1. Le Canada devrait continuer à tabler sur son leadership dans les instances multilatérales, telles que le G7 et le G20, pour plaider en faveur d'une aide internationale efficace, notamment en ce qui concerne la promotion de l'égalité des genres et d'une architecture financière internationale inclusive.
2. Pour respecter son engagement d’accroître le volume de son aide internationale, le Canada devrait :
a. définir une feuille de route indiquant des étapes à moyen terme, soit en volume, soit en part du revenu national brut, afin d'offrir au public et à ses partenaires une prévisibilité budgétaire
b. poursuivre ses efforts de communication auprès des décideurs politiques et du grand public sur la valeur ajoutée et les résultats de l'aide au développement.
3. Affaires mondiales Canada devrait davantage orienter sa coopération au développement vers les priorités locales :
a. en veillant à ce que les engagements thématiques laissent aux programmes bilatéraux une marge de manœuvre budgétaire suffisante pour répondre aux priorités locales
b. en continuant à déléguer des pouvoirs aux missions et aux ambassades
c. en continuant de renforcer le dialogue sur les politiques avec les autorités nationales et locales.
4. Affaires mondiales Canada devrait accélérer la mise en œuvre de son Initiative de transformation des subventions et des contributions :
a. en intégrant les enseignements tirés des projets pilotes dans les systèmes opérationnels et en maintenant les mécanismes de retours auprès des parties prenantes
b. en mettant en œuvre sa nouvelle gestion des risques et de suivi des résultats au niveau des portefeuilles.
5. Affaires mondiales Canada devrait davantage stimuler le développement piloté localement, par exemple, en concevant ou favorisant des programmes dans lesquels ses partenaires transfèrent du financement à long terme, souples et contribuant aux budgets centraux de leurs partenaires locaux, en s'appuyant sur l'expérience du programme Voix et leadership des femmes (VLF).
6. Affaires mondiales Canada devrait améliorer l'équilibre entre les fonds à préaffectation stricte (contributions préaffectées par secteurs et/ou pays) et ceux à affectation souple (tels que des contributions à des programmes et des fonds à but spécifique, ainsi qu'à des fonds communs) destinés à ses partenaires multilatéraux afin de s'assurer que ses contributions promeuvent également l’intégrité et la valeur ajoutée de ces organisations.
7. Pour que les objectifs de développement restent un pilier de la politique étrangère, le Canada devrait :
a. continuer à évaluer et à corriger les effets transnationaux de ses politiques intérieures
b. veiller à ce que les services compétents de l'administration disposent des ressources nécessaires pour s'acquitter de leur mandat, qui consiste à promouvoir et à soutenir la mise en œuvre, par les entreprises canadiennes à l'étranger, d'une conduite responsable des entreprises.
8. Dans le cadre de sa coopération au développement, le Canada devrait continuer à mettre l'accent sur l'égalité des genres, notamment en soutenant les organisations de défense des droits des femmes, et poursuivre son travail et ses efforts dans ce domaine, en particulier dans un contexte mondial difficile.
9. Le Canada devrait renforcer la redevabilité en matière d'égalité des genres de l'ensemble du système de coopération au développement du Canada afin de maintenir la cohérence et la constance de l'approche féministe, notamment en renforçant les échanges interministériels.
10. Afin d'accélérer les progrès en matière de financements innovants :
a. Affaires mondiales Canada devrait orienter ses financements innovants vers les contextes plus difficiles, tels que les marchés mal desservis, notamment en renforçant l'environnement favorable et en tirant des enseignements de ses instruments pilotes, ce qui permettrait de conforter la complémentarité et la coordination avec FinDev Canada
b. FinDev Canada devrait approfondir son évaluation de l'additionnalité et perfectionner sa façon de mesurer les impacts en matière de développement.