Le présent chapitre analyse les principales conclusions de l’enquête de l’OCDE fondée sur les déclarations des patients (PaRIS) concernant les résultats et le vécu des patients en matière de santé. Les résultats des 19 pays participants sont analysés au regard de dix indicateurs clés, en mettant en évidence les aspects sur lesquels chaque pays obtient de bons résultats et ceux où des réformes pourraient être nécessaires. Les résultats sont résumés dans le tableau de bord de l’enquête PaRIS, tandis que l’analyse indicateur par indicateur apporte des précisions supplémentaires. Y sont également examinés certains des principaux facteurs pouvant expliquer les résultats et le vécu plus ou moins bons des patients, ainsi que les liens entre les indicateurs. Il existe une corrélation positive entre la perception que les patients ont des soins qu’ils reçoivent et leurs résultats sur le plan de la santé. On constate également que les pays qui dépensent davantage pour la santé obtiennent souvent des résultats et un vécu plus positifs, mais que de bons résultats peuvent aussi être obtenus avec des niveaux de dépenses inférieurs.
Les systèmes de santé tiennent‑ils leurs promesses ?
Résultats de l’enquête PaRIS fondés sur les déclarations des patients
2. Indicateurs clés de l’enquête PaRIS : comparaisons internationales
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En bref
Copier le lien de En brefQue nous apprennent les données de l’enquête PaRIS ?
Les performances des systèmes de santé sont généralement évaluées sur la base des moyens qui leur sont consentis, des processus appliqués et des résultats obtenus. Les données de l’enquête PaRIS s’appuient sur une approche radicalement différente de l’évaluation des systèmes de santé : elles se concentrent sur le point de vue des patients, sur leurs résultats au plan de la santé et sur la façon dont ils ont vécu les soins. Ces résultats et perceptions diffèrent selon le mode de fonctionnement des systèmes de santé, révélant ainsi des différences notables quant aux performances des systèmes et à ce qui les détermine.
Les résultats de l’enquête PaRIS mettent en évidence une corrélation entre un vécu plus positif des soins par les patients et de meilleurs résultats au plan de la santé. C’est manifeste en Australie, en Suisse et aux États-Unis, où les personnes interrogées font systématiquement état d’un vécu positif des soins et de meilleurs résultats sur le plan de la santé qu’en moyenne dans les pays de l’OCDE participants. On observe des tendances similaires au Canada, en France, en Norvège et en Tchéquie, où les patients font principalement état d’un vécu positif des soins ainsi que de résultats relativement bons sur le plan de la santé. Toutefois, ce lien n’est pas systématique.
Environ un dixième des différences dans la façon dont les patients perçoivent les soins prodigués peut être attribué à des facteurs liés au pays. Pour certains indicateurs, comme la qualité perçue des soins et la confiance dans sa capacité à gérer soi-même sa santé, plus d’un dixième des différences constatées peut être attribué à des variations entre les pays. Il peut s’agir par exemple de différences d’orientation des politiques nationales de santé, de disponibilité, d’accessibilité et de qualité des services de santé, ou encore d’autres facteurs à l’échelon des pays qui ne sont pas propres au système de santé.
Les pays qui dépensent davantage pour la santé sont plus susceptibles d’obtenir des résultats et un vécu plus positifs, mais il est aussi possible d’obtenir de bons résultats avec des niveaux de dépenses inférieurs. Les dépenses de santé par habitant sont associées à de meilleurs résultats et à un meilleur vécu au regard des dix principaux indicateurs analysés dans ce chapitre (les indicateurs « PaRIS10 »). Pour autant, les résultats montrent qu’il est possible d’obtenir de bons résultats à des niveaux de dépenses inférieurs. Ainsi, la Belgique, la Tchéquie et la Suisse obtiennent les scores les plus élevés pour la « qualité perçue » alors que leurs niveaux de dépenses de santé par habitant sont très différents. Plus généralement, la Tchéquie et la Slovénie obtiennent par exemple de bons résultats sur la plupart des indicateurs PaRIS10 tout en ayant des dépenses de santé par habitant relativement faibles.
Les résultats de l’enquête PaRIS mettent en évidence la possibilité d’améliorer les résultats en adaptant les soins selon le genre, l’âge et la situation socioéconomique de la personne. Ainsi, les personnes ayant un niveau d’études faible ont tendance à être en moins bonne santé et à faire part d’une perception moins positive des soins prodigués. Ils risquent davantage d’être en moins bonne santé et moins satisfaits de leurs traitements que les patients ayant un niveau d’études plus élevé. Au total, 87 % des personnes faiblement qualifiées se déclarent atteintes de maladies chroniques, contre 78 % des personnes ayant un niveau d’études élevé. Les femmes sont également plus susceptibles de signaler des résultats et un vécu moins positifs, bien qu’elles vivent généralement plus longtemps que les hommes.
2.1. Introduction
Copier le lien de 2.1. IntroductionLe présent chapitre analyse les principales conclusions de l’enquête de l’OCDE fondée sur les déclarations des patients (PaRIS) concernant les résultats et le vécu des patients en matière de santé. Les résultats des 19 pays participants sont comparés sur dix indicateurs clés de l’enquête (les indicateurs « PaRIS10 ») Y sont également examinés certains des principaux facteurs pouvant expliquer les résultats et le vécu plus ou moins bons des patients, ainsi que les liens entre les indicateurs.
L’enquête PaRIS est le fruit de la volonté des ministres de la Santé de l’OCDE de placer les personnes au cœur des systèmes de santé (OCDE, 2017[1]). Les performances des systèmes de santé sont généralement évaluées sur la base des moyens qui leur sont consentis, des processus appliqués et des résultats obtenus, comme par exemple les dépenses de santé, le nombre de lits d’hôpital, le nombre de consultations médicales ou les taux de morbidité et de mortalité. Les données de l’enquête PaRIS s’appuient sur une approche radicalement différente de l’évaluation des performances des systèmes de santé : elles se concentrent sur le point de vue des patients, sur leurs résultats au plan de la santé et sur la façon dont ils ont vécu les soins. Ces résultats et perceptions diffèrent selon le mode de fonctionnement des services de soins primaires, y compris leurs interactions avec les autres niveaux de soins, avec à la clé des écarts de performance importants.
La question fondamentale posée par l’enquête PaRIS est la suivante : dans quelle mesure les systèmes de santé parviennent-ils à répondre aux besoins de la population ? Pour y répondre, on utilise à la fois des indicateurs des résultats déclarés par les patients (PROM) et des indicateurs de l’expérience déclarée par les patients (PREM). Les PROM et les PREM sont des indicateurs validés et standardisés qui, pris ensemble, montrent comment les patients perçoivent leur état de santé et les soins qui leur sont prodigués. PaRIS est une initiative collaborative dans le cadre de laquelle l’OCDE a noué des partenariats avec des patients, des professionnels de santé, des responsables publics et des universitaires partout dans le monde.
En termes de périmètre d’analyse, l’enquête PaRIS se concentre exclusivement sur les usagers des services de soins primaires. Cela permet une compréhension nuancée de la perception et des résultats des personnes qui ont une expérience directe des services de soins primaires, un aspect encore souvent mal compris dans de nombreux pays. L’accent est mis sur les personnes atteintes de maladies chroniques, car elles ont souvent de moins bons résultats sur le plan de la santé et constituent une large part des usagers des services de soins primaires. D’autres caractéristiques importantes de l’enquête PaRIS sont résumées dans l’Encadré 2.1, tandis que le chapitre 7 présente un examen approfondi des données et de la méthodologie utilisées.
Les résultats d’ensemble sur les indicateurs PaRIS10 sont ensuite présentés à la section 2.2, suivis, à la section 2.3, d’une analyse des facteurs pouvant expliquer pourquoi certains patients ont une meilleure perception des soins ou de meilleurs résultats en matière de santé. Des résultats plus spécifiques pour chacun des dix indicateurs clés sont présentés à la section 2.4.
Il convient de noter que le présent chapitre vise à donner un aperçu général des résultats de l’enquête et non à examiner en détail les implications de ces résultats en termes d’action publique. Cet examen revient aux chapitres suivants (chapitres 3 à 6), lesquels associent, sur des questions particulières présentant un intérêt pour l’action publique, analyses plus détaillées et conclusions de travaux publiés afin de mettre en évidence les conséquences à tirer des résultats de l’enquête du point de vue des politiques publiques.
Encadré 2.1. Caractéristiques principales de l’enquête PaRIS
Copier le lien de Encadré 2.1. Caractéristiques principales de l’enquête PaRISVoir le chapitre 7 pour un examen approfondi des données et de la méthodologie utilisées.
Pays participants
Dix-neuf pays, dont 17 sont Membres de l’OCDE : Australie, Belgique, Canada, Espagne, États-Unis, France, Grèce, Islande, Italie, Luxembourg, Norvège, Pays-Bas, Portugal, Pays de Galles (Royaume‑Uni), Slovénie, Suisse et Tchéquie. La Roumanie et l’Arabie saoudite y ont également participé.
Base d’échantillonnage
Usagers des services de soins primaires âgés de 45 ans et plus, dans l’ensemble des structures de soins primaires de chaque pays participant. Les patients sont mis en relation avec les structures de soins primaires par échantillonnage imbriqué, de sorte que les résultats et le vécu des patients peuvent être reliés aux caractéristiques de ces structures.
Cette tranche d’âge a été choisie en raison de la priorité donnée aux personnes atteintes de maladies chroniques, dans la mesure où elles ont souvent de moins bons résultats en matière de santé et représentent une large part des usagers des services de soins primaires.
Toutes les personnes âgées de 45 ans ayant consulté leur structure de soins primaires au moins une fois au cours des six mois précédant le moment de l’échantillonnage ont été incluses.
Principes communs d’analyse des données
Standardisation par âge et par sexe. Sauf mention contraire, tous les résultats présentés dans ce rapport sont standardisés par âge et par sexe afin de prendre en compte les différents profils démographiques des pays, ce qui permet d’optimiser la comparabilité internationale des résultats.
Ajustement selon l’éventail des cas. Les résultats sont stratifiés entre les patients atteints et non atteints de maladies chroniques. Une analyse de sensibilité a été réalisée pour comparer les estimations nationales de base ajustées par âge et par sexe à un ajustement plus détaillé selon l’éventail des cas concernant les PROM et les PREM (voir Tableau d’annexe 2.A.). Cette analyse montre qu’il n’y a pas de différences significatives dans la plupart des résultats, mettant ainsi en évidence la robustesse de l’ajustement de base par âge/sexe/éventail des cas dans le rapport. Cette approche a été retenue afin de garder un juste milieu entre l’importance de l’éventail des cas et la nécessité d’éviter un ajustement excessif qui risquerait de masquer des écarts de performances entre les pays qui peuvent relever de l’action publique.
Intervalles comparatifs. Les intervalles comparatifs non chevauchants peuvent être interprétés comme des écarts statistiquement significatifs au seuil de 5 %. Par exemple, ils permettent de comparer statistiquement le résultat agrégé d’un pays avec la moyenne de l’OCDE dans l’enquête PaRIS (qui est une moyenne non pondérée des 17 membres de l’OCDE participants).
Composantes de la variance. Compte tenu de la conception pluriniveaux de l’enquête PaRIS, les variations de résultats peuvent se situer à trois niveaux : pays, structures de soins primaires et patients.
Quelques statistiques descriptives synthétiques
Les résultats portent sur 107 011 usagers des services de soins primaires (âgés de 45 ans et plus) et 1 816 structures de soins primaires dans 19 pays participants.
81 % des répondants déclarent avoir au moins une maladie chronique, et 52 % plusieurs maladies chroniques (deux ou plus).
18 % des répondants sont âgés de 75 ans et plus. Un peu plus de la moitié de l’échantillon (56 %) se compose de femmes.
33 % des répondants ont un niveau d’études faible (premier cycle du secondaire ou moins), tandis que 43 % ont un niveau d’études élevé (licence ou plus).
Réalisation de l’enquête adaptée au contexte national
L’enquête PaRIS, qui repose sur des indicateurs standardisés fondés sur les déclarations des patients dans différents systèmes de santé, concilie stricte uniformité et flexibilité. Chaque pays participant dispose de structures, de situations et de capacités qui lui sont propres, face à une enquête auprès des patients qui est à la fois complexe et vaste. C’est pourquoi le Secrétariat et un consortium international d’organisations mobilisé sur les aspects méthodologiques de l’élaboration et de la réalisation de l’enquête (consortium PaRIS-SUR) ont travaillé en collaboration avec des experts nationaux chargés du déroulement de l’enquête dans leurs pays respectifs (les chefs de projet nationaux) afin de déterminer au cas‑par-cas la meilleure façon d’appliquer les lignes directrices afin d’obtenir une collecte de données optimale et adaptée à la situation de chaque pays (De Boer et al., 2022[2]).
Pour améliorer la comparabilité, l’analyse utilise un mécanisme de standardisation pour valider les échantillons de patients et s’assurer que le groupe de patients éligibles est correctement réparti par âge et par sexe. La robustesse des données a également été testée de manière approfondie, par exemple au moyen d’analyses de sensibilité avec des correcteurs supplémentaires selon l’éventail des cas. Des différences subsistent dans les échantillons d’un pays à l’autre en raison de la diversité des systèmes de santé ; elles sont mises en évidence le cas échéant et expliquées plus en détail au chapitre 7 (Méthodes). L’OCDE reste déterminée à affiner et harmoniser les méthodologies afin de renforcer encore la comparabilité au fil du temps.
Comparabilité
L’échantillon PaRIS a été validé comme étant aussi représentatif que possible de la population de patients éligibles. Ce point est détaillé dans le chapitre 7.
En Belgique, le taux de réponse relativement faible (<5 %) pourrait avoir une incidence sur la représentativité de l’échantillon de patients. La Suisse a constitué son échantillon selon une approche d’« échantillonnage consécutif », en recrutant les patients au moment où ils contactaient la structure médicale jusqu’à ce que la taille d’échantillon requise soit atteinte. Cette méthode suppose que les patients qui consultent plus souvent ont une plus grande probabilité d’être inclus dans l’échantillon. Pour déterminer si cela a abouti à une population plus « malade », une analyse de sensibilité a été menée sur l’éventail des cas de maladies chroniques, mais n’a pas révélé de différences significatives.
Le Canada n’ayant pas de registre national des structures de soins primaires en activité, un échantillon de structures a été constitué.
En Italie et aux États-Unis, les critères d’éligibilité pour la participation des patients se sont écartés des lignes directrices. En Italie, l’échantillon ne couvrait que trois régions. L’échantillonnage a été limité aux patients adressés à des médecins spécialistes dans une structure de soins ambulatoires de Toscane, de Vénétie et de l’Aziende Unità Sanitarie Locali de Bologne (région d’Émilie‑Romagne). Aux États-Unis, l’échantillon est représentatif à l’échelle nationale des personnes de 65 ans et plus, mais les données sur les personnes de 45 à 65 ans sont manquantes. En raison de ces écarts par rapport aux critères d’éligibilité, les résultats de l’Italie et des États-Unis ont été séparés du reste de l’échantillon et doivent être interprétés avec prudence.
Voir l’Annexe 2.A pour les tableaux de bord supplémentaires sur l’échantillon complet, les personnes qui ne présentent pas de maladie chronique et les personnes âgées de 65 ans et plus atteintes de maladies chroniques.
2.2. Tableau de bord PaRIS10 – Comment les pays se situent-ils au regard des principaux indicateurs ?
Copier le lien de 2.2. Tableau de bord PaRIS10 – Comment les pays se situent-ils au regard des principaux indicateurs ?Le tableau de bord PaRIS10 présenté dans cette section résume les comparaisons entre les indicateurs PaRIS10, pour les patients atteints de maladies chroniques. Le choix des indicateurs PaRIS10 a été fait en étroite collaboration avec des représentants de patients, des professionnels des soins primaires et des universitaires.
Cinq indicateurs de résultats portent sur des mesures essentielles de la santé. Les trois premiers couvrent les aspects physique, mental et social de la santé, tandis que les deux autres sont des indicateurs plus transversaux du bien-être et de la santé en général :
Santé physique : aptitude à mener à bien ses activités physiques quotidiennes, en tenant compte de la douleur et de la fatigue.
Santé mentale : perception de la qualité de vie, de l’humeur et de la capacité à penser, satisfaction à l’égard des activités sociales et des relations, détresse émotionnelle.
Vie sociale : mesure de la capacité à mener à bien ses activités et fonctions sociales habituelles.
Bien-être : degré de satisfaction d’une personne au regard de son humeur, de sa vitalité et de son épanouissement.
État de santé général : mesure globale de l’état de santé général.
Cinq indicateurs du vécu des patients rendent compte des principaux aspects des interactions entre les patients et les services de santé. Les trois premiers portent sur différents aspects de la façon dont les soins sont axés sur la personne, tandis que les deux autres traduisent une perception plus large de la qualité des services médicaux et du degré de confiance dans le système de santé.
Confiance dans sa capacité d’autogestion : degré de confiance dans sa capacité à gérer soi-même sa santé et son bien-être.
Coordination perçue : sentiment qu’éprouve le patient de bénéficier d’un parcours de soins fluide et continu dans différentes structures de soins.
Démarche de soins centrée sur la personne : mesure dans laquelle les besoins d’une personne en matière de santé sont gérés de manière globale, en veillant à ce que ses préférences et ses besoins soient au cœur des soins prodigués.
Qualité perçue : mesure globale par les patients de la qualité des soins reçus au cours des 12 derniers mois.
Confiance dans le système de santé : degré de confiance d’une personne dans le système de santé dans son ensemble.
Ces dix indicateurs reposent tous sur des instruments ou des lignes directrices reconnus à l’échelle internationale, notamment PROMIS, système d’information sur les indicateurs des résultats déclarés par les patients (PROMIS, 2017[3]), l’indice en cinq points de bien-être de l’OMS (OMS‑5) (Heun et al., 2001[4]), l’enquête internationale du Fonds du Commonwealth sur les politiques de santé (The Commonwealth Fund, 2017[5]), les Lignes directrices de l’OCDE sur la mesure de la confiance (OCDE, 2017[6]) et le questionnaire P3CEQ (Person-Centred Co‑ordinated Care Experience Questionnaire) (Lloyd et al., 2019[7]). Tous les indicateurs sont conçus pour être applicables à la population générale et à ceux qui présentent des problèmes de santé particuliers.
Le Tableau 2.1 donne des précisions sur chacun des dix indicateurs, notamment sur l’interprétation des valeurs et sur la façon dont elles sont utilisées dans ce rapport. Le Tableau 2.2 présente ensuite les résultats de ces indicateurs au niveau des pays pour les 19 pays participants. Les chapitres suivants examinent plus en détail certains indicateurs, y compris les sous-composantes de certains d’entre eux. En Italie, les critères d’éligibilité pour la participation des patients se sont écartés des lignes directrices et l’échantillon ne couvre que trois régions. Par ailleurs, aux États-Unis, les critères d’éligibilité appliqués aux patients (patients âgés de 65 ans et plus) ont sensiblement dérogé aux lignes directrices. En raison de ces écarts, les résultats pour ces pays sont présentés à part.
Tableau 2.1. Les indicateurs PaRIS10
Copier le lien de Tableau 2.1. Les indicateurs PaRIS10|
Indicateurs des résultats déclarés par les patients (PROM) |
|
|---|---|
|
Santé physique |
Réponses à quatre questions mesurant l’état physique, la douleur et la fatigue, sur une échelle de 1 à 5. Score moyen des patients. Scores bruts de 4 à 20 convertis en score T. Score T compris entre 16.2 et 67.7. Pourcentage de patients faisant état de résultats positifs (score T supérieur ou égal à 42, correspondant à un état de santé physique « bon » ou meilleur , par rapport à un état de santé « médiocre » ou « mauvais », basé sur la population de référence PROMIS), présenté au Tableau 2.2. Outil de collecte de données : échelle PROMIS® Scale v1.2 – Global Health / composante santé physique. |
|
Santé mentale |
Réponse à quatre questions sur la qualité de vie, la détresse émotionnelle et la vie sociale, sur une échelle de 1 à 5. Score moyen des patients. Scores bruts de 4 à 20 convertis en score T. Score T compris entre 21.2 et 67.6. Pourcentage de patients faisant état de résultats positifs (score T supérieur ou égal à 40, correspondant à un état de santé mentale « bon » ou meilleur , par rapport à un état de santé « médiocre » ou « mauvais », basé sur la population de référence PROMIS), présenté au Tableau 2.2. Outil de collecte de données : échelle PROMIS® Scale v1.2 – Global Health / composante santé mentale. |
|
Vie sociale |
Réponse à la question : « Dans l'ensemble, de quelle manière estimez-vous remplir vos activités habituelles avec les autres et votre rôle dans la société [plus de détails dans le questionnaire] », les choix de réponse possibles allant de « mauvaise » (1) à « excellente » (5). Pourcentage de patients ayant répondu bonne, très bonne ou excellente (contre médiocre ou mauvaise). Outil de collecte de données : échelle PROMIS® Scale v1.2 – Global Health / élément vie sociale. |
|
Bien-être |
Réponses à cinq questions mesurant le bien-être (se sentir joyeux et de bonne humeur, calme et détendu, actif et énergique, épanoui dans la vie quotidienne, frais et dispos), sur une échelle de 0 à 5. Score moyen des patients (scores bruts de 0 à 25 convertis sur une échelle de 0 à 100). Pourcentage de patients faisant état de résultats positifs (score >=50, indiquant un niveau supérieur au seuil de faible bien-être mental), présenté au Tableau 2.2. Outil de collecte de données : indice de bien-être OMS‑5. |
|
État de santé général |
Réponse à la question : « Dans l'ensemble, pensez-vous que votre santé est… », les choix de réponse possibles allant de « mauvaise » (1) à « excellente » (5). Pourcentage de patients ayant répondu bonne, très bonne ou excellente (contre médiocre ou mauvaise). Outil de collecte de données : échelle PROMIS® Scale v1.2 – Global Health / élément santé générale. |
|
Indicateurs de l’expérience déclarée par les patients (PREM) |
|
|
Confiance dans sa capacité d’autogestion |
Réponse à la question : « Vous pensez-vous capable de prendre soin de votre santé et de votre bien-être ? » les choix de réponse possibles allant de « non, pas du tout » (0) à « oui tout à fait » (3). Pourcentage de patients ayant répondu « oui, plutôt » ou « oui tout à fait » (contre « non, plutôt pas » ou « non, pas du tout »). Outil de collecte de données : item du questionnaire P3CEQ. |
|
Coordination perçue |
Réponses à cinq questions mesurant la coordination des soins (soins coordonnés, contact unique désigné, plan personnalisé de santé global, aide à l’autogestion, information à des fins d’autogestion). Réponses sur une échelle de 0 à 3. Score moyen des patients (sur une échelle de 0 à 15). Pourcentage de patients faisant état d’une expérience positive (score supérieur ou égal à 50 % à 5 questions, c’est-à-dire score >=7.5), présenté au Tableau 2.2. Outil de collecte de données : composante « coordination des soins » du questionnaire P3CEQ, données disponibles uniquement pour les personnes atteintes d’une ou plusieurs maladies chroniques. |
|
Démarche de soins centrée sur la personne |
Réponses à huit questions évaluant si les soins sont centrés sur la personne (définition des aspects importants, participation aux décisions, prise en compte de la personne dans sa globalité, absence de nécessité de répéter les informations, coordination des soins, aide à l’autogestion, information à des fins d’autogestion, confiance dans la capacité d’autogestion). Réponses sur une échelle de 0 à 3. Score moyen des patients (sur une échelle de 0 à 24). Pourcentage de patients faisant état d’une expérience positive (score supérieur ou égal à 50 % à 8 questions, c’est-à-dire score >=12), présenté au Tableau 2.2. Outil de collecte de données : composante « soins centrés sur la personne » du questionnaire P3CEQ, données disponibles uniquement pour les personnes atteintes d’une ou plusieurs maladies chroniques. |
|
Qualité perçue |
Réponse à la question : « En tenant compte de tous les aspects en lien avec vos soins, dans l'ensemble, comment évaluez-vous les soins médicaux que vous avez reçus de votre médecin traitant ? ? », les choix de réponse possibles allant de « mauvaise » (1) à « excellente » (5). Pourcentage de patients ayant répondu bons, très bons ou excellente (contre assez bons, mauvaise ou je ne suis pas certain(e)). Outil de collecte de données : adapté de l’Enquête internationale du Fonds du Commonwealth sur les politiques de santé. |
|
Confiance dans le système de santé |
Réponse à la question : « Dans quelle mesure êtes-vous d'accord ou non avec le fait que l'on peut faire confiance au système de santé ? », les choix de réponse possibles allant de « pas du tout d’accord » (1) à « tout à fait d’accord » (5). Pourcentage de patients se déclarant d’accord ou tout à fait d’accord (contre ceux se déclarant ni d’accord ni pas d’accord, pas d’accord ou pas du tout d’accord). Outil de collecte de données : fondé sur les Lignes directrices de l’OCDE sur la mesure de la confiance, ainsi que des questions similaires tirées de certaines enquêtes nationales. |
Note : pour les dix indicateurs, la proportion (%) de patients ayant donné une réponse positive (résultat ou vécu) est analysée dans ce chapitre. Les seuils de ce qui constitue une réponse positive ont été choisis en fonction de la facilité d’interprétation ou d’autres données issues des étude publiées (par ex., le seuil de faible bien-être mental utilisé avec l’indice de bien-être OMS‑5). Pour les cinq indicateurs fondés sur une mesure composite, le score moyen du patient est également analysé. Dans tous les cas, un score plus élevé indique de meilleurs résultats.
Source : questionnaire de l’enquête PaRIS de l’OCDE auprès des patients.
Tableau 2.2. Le tableau de bord PaRIS10, 2024
Copier le lien de Tableau 2.2. Le tableau de bord PaRIS10, 2024Pourcentage de personnes faisant état de résultats ou d’un vécu positifs et scores moyens, parmi les usagers des services de soins primaires de 45 ans et plus atteints d’une ou de plusieurs maladies chroniques (résultats standardisés par âge et par sexe)
|
Indicateurs des résultats déclarés par les patients (PROM) |
Indicateurs de l’expérience déclarée par les patients (PREM) |
|||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
|
Santé physique |
Santé mentale |
Vie sociale |
Bien-être |
État de santé général |
Confiance dans sa capacité d’autogestion |
Coordination perçue |
Démarche de soins centrée sur la personne |
Qualité perçue |
Confiance dans le système de santé |
|
|
Résultats positifs |
≥ 42 |
≥ 40 |
Bonne, très bonne, excellente |
≥ 50 |
Bonne, très bonne, excellente |
Confiant(e), très confiant(e) |
≥ 7.5 |
≥ 12.0 |
Bonne, très bonne, excellente |
D’accord, tout à fait d’accord |
|
PaRIS OCDE |
45 (70 %) |
47 (83 %) |
83 % |
60 (71 %) |
66 % |
59 % |
8.2 (59 %) |
16.6 (87 %) |
87 % |
62 % |
|
Arabie saoudite |
46 (68 %) |
52 (93 %) |
93 % |
59 (65 %) |
93 % |
73 % |
6.5 (37 %) |
15.9 (87 %) |
89 % |
74 % |
|
Australie |
47 (74 %) |
48 (81 %) |
80 % |
59 (70 %) |
74 % |
61 % |
9.6 (74 %) |
18.1 (93 %) |
94 % |
64 % |
|
Belgique |
45 (68 %) |
46 (83 %) |
85 % |
60 (71 %) |
72 % |
63 % |
8.8 (67 %) |
17.9 (93 %) |
95 % |
70 % |
|
Canada |
47 (77 %) |
49 (87 %) |
87 % |
62 (74 %) |
83 % |
59 % |
9.3 (71 %) |
17.6 (90 %) |
94 % |
61 % |
|
Espagne |
43 (60 %) |
46 (81 %) |
79 % |
60 (69 %) |
55 % |
67 % |
8.5 (65 %) |
16.4 (85 %) |
85 % |
89 % |
|
France |
45 (68 %) |
46 (87 %) |
91 % |
58 (67 %) |
76 % |
92 % |
8.4 (61 %) |
17.1 (91 %) |
91 % |
61 % |
|
Grèce |
45 (69 %) |
45 (78 %) |
87 % |
58 (66 %) |
69 % |
37 % |
7.1 (47 %) |
14.6 (78 %) |
74 % |
36 % |
|
Islande |
44 (65 %) |
47 (82 %) |
78 % |
63 (74 %) |
62 % |
35 % |
6.2 (34 %) |
14.9 (77 %) |
74 % |
54 % |
|
Luxembourg |
45 (72 %) |
47 (86 %) |
86 % |
60 (71 %) |
71 % |
56 % |
8.5 (63 %) |
17.0 (91 %) |
93 % |
66 % |
|
Norvège |
47 (75 %) |
47 (83 %) |
80 % |
63 (76 %) |
63 % |
47 % |
7.6 (51 %) |
16.3 (87 %) |
92 % |
73 % |
|
Pays de Galles |
44 (60 %) |
46 (75 %) |
73 % |
53 (59 %) |
62 % |
51 % |
5.0 (22 %) |
13.8 (66 %) |
72 % |
46 % |
|
Pays-Bas |
47 (74 %) |
47 (85 %) |
82 % |
65 (79 %) |
64 % |
78 % |
7.3 (49 %) |
16.8 (90 %) |
92 % |
71 % |
|
Portugal |
43 (57 %) |
43 (67 %) |
73 % |
56 (61 %) |
42 % |
61 % |
7.3 (49 %) |
14.9 (77 %) |
69 % |
54 % |
|
Roumanie |
41 (52 %) |
44 (75 %) |
75 % |
59 (65 %) |
43 % |
42 % |
10.3 (78 %) |
17.4 (92 %) |
80 % |
52 % |
|
Slovénie |
46 (74 %) |
47 (85 %) |
88 % |
61 (72 %) |
62 % |
61 % |
8.2 (57 %) |
16.4 (84 %) |
89 % |
63 % |
|
Suisse |
47 (82 %) |
49 (91 %) |
90 % |
65 (80 %) |
79 % |
67 % |
10.3 (81 %) |
19.1 (97 %) |
97 % |
71 % |
|
Tchéquie |
46 (72 %) |
48 (87 %) |
88 % |
60 (72 %) |
63 % |
68 % |
9.2 (70 %) |
17.1 (90 %) |
96 % |
54 % |
|
États-Unis** |
48 (75 %) |
51 (89 %) |
90 % |
64 (76 %) |
81 % |
74 % |
9.3 (72 %) |
18.3 (95 %) |
94 % |
65 % |
|
Italie* |
44 (66 %) |
45 (76 %) |
78 % |
56 (62 %) |
39 % |
24 % |
9.5 (72 %) |
16.3 (87 %) |
78 % |
62 % |
Score supérieur à la moyenne de l’OCDE dans l’enquête PaRIS (statistiquement plus élevé, 1+ intervalle comparatif au-dessus).
Score proche de la moyenne de l’OCDE dans l’enquête PaRIS (pas d’écart statistique, dans le même intervalle comparatif).
Score inférieur à la moyenne de l’OCDE dans l’enquête PaRIS (statistiquement plus bas, 1+ intervalle comparatif en dessous).
Note : sont indiquées, pour tous les indicateurs, des valeurs en pourcentage qui mesurent la proportion de personnes faisant état d’un résultat ou d’un vécu positif (par exemple, les patients se déclarant en bon, très bon ou excellent état de santé général). Pour cinq indicateurs, on indique également le score du répondant moyen. Voir le tableau 2.1 au chapitre 2 pour de plus amples informations sur les seuils des réponses positives et les échelles utilisées. Des cellules de couleur différente montrent si les valeurs diffèrent statistiquement de la moyenne de l’OCDE dans l’enquête PaRIS. Dans tous les cas, des chiffres plus élevés indiquent de meilleurs résultats. En Espagne, l’indicateur relatif à la confiance porte précisément sur la confiance dans les prestataires de soins primaires consultés par les patients dans la structure de soins primaires où ils sont suivis. Cette distinction peut influer sur les niveaux de confiance en Espagne et limiter la comparabilité avec d’autres pays où les indicateurs portent sur la confiance dans le système de santé de manière plus générale. *Les données de l’Italie se rapportent aux patients consultant un spécialiste au sein de services de soins ambulatoires, dans certaines régions. **L’échantillon des États-Unis inclut uniquement des personnes de 65 ans et plus.
Source : base de données PaRIS 2024 de l’OCDE.
Le tableau de bord de l’enquête PaRIS10 permet de formuler les observations suivantes :
S’agissant des résultats des patients, la Suisse, les États-Unis et le Canada obtiennent un score supérieur à la moyenne de l’OCDE dans l’enquête PaRIS pour les cinq PROM, tandis que l’Espagne, l’Italie, le Portugal, la Roumanie et le Pays de Galles enregistrent un score proche ou inférieur à cette moyenne pour chacun de ces indicateurs.
Si la plupart des usagers de services de soins primaires âgés de 45 ans et plus sont satisfaits de leur état de santé, un nombre non négligeable d’entre eux est moins optimiste. En moyenne, 3 personnes environ sur 10 considèrent que leur santé physique et générale n’est que passable ou médiocre, et une part analogue signale un faible niveau de bien-être mental (d’après l’indicateur du bien-être). Les individus sont plus susceptibles d’avoir une opinion positive sur leur état de santé mentale et leur vie sociale (respectivement 83 % et 84 %, en moyenne).
En ce qui concerne le vécu des patients, l’Australie, la Belgique, les États-Unis et la Suisse obtiennent des résultats systématiquement supérieurs à la moyenne de l’OCDE dans l’enquête PaRIS, tandis que la Grèce, l’Islande et le Pays de Galles enregistrent des résultats proches ou inférieurs à cette moyenne pour les cinq PREM.
La plupart des usagers des services de soins primaires – environ 9 personnes sur 10 en moyenne – en ont une perception globale positive (indicateur de la qualité perçue) et considèrent que la personne est bien placée au cœur du processus. Toutefois, environ 4 personnes sur 10 ne se sentent pas en confiance pour gérer leur propre santé et leur bien-être, ne perçoivent pas la coordination des soins comme bonne et n’ont pas confiance dans le système de santé de manière générale.
Améliorer le vécu des patients est un objectif essentiel en soi. Mais les résultats de l’enquête PaRIS mettent également en évidence une corrélation positive entre le vécu des patients et de meilleurs résultats tels que ces derniers les déclarent, même si les corrélations ne sont pas toujours très élevées. En général, les pays où le vécu est meilleur semblent plus susceptibles d’enregistrer des scores également plus élevés sur les indicateurs de résultats des patients. En d’autres termes, l’évaluation que font les individus eux-mêmes de la qualité des soins qu’ils reçoivent et le degré de confiance qu’ils ont dans le système de santé sont étroitement liés à leur état de santé. Cette association est manifeste aux États-Unis et en Suisse, où les personnes interrogées font plus souvent état d’un vécu plus positif des soins et de meilleurs résultats sur le plan de la santé qu’en moyenne dans les pays de l’OCDE participants. On observe des tendances comparables en Australie, au Canada, en France, en Norvège et en Tchéquie, où les patients font état d’un vécu globalement positif des soins, ainsi que de résultats relativement bons sur le plan de la santé.
Toutefois, le lien entre les indicateurs n’est pas toujours uniforme. En Espagne, par exemple, si les patients ont une perception globalement positive des soins, les résultats tels qu’ils les déclarent peuvent encore être améliorés par rapport à la moyenne de l’OCDE dans l’enquête PaRIS. En Roumanie, les scores moyens relatifs à la démarche de soins centrée sur la personne et à la coordination des soins sont élevés, mais les indicateurs des résultats déclarés par les patients sont comparativement faibles. Ces résultats peuvent orienter les responsables publics vers les aspects sur lesquels leur pays a le plus besoin de progresser.
L’analyse de sensibilité, réalisée à partir d’un ajustement selon l’éventail des cas pour les indicateurs PaRIS10, a produit des résultats cohérents et similaires (voir l’Annexe 2.A pour plus de détails).
En s’appuyant sur ces informations générales, la section suivante décrit plus en détail les résultats de l’enquête afin d’étudier les facteurs qui peuvent expliquer pourquoi certains pays affichent de meilleurs résultats et un meilleur vécu des patients, tout en examinant aussi l’importance des facteurs liés aux structures médicales et aux patients eux-mêmes.
2.3. Facteurs associés à de meilleurs résultats et à un meilleur vécu des patients
Copier le lien de 2.3. Facteurs associés à de meilleurs résultats et à un meilleur vécu des patients2.3.1. Les patients qui ont un meilleur vécu des soins sont également plus susceptibles de faire état de meilleurs résultats sur le plan de la santé
Le tableau de bord PaRIS10 montre une corrélation positive générale, au niveau des pays, entre le vécu et les résultats des patients. Un examen approfondi des données confirme que les patients qui ont un meilleur vécu sont plus susceptibles de faire état de meilleurs résultats sur le plan de la santé, notamment en termes d’état de santé physique et mentale et de bien-être. Ainsi, le Graphique 2.1 montre que les personnes qui estiment bénéficier de soins fortement axés sur les patients (quartile supérieur, avec un score supérieur ou égal à 20 sur 24) ont de meilleurs résultats en matière de santé que celles qui ont une perception plutôt négative dans ce domaine (quartile inférieur, avec un score inférieur à 13 sur 24). Un examen approfondi de ces indicateurs montre qu’il est essentiel d’associer les patients aux décisions médicales qui les concernent afin de renforcer leur confiance dans leur capacité à gérer leur propre santé (voir chapitre 4). Dans ce cas-là, les patients font également état de meilleurs résultats sur le plan de la santé.
Graphique 2.1. Les personnes qui bénéficient de soins davantage centrés sur le patient ont un meilleur état de santé physique et mentale et un niveau de bien-être général plus élevé
Copier le lien de Graphique 2.1. Les personnes qui bénéficient de soins davantage centrés sur le patient ont un meilleur état de santé physique et mentale et un niveau de bien-être général plus élevé
Note : scores des personnes bénéficiant de soins fortement centrés sur le patient (SC>=20), de soins peu centrés sur le patient (SC<13) et moyenne de l’enquête PaRIS – pour ce qui est de la santé physique, de la santé mentale et du bien-être. Voir Tableau 2.1 pour la définition des échelles utilisées pour chaque indicateur.
Source : base de données PaRIS 2024 de l’OCDE.
De manière plus générale, les patients qui estiment avoir obtenu des résultats favorables sur un indicateur donné sont plus susceptibles d’obtenir des résultats favorables sur les autres PROM et PREM (Graphique 2.2). C’est le signe d’une corrélation deux à deux positive, statistiquement significative, entre les 10 indicateurs, même si les corrélations entre résultats et vécu en matière de soins sont rarement élevées.
C’est entre la coordination perçue et la démarche centrée sur la personne que la corrélation observée est la plus forte, laquelle s’explique par le chevauchement naturel de ces deux indicateurs. Les corrélations entre bien-être et santé mentale et physique sont également importantes. Si toutes les corrélations sont statistiquement significatives, elles ne sont pas toutes fortes. Ces résultats donnent à penser que, si les indicateurs PaRIS10 sont liés les uns aux autres, ils mesurent chacun des aspects distincts des résultats et du vécu des patients.
Graphique 2.2. Corrélations statistiques entre les indicateurs PaRIS10
Copier le lien de Graphique 2.2. Corrélations statistiques entre les indicateurs PaRIS10
Note : les corrélations deux à deux générées à l’aide de la méthode de Spearman sont toutes statistiquement significatives (p<0.05).
Source : base de données PaRIS 2024 de l’OCDE.
2.3.2. Plus d’un dixième des différences dans la façon dont les patients perçoivent les soins prodigués peut être attribué à des facteurs au niveau des pays
Le tableau de bord PaRIS10 montre que les PROM et les PREM diffèrent largement d’un pays à l’autre. Le Graphique 2.3 illustre dans quelle mesure les variations des résultats des 10 indicateurs peuvent être attribuées à des écarts entre les pays, entre les structures de soins primaires et entre les patients (à partir des corrélations intraclasse : voir le chapitre 7 pour une explication de cette mesure dans le contexte de l’enquête PaRIS).
Si les caractéristiques propres aux patients (comme l’âge, le sexe et la situation socioéconomique) expliquent en grande partie la variation des résultats, les caractéristiques au niveau des pays ont également une influence notable en ce qui concerne les cinq PREM et certains indicateurs PROM. Ces résultats reflètent l’importance des différences entre les pays en termes de disponibilité, d’accessibilité et de qualité des services de santé, mais aussi de facteurs extérieurs au système de santé. Ainsi, l’influence du pays sur la façon dont les individus évaluent la qualité globale des soins est plus de deux fois supérieure à celle des structures de soins primaires (15 % contre 7 % de la variation de l’indicateur de la qualité perçue). Des facteurs au niveau des pays expliquent également une grande part (16 %) de la variation des résultats de l’indicateur de confiance dans sa capacité d’autogestion, et en moyenne plus d’un dixième des écarts entre les cinq PREM. L’influence de ces facteurs est également marquée sur les PROM relatifs à l’état de santé général (12 %), à la santé mentale (8 %) et à la vie sociale (6 %).
Pour les dix indicateurs, les facteurs au niveau des pays ont une incidence plus forte que ceux liés aux structures médicales. Cela signifie que le pays dans lequel vit un patient a une plus grande incidence sur la façon dont il perçoit la qualité des soins que la structure médicale dans laquelle il se rend. Néanmoins, l’incidence des facteurs liés aux structures médicales reste relativement importante pour ce qui est de l’indicateur de la qualité perçue (7 %). Pour autant, les résultats semblent indiquer qu’un changement de politique au niveau national est plus susceptible d’entraîner des améliorations significatives du vécu et des résultats des patients que des efforts ciblés sur les structures de soins primaires individuelles. Les pages qui suivent examinent plus en détail l’impact de certains facteurs spécifiques au niveau des pays, des structures et des patients.
Graphique 2.3. Variations des résultats et du vécu des patients attribuées aux facteurs liés au pays, aux structures médicales et aux patients (corrélations intraclasse)
Copier le lien de Graphique 2.3. Variations des résultats et du vécu des patients attribuées aux facteurs liés au pays, aux structures médicales et aux patients (corrélations intraclasse)2.3.3. Les pays qui dépensent davantage pour la santé sont plus susceptibles d’obtenir des résultats et un vécu plus positifs, mais il est aussi possible d’obtenir de bons résultats avec des niveaux de dépenses inférieurs
Lorsque l’on compare les données des indicateurs PaRIS10 et les dépenses de santé, de nouveaux éléments apparaissent. On constate ainsi que les pays dont les dépenses de santé par habitant sont plus élevées ont de bonnes chances d’obtenir en moyenne des résultats et un vécu des patients plus positifs. Par exemple, la partie A du Graphique 2.4 présente une corrélation positive entre les dépenses de santé par habitant (corrigées au moyen des parités de pouvoir d’achat) et des scores plus élevés sur l’indicateur du bien-être. La partie B du Graphique 2.4 montre une tendance similaire pour l’indicateur de la qualité perçue : la plupart des pays ayant dépensé plus (moins) que la moyenne de l’OCDE dans l’enquête PaRIS obtiennent des scores plus élevés (plus faibles) pour ce PREM. Les corrélations entre les indicateurs PaRIS10 et les ressources des systèmes de santé, comme le nombre d’infirmiers ou de médecins, donnent des résultats globalement cohérents.
Parallèlement, les résultats montrent qu’il est possible d’obtenir de bons résultats même avec des niveaux de dépenses de santé plus faibles. Ainsi, la Tchéquie, la Belgique et la Suisse obtiennent les scores les plus élevés sur la « qualité perçue » alors que leurs niveaux de dépenses de santé par habitant sont très différents. De même, l’Islande et la Slovénie obtiennent des scores en matière de bien-être qui sont supérieurs à la moyenne de l’OCDE dans l’enquête PaRIS alors que leurs dépenses par habitant sont relativement faibles.
En particulier, la Tchéquie et la Slovénie obtiennent de bons résultats pour la plupart des indicateurs PaRIS10, malgré des dépenses de santé relativement faibles. Les chapitres suivants examinent plus en détail les politiques et les stratégies qui contribuent à ces bons résultats, et montrent qu’il n’est pas toujours nécessaire d’augmenter sensiblement les dépenses de santé pour obtenir de bons résultats.
Graphique 2.4. Dépenses de santé par habitant, 2024 (ou dernières données disponibles) ; bien-être et qualité perçue
Copier le lien de Graphique 2.4. Dépenses de santé par habitant, 2024 (ou dernières données disponibles) ; bien-être et qualité perçue
Note : les valeurs situées sur les deux axes ont été divisées par la moyenne de l’OCDE dans l’enquête PaRIS, ce qui signifie que 1 correspond à la moyenne de l’OCDE dans l’enquête PaRIS, et que les valeurs supérieures et inférieures à 1 représentent respectivement des valeurs supérieures et inférieures à la moyenne de l’OCDE dans l’enquête PaRIS. Les données du Pays de Galles (GB-WLS) correspondent aux dépenses de santé agrégées du Royaume‑Uni. *Les données de l’Italie se rapportent aux patients consultant un spécialiste au sein de services de soins ambulatoires, dans certaines régions. **L’échantillon des États-Unis inclut uniquement des personnes de 65 ans et plus. AU : Australie, BE : Belgique, CA : Canada, CZ : Tchéquie, FR : France, GR : Grèce, IS : Islande, LU : Luxembourg, NL : Pays-Bas, NO : Norvège, PT : Portugal, RO : Roumanie, SA : Arabie saoudite, SI : Slovénie, ES : Espagne, CH : Suisse, GB-WLS : Pays de Galles, IT : Italie, US : États-Unis.
Sources : Explorateur de données de l’OCDE, Observatoire mondial de la santé de l’OMS, base de données PaRIS 2024 de l’OCDE.
Les analyses de régression multivariées qui tiennent compte du PIB par habitant et des principales caractéristiques des patients confirment la corrélation positive avec les dépenses de santé. Toutefois, la corrélation entre les dépenses de santé par habitant des pays et les indicateurs PaRIS10 est souvent modérée (moins de 0.5 sauf pour la santé physique), en particulier pour les PREM (Graphique 2.5). En d’autres termes, si les dépenses de santé sont associées à de meilleurs scores aux indicateurs PaRIS10, cela ne garantit pas des résultats ou un vécu plus positifs pour les patients, et il est possible d’obtenir des résultats comparativement bons avec des niveaux de dépenses de santé inférieurs.
Graphique 2.5. Dépenses de santé par habitant et indicateurs PaRIS10, 2024 (ou dernières données disponibles)
Copier le lien de Graphique 2.5. Dépenses de santé par habitant et indicateurs PaRIS10, 2024 (ou dernières données disponibles)
Note : un astérisque indique une corrélation statistiquement significative (p<0.05). Dans les régressions multivariées tenant compte du PIB par habitant et des caractéristiques des patients (âge, sexe, niveau d’études, maladies chroniques), les dépenses de santé par habitant avaient un coefficient statistique significatif pour tous les indicateurs PaRIS10 à l’exception de celui relatif à la qualité perçue.
Sources : Explorateur de données de l’OCDE, Observatoire mondial de la santé de l’OMS, base de données PaRIS 2024 de l’OCDE.
2.3.4. Les pays où l’espérance de vie est plus longue n’obtiennent pas systématiquement de meilleurs résultats tels que perçus par les patients
Contrairement aux dépenses de santé, il n’existe pas de lien évident entre l’espérance de vie et les indicateurs PaRIS10. En effet, si les individus vivent plus longtemps, ils ne sont pas toujours en bonne santé. Le Graphique 2.6 montre, par exemple, que plusieurs pays connus pour leur espérance de vie élevée affichent également des niveaux relativement faibles de santé physique et mentale, d’après les déclarations des patients. Plus généralement, ces chiffres ne font pas apparaître de corrélation claire entre l’espérance de vie à 45 ans et l’état de santé physique ou mentale. En effet, une analyse plus détaillée a montré que toutes les corrélations entre l’espérance de vie (à différents âges) et les résultats déclarés par les patients étaient faibles et qu’aucune n’était statistiquement significative.
Ces résultats montrent que la simple survie est un indicateur grossier des résultats en matière de santé. Ce constat concorde avec les recherches ayant montré que les taux de survie ou de mortalité n’étaient pas suffisamment précis pour informer les responsables publics de l’efficacité des services de santé (Slawomirski, van den Berg et Karmakar-Hore, 2018[8] ; Abahussin et al., 2019[9]), et avec le fait que les statistiques officielles utilisent également des données sur la morbidité et sur la mortalité.
Graphique 2.6. Espérance de vie à 45 ans et état de santé physique et mentale, 2024
Copier le lien de Graphique 2.6. Espérance de vie à 45 ans et état de santé physique et mentale, 2024
Note : les valeurs situées sur les deux axes ont été divisées par la moyenne de l’OCDE dans l’enquête PaRIS, ce qui signifie que 1 correspond à la moyenne de l’OCDE dans l’enquête PaRIS, et que les valeurs supérieures et inférieures à 1 représentent respectivement des valeurs supérieures et inférieures à la moyenne de l’OCDE dans l’enquête PaRIS. *Les données de l’Italie se rapportent aux patients consultant un spécialiste au sein de services de soins ambulatoires, dans certaines régions. **L’échantillon des États-Unis inclut uniquement des personnes de 65 ans et plus. AU : Australie, BE : Belgique, CA : Canada, CZ : Tchéquie, FR : France, GR : Grèce, IS : Islande, LU : Luxembourg, NL : Pays-Bas, NO : Norvège, PT : Portugal, RO : Roumanie, SA : Arabie saoudite, SI : Slovénie, ES : Espagne, CH : Suisse, GB-WLS : Pays de Galles, IT : Italie, US : États-Unis.
Source : Perspectives de la population mondiale des Nations Unies ; base de données PaRIS 2024.
2.3.5. Les caractéristiques des structures médicales peuvent influer sur le vécu des patients
L’un des aspects essentiels de l’enquête PaRIS réside dans la possibilité d’établir un lien entre le vécu des patients et les caractéristiques des structures de soins primaires. Les analyses de régression exploratoires déterminent comment certaines caractéristiques des structures médicales sont associées à un ou plusieurs des cinq indicateurs du vécu des patients décrits dans ce chapitre (Tableau 2.3). Parmi ces caractéristiques, les suivantes étaient statistiquement significatives :
Patients dont les structures de soins primaires programment des consultations de plus de 15 minutes. Cela est particulièrement important pour les patients atteints de plusieurs maladies chroniques, pour qui il est essentiel de prévoir suffisamment de temps avec le professionnel de santé afin de gérer de multiples problèmes de santé et de traitements (voir le chapitre 3 pour une analyse plus approfondie).
Consultation à distance (par téléphone, vidéo ou autre). Ce point, analysé plus en détail au chapitre 4, montre que les consultations par vidéo ou autres moyens à distance sont davantage associées à des soins centrés sur la personne que les consultations par téléphone uniquement.
Perception du degré de préparation de la structure à la coordination des soins avec d’autres structures de santé et d’aide sociale pour les patients atteints d’une ou de plusieurs maladies chroniques, telle qu’évaluée par les structures de soins primaires.
Ces caractéristiques significatives sont fondées sur l’analyse de l’échantillon complet. Ces résultats ne sont pas toujours visibles dans les analyses au niveau des pays en raison de la variation limitée de certaines caractéristiques des structures dans certains pays.
Tableau 2.3. Caractéristiques des structures ayant une incidence significative dans l’analyse de régression
Copier le lien de Tableau 2.3. Caractéristiques des structures ayant une incidence significative dans l’analyse de régression|
Durée prévue de la consultation (plus de 15 minutes) |
Possibilité de consultation à distance |
Structure bien préparée à la coordination des soins |
|
|---|---|---|---|
|
Indicateurs de l’expérience déclarée par les patients (PREM) |
|||
|
Confiance dans sa capacité d’autogestion (% de patients ayant une perception favorable) |
|||
|
Coordination perçue (sur une échelle de 0 à 15) |
+ |
+ |
+ |
|
Démarche de soins centrée sur la personne (sur une échelle de 0 à 24) |
+ |
||
|
Qualité perçue (% de patients ayant une perception favorable) |
+ |
||
|
Confiance dans le système de santé (% de patients ayant une perception favorable) |
+ |
||
Note : + indique les coefficients positifs et significatifs dans l’analyse de régression multiniveaux, avec prise en compte de l’âge, du genre, du niveau d’études, du nombre de maladies chroniques, des dépenses de santé par habitant et du PIB par habitant.
Source : Explorateur de données de l’OCDE et base de données PaRIS 2024 de l’OCDE.
2.3.6. Personnaliser les soins selon le genre, l’âge et la situation socioéconomique de la personne
Malgré l’incidence que les facteurs au niveau des pays peuvent avoir sur les résultats et le vécu des patients, ce sont les caractéristiques mêmes des patients qui expliquent la plupart des variations des résultats. Ces résultats montrent à quel point il est important d’adapter les traitements au genre, à l’âge et à la situation socioéconomique de chaque patient (Tableau 2.4). Le résultat le plus frappant est peut-être le paradoxe santé/genre : les femmes vivent en général plus longtemps que les hommes, mais elles font systématiquement état de moins bons résultats sur le plan de la santé. Les femmes ont également une perception moins bonne des soins que les hommes, en dehors de l’indicateur de confiance dans sa capacité d’autogestion, pour lequel les valeurs sont presque identiques. Le chapitre 5 décrit plus en détail les disparités entre les genres et autres, ainsi que des solutions pour les réduire.
Les inégalités entre les groupes socioéconomiques sont encore plus marquées. Cela peut s’expliquer en partie par le fait que les personnes ayant un faible niveau d’études sont plus susceptibles d’être atteintes de maladies chroniques : 87 % des usagers de services de soins primaires âgés de 45 ans ou plus, contre 78 % des personnes ayant un niveau d’études élevé. Pour autant, les données de l’enquête PaRIS montrent que, même après prise en compte du nombre de maladies chroniques, les groupes socialement défavorisés enregistrent de moins bons résultats (voir le chapitre 5). Par ailleurs, les personnes ayant un faible niveau d’études ont généralement une perception des soins moins bonne, en dehors de l’indicateur relatif à la coordination perçue.
Les écarts entre les âges sont moins nets. S’agissant des résultats des patients, si les personnes âgées de 75 ans et plus sont moins susceptibles que les 45‑54 ans de faire état d’une vie sociale satisfaisante et d’un bon état de santé général, elles sont plus fréquemment positives quant à leur niveau de bien-être et de santé mentale. Les personnes âgées mentionnent également plus souvent une perception positive des soins, à l’exception de l’indicateur de confiance dans sa capacité d’autogestion.
Tableau 2.4. Indicateurs PaRIS10 – différences selon le genre, l’âge et le niveau d’études
Copier le lien de Tableau 2.4. Indicateurs PaRIS10 – différences selon le genre, l’âge et le niveau d’études|
Genre |
Âge |
Niveau d’études |
||||
|---|---|---|---|---|---|---|
|
Femmes |
Hommes |
45‑54 ans |
75 ans et plus |
Faible |
Élevé |
|
|
Indicateurs des résultats déclarés par les patients (PROM) |
||||||
|
Santé physique (sur une échelle de 16 à 68) |
45.6 |
47.4 |
46.9 |
44.3 |
44.1 |
48.3 |
|
Santé mentale (sur une échelle de 21 à 68) |
46.8 |
48.2 |
46.9 |
46.9 |
45.5 |
49.0 |
|
Vie sociale (% de personnes ayant des résultats satisfaisants) |
84 % |
86 % |
86 % |
79 % |
79 % |
89 % |
|
Bien-être (sur une échelle de 0 à 100) |
59.9 |
64.2 |
58.5 |
61.7 |
58.5 |
64.6 |
|
État de santé général (% de personnes ayant des résultats satisfaisants) |
69 % |
72 % |
76 % |
60 % |
60 % |
78 % |
|
Indicateurs de l’expérience déclarée par les patients (PREM) |
||||||
|
Confiance dans sa capacité d’autogestion (% de patients ayant une perception favorable) |
61 % |
61 % |
61 % |
57 % |
56 % |
65 % |
|
Coordination perçue (sur une échelle de 0 à 15) |
8.0 |
8.5 |
7.6 |
8.6 |
8.3 |
8.1 |
|
Démarche de soins centrée sur la personne (sur une échelle de 0 à 24) |
16.4 |
16.9 |
16.0 |
16.9 |
16.3 |
16.8 |
|
Qualité perçue (% de patients ayant une perception favorable) |
86 % |
88 % |
83 % |
89 % |
86 % |
88 % |
|
Confiance dans le système de santé (% de patients ayant une perception favorable) |
58 % |
68 % |
59 % |
66 % |
59 % |
67 % |
|
Pourcentage de répondants présentant une ou plusieurs maladies chroniques |
81 % |
83 % |
71 % |
92 % |
87 % |
78 % |
Note : valeurs pour l’échantillon complet, la moyenne de l’OCDE dans l’enquête PaRIS, y compris les personnes ne présentant pas de maladie chronique (sauf pour les indicateurs relatifs à la coordination perçue et à la démarche de soins centrée sur la personne, pour lesquels aucune donnée n’est disponible pour ces personnes). Les cellules en bleu correspondent à des valeurs plus élevées, statistiquement significatives (p<0.05). Voir Tableau 2.1 pour la définition des échelles et des limites utilisées pour chaque indicateur.
Source : base de données PaRIS 2024 de l’OCDE.
2.3.7. Les personnes atteintes de maladies chroniques font généralement état de moins bons résultats, mais ont un vécu analogue en matière de soins
Les résultats montrent également l’incidence des maladies chroniques sur les résultats des patients. Sur l’ensemble des usagers de services de soins primaires ayant participé à l’enquête PaRIS, 81 % sont atteints d’au moins une maladie chronique, et 52 % d’entre eux en ont plusieurs (deux ou plus). La prise en charge de ces affections est beaucoup plus complexe, et mobilise bien plus de ressources, que la prise en charge d’une seule maladie, ce qui pèse sur les systèmes et les professionnels de santé, qui doivent fournir des soins de haute qualité et bien coordonnés.
Les personnes atteintes de maladies chroniques signalent généralement des résultats moins bons que celles qui n’en ont pas, comme le montrent les cinq PROM dans tous les pays participants. De même, pour les trois PREM qui mesurent la perception des soins primaires, les patients atteints de maladies chroniques sont, en moyenne, moins enclins à faire état d’une perception positive.
Toutefois, les écarts entre ces groupes sont souvent minimes, en particulier dans des domaines tels que la qualité perçue et la confiance dans le système de santé. Dans certains cas, les patients atteints de maladies chroniques ont un vécu légèrement plus positif ; par exemple, dans cinq pays participants, ils sont plus susceptibles d’avoir confiance dans le système de santé.
Les chapitres 3 et 4 approfondissent ces conclusions, en soulignant comment des services de soins primaires bien conçus peuvent améliorer à la fois les résultats et le vécu. Une analyse plus approfondie des données de l’enquête PaRIS montre par exemple que les patients atteints de plusieurs maladies chroniques signalent une meilleure coordination des soins lorsqu’ils ont eu un bilan de médication (autrement dit, tous leurs médicaments sont passés en revue avec un professionnel de santé).
Les Graphique 2.7 et Graphique 2.8 mettent en évidence certaines des principales conclusions de la section 2.3, avec des résultats plus détaillés, indicateur par indicateur, comparant les personnes atteintes ou non de maladies chroniques. D’autres tableaux de bord, en annexe, proposent une ventilation complète des résultats par pays pour les personnes qui ne présentent pas de maladie chronique, ainsi que pour tous les usagers des services de soins primaires.
Graphique 2.7. La plupart des usagers des services de soins primaires âgés de 45 ans et plus sont atteints d’une ou de plusieurs maladies chroniques
Copier le lien de Graphique 2.7. La plupart des usagers des services de soins primaires âgés de 45 ans et plus sont atteints d’une ou de plusieurs maladies chroniques
Note : les résultats ne sont pas standardisés par âge et par sexe.
Source : base de données PaRIS 2024 de l’OCDE.
Graphique 2.8. Les personnes atteintes de maladies chroniques font état de moins bons résultats sur le plan de la santé, mais ont un vécu analogue en matière de soins
Copier le lien de Graphique 2.8. Les personnes atteintes de maladies chroniques font état de moins bons résultats sur le plan de la santé, mais ont un vécu analogue en matière de soins
Note : aucune donnée n’est disponible pour les personnes qui ne présentent pas de maladie chronique concernant les PREM relatifs à la coordination perçue et à la démarche de soins centrée sur la personne.
Source : base de données PaRIS 2024 de l’OCDE.
2.4. Analyse descriptive indicateur par indicateur
Copier le lien de 2.4. Analyse descriptive indicateur par indicateur2.4.1. Santé physique
L’indicateur mesure l’état de santé physique à partir de la réponse d’une personne à quatre questions sur les fonctions physiques, la douleur et la fatigue, à l’aide de l’échelle PROMIS Global Health. Les graphiques ci‑après montrent le score d’une personne « moyenne » présentant des caractéristiques spécifiées. Ces résultats sont ensuite ventilés en fonction de caractéristiques particulières, comme le fait que les répondants soient atteints ou non de maladies chroniques, et en fonction de leur structure de soins primaires. Le score obtenu est un score T dont le seuil de « bonne » santé physique est fixé à 42 (seuil au-dessous duquel l’état de santé est considéré comme « médiocre » ou pire).
Dans la quasi-totalité des pays, une personne moyenne atteinte de maladies chroniques estime que son état de santé physique dépasse ce seuil médiocre de 42 (Graphique 2.9). C’est aux États-Unis, en Suisse, au Canada, en Australie, aux Pays-Bas et en Norvège que les scores moyens sont les plus élevés, les valeurs étant toutes nettement supérieures à la moyenne de l’OCDE dans l’enquête PaRIS. Néanmoins, dans tous les pays, le score moyen est inférieur au seuil de 50, entre état de santé « bon » et « très bon »– probablement parce que l’enquête PaRIS ne porte que sur des patients en soins primaires et sur un groupe plus âgé que la population générale.
Si une personne moyenne atteinte de maladies chroniques se juge généralement en bonne santé physique, elles sont malgré tout 3 sur 10 en moyenne dans les pays de l’OCDE à penser que leur état de santé physique est médiocre (au-dessous du seuil de 42). Cette proportion passe à 4 sur 10 au Portugal, en Espagne et au Pays de Galles, et à près de 5 sur 10 en Roumanie – voir le tableau de bord PaRIS10 (Tableau 2.2) pour plus de détails.
En revanche, pour une personne moyenne qui ne présente pas de maladie chronique, le score de santé physique est supérieur au seuil entre « très bon » et « bon » dans 13 pays sur 19. Dans tous les pays, le score moyen des personnes atteintes de maladies chroniques est nettement inférieur à celui des personnes qui n’en ont pas (p<0.05).
Les personnes ayant un faible niveau d’études font état d’un état de santé physique nettement moins bon, ce qui s’explique en partie par la plus forte prévalence des maladies chroniques au sein de ce groupe. Les femmes sont également en moins bonne santé physique que les hommes. Les personnes âgées de 45‑54 ans jugent, en moyenne, leur état de santé physique meilleur que celui des personnes de 75 ans et plus (voir la section 2.3 et le chapitre 5 pour une analyse plus détaillée).
À l’intérieur des pays, on observe généralement peu de variation de l’état de santé physique des patients d’une structure de soins primaires à l’autre, par rapport à d’autres indicateurs PaRIS10 (Graphique 2.3). Néanmoins, les écarts de résultats selon la structure s’élèvent à environ 10 points (soit l’équivalent d’un écart-type) en Australie, en Belgique, en Tchéquie, en Norvège, en Arabie saoudite et au Pays de Galles (Graphique 2.10).
Graphique 2.9. Santé physique – personnes atteintes ou non de maladies chroniques
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Note : sur l’échelle PROMIS® Scale v1.2 – Global Health, la composante santé physique est mesurée selon un score T compris entre 16 à 68. Deux seuils sont indiqués : un seuil de 42, entre état de santé « bon » et « médiocre », et un seuil de 50, entre état de santé « très bon » et « bon ». *Les données de l’Italie se rapportent aux patients consultant un spécialiste au sein de services de soins ambulatoires, dans certaines régions. **L’échantillon des États-Unis inclut uniquement des personnes de 65 ans et plus. Tous les écarts, au sein d’un même pays, entre les personnes atteintes et non de maladies chroniques sont statistiquement significatifs (p<0.05).
Source : base de données PaRIS 2024 de l’OCDE.
Graphique 2.10. Santé physique – variation des résultats selon la structure de soins primaires (personnes atteintes de maladies chroniques)
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Note : hors structures comptant moins de dix répondants. Chaque point noir représente une structure de soins primaires. Santé physique : sur l’échelle PROMIS® Scale v1.2 – Global Health, la composante santé physique est mesurée selon un score T compris entre 16 et 68, avec un seuil entre état de santé « bon » et « médiocre » de 42. *Les données de l’Italie se rapportent aux patients consultant un spécialiste au sein de services de soins ambulatoires, dans certaines régions. **Aucune donnée disponible au niveau des structures pour les États-Unis.
Source : base de données PaRIS 2024 de l’OCDE.
2.4.2. Santé mentale
L’indicateur mesure l’état de santé mentale à partir de la réponse d’une personne à quatre questions sur la qualité de vie, la détresse émotionnelle et la vie sociale, sur l’échelle PROMIS Global Health. Les graphiques ci‑après montrent le score d’une personne « moyenne » présentant des caractéristiques spécifiées. Ces résultats sont ensuite ventilés en fonction de caractéristiques particulières, comme le fait que les répondants soient atteints ou non de maladies chroniques, et en fonction de leur structure de soins primaires. Le score obtenu est un score T dont le seuil de « bonne » santé mentale est fixé à 40 (seuil au-dessous duquel l’état de santé est considéré comme « médiocre » ou pire).
Dans la totalité des pays, une personne moyenne atteinte de maladies chroniques estime que son état de santé mentale dépasse ce seuil médiocre de 40 (Graphique 2.11). C’est en Arabie saoudite, aux États-Unis, en Suisse et au Canada que ces scores moyens sont les plus élevés, les valeurs étant toutes nettement supérieures à la moyenne de l’OCDE dans l’enquête PaRIS – et supérieures au seuil de 48, entre état de santé « très bon » et « bon ».
Si la plupart des patients atteints de maladies chroniques se jugent généralement en bonne santé mentale, ils sont malgré tout 2 environ sur 10 en moyenne dans les pays de l’OCDE à penser que leur état de santé mentale est médiocre (au-dessous du seuil de 40) – voir le tableau de bord PaRIS10 (Tableau 2.2) pour plus de détails.
Pour les personnes qui n’ont pas de maladie chronique, le score moyen en matière de santé mentale est supérieur au seuil entre état de santé « très bon » et « bon » dans la plupart des pays (16 sur 19). Dans tous les pays, le score moyen des personnes atteintes de maladies chroniques est nettement inférieur à celui des personnes qui n’en ont pas (p<0.05).
Les personnes ayant un faible niveau d’études jugent leur état de santé mentale nettement moins bon, ce qui s’explique en partie par la plus forte prévalence des maladies chroniques au sein de ce groupe. Les femmes se déclarent également, en moyenne, en moins bonne santé mentale que les hommes. Les écarts par groupe d’âge sont négligeables, le score moyen des personnes âgées de 75 ans et plus étant le même que celui des 45‑54 ans (voir la section 2.3 et le chapitre 5 pour une analyse plus détaillée).
À l’intérieur des pays, on observe généralement peu de variation de l’état de santé mentale des patients d’une structure médicale à l’autre, par rapport à d’autres indicateurs PaRIS10 (Graphique 2.3). Les écarts les plus marqués en matière de santé mentale selon la structure sont d’environ 7 points, en Australie, en Norvège et au Pays de Galles (Graphique 2.12).
Graphique 2.11. Santé mentale – personnes atteintes ou non de maladies chroniques
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Note : sur l’échelle PROMIS® Scale v1.2 – Global Health, la composante santé mentale est mesurée selon un score T compris entre 21 à 68. Deux seuils sont indiqués : un seuil de 40, entre état de santé « bon » et « médiocre », et un seuil de 48, entre état de santé « très bon » et « bon ». *Les données de l’Italie se rapportent aux patients consultant un spécialiste au sein de services de soins ambulatoires, dans certaines régions. **L’échantillon des États-Unis inclut uniquement des personnes de 65 ans et plus. Tous les écarts, au sein d’un même pays, entre les personnes atteintes et non de maladies chroniques sont statistiquement significatifs (p<0.05).
Source : base de données PaRIS 2024 de l’OCDE.
Graphique 2.12. Santé mentale – variation des résultats selon la structure médicale (personnes atteintes de maladies chroniques)
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Note : hors structures comptant moins de dix répondants. Chaque point noir représente une structure de soins primaires. Sur l’échelle PROMIS® Scale v1.2 – Global Health, la composante santé mentale est mesurée selon un score T compris entre 21 et 68, avec un seuil entre état de santé « bon » et « médiocre » de 40, les valeurs plus élevées correspondant à un meilleur état de santé mentale. *Les données de l’Italie se rapportent aux patients consultant un spécialiste au sein de services de soins ambulatoires, dans certaines régions. **Aucune donnée disponible au niveau des structures pour les États-Unis.
Source : base de données PaRIS 2024 de l’OCDE.
2.4.3. Vie sociale
L’indicateur relatif à la vie sociale mesure la capacité des individus à mener à bien leurs activités et fonctions sociales habituelles, à l’aide d’un seul élément de l’échelle PROMIS Global Health. Les graphiques ci‑après montrent la part des répondants qui déclarent des résultats positifs (bons, très bons ou excellents, par rapport à médiocre ou mauvais). Ces résultats sont ensuite ventilés en fonction de caractéristiques particulières, comme le fait que les répondants soient atteints ou non de maladies chroniques, et en fonction de leur structure de soins primaires.
En moyenne, dans les pays de l’OCDE, 83 % des patients atteints de maladies chroniques jugent leur vie sociale satisfaisante, dans une fourchette allant de 73 à 93 % selon les pays (Graphique 2.13). C’est en Arabie saoudite (93 %), en France (91 %), en Suisse et aux États-Unis (90 %) que la proportion de patients atteints de maladies chroniques faisant état de résultats positifs est la plus élevée.
S’agissant des personnes qui n’ont pas de maladie chronique, 94 % mentionnent des résultats positifs, au moins 9 sur 10 jugeant leur vie sociale favorablement dans presque tous les pays (17 sur 19). Dans tous les pays, cette proportion est nettement plus élevée que celle des patients atteints de maladies chroniques. Globalement, les écarts entre les personnes atteintes de maladies chroniques et celles qui n’en ont pas sont particulièrement marqués au Pays de Galles, au Portugal, en Roumanie, en Italie et en Espagne, où relativement peu de patients atteints de maladies chroniques font état de résultats favorables.
Les personnes ayant un faible niveau d’études sont moins susceptibles de faire état de résultats positifs (79 %, contre 89 % pour les personnes ayant un niveau d’études élevé). L’âge compte également, les personnes de 75 ans et plus signalant moins fréquemment une vie sociale satisfaisante. Dans les deux cas, les écarts reflètent en grande partie la prévalence plus élevée des maladies chroniques chez les personnes âgées et celles ayant un faible niveau d’études. Les écarts entre hommes et femmes sont beaucoup moins marqués. Ces résultats soulignent la nécessité de mettre en place des politiques qui s’attaquent aux principaux facteurs de risque pour la santé et favorisent un vieillissement en bonne santé, ainsi que l’importance des déterminants sociaux de la santé. Voir la section 2.3 et le chapitre 5 pour une analyse plus détaillée.
À l’intérieur des pays, le degré de satisfaction des patients à l’égard de leur vie sociale peut varier nettement d’une structure de soins primaires à l’autre, le plus souvent dans les pays où les valeurs globales sont comparativement faibles (Graphique 2.14). C’est particulièrement le cas au Pays de Galles et au Portugal. Dans ces pays, certaines structures de soins primaires entraînent des résultats bien supérieurs à la moyenne de l’OCDE dans l’enquête PaRIS, alors que les moyennes nationales sont les plus faibles parmi les pays participants. Ces variations peuvent refléter des inégalités en matière de santé induites par des facteurs socioéconomiques, mais peuvent également être dues à des différences d’accès et de qualité des services sociaux associés à proximité des structures de soins primaires, une analyse plus approfondie étant nécessaire pour en comprendre les causes.
Graphique 2.13. Vie sociale – personnes atteintes ou non de maladies chroniques faisant état de résultats positifs
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Note : échelle PROMIS® Scale v1.2 – Global Health. Réponse à la question : « Dans l'ensemble, de quelle manière estimez-vous remplir vos activités habituelles avec les autres et votre rôle dans la société [plus de détails dans le questionnaire] » : « bonne, très bonne ou excellente », par rapport à « médiocre ou mauvaise ». *Les données de l’Italie se rapportent aux patients consultant un spécialiste au sein de services de soins ambulatoires, dans certaines régions. **L’échantillon des États-Unis inclut uniquement des personnes de 65 ans et plus. Tous les écarts, au sein d’un même pays, entre les personnes atteintes et non de maladies chroniques sont statistiquement significatifs (p<0.05).
Source : base de données PaRIS 2024 de l’OCDE.
Graphique 2.14. Vie sociale – variation des résultats selon la structure de soins primaires (personnes atteintes de maladies chroniques)
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Note : hors structures comptant moins de dix répondants. Chaque point noir représente une structure de soins primaires. Échelle PROMIS® Scale v1.2 – Global Health. Réponse à la question : « Dans l'ensemble, de quelle manière estimez-vous remplir vos activités habituelles avec les autres et votre rôle dans la société [plus de détails dans le questionnaire] » : « bonne, très bonne ou excellente », par rapport à « médiocre ou mauvaise ». *Les données de l’Italie se rapportent aux patients consultant un spécialiste au sein de services de soins ambulatoires, dans certaines régions. **Aucune donnée disponible au niveau des structures pour les États-Unis.
Source : base de données PaRIS 2024 de l’OCDE.
2.4.4. Bien-être
L’indicateur du bien-être mesure le degré de satisfaction d’une personne en termes d’humeur, de vitalité et d’épanouissement, sur la base de ses réponses aux cinq questions qui composent l’indice de bien-être OMS‑5. Les graphiques ci‑après montrent le score d’une personne « moyenne » présentant des caractéristiques spécifiées. Ces résultats sont ensuite ventilés en fonction de caractéristiques particulières, comme le fait que les répondants soient atteints ou non de maladies chroniques, et en fonction de leur structure de soins primaires.
Ce score est basé sur une échelle brute de 0 à 25 qui a été convertie en une échelle de 0 à 100, où 50 est un seuil couramment utilisé pour une personne ayant un faible bien-être mental.
Dans tous les pays, le score moyen des patients atteints de maladies chroniques est supérieur au seuil de faible bien-être mental tel qu’ils perçoivent leur propre degré de bien-être (Graphique 2.15). C’est aux Pays-Bas, en Suisse, aux États-Unis, en Islande et en Norvège que les scores moyens sont les plus élevés, les valeurs étant toutes nettement supérieures à la moyenne de l’OCDE dans l’enquête PaRIS.
Pour autant, dans ces pays et dans quatre autres seulement (Canada, Slovénie, Luxembourg et Tchéquie), le degré de bien-être d’une personne atteinte de maladie chronique est positif plus de la moitié du temps en moyenne (score de 60 ou plus). En outre, environ 3 personnes atteintes de maladies chroniques sur 10 font état d’un faible degré de bien-être mental (inférieur au seuil de 50), et cette proportion atteint environ 4 sur 10 au Pays de Galles, au Portugal et en Italie – voir le tableau de bord PaRIS10 (Tableau 2.2) pour plus de détails.
En revanche, la plupart des personnes qui ne présentent pas de maladie chronique sont satisfaites de leur niveau de bien-être plus de la moitié du temps (score de 60 ou plus), et leur score moyen est nettement supérieur à celui des patients atteints de maladies chroniques (p<0.05) dans tous les pays.
Les personnes ayant un faible niveau d’études font état d’un degré de bien-être plus faible, ce qui s’explique en partie par la plus forte prévalence des maladies chroniques au sein de ce groupe. Les femmes signalent également, en moyenne, un niveau de bien-être inférieur à celui des hommes. Les personnes âgées de 75 ans et plus déclarent un niveau de bien-être supérieur à celui des 45‑54 ans. Ces résultats selon les caractéristiques des patients – à l’exception des différences entre les groupes d’âge – sont cohérents avec ceux de l’indicateur relatif à la santé mentale (voir la section 2.3 et le chapitre 5 pour une analyse plus détaillée).
À l’intérieur des pays, on observe peu de variation du niveau de bien-être des patients d’une structure de soins primaires à l’autre, par rapport à d’autres indicateurs PaRIS10 (Graphique 2.3). Néanmoins, les écarts de résultats selon la structure représentent environ 20 points en Espagne et au Pays de Galles, et plus de 15 points en Australie, en Belgique, en France, en Norvège, au Portugal et en Arabie saoudite (Graphique 2.16).
Graphique 2.15. Bien-être – personnes atteintes ou non de maladies chroniques
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Note : indice de bien-être OMS‑5 avec une échelle de 0 à 100. Deux seuils sont indiqués : un seuil de 50, au-dessous duquel le niveau de bien-être mental est considéré comme faible, et un seuil de 60, au-delà duquel la personne interrogée ressent un niveau de bien-être satisfaisant plus de la moitié du temps. *Les données de l’Italie se rapportent aux patients consultant un spécialiste au sein de services de soins ambulatoires, dans certaines régions. **L’échantillon des États-Unis inclut uniquement des personnes de 65 ans et plus. Tous les écarts, au sein d’un même pays, entre les personnes atteintes et non de maladies chroniques sont statistiquement significatifs (p<0.05).
Source : base de données PaRIS 2024 de l’OCDE.
Graphique 2.16. Bien-être – variation des résultats selon la structure de soins primaires (personnes atteintes de maladies chroniques)
Copier le lien de Graphique 2.16. Bien-être – variation des résultats selon la structure de soins primaires (personnes atteintes de maladies chroniques)
Note : hors structures comptant moins de dix répondants. Chaque point noir représente une structure de soins primaires. Indice de bien-être OMS‑5 avec une échelle de 0 à 100. Deux seuils sont indiqués : un seuil de 50, au-dessous duquel le niveau de bien-être mental est considéré comme faible. *Les données de l’Italie se rapportent aux patients consultant un spécialiste au sein de services de soins ambulatoires, dans certaines régions. **Aucune donnée disponible au niveau des structures pour les États-Unis.
Source : base de données PaRIS 2024 de l’OCDE.
2.4.5. État de santé général
Cet indicateur de l’état de santé général fournit une mesure globale de l’état de santé d’une personne à l’aide d’un seul élément de l’échelle PROMIS Global Health. Les graphiques ci‑après montrent la part des répondants qui déclarent des résultats positifs (bons, très bons ou excellents, par rapport à médiocre ou mauvais). Ces résultats sont ensuite ventilés en fonction de caractéristiques particulières, comme le fait que les répondants soient atteints ou non de maladies chroniques, et en fonction de leur structure de soins primaires.
En moyenne, dans les pays de l’OCDE, 66 % des personnes atteintes de maladies chroniques jugent leur état de santé général satisfaisant, mais dans une fourchette très large, allant de 39 à 93 % selon les pays (Graphique 2.17). C’est en Arabie saoudite que la proportion de patients atteints de maladies chroniques satisfaits de leur état de santé général est la plus élevée (93 %), le Canada et les États-Unis comptant également plus de 80 % de déclarations positives.
Parmi les personnes qui ne présentent pas de maladie chronique, 91 % font état de résultats positifs. Dans la plupart des pays (14 sur 19), 9 personnes sur 10 qui n’ont pas de maladie chronique sont satisfaites de leur état de santé général. Dans tous les pays, cette proportion est nettement plus élevée que celle des patients atteints de maladies chroniques. En général, les écarts entre les personnes atteintes de maladies chroniques et celles qui n’en ont pas sont particulièrement marqués dans les pays où relativement peu de patients atteints de maladies chroniques font état de résultats favorables.
Les personnes ayant un faible niveau d’études sont moins susceptibles de faire état de résultats positifs (60 %, contre 78 % pour les personnes ayant un niveau d’études élevé). L’âge compte également, les personnes de 75 ans et plus signalant moins fréquemment des résultats positifs (60 % des répondants, contre 76 % des 45‑54 ans). Dans les deux cas, les écarts reflètent en grande partie la prévalence plus élevée des maladies chroniques chez les personnes âgées et celles ayant un faible niveau d’études. Les écarts entre hommes et femmes sont beaucoup moins marqués. Ces résultats soulignent la nécessité de mettre en place des politiques qui s’attaquent aux principaux facteurs de risque pour la santé et favorisent un vieillissement en bonne santé, ainsi que l’importance des déterminants sociaux de la santé. Voir la section 2.3 et le chapitre 5 pour une analyse plus détaillée.
À l’intérieur des pays, l’état de santé général des patients peut varier nettement d’une structure de soins primaires à l’autre (Graphique 2.18). Par exemple, alors que les moyennes nationales concernant l’état de santé général en Espagne et au Pays de Galles sont nettement inférieures à la moyenne de l’OCDE dans l’enquête PaRIS, certaines structures de soins primaires dans ces pays obtiennent des résultats supérieurs à cette moyenne. L’écart à l’intérieur d’un même pays est supérieur à 50 points de pourcentage en Espagne et au Portugal, et supérieur ou égal à 30 points dans tous les pays étudiés, à l’exception de l’Arabie saoudite, de l’Australie, du Canada, de l’Italie et de la Roumanie.
Graphique 2.17. État de santé général – personnes atteintes ou non de maladies chroniques faisant état de résultats positifs
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Note : échelle PROMIS® Scale v1.2 – Global Health. Réponse à la question : « Dans l'ensemble, pensez-vous que votre santé est... », « bonne, très bonne ou excellente », par rapport à « médiocre ou mauvaise ». *Les données de l’Italie se rapportent aux patients consultant un spécialiste au sein de services de soins ambulatoires, dans certaines régions. **L’échantillon des États-Unis inclut uniquement des personnes de 65 ans et plus. Tous les écarts, au sein d’un même pays, entre les personnes atteintes et non de maladies chroniques sont statistiquement significatifs (p<0.05).
Source : base de données PaRIS 2024 de l’OCDE.
Graphique 2.18. État de santé général – variation des résultats selon la structure de soins primaires (personnes atteintes de maladies chroniques)
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Note : hors structures comptant moins de dix répondants. Chaque point noir représente une structure de soins primaires. Échelle PROMIS® Scale v1.2 – Global Health. Réponse à la question : « Dans l'ensemble, pensez-vous que votre santé est... », « bonne, très bonne ou excellente », par rapport à « médiocre ou mauvaise ». *Les données de l’Italie se rapportent aux patients consultant un spécialiste au sein de services de soins ambulatoires, dans certaines régions. **Aucune donnée disponible au niveau des structures pour les États-Unis.
Source : base de données PaRIS 2024 de l’OCDE.
2.4.6. Confiance dans sa capacité d’autogestion
L’indicateur relatif à la confiance dans sa capacité d’autogestion mesure le degré de confiance que les personnes interrogées ont dans leur capacité à gérer eux-mêmes leur santé et leur bien-être, à partir d’une question du questionnaire P3CEQ. Les graphiques ci‑après montrent la part des répondants exprimant un avis positif (« Vous pensez-vous capable de prendre soin de votre santé et de votre bien-être ? », « oui, plutôt » ou « oui tout à fait » par rapport à « non, plutôt pas » ou « non, pas du tout ».). Ces résultats sont ensuite ventilés en fonction de caractéristiques particulières, comme le fait que les répondants soient atteints ou non de maladies chroniques, et en fonction de leur structure de soins primaires.
En moyenne, dans les pays de l’OCDE, seuls 59 % des patients atteints de maladies chroniques se disent confiants dans leur capacité à gérer eux-mêmes leur santé, mais dans une fourchette très large, allant de 24 à 92 % selon les pays (Graphique 2.19). La France (92 %) affiche la plus forte proportion de personnes confiantes dans leur capacité à gérer elles-mêmes leurs maladies chroniques, suivie des Pays-Bas (78 %), des États-Unis (74 %) et de l’Arabie saoudite (73 %).
S’agissant des personnes qui ne présentent pas de maladie chronique, 70 % se déclarent confiantes dans leur capacité à s’autogérer. Toutefois, les écarts à l’intérieur des pays ne sont statistiquement significatifs que dans 8 des 19 pays (France, Pays-Bas, Tchéquie, Australie, Canada, Pays de Galles, Norvège et Roumanie).
Les personnes ayant un faible niveau d’études sont moins susceptibles de se dire confiantes dans leur capacité à gérer leur santé (56 %, contre 65 % pour les personnes ayant un niveau d’études élevé). Les écarts en fonction de l’âge sont légèrement moins marqués, les personnes de 75 ans et plus exprimant moins fréquemment leur confiance dans leur capacité d’autogestion (57 % des répondants, contre 61 % des 45‑54 ans). Dans les deux cas, les écarts pourraient refléter en partie la prévalence plus élevée des maladies chroniques chez les personnes âgées et celles ayant un faible niveau d’études. Il n’y a pas de différences notables entre hommes et femmes. Voir la section 2.3 et le chapitre 5 pour une analyse plus détaillée.
À l’intérieur de certains pays, le degré de confiance dans sa capacité d’autogestion varie nettement d’une structure de soins primaires à l’autre (Graphique 2.20), notamment en Australie, au Canada, en Norvège et au Pays de Galles, avec des écarts de plus de 25 points de pourcentage. Ces variations pourraient s’expliquer par des différences dans la proportion de personnes atteintes de maladies chroniques couvertes par une structure de soins primaires donnée, ainsi que par des différences de qualité et d’accès aux soins primaires entre les structures. Une analyse plus fine de cet indicateur montre qu’il est essentiel d’associer les patients aux décisions médicales qui les concernent afin de renforcer leur confiance dans leur capacité à gérer leur propre santé. Voir le chapitre 4 pour une analyse plus détaillée de cette question.
Graphique 2.19. Confiance dans sa capacité d’autogestion – personnes atteintes ou non de maladies chroniques faisant part d’une perception positive
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Note : questionnaire P3CEQ. Réponse à la question : « Vous pensez-vous capable de prendre soin de votre santé et de votre bien-être ? », « oui, plutôt » ou « oui tout à fait » par rapport à « non, plutôt pas » ou « non, pas du tout ». *Les données de l’Italie se rapportent aux patients consultant un spécialiste au sein de services de soins ambulatoires, dans certaines régions. **L’échantillon des États-Unis inclut uniquement des personnes de 65 ans et plus. Toutes les différences au sein d’un même pays entre les personnes atteintes de maladies chroniques et celles qui n’en ont pas sont statistiquement significatives (p<0.05), sauf pour l’Arabie saoudite, la Suisse, l’Espagne, la Belgique, le Portugal, la Slovénie, le Luxembourg, la Grèce, l’Islande, l’Italie et les États-Unis.
Source : base de données PaRIS 2024 de l’OCDE.
Graphique 2.20. Confiance dans sa capacité d’autogestion – variation de la perception selon la structure de soins primaires (personnes atteintes de maladies chroniques)
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Note : hors structures comptant moins de dix répondants. Chaque point noir représente une structure de soins primaires. Questionnaire P3CEQ. Réponse à la question : « Vous pensez-vous capable de prendre soin de votre santé et de votre bien-être ? », « oui, plutôt » ou « oui tout à fait » par rapport à « non, plutôt pas » ou « non, pas du tout ». *Les données de l’Italie se rapportent aux patients consultant un spécialiste au sein de services de soins ambulatoires, dans certaines régions. **Aucune donnée disponible au niveau des structures pour les États-Unis.
Source : base de données PaRIS 2024 de l’OCDE.
2.4.7. Coordination perçue
L’indicateur relatif à la coordination perçue repose sur le questionnaire P3CEQ. L’échelle, qui comprend cinq questions, mesure le sentiment qu’éprouve le patient de bénéficier d’un parcours de soins fluide et continu dans différentes structures de soins. Les graphiques ci‑après montrent le score moyen des personnes atteintes de maladies chroniques dans chaque pays, et au sein d’un même pays, en fonction de leur structure de soins primaires. Ce score est basé sur une échelle allant de 0 à 15. Deux seuils sont indiqués : une valeur de 7.5, correspondant à un score moyen de 50 % ou plus sur les cinq questions, et une valeur plus élevée de 10, correspondant à un score moyen de 66.6 %. Les données ne sont pas disponibles pour les personnes qui ne présentent pas de maladie chronique.
Dans 6 des 19 pays, le score moyen des personnes atteintes de maladies chroniques est inférieur au seuil de 7.5, autrement dit à un score inférieur à 50 % sur les cinq questions (Graphique 2.21). En outre, seule la Suisse et la Roumanie enregistrent un score moyen supérieur à 10 (soit 66.6 % en moyenne). De fait, dans les pays de l’OCDE, une part non négligeable des répondants n’est pas convaincue de la fluidité du parcours de soins, environ 4 personnes sur 10 atteintes de maladies chroniques se situant au-dessous du seuil de 7.5 (moins de 50 %) – voir le tableau de bord PaRIS10 (Tableau 2.2) pour plus de détails.
En moyenne, les personnes ayant un faible niveau d’études ont une perception légèrement meilleure de la coordination des soins que les personnes ayant un niveau d’études élevé. Ce constat contraste avec tous les autres indicateurs de l’enquête PaRIS10, pour lesquels les personnes ayant un niveau d’études élevé sont plus susceptibles de faire état d’un résultat positif. Cela pourrait s’expliquer par le fait que les systèmes de santé parviennent à gérer la coordination des soins pour les personnes ayant un faible niveau d’études, mais cela pourrait également être dû à des attentes plus élevées de la part des personnes ayant un niveau d’études élevé. Les écarts liés à l’âge et au genre sont plus marqués, les scores moyens des personnes âgées et des hommes étant plus élevés. Voir la section 2.3 et le chapitre 5 pour une analyse plus détaillée.
Dans plusieurs pays, le nombre de patients se disant satisfaits de la coordination des soins est très variable d’une structure à l’autre, notamment en Arabie saoudite, au Portugal, au Pays de Galles et en Suisse (Graphique 2.22). Ces variations mettent en relief des différences potentielles de qualité et d’accès aux structures de soins primaires, ainsi qu’aux soins connexes prodigués dans d’autres structures médicales. Une analyse plus fine de cet indicateur montre qu’une planification des soins plus fréquente et un bilan de médication régulier constituent de bons moyens d’améliorer la coordination des soins. Voir les chapitres 3 et 4 pour une analyse plus détaillée de cette question.
Graphique 2.21. Coordination perçue – personnes atteintes de maladies chroniques
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Note : Questionnaire P3CEQ. Réponse à cinq questions pour évaluer la coordination des soins. Échelle de 0 à 15. Deux seuils sont indiqués : un seuil de 7.5, représentant le milieu de l’échelle, et un seuil de 10, correspondant à une réponse positive, en moyenne, aux questions posées. *Les données de l’Italie se rapportent aux patients consultant un spécialiste au sein de services de soins ambulatoires, dans certaines régions. **L’échantillon des États-Unis inclut uniquement des personnes de 65 ans et plus.
Source : base de données PaRIS 2024 de l’OCDE.
Graphique 2.22. Coordination perçue – variation de la perception selon la structure de soins primaires (personnes atteintes de maladies chroniques)
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Note : Questionnaire P3CEQ. Réponse à cinq questions pour évaluer la coordination des soins. L’échelle est comprise entre 0 et 15 ; plus les scores sont élevés, plus la coordination est jugée bonne. *Les données de l’Italie se rapportent aux patients consultant un spécialiste au sein de services de soins ambulatoires, dans certaines régions. **Aucune donnée disponible au niveau des structures pour les États-Unis.
Source : base de données PaRIS 2024 de l’OCDE.
2.4.8. Démarche de soins centrée sur la personne
L’indicateur relatif à la démarche de soins centrée sur la personne repose sur le questionnaire P3CEQ. L’échelle, qui comprend huit questions, mesure jusqu’à quel point les besoins d’une personne en matière de santé sont gérés de manière globale, en veillant à ce que ses préférences et ses besoins soient au cœur des soins prodigués. Les graphiques ci‑après montrent le score moyen des personnes atteintes de maladies chroniques dans chaque pays, et au sein d’un même pays, en fonction de leur structure de soins primaires. Ce score est basé sur une échelle allant de 0 à 24. Deux seuils sont indiqués : une valeur de 12, correspondant à un score moyen de 50 % ou plus sur les huit questions, et une valeur plus élevée de 16, correspondant à un score moyen de 66.6 %. Les données ne sont pas disponibles pour les personnes qui ne présentent pas de maladie chronique.
Dans tous les pays, les personnes atteintes de maladies chroniques obtiennent en moyenne des scores supérieurs au seuil de 12, soit un score d’au moins 50 % sur les huit questions (Graphique 2.23). Dans la plupart des pays (13 sur 19), ce score moyen est également supérieur au seuil supérieur de 16 (soit une réponse positive en moyenne sur les huit questions). C’est en Suisse, aux États-Unis et en Australie que les scores sont les plus élevés.
Dans la plupart des pays, environ 1 personne atteinte de maladies chroniques sur 10 ne considère pas avoir reçu des soins centrés sur la personne (au-dessous du seuil de 12, soit 50 %). Mais cette proportion atteint près de 4 sur 10 au Pays de Galles – voir le tableau de bord PaRIS10 (Tableau 2.2) pour plus de détails.
En moyenne, les personnes ayant un faible niveau d’études ont dans ce domaine une perception légèrement plus négative que les personnes ayant un niveau d’études élevé. Un écart analogue est observé entre les genres, les hommes enregistrant en moyenne un score plus élevé, ainsi que selon les groupes d’âge, les personnes âgées de 75 ans et plus déclarant en moyenne un score plus élevé. Voir la section 2.3 et le chapitre 5 pour une analyse plus détaillée.
À l’intérieur des pays, le sentiment que les soins sont centrés sur la personne peut varier considérablement d’une structure à l’autre, les différences les plus marquées étant observées au Portugal et au Pays de Galles (Graphique 2.24). Ces variations mettent en relief des différences potentielles de qualité des structures de soins primaires et peut-être des soins connexes prodigués dans d’autres structures médicales. Une analyse plus fine de cet indicateur met en évidence le rôle clé de la continuité des informations transmises, et en particulier la nécessité de les répéter. Voir les chapitres 4 et 6 pour une analyse plus détaillée de cette question.
Graphique 2.23. Démarche de soins centrée sur la personne – personnes atteintes de maladies chroniques
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Note : Questionnaire P3CEQ. Réponses à huit questions visant à déterminer si les soins sont centrés sur la personne. Échelle de 0 à 24. Deux seuils sont indiqués : une valeur de 12, représentant le milieu de l’échelle, et une valeur de 16, correspondant à une réponse positive, en moyenne, aux questions posées. *Les données de l’Italie se rapportent aux patients consultant un spécialiste au sein de services de soins ambulatoires, dans certaines régions. **L’échantillon des États-Unis inclut uniquement des personnes de 65 ans et plus.
Source : base de données PaRIS 2024 de l’OCDE.
Graphique 2.24. Démarche de soins centrée sur la personne – variation de la perception selon la structure de soins primaires (personnes atteintes de maladies chroniques)
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Note : Questionnaire P3CEQ. Réponses à huit questions visant à déterminer si les soins sont centrés sur la personne. L’échelle est comprise entre 0 et 24 ; plus les scores sont élevés, plus les soins sont centrés sur la personne. *Les données de l’Italie se rapportent aux patients consultant un spécialiste au sein de services de soins ambulatoires, dans certaines régions. **Aucune donnée disponible au niveau des structures pour les États-Unis.
Source : base de données PaRIS 2024 de l’OCDE.
2.4.9. Qualité perçue
L’indicateur de la qualité perçue fournit une évaluation globale de la façon dont une personne évalue les soins qu’elle a reçus au cours des 12 derniers mois, à partir d’une question adaptée de l’Enquête internationale du Fonds du Commonwealth sur les politiques de santé. Les graphiques ci‑après montrent la part des répondants qui font part d’une perception positive (bons, très bons ou excellente, par rapport à assez bons ou mauvaise). Ces résultats sont ensuite ventilés en fonction de caractéristiques particulières, comme le fait que les répondants soient atteints ou non de maladies chroniques, et en fonction de leur structure de soins primaires.
En moyenne, dans les pays de l’OCDE, 87 % des personnes atteintes de maladies chroniques font part d’une perception positive, mais dans une fourchette large, allant de 69 à 97 % selon les pays (Graphique 2.25). C’est en Suisse (97 %), en Tchéquie (96 %) et en Belgique (95 %) que la proportion de patients atteints de maladies chroniques faisant état d’une perception positive est la plus élevée.
Les résultats sont très proches chez les personnes qui ne présentent pas de maladie chronique (89 % faisant état d’une perception positive en moyenne), sans différence statistique entre les personnes atteintes de maladies chroniques et les autres dans l’ensemble des pays.
Les personnes ayant un faible niveau d’études sont légèrement moins susceptibles de faire part d’une perception positive (86 %, contre 88 % pour les personnes ayant un niveau d’études élevé). Les écarts en fonction de l’âge sont davantage marqués, les personnes de 75 ans et plus exprimant plus fréquemment une perception positive (89 % des répondants, contre 83 % des 45‑54 ans). Les femmes sont légèrement moins susceptibles que les hommes de faire état d’une perception positive. Voir la section 2.3 et le chapitre 5 pour une analyse plus détaillée.
À l’intérieur des pays, la perception de la qualité par les patients varie souvent largement d’une structure de soins primaires à l’autre (Graphique 2.26). Il s’agit en effet de l’indicateur PaRIS10 pour lequel la variation selon la structure est la plus importante (Graphique 2.3). Les différences selon les structures au sein des pays sont particulièrement marquées au Pays de Galles et au Portugal, dans une fourchette de plus de 50 points de pourcentage entre les estimations. La variation selon les structures au sein des pays est également relativement élevée en Grèce, en Espagne et en Islande, dans une fourchette de plus de 30 points. Dans tous ces pays, les patients des structures les plus performantes font état d’une perception similaire à ceux de certains des pays affichant les valeurs globales les plus élevées.
Ces variations pourraient être le signe de différences de qualité des soins selon les structures de soins primaires, même si des recherches plus approfondies sont nécessaires pour en comprendre les causes potentielles. En effet, l’analyse approfondie des facteurs qui sous-tendent les systèmes de santé de qualité élevée apporte des éléments précieux, notamment le temps de consultation prévu et la durée de la relation avec le professionnel de santé (voir chapitre 3), ainsi que le fait de savoir si la structure s’investit dans ses relations avec les patients et comment elle les aide à s’orienter dans le système (voir chapitre 4).
Graphique 2.25. Qualité perçue – personnes atteintes ou non de maladies chroniques faisant part d’une perception positive
Copier le lien de Graphique 2.25. Qualité perçue – personnes atteintes ou non de maladies chroniques faisant part d’une perception positive
Note : réponse à la question : « En tenant compte de tous les aspects en lien avec vos soins, dans l'ensemble, comment évaluez-vous les soins médicaux que vous avez reçus de votre médecin traitant ? », « bons, très bons ou excellente », par rapport à « assez bons, mauvaise ou je ne suis pas certain(e)». *Les données de l’Italie se rapportent aux patients consultant un spécialiste au sein de services de soins ambulatoires, dans certaines régions. **L’échantillon des États-Unis inclut uniquement des personnes de 65 ans et plus. Tous les écarts, au sein d’un même pays, entre les personnes atteintes et non de maladies chroniques ne sont pas statistiquement significatifs (p<0.05).
Source : base de données PaRIS 2024 de l’OCDE.
Graphique 2.26. Qualité perçue – variation de la perception selon la structure de soins primaires (personnes atteintes de maladies chroniques)
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Note : hors structures comptant moins de dix répondants. Chaque point noir représente une structure de soins primaires. Réponse à la question : « En tenant compte de tous les aspects en lien avec vos soins, dans l'ensemble, comment évaluez-vous les soins médicaux que vous avez reçus de votre médecin traitant ?», « bons, très bons ou excellente », par rapport à « assez bons, mauvaise ou je ne suis pas certain(e)». *Les données de l’Italie se rapportent aux patients consultant un spécialiste au sein de services de soins ambulatoires, dans certaines régions. **Aucune donnée disponible au niveau des structures pour les États-Unis.
Source : base de données PaRIS 2024 de l’OCDE.
2.4.10. Confiance dans le système de santé
L’indicateur relatif à la confiance dans le système de santé évalue le degré de confiance qu’une personne accorde globalement à son système de santé, à partir d’une question inspirée des Lignes directrices de l’OCDE sur la mesure de la confiance. Les graphiques ci‑après montrent la part des répondants qui font état d’une perception positive (d’accord ou tout à fait d’accord pour dire qu’on peut avoir confiance dans le système de santé, par rapport à ceux qui ne sont ni d’accord ni pas d’accord, qui ne sont pas d’accord ou pas du tout d’accord) et présentant des caractéristiques spécifiées. Ces résultats sont ensuite ventilés en fonction de caractéristiques particulières, comme le fait que les répondants soient atteints ou non de maladies chroniques, et en fonction de leur structure de soins primaires.
En moyenne, dans les pays de l’OCDE, 62 % des personnes atteintes de maladies chroniques disent qu’elles ont confiance dans le système de santé, mais dans une fourchette très large, allant de 36 à 89 % selon les pays (Graphique 2.27). L’Espagne1 (89 %) affiche la plus forte proportion de patients atteints de maladies chroniques ayant confiance dans leur système de santé, suivie de l’Arabie saoudite (74 %) et de la Norvège (73 %). Les résultats sont très proches chez les personnes qui ne présentent pas de maladie chronique (64 % ayant confiance dans le système de santé en moyenne), sans différence statistique entre les personnes atteintes de maladies chroniques et les autres dans l’ensemble des pays. Comme l’enquête PaRIS ne porte que sur les personnes qui ont recours aux services de soins primaires, elle peut ne pas inclure celles qui se défient le plus du système et s’abstiennent de consulter.
Les personnes ayant un faible niveau d’études sont moins susceptibles de se dire confiantes dans le système de santé (59 %, contre 67 % pour les personnes ayant un niveau d’études élevé). Les écarts en fonction de l’âge sont analogues, les personnes de 75 ans et plus exprimant plus fréquemment une perception positive (66 % des répondants, contre 59 % des 45‑54 ans). Les disparités entre les genres sont importantes, les femmes étant beaucoup moins susceptibles que les hommes de faire état d’une perception positive (58 %, contre 68 %). Il est donc nécessaire de mettre davantage l’accent sur les politiques qui garantissent que les femmes se sentent en sécurité et respectées dans les structures médicales.
La confiance dans le système de santé varie souvent considérablement d’une structure à l’autre au sein d’un même pays (Graphique 2.28), dans une fourchette allant de 10 à 20 points de pourcentage dans la plupart des pays, et jusqu’à 30 points environ au Portugal et au Pays de Galles. Une analyse plus fine de cette question montre que la confiance accordée au système de santé reflète étroitement le vécu personnel, par exemple lorsqu’une personne a été confrontée à des situations désagréables, une mauvaise coordination des soins ou des délais d’attente problématiques. Voir le chapitre 6 pour un examen plus détaillé.
Graphique 2.27. Confiance dans le système de santé – personnes atteintes ou non de maladies chroniques faisant part d’une perception positive
Copier le lien de Graphique 2.27. Confiance dans le système de santé – personnes atteintes ou non de maladies chroniques faisant part d’une perception positive
Note : réponse à la question : « Dans quelle mesure êtes-vous d'accord ou non avec le fait que l'on peut faire confiance au système de santé ? » : « tout à fait d’accord », « d’accord », par rapport à « ni d’accord ni pas d’accord », « pas d’accord », « pas du tout d’accord ». En Espagne, l’indicateur relatif à la confiance porte précisément sur la confiance dans les prestataires de soins primaires consultés par les patients dans la structure de soins primaires où ils sont suivis. Cette distinction peut influer sur les niveaux de confiance en Espagne et limiter la comparabilité avec d’autres pays où les indicateurs portent sur la confiance dans le système de santé de manière plus générale. *Les données de l’Italie se rapportent aux patients consultant un spécialiste au sein de services de soins ambulatoires, dans certaines régions. **L’échantillon des États-Unis inclut uniquement des personnes de 65 ans et plus. Tous les écarts, au sein d’un même pays, entre les personnes atteintes et non de maladies chroniques ne sont pas statistiquement significatifs (p<0.05).
Source : base de données PaRIS 2024 de l’OCDE.
Graphique 2.28. Confiance dans le système de santé – variation de la perception selon la structure de soins primaires (personnes atteintes de maladies chroniques)
Copier le lien de Graphique 2.28. Confiance dans le système de santé – variation de la perception selon la structure de soins primaires (personnes atteintes de maladies chroniques)
Note : hors structures comptant moins de dix répondants. Chaque point noir représente une structure de soins primaires. Réponse à la question : « Dans quelle mesure êtes-vous d'accord ou non avec le fait que l'on peut faire confiance au système de santé ? » : « tout à fait d’accord », « d’accord », par rapport à « ni d’accord ni pas d’accord », « pas d’accord », « pas du tout d’accord ». En Espagne, l’indicateur relatif à la confiance porte précisément sur la confiance dans les prestataires de soins primaires consultés par les patients dans la structure de soins primaires où ils sont suivis. Cette distinction peut influer sur les niveaux de confiance en Espagne et limiter la comparabilité avec d’autres pays où les indicateurs portent sur la confiance dans le système de santé de manière plus générale. *Les données de l’Italie se rapportent aux patients consultant un spécialiste au sein de services de soins ambulatoires, dans certaines régions. **Aucune donnée disponible au niveau des structures pour les États-Unis.
Source : base de données PaRIS 2024 de l’OCDE.
Références
[9] Abahussin, A. et al. (2019), « PROMs for Pain in Adult Cancer Patients : A Systematic Review of Measurement Properties », Pain Practice, vol. 19/1, pp. 93-117, https://doi.org/10.1111/PAPR.12711.
[11] Cullati, S. et al. (2020), « Does the single-item self-rated health measure the same thing across different wordings? Construct validity study », Quality of Life Research, vol. 29, pp. 2593-2604, https://doi.org/10.1007/s11136-020-02533-2.
[2] De Boer, D. et al. (2022), « Assessing the outcomes and experiences of care from the perspective of people living with chronic conditions, to support countries in developing people-centred policies and practices : study protocol of the International Survey of People Living with Chronic Conditions (PaRIS survey) », BMJ Open, vol. 12/9, https://doi.org/10.1136/bmjopen-2022-061424.
[10] Goldstein, H. et M. Healy (1995), « The Graphical Presentation of a Collection of Means », Journal of the Royal Statistical Society. Series A (Statistics in Society), vol. 158/1, p. 175, https://doi.org/10.2307/2983411.
[4] Heun, R. et al. (2001), « Validity of the five-item WHO Well-Being Index (WHO-5) in an elderly population », European Archives of Psychiatry and Clinical Neuroscience, vol. 251/SUPPL. 2, pp. 27-31, https://doi.org/10.1007/BF03035123/METRICS.
[7] Lloyd, H. et al. (2019), « Validation of the person-centred coordinated care experience questionnaire (P3CEQ) », International Journal for Quality in Health Care 7, pp. 506-512, https://doi.org/10.1093/intqhc/mzy212.
[1] OCDE (2017), Ministerial Statement : The Next Generation of Health Reforms, OCDE, Paris, https://www.oecd.org/content/dam/oecd/en/events/2024/1/health-ministerial/ministerial-statement-2017.pdf/_jcr_content/renditions/original./ministerial-statement-2017.pdf.
[6] OCDE (2017), OECD Guidelines on Measuring Trust, Éditions OCDE, Paris, https://doi.org/10.1787/9789264278219-en.
[3] PROMIS (2017), Global Health : A brief guide to the PROMIS© Global Health instruments, Patient-Reported Outcomes Measurement Information System – Global Health, https://www.healthmeasures.net/administrator/components/com_instruments/uploads/PROMIS%20Global%20Scoring%20Manual.pdf.
[8] Slawomirski, L., M. van den Berg et S. Karmakar-Hore (2018), « Patient-reported Indicator Survey (PaRIS) : Aligning Practice and Policy for Better Health Outcomes », World Medical Journal, vol. 64/3, https://www.wma.net/wp-content/uploads/2018/10/WMJ_3_2018-1.pdf.
[5] The Commonwealth Fund (2017), 2017 Commonwealth Fund International Health Policy Survey of Older Adults, The Commonwealth Fund, https://www.commonwealthfund.org/publications/surveys/2017/nov/2017-commonwealth-fund-international-health-policy-survey-older.
Annexe 2.A. Analyses de sensibilité et tableaux de bord supplémentaires
Copier le lien de Annexe 2.A. Analyses de sensibilité et tableaux de bord supplémentairesAnalyses de sensibilité
Copier le lien de Analyses de sensibilitéLes résultats présentés dans ce chapitre et tout au long du rapport, sauf mention contraire, sont standardisés par âge et par sexe, sans autre ajustement selon l’éventail des cas. Cette approche a été retenue afin de garder un juste milieu entre l’importance de l’éventail des cas et la nécessité d’éviter un ajustement excessif qui risquerait de masquer des écarts de performances entre les pays qui peuvent relever de l’action publique.
Une analyse de sensibilité a été réalisée pour vérifier la robustesse des résultats des indicateurs PaRIS10 par rapport à d’autres spécifications. Le modèle par défaut utilisé pour la standardisation par âge et par sexe (modèle A) a été comparé à un autre modèle (modèle B) qui tient également compte de la prévalence, dans les groupes de répondants à l’enquête PaRIS, des maladies chroniques les plus courantes : hypertension artérielle, maladies cardiovasculaires ou cardiaques, diabète (type 1 ou 2), arthrite ou problèmes persistants au niveau du dos ou des articulations, affections respiratoires (par ex., asthme ou BPCO), dépression, anxiété ou autres troubles psychiques, et cancer (Tableau d’annexe 2.A.). L’évaluation consiste à tester les différences statistiquement significatives (au seuil de 95 %) entre les estimations des pays sur la base des intervalles de comparaison (Goldstein et Healy, 1995[10]).
Les résultats sont très proches d’une spécification à l’autre. Les résultats avec un ajustement supplémentaire selon l’éventail des cas sont légèrement plus élevés (meilleurs résultats et vécu), mais, dans presque tous les cas, les différences ne sont pas statistiquement significatives au seuil de 95 % par rapport aux résultats obtenus avec une standardisation par âge et par sexe. La position relative des pays au regard des dix indicateurs est également restée presque toujours inchangée. Les seules différences statistiquement significatives entre les modèles A et B pour les indicateurs ont été relevées pour les indicateurs de l’état de santé général et de la santé physique en Arabie saoudite. S’agissant de l’état de santé général, l’Arabie saoudite gagne 3.5 points de pourcentage dans le modèle B, sans changement dans le classement, par rapport au modèle A. En ce qui concerne la santé physique, l’Arabie saoudite gagne 1.4 point de score T sur l’indicateur de santé physique par rapport au modèle A, et grimpe de quatre places.
Une analyse de sensibilité supplémentaire a également été menée pour les indicateurs PaRIS reposant sur des éléments uniques utilisant les échelles de Likert : état de santé général, vie sociale, qualité perçue, confiance dans le système de santé, confiance dans sa capacité d’autogestion. En particulier, des tests de robustesse ont été effectués pour comparer les résultats présentant un axe positif et ceux comprenant une option neutre (Cullati et al., 2020[11]). Les comparaisons avec l’indicateur de l’OCDE relatif à la perception de la santé (population de 15 ans et plus) montrent également des corrélations fortes et significatives avec les indicateurs PaRIS sur l’état de santé général, la santé physique et la santé mentale.
Tableau d’annexe 2.A.1. Tableau de bord pour l’échantillon complet, analyse de sensibilité
Copier le lien de Tableau d’annexe 2.A.1. Tableau de bord pour l’échantillon complet, analyse de sensibilitéStandardisation par âge et par sexe, plus ajustement supplémentaire selon l’éventail des cas pour les sept maladies chroniques les plus fréquemment déclarées
|
Pays |
Indicateurs des résultats déclarés par les patients |
Indicateurs de l’expérience déclarée par les patients |
||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
|
Santé physique |
Santé mentale |
Vie sociale |
Bien-être |
État de santé général |
Confiance dans sa capacité d’autogestion |
Qualité perçue |
Confiance dans le système de santé |
|
|
Résultats positifs |
≥ 42 |
≥ 40 |
Bonne, très bonne, excellente |
≥ 50 |
Bonne, très bonne, excellente |
Confiant(e), très confiant(e) |
Bonne, très bonne, excellente |
D’accord, tout à fait d’accord |
|
OCDE PaRIS |
46 |
47 |
87 % |
62 |
71 % |
61 % |
87 % |
62 % |
|
Arabie saoudite |
48 |
53 |
95 % |
60 |
96 % |
74 % |
89 % |
74 % |
|
Australie |
49 |
49 |
86 % |
63 |
83 % |
66 % |
94 % |
65 % |
|
Belgique |
46 |
46 |
88 % |
61 |
77 % |
64 % |
95 % |
70 % |
|
Canada |
49 |
50 |
92 % |
65 |
90 % |
63 % |
94 % |
62 % |
|
Espagne |
45 |
47 |
85 % |
63 |
64 % |
70 % |
86 % |
89 % |
|
France |
45 |
47 |
93 % |
59 |
80 % |
93 % |
91 % |
61 % |
|
Grèce |
46 |
46 |
90 % |
60 |
75 % |
38 % |
74 % |
36 % |
|
Islande |
45 |
48 |
82 % |
65 |
69 % |
37 % |
74 % |
54 % |
|
Luxembourg |
46 |
48 |
89 % |
62 |
77 % |
58 % |
93 % |
67 % |
|
Norvège |
47 |
47 |
82 % |
63 |
65 % |
49 % |
91 % |
73 % |
|
Pays de Galles |
45 |
47 |
78 % |
56 |
69 % |
54 % |
73 % |
47 % |
|
Pays-Bas |
47 |
47 |
84 % |
65 |
66 % |
79 % |
92 % |
71 % |
|
Portugal |
44 |
44 |
78 % |
58 |
49 % |
64 % |
70 % |
54 % |
|
Roumanie |
42 |
44 |
77 % |
60 |
47 % |
44 % |
79 % |
51 % |
|
Slovénie |
46 |
47 |
89 % |
60 |
64 % |
62 % |
88 % |
61 % |
|
Suisse |
48 |
49 |
92 % |
65 |
82 % |
68 % |
97 % |
69 % |
|
Tchéquie |
46 |
48 |
90 % |
60 |
68 % |
69 % |
95 % |
54 % |
|
États-Unis** |
50 |
52 |
93 % |
67 |
91 % |
78 % |
93 % |
65 % |
|
Italie* |
45 |
45 |
81 % |
56 |
45 % |
24 % |
77 % |
62 % |
Score supérieur à la moyenne de l’OCDE dans l’enquête PaRIS (statistiquement plus élevé, 1+ intervalle comparatif au-dessus).
Score proche de la moyenne de l’OCDE dans l’enquête PaRIS (pas d’écart statistique, dans le même intervalle comparatif).
Score inférieur à la moyenne de l’OCDE dans l’enquête PaRIS (statistiquement plus bas, 1+ intervalle comparatif en dessous).
Note : sont indiquées, pour cinq indicateurs, des valeurs en pourcentage qui mesurent la proportion de personnes faisant état d’un résultat ou d’un vécu positif (par exemple, les patients se déclarant en bon, très bon ou excellent état de santé général). Pour cinq indicateurs, on indique également le score du répondant moyen, à partir d’échelles validées au niveau international. Voir le Tableau 2.1 pour de plus amples informations sur les seuils des réponses positives et les échelles utilisées. Des cellules de couleur différente montrent si les valeurs diffèrent statistiquement de la moyenne de l’OCDE dans l’enquête PaRIS. Dans tous les cas, des chiffres plus élevés indiquent de meilleurs résultats. En Espagne, l’indicateur relatif à la confiance porte précisément sur la confiance dans les prestataires de soins primaires consultés par les patients dans la structure de soins primaires où ils sont suivis. Cette distinction peut influer sur les niveaux de confiance en Espagne et limiter la comparabilité avec d’autres pays où les indicateurs portent sur la confiance dans le système de santé de manière plus générale.* Les données de l’Italie se rapportent aux patients consultant un spécialiste au sein de services de soins ambulatoires, dans certaines régions. **L’échantillon des États-Unis inclut uniquement des personnes de 65 ans et plus.
Source : base de données PaRIS 2024 de l’OCDE.
Tableaux de bord supplémentaires
Copier le lien de Tableaux de bord supplémentairesTableau d’annexe 2.A.2. Tableau de bord pour l’échantillon complet
Copier le lien de Tableau d’annexe 2.A.2. Tableau de bord pour l’échantillon completPourcentage de personnes faisant état de résultats ou d’un vécu positifs et scores moyens, parmi tous les usagers des services de soins primaires de 45 ans et plus (résultats standardisés par âge et par sexe)
|
Pays |
Indicateurs des résultats déclarés par les patients |
Indicateurs de l’expérience déclarée par les patients |
||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
|
Santé physique |
Santé mentale |
Vie sociale |
Bien-être |
État de santé général |
Confiance dans sa capacité d’autogestion |
Qualité perçue |
Confiance dans le système de santé |
|
|
Résultats positifs |
≥ 42 |
≥ 40 |
Bonne, très bonne, excellente |
≥ 50 |
Bonne, très bonne, excellente |
Confiant(e), très confiant(e) |
Bonne, très bonne, excellente |
D’accord, tout à fait d’accord |
|
OCDE PaRIS |
46 |
47 |
85 % |
62 |
70 % |
61 % |
87 % |
63 % |
|
Arabie saoudite |
47 |
53 |
94 % |
59 |
93 % |
73 % |
89 % |
73 % |
|
Australie |
48 |
48 |
81 % |
61 |
77 % |
62 % |
94 % |
64 % |
|
Belgique |
46 |
47 |
87 % |
62 |
77 % |
65 % |
95 % |
70 % |
|
Canada |
48 |
49 |
89 % |
63 |
85 % |
61 % |
94 % |
62 % |
|
Espagne |
45 |
46 |
81 % |
62 |
60 % |
68 % |
85 % |
88 % |
|
France |
46 |
47 |
93 % |
60 |
80 % |
93 % |
91 % |
61 % |
|
Grèce |
46 |
46 |
89 % |
61 |
74 % |
39 % |
74 % |
37 % |
|
Islande |
45 |
48 |
80 % |
64 |
67 % |
37 % |
74 % |
54 % |
|
Luxembourg |
46 |
48 |
88 % |
62 |
75 % |
58 % |
93 % |
67 % |
|
Norvège |
48 |
48 |
83 % |
65 |
69 % |
50 % |
92 % |
74 % |
|
Pays de Galles |
45 |
47 |
77 % |
55 |
67 % |
54 % |
72 % |
47 % |
|
Pays-Bas |
48 |
48 |
85 % |
67 |
70 % |
80 % |
92 % |
71 % |
|
Portugal |
43 |
43 |
75 % |
57 |
47 % |
63 % |
70 % |
54 % |
|
Roumanie |
42 |
44 |
76 % |
60 |
46 % |
44 % |
79 % |
52 % |
|
Slovénie |
47 |
48 |
90 % |
63 |
68 % |
64 % |
89 % |
62 % |
|
Suisse |
48 |
50 |
92 % |
66 |
82 % |
69 % |
97 % |
70 % |
|
Tchéquie |
47 |
48 |
89 % |
61 |
67 % |
70 % |
95 % |
55 % |
|
États-Unis** |
48 |
51 |
89 % |
64 |
83 % |
75 % |
93 % |
65 % |
|
Italie* |
45 |
45 |
80 % |
57 |
43 % |
25 % |
78 % |
62 % |
Score supérieur à la moyenne de l’OCDE dans l’enquête PaRIS (statistiquement plus élevé, 1+ intervalle comparatif au-dessus).
Score proche de la moyenne de l’OCDE dans l’enquête PaRIS (pas d’écart statistique, dans le même intervalle comparatif).
Score inférieur à la moyenne de l’OCDE dans l’enquête PaRIS (statistiquement plus bas, 1+ intervalle comparatif en dessous).
Note : sont indiquées, pour cinq indicateurs, des valeurs en pourcentage qui mesurent la proportion de personnes faisant état d’un résultat ou d’un vécu positif (par exemple, les patients se déclarant en bon, très bon ou excellent état de santé général). Pour cinq indicateurs, on indique également le score du répondant moyen, à partir d’échelles validées au niveau international. Voir le Tableau 2.1 pour de plus amples informations sur les seuils des réponses positives et les échelles utilisées. Des cellules de couleur différente montrent si les valeurs diffèrent statistiquement de la moyenne de l’OCDE dans l’enquête PaRIS. Dans tous les cas, des chiffres plus élevés indiquent de meilleurs résultats. Pour les indicateurs relatifs à la coordination perçue et à la démarche de soins centrée sur la personne, aucune donnée n’est disponible pour les personnes qui ne présentent pas de maladie chronique. En Espagne, l’indicateur relatif à la confiance porte précisément sur la confiance dans les prestataires de soins primaires consultés par les patients dans la structure de soins primaires où ils sont suivis. Cette distinction peut influer sur les niveaux de confiance en Espagne et limiter la comparabilité avec d’autres pays où les indicateurs portent sur la confiance dans le système de santé de manière plus générale. *Les données de l’Italie se rapportent aux patients consultant un spécialiste au sein de services de soins ambulatoires, dans certaines régions. **L’échantillon des États-Unis inclut uniquement des personnes de 65 ans et plus.
Source : base de données PaRIS 2024 de l’OCDE.
Tableau d’annexe 2.A.3. Tableau de bord pour les personnes qui ne présentent pas de maladie chronique
Copier le lien de Tableau d’annexe 2.A.3. Tableau de bord pour les personnes qui ne présentent pas de maladie chroniquePourcentage de personnes faisant état de résultats ou d’un vécu positifs et scores moyens, parmi les usagers des services de soins primaires de 45 ans et plus qui ne présentent pas de maladie chronique (résultats standardisés par âge et par sexe)
|
Pays |
Indicateurs des résultats déclarés par les patients (PROM) |
Indicateurs de l’expérience déclarée par les patients (PREM) |
||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
|
Santé physique |
Santé mentale |
Vie sociale |
Bien-être |
État de santé général |
Confiance dans sa capacité d’autogestion |
Qualité perçue |
Confiance dans le système de santé |
|
|
OCDE PaRIS |
52 (92 %) |
50 (94 %) |
94 % |
70 (86 %) |
91 % |
70 % |
89 % |
64 % |
|
Arabie saoudite |
53 (90 %) |
56 (98 %) |
98 % |
66 (75 %) |
98 % |
78 % |
90 % |
74 % |
|
Australie |
53 (94 %) |
53 (93 %) |
91 % |
71 (89 %) |
94 % |
75 % |
95 % |
68 % |
|
Belgique |
51 (93 %) |
49 (94 %) |
94 % |
69 (86 %) |
95 % |
71 % |
95 % |
72 % |
|
Canada |
52 (92 %) |
52 (95 %) |
94 % |
70 (88 %) |
96 % |
72 % |
94 % |
65 % |
|
Espagne |
51 (90 %) |
50 (96 %) |
93 % |
72 (89 %) |
89 % |
76 % |
87 % |
89 % |
|
France |
50 (92 %) |
49 (96 %) |
98 % |
69 (86 %) |
97 % |
96 % |
92 % |
62 % |
|
Grèce |
51 (92 %) |
49 (92 %) |
96 % |
68 (83 %) |
94 % |
47 % |
78 % |
38 % |
|
Islande |
49 (89 %) |
51 (93 %) |
90 % |
72 (88 %) |
90 % |
46 % |
78 % |
53 % |
|
Luxembourg |
51 (93 %) |
50 (95 %) |
95 % |
69 (84 %) |
94 % |
67 % |
94 % |
70 % |
|
Norvège |
53 (94 %) |
51 (94 %) |
93 % |
72 (90 %) |
91 % |
62 % |
93 % |
78 % |
|
Pays de Galles |
52 (92 %) |
50 (92 %) |
94 % |
66 (83 %) |
94 % |
67 % |
76 % |
50 % |
|
Pays-Bas |
54 (93 %) |
50 (94 %) |
94 % |
74 (92 %) |
91 % |
87 % |
93 % |
71 % |
|
Portugal |
49 (86 %) |
46 (84 %) |
87 % |
67 (80 %) |
79 % |
73 % |
75 % |
57 % |
|
Roumanie |
49 (86 %) |
48 (92 %) |
89 % |
71 (85 %) |
81 % |
57 % |
83 % |
53 % |
|
Slovénie |
51 (90 %) |
50 (93 %) |
95 % |
68 (84 %) |
87 % |
73 % |
90 % |
62 % |
|
Suisse |
52 (96 %) |
52 (98 %) |
97 % |
72 (90 %) |
96 % |
75 % |
97 % |
67 % |
|
Tchéquie |
52 (93 %) |
51 (96 %) |
96 % |
69 (87 %) |
91 % |
81 % |
96 % |
57 % |
|
États-Unis** |
57 (95 %) |
56 (97 %) |
97 % |
75 (91 %) |
96 % |
87 % |
94 % |
67 % |
|
Italie* |
50 (91 %) |
47 (89 %) |
91 % |
65 (79 %) |
77 % |
29 % |
82 % |
63 % |
Score supérieur à la moyenne de l’OCDE dans l’enquête PaRIS (statistiquement plus élevé, 1+ intervalle comparatif au-dessus).
Score proche de la moyenne de l’OCDE dans l’enquête PaRIS (pas d’écart statistique, dans le même intervalle comparatif).
Score inférieur à la moyenne de l’OCDE dans l’enquête PaRIS (statistiquement plus bas, 1+ intervalle comparatif en dessous).
Note : sont indiquées, pour tous les indicateurs, des valeurs en pourcentage qui mesurent la proportion de personnes faisant état d’un résultat ou d’un vécu positif (par exemple, les patients se déclarant en bon, très bon ou excellent état de santé général). Pour cinq indicateurs, on indique également le score du répondant moyen, à partir d’échelles validées au niveau international. Voir le Tableau 2.1 pour de plus amples informations sur les seuils des réponses positives et les échelles utilisées. Des cellules de couleur différente montrent si les valeurs diffèrent statistiquement de la moyenne de l’OCDE dans l’enquête PaRIS. Dans tous les cas, des chiffres plus élevés indiquent de meilleurs résultats. Pour les indicateurs relatifs à la coordination perçue et à la démarche de soins centrée sur la personne, aucune donnée n’est disponible pour les personnes qui ne présentent pas de maladie chronique. En Espagne, l’indicateur relatif à la confiance porte précisément sur la confiance dans les prestataires de soins primaires consultés par les patients dans la structure de soins primaires où ils sont suivis. Cette distinction peut influer sur les niveaux de confiance en Espagne et limiter la comparabilité avec d’autres pays où les indicateurs portent sur la confiance dans le système de santé de manière plus générale. * Les données pour l’Italie concernent les patients adressés à des médecins spécialistes dans une structure de soins ambulatoires des régions de Vénétie, de Toscane et d’Émilie‑Romagne ; ces données ne sont pas totalement comparables et doivent être interprétées avec prudence. **L’échantillon des États-Unis inclut uniquement des personnes de 65 ans et plus.
Source : base de données PaRIS 2024 de l’OCDE.
Tableau d’annexe 2.A.4. Tableau de bord pour les personnes âgées de 65 ans et plus atteintes de maladies chroniques
Copier le lien de Tableau d’annexe 2.A.4. Tableau de bord pour les personnes âgées de 65 ans et plus atteintes de maladies chroniquesPourcentage de personnes faisant état de résultats ou d’un vécu positifs et scores moyens, parmi les usagers des services de soins primaires de 65 ans et plus atteints de maladies chroniques (résultats standardisés par âge et par sexe)
|
Pays |
Indicateurs des résultats déclarés par les patients (PROM) |
Indicateurs de l’expérience déclarée par les patients (PREM) |
||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
|
Santé physique |
Santé mentale |
Vie sociale |
Bien-être |
État de santé général |
Confiance dans sa capacité d’autogestion |
Coordination perçue |
Démarche de soins centrée sur la personne |
Qualité perçue |
Confiance dans le système de santé |
|
|
Résultats positifs |
≥ 42 |
≥ 40 |
Bonne, très bonne, excellente |
≥ 50 |
Bonne, très bonne, excellente |
Confiant(e), très confiant(e) |
≥ 7.5 |
≥ 12.0 |
Bonne, très bonne, excellente |
D’accord, tout à fait d’accord |
|
OCDE PaRIS |
45 (69 %) |
47 (85 %) |
83 % |
63 (75 %) |
63 % |
59 % |
8.6 (63 %) |
16.9 (88 %) |
88 % |
65 % |
|
Arabie saoudite |
43 (56 %) |
51 (89 %) |
83 % |
56 (59 %) |
87 % |
70 % |
6.7 (42 %) |
15.8 (86 %) |
89 % |
73 % |
|
Australie |
47 (76 %) |
49 (85 %) |
83 % |
63 (75 %) |
76 % |
62 % |
10.3 (79 %) |
18.6 (96 %) |
95 % |
65 % |
|
Belgique |
45 (70 %) |
47 (86 %) |
87 % |
64 (77 %) |
74 % |
64 % |
9.1 (69 %) |
18.0 (92 %) |
96 % |
71 % |
|
Canada |
47 (79 %) |
50 (92 %) |
90 % |
66 (82 %) |
84 % |
60 % |
9.5 (74 %) |
17.7 (91 %) |
94 % |
64 % |
|
Espagne |
43 (55 %) |
46 (81 %) |
76 % |
60 (68 %) |
48 % |
68 % |
8.9 (68 %) |
16.9 (87 %) |
87 % |
90 % |
|
France |
44 (67 %) |
47 (90 %) |
91 % |
60 (71 %) |
75 % |
93 % |
9.0 (66 %) |
17.5 (93 %) |
92 % |
66 % |
|
Grèce |
45 (66 %) |
45 (77 %) |
84 % |
59 (66 %) |
62 % |
38 % |
7.3 (49 %) |
14.8 (80 %) |
76 % |
41 % |
|
Islande |
44 (68 %) |
48 (87 %) |
80 % |
66 (80 %) |
62 % |
32 % |
6.6 (39 %) |
15.4 (82 %) |
78 % |
57 % |
|
Luxembourg |
46 (74 %) |
48 (90 %) |
86 % |
64 (77 %) |
72 % |
56 % |
9.1 (71 %) |
17.4 (92 %) |
94 % |
70 % |
|
Norvège |
47 (76 %) |
48 (86 %) |
83 % |
67 (83 %) |
64 % |
44 % |
7.9 (55 %) |
16.6 (88 %) |
93 % |
73 % |
|
Pays de Galles |
43 (58 %) |
47 (80 %) |
74 % |
57 (65 %) |
59 % |
51 % |
5.3 (25 %) |
14.2 (69 %) |
75 % |
48 % |
|
Pays-Bas |
46 (71 %) |
47 (87 %) |
82 % |
68 (83 %) |
60 % |
77 % |
7.6 (53 %) |
17.1 (92 %) |
94 % |
73 % |
|
Portugal |
42 (54 %) |
43 (68 %) |
70 % |
58 (66 %) |
35 % |
61 % |
7.5 (50 %) |
15.1 (77 %) |
70 % |
56 % |
|
Roumanie |
39 (43 %) |
42 (67 %) |
71 % |
56 (60 %) |
35 % |
36 % |
10.3 (78 %) |
17.0 (90 %) |
79 % |
56 % |
|
Slovénie |
46 (75 %) |
47 (86 %) |
87 % |
63 (75 %) |
55 % |
63 % |
8.5 (62 %) |
17.0 (87 %) |
89 % |
70 % |
|
Suisse |
48 (84 %) |
50 (94 %) |
92 % |
69 (86 %) |
77 % |
66 % |
10.7 (85 %) |
19.4 (98 %) |
98 % |
73 % |
|
Tchéquie |
45 (67 %) |
47 (86 %) |
85 % |
61 (73 %) |
54 % |
67 % |
9.5 (72 %) |
17.2 (90 %) |
95 % |
57 % |
|
États--Unis** |
47 (75 %) |
51 (91 %) |
88 % |
66 (79 %) |
79 % |
74 % |
9.6 (74 %) |
18.6 (95 %) |
94 % |
67 % |
|
Italie* |
43 (61 %) |
45 (75 %) |
73 % |
56 (63 %) |
34 % |
23 % |
9.8 (75 %) |
16.4 (88 %) |
79 % |
63 % |
Score supérieur à la moyenne de l’OCDE dans l’enquête PaRIS (statistiquement plus élevé, 1+ intervalle comparatif au-dessus).
Score proche de la moyenne de l’OCDE dans l’enquête PaRIS (pas d’écart statistique, dans le même intervalle comparatif).
Score inférieur à la moyenne de l’OCDE dans l’enquête PaRIS (statistiquement plus bas, 1+ intervalle comparatif en dessous).
Note : sont indiquées, pour tous les indicateurs, des valeurs en pourcentage qui mesurent la proportion de personnes faisant état d’un résultat ou d’un vécu positif (par exemple, les patients se déclarant en bon, très bon ou excellent état de santé général). Pour cinq indicateurs, on indique également le score du répondant moyen, à partir d’échelles validées au niveau international. Voir le Tableau 2.1 pour de plus amples informations sur les seuils des réponses positives et les échelles utilisées. Des cellules de couleur différente montrent si les valeurs diffèrent statistiquement de la moyenne de l’OCDE dans l’enquête PaRIS. Dans tous les cas, des chiffres plus élevés indiquent de meilleurs résultats. En Espagne, l’indicateur relatif à la confiance porte précisément sur la confiance dans les prestataires de soins primaires consultés par les patients dans la structure de soins primaires où ils sont suivis. Cette distinction peut influer sur les niveaux de confiance en Espagne et limiter la comparabilité avec d’autres pays où les indicateurs portent sur la confiance dans le système de santé de manière plus générale. * Les données pour l’Italie concernent les patients adressés à des médecins spécialistes dans une structure de soins ambulatoires des régions de Vénétie, de Toscane et d’Émilie‑Romagne ; ces données ne sont pas totalement comparables et doivent être interprétées avec prudence. **L’échantillon des États-Unis inclut uniquement des personnes de 65 ans et plus.
Source : base de données PaRIS 2024 de l’OCDE.
← 1. En Espagne, l’indicateur relatif à la confiance porte précisément sur la confiance dans les prestataires de soins primaires consultés par les patients dans la structure de soins primaires où ils sont suivis. Cette distinction peut influer sur les niveaux de confiance en Espagne et limiter la comparabilité avec d’autres pays où les indicateurs portent sur la confiance dans le système de santé de manière plus générale.