La Norvège compte toujours parmi les économies les plus prospères et les plus égalitaires au monde, grâce à une gestion macroéconomique rigoureuse et à une main-d’œuvre hautement qualifiée. Pourtant, le ralentissement de la croissance de la productivité et l’augmentation des dépenses publiques mettent l’économie à l’épreuve et menacent la viabilité des finances publiques à long terme. Le conflit au Moyen-Orient fera grimper les recettes pétrolières, mais alimentera l’inflation et pèsera sur les actifs du fonds pétrolier. Les pouvoirs publics devront redoubler d’efforts pour réformer le cadre budgétaire et réglementaire afin de préserver les niveaux de vie dans le futur.
Le déficit structurel hors pétrole continue de se creuser, et l’inflation est persistante. Adjoindre à la règle budgétaire un plan de dépenses à moyen terme permettrait de préserver la viabilité à long terme des finances publiques. Continuer de mener une politique monétaire restrictive jusqu’à ce que l’inflation soit durablement ancrée à l’objectif. Le cadre de politique monétaire, actuellement en cours d’évaluation, fonctionne bien et devrait être maintenu globalement inchangé.
Les résultats de l’enseignement primaire et du premier cycle de l’enseignement secondaire se sont dégradés dans des proportions inquiétantes. Augmenter la qualité de l’enseignement et l’adapter aux besoins de chaque élève, continuer d’améliorer l’environnement scolaire et renforcer les évaluations contribuera à améliorer les résultats.
Les risques de perturbations des chaînes de valeur mondiales se sont accrus. Approfondir les relations commerciales, améliorer la gestion des risques et conserver des stocks suffisants de biens essentiels sont autant de mesures qui permettront de renforcer la résilience économique du pays.
Malgré des barrières à l’entrée d’un niveau globalement faible, les contraintes réglementaires systématiques sont lourdes. Les coûts induits par le respect de la réglementation et les obligations déclaratives font obstacle à la création et à l’expansion des entreprises. Les réformes de la réglementation, outre celles visant à renforcer les examens réglementaires, à alléger les charges administratives et réglementaires pour les start-ups et à accroître l’efficacité des régimes d’insolvabilité, permettraient de stimuler l’innovation et la croissance.