respectives, tout en étant regroupées sous une même société holding.
2. En Chine, l’article 96 de la Loi sur les valeurs mobilières de la République populaire de Chine définit une bourse comme une personne morale exerçant une gouvernance autoréglementée. Elle est chargée de fournir les locaux et les infrastructures nécessaires à la négociation centralisée des valeurs mobilières, d’organiser et de superviser ces échanges. La création ou la dissolution d’une bourse relève de la compétence exclusive du Conseil des affaires d’État
3. Dans sept juridictions — Danemark, Estonie, Finlande, Islande, Lettonie, Lituanie et Suède — la principale place boursière est détenue par NASDAQ Nordic Ltd, une filiale entièrement contrôlée par NASDAQ Inc.
4. En Inde, trois bourses nationales coexistent : la NSE, la BSE et la Metropolitan Stock Exchange of India. La NSE et la BSE sont toutes deux incluses dans ce tableau, la première étant la plus importante en termes de volume de transactions, et la seconde en nombre d’entités cotées.
Références bibliographiques
[4] De La Cruz, Medina et Tang (2019), Owners of the World’s Listed Companies, https://www.oecd.org/corporate/Owners-of-the-Worlds-Listed-Companies.htm.
[5] Medina, A., A. de la Cruz et Y. Tang (2022), « Corporate ownership and concentration », OECD Corporate Governance Working Papers, n° 27, Éditions OCDE, Paris, https://doi.org/10.1787/bc3adca3-en.
[2] OCDE (2025), Equity Markets for Growth Companies, Éditions OCDE, Paris, https://doi.org/10.1787/bbffd4f7-en.
[3] OCDE (2025), Rapport sur la dette mondiale 2025 : Financer la croissance dans un environnement de marché de la dette difficile, Éditions OCDE, Paris, https://doi.org/10.1787/e334697f-fr.
[1] OCDE (2025), Rapport sur les marchés de capitaux en Asie 2025 (version abrégée), Éditions OCDE, Paris, https://doi.org/10.1787/9680477b-fr.
← 1. D’autres juridictions affirment être dotées de segments de marché sur lesquels peuvent être cotées les entreprises en croissance, mais compte tenu de contraintes inhérentes aux données, l’ensemble de données de la série sur les marchés de capitaux de l’OCDE couvre les marchés de croissance existant dans 59 juridictions du monde.