Cette annexe résume les principales réunions et activités du projet menées au cours du développement du cadre HSPA pour le Luxembourg, y compris les réunions du Groupe de travail principal (PWG), du Conseil consultatif de haut niveau (HLAB), des groupes de discussion techniques spécifiques et les activités de projet visant au renforcement des capacités. Elle documente comment les contributions proactives des parties prenantes, les avis, les discussions techniques et les échanges internationaux ont éclairé la conception et le développement du cadre HSPA, la sélection de ses indicateurs et les modalités proposées de gouvernance de la HSPA, en complément du contenu analytique présenté dans les chapitres principaux du présent rapport.
Cadre d’évaluation de la performance du système de santé pour le Luxembourg
Annexe A. Projet HSPA du Luxembourg – principales activités du projet lors du processus de développement du cadre et de sélection des indicateurs
Copier le lien de Annexe A. Projet HSPA du Luxembourg – principales activités du projet lors du processus de développement du cadre et de sélection des indicateursA.1. Ateliers et réunions du Groupe de travail principal en 2024-2025
Copier le lien de A.1. Ateliers et réunions du Groupe de travail principal en 2024-2025Le Groupe de travail principal (PWG) du projet de développement du cadre HSPA du Luxembourg était composé de représentants d’organisations impliquées dans la gouvernance du système de santé et des données de santé, ainsi que d’autres parties prenantes du secteur de la santé au Luxembourg, y compris des experts techniques (voir la liste des organisations participantes dans la section 1.2.2).
1ère réunion du Groupe de travail principal (en présentiel, septembre 2024)
Cet atelier du Groupe de travail principal (PWG) a lancé le projet de développement de la HSPA au Luxembourg, en réunissant des représentants de 27 organisations et entités gouvernementales du système de santé luxembourgeois. Il a introduit le concept de la HSPA à un public national et a offert une première opportunité d’échange et de discussion en présentiel sur la finalité et le périmètre potentiels de la HSPA au Luxembourg.
2ème réunion du Groupe de travail principal (en ligne, novembre 2024)
Le deuxième atelier du PWG s’est tenu en tant qu’activité conjointe avec des parties prenantes de la République slovaque, tirant parti de la structure multi-pays du projet articulé en volets des travaux nationaux distincts (section 1.2.1). L’objectif de l’atelier était de partager l’expérience d’autres pays ayant développé et mis en œuvre, ou étant en cours de mise en œuvre, leurs cadres nationaux HSPA avec les parties prenantes des systèmes de santé de la République slovaque et du Luxembourg. Il s’est concentré sur les premières étapes du développement de la HSPA dans ces pays, ainsi que sur les enseignements tirés. La réunion a réuni 36 participants du Luxembourg, avec une large représentation des organisations parties prenantes.
Les participants du Luxembourg ont souligné la nécessité d’aligner le cadre HSPA luxembourgeois et ses indicateurs sur les besoins des parties prenantes. Ils ont insisté sur le fait que la HSPA doit rester pertinente en s’appuyant sur des indicateurs significatifs alignés sur les objectifs de politique publique. Une HSPA mise en œuvre de manière efficace peut contribuer à lever les barrières inter-organisationnelles. Les participants ont également souligné qu’en raison des caractéristiques du système de santé luxembourgeois, l’engagement d’un large éventail de parties prenantes reste essentiel pour atteindre ces objectifs. Au cours de la discussion, les participants ont apprécié la possibilité d’apprendre de l’expérience d’autres pays afin de s’appuyer sur les travaux existants. Il a également été suggéré de prendre en compte les soins de santé transfrontaliers dans le développement de la HSPA au Luxembourg. Les participants ont également évoqué les défis potentiels liés à la gestion des données, notamment en matière d’identification, de disponibilité, d’interopérabilité et de collecte ; des préoccupations concernant l’accès aux données dans le secteur privé de la santé ont été spécifiquement mentionnées. Enfin, les participants ont suggéré d’utiliser des indicateurs provisoires lorsque les données ne sont pas encore disponibles.
3ème réunion du Groupe de travail principal (en ligne, novembre 2024)
Cet atelier visait à discuter les résultats préliminaires de l’analyse situationnelle du paysage des données de santé au Luxembourg avec les parties prenantes du système de santé. Cette analyse a alimenté le rapport de référence (Baseline report) (OECD, 2025[1]) qui fournit une vue d’ensemble de l’état de préparation des données de santé pour les indicateurs HSPA au Luxembourg, et a servi de base à la phase suivante du projet HSPA. La réunion a réuni 47 participants issus de 25 organisations et entités gouvernementales, reflétant un large engagement des parties prenantes.
Les discussions ont montré un accord des parties prenantes avec l’analyse selon laquelle le Luxembourg dispose d’un paysage de données de santé riche mais fragmenté, avec des progrès importants réalisés ces dernières années en matière de disponibilité et de qualité des données. Les représentants des principales organisations gestionnaires de données de santé ont présenté les ensembles de données et les caractéristiques de l’infrastructure qu’ils gèrent, mettant en évidence les opportunités de s’appuyer sur les infrastructures existantes pour la mesure de la performance. Les échanges ont mis en lumière à la fois des points forts et des défis persistants, notamment en ce qui concerne la rapidité de mise à disposition des données, la maturité des ensembles de données récents et les limites à leur réutilisation secondaire. Bien que les données administratives et de programmes couvrent des domaines clés, des lacunes subsistent, en particulier pour les activités de soins primaires, les soins ambulatoires et les registres cliniques, souvent aggravées par l’absence de cadres juridiques ou par des flux de données incomplets entre institutions. Les participants ont souligné que l’amélioration de l’appariement des données, de l’automatisation et de la réutilisation secondaire des sources existantes de données devait être priorisée plutôt que le lancement de nouvelles collectes de données, afin de réduire la charge de reporting et de permettre une production régulière et en temps opportun des indicateurs HSPA.
4ème et 5ème réunions du Groupe de travail principal (en présentiel, janvier 2025)
Les ateliers visaient à générer et à affiner des thématiques potentielles de performance et d’indicateurs pour le cadre HSPA national du Luxembourg, en s’appuyant sur la finalité et le périmètre provisoires discutés avec le PWG et le HLAB durant l’automne 2024. Sur deux jours, des représentants de 26 organisations et 41 participants ont travaillé ensemble dans un cadre très interactif, générant des idées qui ont posé les bases de la structure HSPA luxembourgeoise. Les réunions ont facilité des échanges ouverts, une réflexion collective sur les priorités du système de santé national et ont favorisé une forte appropriation par les parties prenantes de la HSPA du Luxembourg. Le format en présentiel a été essentiel pour permettre une interaction dynamique et la construction d’un consensus national. Les contributions des parties prenantes issues de ces ateliers ont constitué la base de la première version du cadre HSPA du Luxembourg, et ont permis de formuler des premières propositions de thèmes d’indicateurs.
En particulier, lors de l’Atelier 4, deux sessions interactives (Graphique A A.1. ) ont mobilisé les participants pour identifier des domaines potentiels de la HSPA, qui ont ensuite été regroupés par l’OCDE et l’équipe de gestion de projet en thématiques émergentes (voir Encadré 2.2). Au total, 331 idées ont été générées et regroupées en 38 thématiques de domaines, dont 20 ont été priorisées par les parties prenantes par un système de vote. Les participants ont attribué les votes en groupes, constitués selon leurs rôles au sein du système de santé. Les parties prenantes ont notamment mis en avant l’importance des soins intégrés, de l’accès et de l’équité, de la gouvernance du système de santé, de la santé mentale, de la prévention et de la formation du personnel de santé (section 2.3). Sur la base de ces résultats, une première proposition du cadre HSPA a été élaborée et discutée lors de l’atelier 5 le jour suivant. Une session interactive a été organisée afin de générer des idées et de partager des premières réflexions sur les indicateurs susceptibles d’évaluer la performance à travers les différents domaines.
Graphique A A.1. Trois sessions interactives organisées lors des ateliers 4 et 5
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Source : Projet du Développement du cadre HSPA pour le Luxembourg, réunions du PWG en janvier 2025.
6ème réunion du Groupe de travail principal (en ligne, juillet 2025)
La réunion a permis d’informer les parties prenantes luxembourgeoises des progrès réalisés depuis la réunion précédente du PWG, de présenter la version du cadre HSPA du Luxembourg à ce stade, et de partager les prochaines étapes ainsi que les modalités de participation du PWG au processus de notation des indicateurs. Elle a réuni 27 participants représentant 21 organisations.
L’équipe de gestion de projet a présenté des ajustements du projet de cadre HSPA élaborés à la suite des ateliers de janvier et des contributions des groupes de discussion techniques. Ces ajustements visaient à renforcer la cohérence interne du cadre, à clarifier la définition des domaines et à améliorer son utilisation et son alignement stratégique. La version de juillet 2025 a été présenté en détail, mettant en évidence sa structuration autour de quatre blocs constitutifs, avec une forte emphase sur le bloc des Résultats, en cohérence avec la finalité de la HSPA (section 2.3). Les participants ont accueilli favorablement le cadre révisé et ont reconnu que les retours des experts et des parties prenantes avaient été correctement intégrés.
L’OCDE et l’équipe de gestion de projet ont présenté le répertoire d’indicateurs développé pour le projet du Luxembourg, basé sur des sources nationales et internationales, des HSPA existantes et des discussions d’experts. Ces indicateurs ont été associés aux sous-domaines du cadre provisoire. La phase suivante du projet a été présentée, en se concentrant sur la sélection d’indicateurs afin d’alimenter le cadre, avec pour objectif de retenir un nombre réalisable d’indicateurs pertinents pour les politiques publiques. La méthodologie du processus de sélection des indicateurs a été présentée, en soulignant le rôle central des membres du PWG dans l’évaluation des indicateurs présélectionnés, sur la base de leur importance et de leur pertinence.
7ème et 8ème réunions du Groupe de travail principal (en ligne, octobre 2025)
Ces réunions visaient à examiner les résultats de la priorisation des indicateurs HSPA par les parties prenantes au Luxembourg et à convenir d’un ensemble final d’indicateurs, en tenant compte à la fois des résultats de notation et des discussions afin de garantir que les indicateurs sélectionnés soient adaptés à la finalité de la HSPA et couvrent de manière adéquate les domaines du cadre. En amont des réunions, les membres du PWG ont reçu un fichier Excel présentant une synthèse des résultats de la notation, structuré de la même manière que le fichier de vote utilisé par les parties prenantes (voir la section 3.1.2 pour plus de détails sur l’exercice de priorisation).
Au total, 40 participants issus de 25 organisations ont participé aux deux réunions, qui se sont déroulées sur deux jours consécutifs. Au cours des sessions, les résultats de la notation ont été présentés par domaine et sous-domaine par les équipes de gestion de projet et de l’OCDE. Chaque présentation de sous-domaine a été suivie d’une courte discussion de groupe, au cours de laquelle les membres du PWG ont formulé des commentaires, exprimé leur accord ou proposé des ajustements. Les considérations relatives à la disponibilité des données et aux possibilités de comparaison internationale ont également été prises en compte dans les décisions collectives d’inclusion ou d’exclusion des indicateurs. Dans l’ensemble, ces discussions ont abouti à un ensemble d’indicateurs convenu pour dix domaines du cadre HSPA luxembourgeois. Les deux domaines restants, comprenant cinq sous-domaines qui n’ont pas pu être discutés faute de temps, ont été soumis aux membres du PWG pour consultation écrite après les réunions.
A.2. Réunions du Conseil consultatif de haut niveau
Copier le lien de A.2. Réunions du Conseil consultatif de haut niveauLe Conseil consultatif de haut niveau (HLAB) du projet de développement du cadre HSPA au Luxembourg était composé de représentants des organisations principales qui seront impliquées dans la gouvernance nationale de la HSPA une fois celle‑ci mise en place. Le HLAB a suivi régulièrement l’avancement du projet, a apporté des perspectives organisationnelles et des contributions sur les documents et livrables élaborés, et a servi de relais avec les organisations respectives (pour la liste des organisations participantes, voir la section 1.2.2).
1ère réunion du Conseil consultatif de haut niveau (en présentiel, septembre 2024)
La première réunion du HLAB a présenté les fondements du projet, ses objectifs, sa structure de gouvernance et son calendrier, et a clarifié le rôle du HLAB dans l’orientation du processus et dans la supervision stratégique du développement de la HSPA au Luxembourg.
Sept organisations et entités gouvernementales luxembourgeoises membres du HLAB ont participé à la réunion, représentées par 14 participants. Les membres du HLAB ont accueilli favorablement l’initiative et ont souligné l’importance d’une appropriation politique de haut niveau, de la construction d’un consensus et de l’engagement des parties prenantes afin de garantir que la HSPA soutienne une prise de décision fondée sur des données probantes. Les discussions ont mis en évidence la nécessité de trouver un équilibre entre un périmètre large – couvrant la prévention, la santé physique et mentale, les soins de longue durée, l’efficience et les soins transfrontaliers – et un ensemble d’indicateurs opérationnels. Les membres ont également souligné l’intérêt du reporting public et des comparaisons internationales pour renforcer la reddition de comptes et la confiance du public. Le HLAB a également évoqué le suivi du système de santé comme finalité potentielle de la HSPA au Luxembourg.
2ème réunion du Conseil consultatif de haut niveau (en présentiel, janvier 2025)
La deuxième réunion du HLAB a examiné les progrès du projet, en mettant l’accent sur les 4ème et 5ème ateliers du PWG de janvier 2025 consacrés au développement du cadre provisoire, ainsi que sur la préparation du rapport de référence (Baseline report). Le PMT a présenté le projet de l’objectif et du périmètre de la HSPA luxembourgeoise, qui met l’accent sur le suivi de l’état de santé de la population et des inégalités, le renforcement de la responsabilisation et de la transparence de la performance du système de santé, la sensibilisation du public et le soutien à l’élaboration de politiques fondées sur des données probantes. Le périmètre a été confirmé comme étant large et holistique, couvrant les déterminants élargis de la santé et s’étendant au-delà des seuls résidents nationaux.
Huit organisations et entités gouvernementales membres du HLAB étaient présentes à la réunion, représentées par 13 personnes. Plusieurs participants ont souligné l’importance de définir clairement la finalité de la HSPA, de trouver un équilibre entre l’étendue du périmètre et son caractère opérationnel, et d’éviter tout biais organisationnel dans la conception du cadre. Les propositions d’amélioration comprenaient un accent plus marqué sur les facteurs climatiques et environnementaux, la qualité des soins et la sécurité des patients, la résilience du système, les soins transfrontaliers et les indicateurs prospectifs. Les membres ont également souligné l’intérêt de tirer des enseignements des expériences d’autres pays en matière de HSPA et ont évoqué la nécessité d’ancrer plus fermement la HSPA dans les processus de reporting public et les cycles de politiques, avec des discussions prévues ultérieurement dans le projet.
3ème réunion du Conseil consultatif de haut niveau (en ligne, juillet 2025)
La troisième réunion du HLAB a examiné l’avancement du projet, présenté la version de juillet 2025 du cadre HSPA du Luxembourg et recueilli des retours stratégiques des membres du HLAB. L’équipe de gestion de projet a exposé les principales améliorations apportées depuis la version de janvier, en intégrant les contributions des groupes de discussion techniques afin d’améliorer la cohérence structurelle, de clarifier la définition des domaines et de renforcer l’utilisabilité ainsi que l’alignement stratégique. Les membres ont salué les progrès réalisés et confirmé que le cadre restait un projet, appelé à être affiné sur la base de la priorisation des indicateurs et des retours des parties prenantes.
La réunion a rassemblé six organisations et entités gouvernementales membres du HLAB, représentées par 10 participants. L’OCDE et l’équipe de gestion de projet ont également présenté les prochaines étapes, centrées sur l’alimentation du cadre avec un ensemble d’indicateurs à la fois réalisable et pertinent pour les politiques publiques (comme expliqué ci-dessus dans la section « 6ème réunion du Groupe de travail principal »). Les membres du HLAB ont globalement soutenu cette approche, en insistant sur l’importance de la disponibilité des données, de l’automatisation et des comparaisons internationales dans la sélection des indicateurs, tout en évitant des charges de reporting excessives. Les membres ont convenu de se réunir à nouveau lors d’une réunion dédiée à l’automne afin d’examiner l’ensemble final d’indicateurs. La réunion s’est conclue par des remerciements pour le fort engagement des parties prenantes et par une discussion sur la publication possible du Rapport de référence (Baseline report), largement diffusé au sein de l’administration publique et du secteur de la santé.
4ème réunion du Conseil consultatif de haut niveau (en ligne, novembre 2025)
La quatrième réunion du HLAB s’est concentrée sur l’examen de la liste des indicateurs sélectionnés par le Groupe de travail principal pour alimenter le cadre HSPA du Luxembourg. L’équipe de gestion de projet a résumé le processus de sélection des indicateurs, qui s’est déroulé entre septembre et octobre 2025 et a abouti à la sélection d’un premier ensemble d’indicateurs. Cet ensemble a été considéré comme offrant un équilibre approprié entre faisabilité technique et couverture complète de la performance du système de santé.
Quatorze participants ont assisté à la réunion, représentant sept organisations et entités gouvernementales membres du HLAB. L’équipe de gestion de projet et l’OCDE ont présenté les indicateurs retenus, structurés selon les blocs du cadre HSPA, en mettant en évidence la couverture par sous-domaine, les sources de données, la disponibilité des données et les possibilités de comparaisons internationales. Ces échanges ont conduit à de nouveaux ajustements de la liste d’indicateurs, tels que l’ajout de deux indicateurs dans le sous-domaine Soutenabilité financière, à la suite des recommandations de l’IGSS, visant à renforcer le suivi de la situation financière du système d’assurance. Les membres du HLAB ont accueilli favorablement l’ensemble final d’indicateurs, notant que le nombre total (y compris les indicateurs provisoires – Placeholders) était raisonnable, et ont souligné l’importance de maintenir une certaine flexibilité à mesure que la disponibilité des données et les infrastructures évoluent pour soutenir la mise en œuvre de la HSPA.
5ème réunion du Conseil consultatif de haut niveau (en ligne, décembre 2025)
La cinquième réunion du HLAB s’est concentrée sur la présentation et la discussion du modèle de gouvernance proposé pour la HSPA, destiné à soutenir sa mise en œuvre durable au Luxembourg. L’OCDE a présenté l’état d’avancement du projet et expliqué comment la conception de la gouvernance s’articule avec les autres composantes du projet, notamment le cycle de reporting. Les discussions ont porté sur la définition des acteurs à impliquer dans la gouvernance de la HSPA, la répartition des rôles et des responsabilités entre coordination, supervision stratégique, ainsi que sur le calendrier du premier rapport et des cycles HSPA suivants.
Huit organisations membres du HLAB ont assisté à la réunion, représentées par 13 participants. Les membres ont globalement salué le modèle de gouvernance proposé, le considérant conforme aux pratiques internationales, tout en soulevant plusieurs points à affiner. Les principales questions abordées concernaient les contraintes en ressources, en particulier pour la DiSa, ainsi que la nécessité de s’appuyer autant que possible sur l’automatisation afin de limiter la charge de travail supplémentaire, en particulier après le premier cycle. Les membres ont également souligné l’importance de clarifier le rôle stratégique de l’ObSanté vis-à-vis des organes consultatifs, d’assurer une consultation bien définie des parties prenantes via un Forum des parties prenantes dédiées, tout en exprimant un large soutien à la publication du premier rapport HSPA aux alentours de 2028 et à l’alignement des cycles futurs sur les processus politiques et budgétaires.
A.3. Groupes de discussion techniques avec des experts
Copier le lien de A.3. Groupes de discussion techniques avec des expertsL’OCDE a organisé quatre réunions de groupes de discussion techniques afin d’explorer des thèmes ayant été fortement priorisés par les parties prenantes lors des 4ème et 5ème réunions du Groupe de travail principal en janvier 2025. Ces réunions visaient à identifier des indicateurs potentiels pour couvrir ces priorités ainsi que des pistes d’amélioration de leur mesure, en réunissant les parties prenantes pertinentes de l’ensemble du système de santé luxembourgeois, allant des représentants de patients aux instituts de recherche.
Groupe de discussion technique 1 : Approche centrée sur le patient et autonomisation du patient (en ligne, mai 2025)
Onze participants issus de l’ObSanté, de la DiSa, l’IGSS, et d’organisations de représentants des patients (La Ligue Luxembourgeoise d’Hygiène Mentale, le CAPAT) et du LIH ont pris part à cette première réunion. La session a débuté par des présentations de l’OCDE sur les PREMs et PROMs, les indicateurs PaRIS, ainsi que sur des exemples internationaux de mesures de la littératie en santé, y compris des indicateurs utilisés dans les HSPA d’autres pays.
Les échanges ont confirmé l’approche centrée sur le patient et l’autonomisation du patient comme un domaine prioritaire du cadre HSPA luxembourgeois. Un large consensus s’est dégagé en faveur de la priorisation des indicateurs existants issus de l’enquête PaRIS, centrés sur les usagers des soins primaires en milieu communautaire. Les participants ont également discuté de la possibilité de développer des indicateurs à partir d’enquêtes de satisfaction hospitalière afin de couvrir le secteur hospitalier. Les organisations de patients ont souligné l’importance d’intégrer des dimensions d’équité et de développer des approches systématiques d’approche centrée sur le patient pour l’ensemble des maladies chroniques, y compris celles liées à la santé mentale, dans tous les contextes de soins.
Les participants ont identifié plusieurs lacunes en matière de mesure, notamment l’absence d’enquêtes nationales sur la littératie en santé, des données limitées concernant les populations vulnérables (patients transfrontaliers, groupes socio-économiques défavorisés), ainsi que le manque d’indicateurs relatifs à la navigation des patients dans les parcours de soins (en particulier en santé mentale).
Groupe de discussion technique 2 : Soins intégrés (en ligne, juin 2025)
Ce groupe a réuni un large éventail d’acteurs du système de santé luxembourgeois pour discuter de la mesure des soins intégrés dans le cadre de la HSPA. Les échanges ont mobilisé les perspectives de 13 participants représentant l’ObSanté, la DiSa, le M3S, le LIH, l’Institut National du Cancer, l’Association Nationale des Infirmières et Infirmiers du Luxembourg (ANIL), le Cercle des Associations de Patients (CAPAT) et d’autres parties prenantes du système de santé (la Cellule Scientifique de la Chambre des députés, la Cellule d’expertise médicale, la Croix-Rouge Luxembourgeoise).
La réunion a débuté par des présentations de l’OCDE sur les cadres de soins intégrés, les données utilisées pour les comparaisons internationales et les indicateurs utilisés dans les HSPA d’autres pays. Un large consensus s’est dégagé sur la nécessité d’inclure des indicateurs relatifs à la coordination et à la continuité des soins. Les indicateurs existants les plus avancés ont été identifiés notamment à travers le réseau de compétences ParkinsonNet, les données de l’enquête PaRIS et le programme « Médecin référent » pour les patients diabétiques. L’Institut National du Cancer a présenté des opportunités liées aux indicateurs de certification des réseaux de lutte contre le cancer du poumon et au développement de centres intégrés de cancérologie. Les professionnels de la santé ont souligné le potentiel du dossier de soins partagé (DSP) pour mesurer l’accès interdisciplinaire et la documentation de planification préalable des soins, tout en notant la sous-utilisation actuelle. Les participants ont également examiné un large éventail d’indicateurs potentiels couvrant la gestion des maladies chroniques (diabète, Parkinson, démence), la coordination des soins de longue durée, la gestion médicamenteuses et le respect des recommandations en matière de polymédication, ainsi que l’évaluation de la littératie en santé.
Des lacunes ont été signalées, notamment la disponibilité limitée des données sur les inégalités socioéconomiques dans les expériences de coordination des soins.
Groupe de discussion technique 3 : Soins de santé basés sur la valeur (en ligne, juin 2025)
La session suivante a réuni 16 participants représentant les principales organisations du système de santé luxembourgeois afin d’examiner comment les soins de santé basés sur la valeur pourraient être reflétés dans le cadre HSPA. Parmi les participants figuraient l’ObSanté, la CNS, l’IGSS, le M3S, le MiFA, le LIH, la Croix-Rouge Luxembourgeoise, le Cercle des Associations de Patients (CAPAT), des organisations de prestataires (la Ligue luxembourgeoise de prévention et d’action médico-sociales, la Fédération Luxembourgeoise des Laboratoires d’Analyses Médicales) ainsi que des instituts de recherche (LISER, Conseil scientifique du domaine de la santé). L’OCDE a présenté les cadres de référence relatifs aux soins de santé basés sur la valeur, des indicateurs de comparaison internationale et des exemples d’indicateurs utilisés dans les HSPA de pays tels que la Belgique, l’Estonie, la République tchèque et l’Irlande.
Les discussions ont mis en évidence l’importance de privilégier des indicateurs de résultats plutôt que de processus afin d’évaluer de manière pertinente la valeur en santé, avec un fort consensus en faveur de l’intégration des PREMs et des PROMs. Plusieurs suggestions ont été formulées pour la sélection des indicateurs, telles que le taux de couverture vaccinale et de participation au dépistage des cancers comme mesures de la prévention appropriées, les variations de la durée moyenne de séjour pour évaluer l’efficience, ainsi que des indicateurs de qualité des soins de longue durée.
Les échanges ont également mis en lumière des lacunes de mesure, notamment le faible couplage entre les données d’utilisation et les résultats cliniques, ainsi que la nécessité de désagréger systématiquement les indicateurs selon le statut socio-économique afin de mieux évaluer l’équité de la performance du système de santé.
Groupe de discussion technique 4 : Système de santé mentale et bien-être de la population (en ligne, juillet 2025)
Cette réunion a rassemblé 18 participants représentant 10 organisations et entités gouvernementales afin de discuter des indicateurs relatifs à la santé mentale et aux soins dans le cadre de la HSPA, notamment l’ObSanté, le M3S, l’IGSS, la DiSa, le LIH, des organisations spécialisées en santé mentale (la Ligue Luxembourgeoise d’Hygiène Mentale), des associations médicales et de prestataires (le Collège médical, la Fédération Luxembourgeoise des Laboratoires d’Analyses Médicales, la Ligue luxembourgeoise de prévention et d’action médico-sociales) ainsi que des instituts de recherche (LISER). Les discussions ont confirmé la santé mentale comme une priorité de l’agenda HSPA du Luxembourg et ont souligné la nécessité d’une approche transversale, mettant fortement l’accent sur les résultats et sur l’intégration des indicateurs de santé mentale dans plusieurs domaines de la HSPA, en particulier l’accès et la qualité des soins.
Les participants ont soutenu l’utilisation d’indicateurs existants fondés sur des enquêtes (EHIS, HBSC, EU-SILC, PaRIS, SHARE ou encore le Quality of Work Index), qui couvrent déjà de nombreux aspects tels que le dépistage de la dépression, le bien-être, les modalités d’utilisation des services et les résultats rapportés par les patients. Parallèlement, plusieurs indicateurs potentiels ont été identifiés pour un développement futur, notamment en lien avec les délais d’attente, les comportements d’automutilation et le suicide, ainsi que les modalités d’hospitalisation. Les discussions ont également porté sur le manque de mesures spécifiques à certaines populations, en particulier concernant la santé mentale des enfants et des personnes âgées, la couverture des populations transfrontalières ainsi que les défis liés à l’intégration des données.
A.4. Activités de projet visant à renforcer les capacités
Copier le lien de A.4. Activités de projet visant à renforcer les capacitésDans le cadre des activités de renforcement des capacités du projet, une visite conjointe avec la République slovaque à l’OCDE, dont le siège est en France, ainsi qu’une visite d’étude en Estonie ont été organisées afin d’accompagner les institutions participantes à se préparer à la mise en œuvre et au reporting de la HSPA. Ces deux activités visaient également à promouvoir l’apprentissage partagé, l’échange de connaissances entre les deux pays, et à exposer les équipes nationales à des expériences pratiques issues des travaux de l’OCDE et de pays pairs plus avancés dans la mise en œuvre de leur HSPA.
Visite conjointe de renforcement des capacités à l’OCDE (mars 2025)
La visite conjointe à l’OCDE, organisée en mars 2025, a constitué une activité de renforcement des capacités et d’échange de connaissances pour les équipes luxembourgeoise et slovaque. Reflétant la nature multinationale du projet, les équipes des deux pays ont participé ensemble à un programme structuré de sessions avec des experts de l’OCDE. Ce format conjoint visait à favoriser l’apprentissage mutuel et à encourager l’échange de perspectives et d’approches en matière de HSPA. Le programme visait à renforcer la compréhension des données, méthodologies et indicateurs de l’OCDE pertinents pour la HSPA, ainsi que les capacités des pays participants en matière d’analyse des données, de visualisation et d’interprétation des indicateurs à des fins de politique publique. La délégation luxembourgeoise comprenait des représentants de l’ObSanté, de l’IGSS et de la DiSa.
Le programme couvrait un large éventail de domaines pertinents pour les politiques publiques soutenant la HSPA, notamment les collectes de données de santé et les normes de métadonnées, la modélisation en santé publique, l’évaluation de la performance en santé mentale, la visualisation des données, les statistiques sur les professionnels de la santé, les résultats et expériences rapportés par les patients, les soins de longue durée et les soins intégrés, la sécurité des patients, le changement climatique et la santé, la santé numérique ainsi que la gouvernance des données. À travers des sessions thématiques et des exemples concrets, les participants ont exploré comment les indicateurs de l’OCDE, les outils de comparaison internationale et les modèles analytiques peuvent soutenir l’élaboration de politiques fondées sur des données probantes, améliorer la mesure des résultats et de l’équité, et répondre à des défis émergents tels que les pénuries des professionnels de la santé, la transformation numérique et les risques de santé liés au climat.
Tout au long de la visite, des discussions structurées et des séances de synthèses quotidiennes ont permis aux participants de réfléchir à la manière dont les outils et approches de l’OCDE pourraient être appliqués à leurs cadres nationaux HSPA. La séance de clôture a mis en évidence les principaux enseignements, les domaines nécessitant des travaux supplémentaires et la valeur d’une coopération continue entre le Luxembourg, la République slovaque et l’OCDE.
Visite d’étude de la HSPA en Estonie (mai 2025)
La visite d’étude en Estonie a constitué une activité d’apprentissage pratique et d’échange entre pairs, permettant aux parties prenantes luxembourgeoises de tirer des enseignements d’un pays ayant déjà développé son cadre HSPA et entrant dans la phase de mise en œuvre. Cette visite visait à fournir un aperçu concret de la manière dont l’élaboration de la HSPA se traduit dans la pratique courante, notamment en ce qui concerne l’opérationnalisation des dispositifs de gouvernance, la production et la mise à jour des indicateurs, ainsi que la communication des résultats de la HSPA aux décideurs et au grand public.
La délégation luxembourgeoise comprenait des représentants de l’ObSanté, de l’IGSS et de la DiSa. Au cours de la visite, la délégation a engagé des échanges ciblés avec ses homologues estoniens sur le développement et la mise en œuvre de la HSPA en Estonie. Ces discussions ont porté sur la mobilisation des parties prenantes, les dispositifs de gouvernance et l’intégration de la HSPA dans les cycles de politiques publiques et de prise de décision, ainsi que l’infrastructure avancée de e‑santé en Estonie et sur l’utilisation concrète des données pour soutenir la planification du système de santé et l’action publique. Ces échanges ont permis aux participants luxembourgeois de réfléchir aux défis concrets de la mise en œuvre à un stade où l’Estonie prépare son premier rapport HSPA.
Ces échanges ont apporté aux participants luxembourgeois des conseils pratiques pour la phase de mise en œuvre à venir. Parmi les principaux enseignements figurent l’importance d’une planification précoce de la gouvernance et de la mise en œuvre de la HSPA, fortement consommatrices de ressources, ainsi que l’adoption d’une approche progressive consistant à commencer avec un ensemble d’indicateurs avant d’étendre pleinement le dispositif.
Références
[1] OECD (2025), Situational analysis of Luxembourg’s health data infrastructure for HSPA purposes, https://www.oecd.org/content/dam/oecd/en/about/projects/the-oecd-technical-support-to-national-hspa-development/Luxembourg-HSPA-Baseline-report.pdf.