À l’échelle mondiale, les surcapacités sidérurgiques ont atteint 640 millions de tonnes (Mt) en 2025 : elles excèdent désormais de plus de 200 Mt la production totale d’acier des pays de l’OCDE et devraient poursuivre leur progression régulière pour atteindre 745 Mt d’ici 2028. La capacité mondiale de production d’acier a progressé pour la quatrième année consécutive, atteignant un niveau record de 2 445 Mt en 2025, dont une partie tournée vers l’exportation. Cette évolution masque toutefois des trajectoires régionales très contrastées : les capacités se sont contractées dans la zone OCDE, tandis qu’elles se sont fortement accrues dans certaines économies non Membres de l’OCDE au cours de la période. L’Inde et l’Asie du Sud-Est ont été des moteurs importants de l’expansion des capacités en Asie, expansion alimentée par une croissance relativement dynamique de la demande et, dans le cas de l’Asie du Sud-Est, par des investissements directs internationaux entrants de groupes sidérurgiques chinois. Le Moyen-Orient a également contribué de manière significative aux nouvelles capacités. Les développements actuels font craindre un surinvestissement, susceptible d’aggraver la situation de surcapacité qui exacerbe déjà les tensions commerciales à l'échelle mondiale.
3. Les capacités mondiales de production d’acier atteignent de nouveaux sommets
Copier le lien de 3. Les capacités mondiales de production d’acier atteignent de nouveaux sommetsDescription
Les excédents de capacité structurels s’aggravent
Copier le lien de Les excédents de capacité structurels s’aggraventL’industrie sidérurgique poursuit son expansion à l’échelle mondiale, avec un soutien important des pouvoirs publics dans de nombreuses juridictions. Les capacités mondiales de production d’acier se sont accrues pour la cinquième année consécutive, atteignant un niveau record de 2 445 millions de tonnes (Mt) en 2025, alors même que la demande mondiale d’acier s’est contractée pour la quatrième année consécutive. Dans ce contexte, les excédents mondiaux de capacité ont atteint 640 Mt en 2025, dépassant de plus de 200 Mt la production totale d’acier des pays de l’OCDE. La situation devrait continuer à se détériorer, avec une progression régulière attendue des surcapacités au cours des trois prochaines années, les portant à 745 Mt en 2028.
Dans l’ensemble, la plupart des accroissements de capacités observés ces dernières années sont intervenus en dehors de la zone OCDE, bien que certains pays Membres aient également enregistré des hausses, compensées par des baisses dans d’autres. De nombreuses économies émergentes estiment qu’elles doivent développer leur industrie sidérurgique nationale pour satisfaire leur demande intérieure et, dans de nombreux cas, devenir d’importants exportateurs d’acier à l’échelle mondiale. Souvent, la demande intérieure d’acier ne suffit pas à absorber les accroissements de capacités, et les excédents sont alors écoulés sur les marchés internationaux. Si les pays reconnaissent généralement l’importance de marchés ouverts et de la concurrence, il est également admis que des installations efficientes à travers le monde se trouvent confrontées à un afflux d’acier excédentaire sur leurs marchés, souvent vendu par des producteurs subventionnés à des prix très inférieurs à leurs coûts réels de production.
Le problème n’est pas nouveau. Dès les années 1970, des prévisions excessivement optimistes concernant la demande d’acier à long terme avaient stimulé les investissements dans de nouvelles installations partout dans le monde. Le premier choc pétrolier est ensuite survenu, alors même que de nouveaux hauts fourneaux entraient en service. Les pouvoirs publics de nombreux pays Membres de l’OCDE sont intervenus au moyen de dispositifs visant à répondre aux difficultés commerciales et aux problèmes d’ajustement, mais les relations commerciales dans le secteur de l’acier se sont fortement tendues. Depuis sa création en 1978, le Comité de l’acier de l’OCDE offre un cadre propice à l’apaisement des tensions en réunissant les décideurs publics afin d’améliorer la transparence et d’examiner les moyens les plus adaptés de traiter les difficultés commerciales et les problèmes d’ajustement. Au fil des années, les membres du Comité ont engagé des réformes structurelles destinées à rationaliser, privatiser et résorber les excédents structurels de capacité dans leurs industries sidérurgiques. Toutefois, les difficultés ont refait surface à l’échelle mondiale à mesure que les accroissements de capacités se sont accélérés dans de nombreuses économies en développement, exposant de nouveau les marchés à une situation de surproduction structurelle. La gravité de la situation a conduit à la création du Forum mondial sur les surcapacités sidérurgiques, chargé de renforcer la transparence et de rechercher des solutions à cette crise.
Évolution récente des capacités de production d’acier
Copier le lien de Évolution récente des capacités de production d’acierLes capacités mondiales de production d’acier continuent de s’accroître, tandis que leur taux d’utilisation poursuit sa baisse
En 2025, la capacité mondiale de production d’acier était supérieure de 1.3 % à son niveau de 2021 (+31.1 Mt), reflétant une croissance des capacités dans les économies partenaires, partiellement compensée par une baisse dans la zone OCDE (Graphique 3.1). Face à l’affaiblissement de la demande mondiale, les taux d’utilisation des capacités ont poursuivi leur recul, atteignant un point bas récent de 76 % en 2025 (Graphique 3.2), bien en deçà des niveaux jugés soutenables pour l’industrie sidérurgique.
De nouvelles baisses sont attendues en 2026. Le taux mondial d’utilisation des capacités devrait rester faible jusqu’en 2028, autour de 74 %, en raison de la forte croissance attendue des capacités, conjuguée à des perspectives de production plus faibles.
Des évolutions structurelles significatives sont intervenues à l’échelle régionale, l’Asie devenant de plus en plus dominante dans la production mondiale d’acier
Les évolutions régionales intervenues au cours de ces cinq dernières années traduisent une transformation profonde et durable du paysage mondial de la production d’acier (Tableau 3.1). Entre 2021 et 2025, les capacités de production d’acier des pays Membres de l’OCDE ont reculé de 2.8 Mt (–0.4 %), principalement sous l’effet de fortes diminutions au Japon (–8.8 Mt, soit –7.2 %) et au Royaume-Uni (–4.8 Mt, soit –39.7 %). À l’inverse, les économies partenaires ont accru leurs capacités totales de 33.9 Mt (+1.9 %), alors même que la Chine a réduit la sienne de 11 Mt (-1.0 %) au cours de la même période. Cette croissance dans les autres économies partenaires a constitué le principal moteur de l’expansion de la capacité mondiale.
Graphique 3.1. Ces dernières années, les tendances de la capacité mondiale et de la demande d’acier ont suivi des trajectoires divergentes
Copier le lien de Graphique 3.1. Ces dernières années, les tendances de la capacité mondiale et de la demande d’acier ont suivi des trajectoires divergentesCapacité de production d’acier brut et demande mondiale d’acier, 2000-2025, en millions de tonnes (Mt)
Note : Les données relatives à la capacité sont exprimées en termes nets (prenant en compte les mises en service et les fermetures de capacités de production) et reflètent les informations disponibles jusqu’en décembre 2025. La demande correspond à la consommation intérieure apparente de produits sidérurgiques finis, telle que fournie par la World Steel Association.
Source : OCDE pour les capacités de production d’acier et World Steel Association pour la demande d’acier.
Graphique 3.2. Les taux d’utilisation des capacités de l’industrie sidérurgique tombent à des niveaux insoutenables
Copier le lien de Graphique 3.2. Les taux d’utilisation des capacités de l’industrie sidérurgique tombent à des niveaux insoutenablesProduction d’acier brut en pourcentage de la capacité, 2019-2025 et estimations pour 2026-2028
Note : Les données relatives aux capacités intègrent les informations disponibles jusqu’en décembre 2024.
Source : OCDE pour la capacité de production d’acier brut et Association mondiale de l’acier pour la production d’acier brut.
En Asie, l’Inde a été le principal moteur de l’accroissement des capacités sur la période 2021-2025, avec l’ajout de 41.4 Mt de capacités de production d’acier (+28.8 %), tandis que les capacités des économies de l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est (ASEAN) ont augmenté de 5.5 Mt (+6.9 %). Le Moyen-Orient se place en deuxième position avec un accroissement de ses capacités de 7.2 Mt (+8.1 %) au cours de la même période (Tableau 3.1).
Tableau 3.1. Capacité mondiale de production d’acier, par région, 2021-2025
Copier le lien de Tableau 3.1. Capacité mondiale de production d’acier, par région, 2021-2025En millions de tonnes
|
Région |
2021 |
2022 |
2023 |
2024 |
2025 |
2021 vs 2025 (volume) |
2021 par rapport à 2025 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
|
Afrique |
43.5 |
47.1 |
48.1 |
48.5 |
49.4 |
6 |
13.7% |
|
Asie |
1 632.7 |
1 646.2 |
1 643.0 |
1 660.6 |
1 658.6 |
25.9 |
1.6% |
|
Chine (République populaire de) |
1 146.5 |
1 149.9 |
1 141.5 |
1 141.5 |
1 135.5 |
-11 |
-1.0% |
|
Inde |
143.9 |
154 |
161.2 |
179.5 |
185.3 |
41.4 |
28.8% |
|
Japon |
122.4 |
122.4 |
117.8 |
117 |
113.6 |
-8.8 |
-7.2% |
|
ASEAN |
80.4 |
80.4 |
82.9 |
82.9 |
86 |
5.5 |
6.9% |
|
Viet Nam |
26 |
26 |
26 |
26 |
29 |
3 |
11.6% |
|
CEI + Ukraine |
130.6 |
114.3 |
114.3 |
114.3 |
114.5 |
-16.1 |
-12.3% |
|
Europe |
280.3 |
281.5 |
283.7 |
280.5 |
280.5 |
0.2 |
0.1% |
|
Union européenne |
205.6 |
205.6 |
205.7 |
205.7 |
204.7 |
-0.9 |
-0.4% |
|
Autres Europe |
74.7 |
75.9 |
78.1 |
74.9 |
75.8 |
1.1 |
1.5% |
|
Amérique latine |
73.9 |
73.9 |
74.2 |
74.2 |
74.4 |
0.5 |
0.6% |
|
Moyen-Orient |
89 |
92.3 |
93.9 |
94.9 |
96.2 |
7.2 |
8.1% |
|
Iran |
54.8 |
57.4 |
58.2 |
59.2 |
60 |
5.2 |
9.4% |
|
Amérique du Nord |
157.7 |
162.8 |
163.3 |
163.3 |
165.2 |
7.4 |
4.7% |
|
Océanie |
6.4 |
6.4 |
6.4 |
6.4 |
6.4 |
0 |
0.0% |
|
Pays Membres de l’OCDE. |
640 |
646.3 |
644.4 |
640.4 |
637.2 |
-2.8 |
-0.4% |
|
Économies partenaires de l’OCDE |
1 774 |
1 778.1 |
1 782.4 |
1 802.2 |
1 807.9 |
33.9 |
1.9% |
|
Total mondial |
2 414 |
2 424.3 |
2 426.8 |
2 442.6 |
2 445.1 |
31.1 |
1.3% |
Note : Les données relatives aux capacités intègrent les informations disponibles jusqu’en décembre 2025. Le terme « Europe » désigne à la fois les Membres de l’OCDE et les économies partenaires en Europe, ainsi que la Türkiye. Veuillez consulter l’annexe C pour obtenir des données détaillées sur les capacités par économie. Les chiffres relatifs à l’Union européenne couvrent tous les États membres de l’UE. ASEAN : Association des nations de l’Asie du Sud-Est ; CEI : Communauté des États indépendants.
Source : Secrétariat du Comité de l’acier de l’OCDE.
Perspectives d’évolution des capacités de production d’acier jusqu’en 2028
Copier le lien de Perspectives d’évolution des capacités de production d’acier jusqu’en 2028Le Tableau 3.2 montre l’évolution prévue des capacités de production d’acier par région jusqu’en 2028. En ce qui concerne les augmentations futures de capacité, l’OCDE classe les projets d’investissement en deux catégories : « en cours » (et qui devraient donc être achevés au cours de la période de projection) ou « prévus » (plus incertains mais pouvant encore se concrétiser). Les projets en cours désignent ceux dont la construction a déjà débuté ou dont les contrats d’équipement ont été conclus, et qui bénéficient d’un engagement financier ou public majeur. Les projets prévus sont, quant à eux, plus incertains car ils en sont au stade de la faisabilité ou de la planification préliminaire, n’ont pas encore reçu de soutien financier ou public ou ne prévoient pas de date précise d’achèvement.
Les informations sur les projets d’investissement annoncés indiquent que 46.7 Mt de capacité brute sont en cours d’ajout à l’échelle mondiale et devraient donc entrer en service au cours de la prochaine période triennale (2026-2028). Une capacité supplémentaire de 92.1 Mt est actuellement en phase de planification en vue d’une éventuelle mise en production au cours de la même période. Si tous les projets en cours et prévus se concrétisent, l’accroissement total de capacité pourrait, comme indiqué plus haut, s’élever à 138.8 Mt d’ici 2028.
Tableau 3.2. Capacité nominale mondiale actuelle de production d’acier (2024-2025) et ajouts potentiels de capacité brute (2026-2028), par région
Copier le lien de Tableau 3.2. Capacité nominale mondiale actuelle de production d’acier (2024-2025) et ajouts potentiels de capacité brute (2026-2028), par régionEn millions de tonnes
|
Capacité nominale |
Capacité nominale |
% de variation |
Ajouts potentiels de capacité brute 2026-2028 |
Capacité en 2028 |
% de variation prévu (2025 par rapport à 2028) |
|||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
|
2024 |
2025 (a) |
2024-2025 |
En cours (B) |
Prévus (C) |
(B) + (C) |
Faible (A) + (B) |
Élevée (A) + (B) + (C) |
Faible |
Élevé |
|
|
Afrique |
48.5 |
49.4 |
1.9 |
0.0 |
49.4 |
49.4 |
0.0 |
0.0 |
||
|
Asie |
1 660.6 |
1 658.6 |
-0.1 |
24.3 |
59.7 |
84.0 |
1 682.9 |
1 742.6 |
1.5 |
5.1 |
|
Chine (République populaire de) |
1 141.5 |
1 135.5 |
-0.5 |
13.2 |
25.4 |
38.6 |
1 148.7 |
1 174.1 |
1.2 |
3.4 |
|
Inde |
179.5 |
185.3 |
3.2 |
6.0 |
25.8 |
31.8 |
191.3 |
217.1 |
3.2 |
17.2 |
|
ASEAN |
82.9 |
86.0 |
3.6 |
0.5 |
5.5 |
6.0 |
86.5 |
92.0 |
0.6 |
7.0 |
|
CEI + Ukraine |
114.3 |
114.5 |
0.2 |
1.5 |
0.8 |
2.3 |
116.0 |
116.8 |
1.3 |
2.0 |
|
Europe |
280.5 |
280.5 |
0.0 |
9.2 |
16.3 |
25.5 |
289.7 |
305.9 |
3.3 |
9.1 |
|
Union européenne |
205.7 |
204.7 |
-0.5 |
5.0 |
6.0 |
11.0 |
209.7 |
215.7 |
2.4 |
5.4 |
|
Autres Europe |
74.9 |
75.8 |
1.2 |
4.2 |
10.3 |
14.5 |
80.0 |
90.2 |
5.5 |
19.1 |
|
Amérique latine |
74.2 |
74.4 |
0.3 |
0.4 |
0.4 |
74.7 |
74.7 |
0.5 |
0.5 |
|
|
Moyen-Orient |
94.9 |
96.2 |
1.4 |
4.7 |
9.4 |
14.1 |
100.9 |
110.3 |
4.9 |
14.6 |
|
Amérique du Nord |
163.3 |
165.2 |
1.2 |
5.8 |
4.8 |
10.6 |
171.0 |
175.7 |
3.5 |
6.4 |
|
Océanie |
6.4 |
6.4 |
0.0 |
0.8 |
1.3 |
2.1 |
7.2 |
8.4 |
12.5 |
32.1 |
|
Pays Membres de l’OCDE. |
640.4 |
637.2 |
-0.5 |
18.3 |
24.3 |
42.6 |
655.5 |
679.8 |
2.9 |
6.7 |
|
Économies partenaires de l’OCDE |
1 802.2 |
1 807.9 |
0.3 |
28.4 |
67.9 |
96.2 |
1 836.2 |
1 904.1 |
1.6 |
5.3 |
|
Total mondial |
2 442.6 |
2 445.1 |
0.1 |
46.7 |
92.1 |
138.8 |
2 491.8 |
2 583.9 |
1.9 |
5.7 |
Note : Les données relatives aux capacités intègrent les informations disponibles jusqu’en décembre 2025. Le terme « Europe » désigne à la fois les Membres de l’OCDE et les économies partenaires en Europe, ainsi que la Türkiye. Les chiffres relatifs à l’Union européenne couvrent tous les États membres de l’UE. Les estimations concernant les capacités de production d’acier en 2028 et les pourcentages de variation attendus sont basées uniquement sur les ajouts bruts ; par conséquent, les niveaux de capacité réels seront affectés par les éventuelles fermetures au cours de cette période. ASEAN : Association des nations de l’Asie du Sud-Est ; CEI : Communauté des États indépendants.
Source : Secrétariat du Comité de l’acier de l’OCDE.
En ce qui concerne l’évolution des capacités régionales, l’Asie devrait connaître une augmentation significative de ses capacités de production d’acier au cours des trois prochaines années, à condition que tous les projets en cours soient menés à bien et que ces réalisations ne soient pas contrebalancées par des fermetures. Les ajouts de capacités régionales dont l’entrée en service est prévue en 2026-2028 s’élèvent à 24.3 Mt (+1.5 %), auxquelles s’ajoutent 59.7 Mt (+5.1 %) en phase de planification. La Chine devrait inverser la tendance récente à la baisse de ses capacités et se hisser en tête des pays affichant la plus forte croissance dans ce domaine. L’Inde restera un acteur majeur, les deux pays représentant ensemble 83.8 % des ajouts de capacités de production d’acier en Asie.
Après l’Asie, c’est l’ensemble régional « Autres Europe » (y compris la Türkiye) et le Moyen-Orient qui devraient enregistrer les plus fortes augmentations de capacité. Dans la catégorie « Autres Europe », la Türkiye représente 78.8 % du surcroît de capacité prévu, ce qui s’explique en partie par la demande intérieure, qui n’a cessé de croître au cours de la dernière décennie. Les perspectives pour le Moyen-Orient sont incertaines en raison des tensions géopolitiques qui y règnent actuellement.
Dans les autres régions, les ajouts de capacité de production d’acier devraient s’accroître de la manière suivante au cours des trois prochaines années : augmentation de 2.3 Mt (+2.0 %) dans la Communauté des États indépendants (CEI) et en Ukraine, de 25.5 Mt (+9.1 %) en Europe, de 10.6 Mt (+6.4 %) en Amérique du Nord, de 0.4 Mt (+0.5 %) en Amérique latine et de 2.1 Mt (+32.1 %) en Océanie. En Afrique, aucun projet spécifique n’est en cours à l’heure actuelle.
Le tableau ci-dessous présente les ajouts potentiels de capacité brute par région et par type de production de 2026 à 2028. Sur la capacité totale mondiale de 138.8 Mt annoncée pour les projets en cours ou en phase de planification et dont l’achèvement est prévu au cours des trois prochaines années, ceux concernant les convertisseurs à oxygène (BOF) représentent 46 % du total, contre 51 % pour les projets de fours à arc électrique (EAF). Il convient de souligner que la Chine et l’Inde maintiendront leurs investissements dans les projets sidérurgiques intégrés, tandis qu’ailleurs, l’augmentation des capacités se fera principalement par l’installation de fours électriques.
Graphique 3.3. Les capacités de production d’acier de l’Asie devraient continuer à croître rapidement
Copier le lien de Graphique 3.3. Les capacités de production d’acier de l’Asie devraient continuer à croître rapidementAjouts potentiels de capacité brute de production d’acier par région et par type de production, 2026-2028, en millions de tonnes (Mt)
Note : Les données de capacité englobent à la fois les projets en cours et prévus et ne tiennent pas compte des éventuelles fermetures pouvant survenir au cours de la période. BOF : convertisseur à oxygène ; EAF : four à arc électrique ; CEI : Communauté des États indépendants.
Source : Secrétariat du Comité de l’acier de l’OCDE.
L’augmentation des capacités est forte dans certaines régions d’Asie
Chine
En 2021, le gouvernement chinois a introduit des règles obligatoires régissant le remplacement des installations obsolètes par de nouvelles usines et de nouveaux équipements. (MIIT, 2021[1]). Cette mesure, motivée par des préoccupations liées à la surcapacité et à l’impact environnemental des anciennes lignes de production, interdisait toute augmentation nette de la capacité de production d’acier. En règle générale, les entreprises devaient supprimer davantage de capacités qu’elles n’en ajoutaient, conformément aux ratios de remplacement prescrits. Ces mesures visaient également à encourager une utilisation accrue des EAF, à renforcer la surveillance environnementale et à imposer un contrôle plus strict des opérations d’échange de capacités.
L’objectif de réduction de la capacité nette s’est toutefois révélé difficile à atteindre. Le mécanisme d’échange obligeant les producteurs à associer les ajouts de capacité à des fermetures n’aboutissait parfois qu’à des réductions limitées, voire nulles, car les sites démantelés renfermaient souvent des usines et des équipements vétustes et moins performants qui, dans certains cas, fonctionnaient au ralenti ou étaient hors service (Zhang, 2024[2]).
Par conséquent, les autorités ont suspendu ce mécanisme de remplacement des capacités en 2024, dans le but affiché de durcir la réglementation et de mieux l’adapter à l’évolution des orientations de la Chine en matière d’environnement et de décarbonation (MIIT, 2024[3]).
Le ministère de l’Industrie et des Technologies de l’information (MIIT) a ensuite élaboré une proposition visant à améliorer les mesures réglementaires, qu’il a soumise à la consultation publique en octobre 2025 (MIIT, 2025[4]). Le projet propose de renforcer la conformité, d’éliminer les capacités fantômes et de mieux intégrer le système au programme national de réduction des émissions de carbone. Ces révisions restreindraient le champ d’éligibilité des capacités pouvant être utilisées à des fins de remplacement (par exemple, en exigeant la preuve d’un fonctionnement continu), augmenteraient les ratios de remplacement en les harmonisant de façon plus stricte et instaureraient des mécanismes d’incitation à l’efficacité carbone.
L’un des axes majeurs de cette réglementation réside dans l’obligation d’appliquer un ratio de remplacement strict de 1.5:1 servant de référence nationale pour la production d’acier intégrée. Ce ratio de 1.5:1 impose aux producteurs d’acier de fermer définitivement et de démanteler 1.5 unité de capacité de production existante et légalement enregistrée pour chaque unité de nouvelle capacité qu’ils ont l’intention de mettre en service. En revanche, le ratio de remplacement pour les EAF est maintenu à 1:1, une règle plus souple que celle imposée à la filière intégrée.
Dans ce contexte, et comme indiqué ci-dessus, la Chine pourrait néanmoins redevenir le premier contributeur à l’extension des capacités mondiales à l’horizon 2028 en ajoutant jusqu’à 38.6 Mt de capacités de production d’acier brut d’ici là. L’effet net d’une telle augmentation dépendra toutefois de l’ampleur des fermetures correspondantes qui seront opérées dans le cadre du nouveau dispositif actuellement à l’étude.
Inde
Sous l’impulsion de dépenses d’infrastructure massives, effectives et prévisionnelles, le secteur sidérurgique indien affiche désormais le taux de croissance le plus élevé au monde parmi les pays producteurs. Entre 2021 et 2025, le pays a ajouté en moyenne plus de 10 Mt de capacité de production d’acier brut par an, et cette tendance à la hausse devrait s’accélérer, pour atteindre une capacité comprise entre 191.3 Mt et 217.1 Mt d’ici 2028. L’extension de capacité de 41.4 Mt enregistrée entre 2021 et 2025 a dépassé de 10 Mt l’augmentation nette de la capacité mondiale de production d’acier. L’Inde s’est ainsi positionnée en tête, loin devant les autres pays dont les augmentations nettes étaient inférieures à 10 Mt.
La croissance de la production d’acier indienne bénéficie d’un solide appui des pouvoirs publics, qui ont fixé en 2017 un objectif de capacité de 300 Mt pour 2030-31, prévoyant que la demande d’acier pour les produits finis serait de l’ordre de 230 Mt (soit l’équivalent de 255 Mt d’acier brut) (Gouvernement de l’Inde, 2024[5]). Ces derniers temps, la demande intérieure d’acier a en effet augmenté plus rapidement que la capacité. Ce faisant, l’Inde est passé en quelques années du statut de grand exportateur net d’acier au statut d’importateur marginal puisque ses importations ont légèrement dépassé ses exportations en 2024 et 2025. D’après les projections de l’OCDE, si la capacité atteint l’objectif fixé par les pouvoirs publics d’ici 2030, elle dépassera la demande en équivalent acier brut d’environ 90 Mt.
Du point de vue de l’action publique, l’importance stratégique accordée au secteur sidérurgique s’incarne dans la Politique nationale de l’acier de 2017 (Gouvernement de l’Inde, 2017[6]). Bien que les décisions en matière de prix, de production et d’investissement soient laissées aux producteurs, l’État joue néanmoins un rôle clé en tant que facilitateur en créant un environnement politique propice au développement sectoriel (Ministère de l’acier, 2025[7]). Ses interventions prennent diverses formes : 1) la promotion de l’acier indien dans les marchés publics ; 2) l’introduction d’un mécanisme d’incitations financières indexées sur la production destiné à développer les aciers spéciaux via une subvention directe représentant 4 à 12 % de la valeur du surcroît de production. (Ministère de l’acier, 2021[8]); 3) le renforcement les normes de qualité applicables aux importations ; 4) la promotion de l’efficacité énergétique par la délivrance de certificats d’économies d’énergie négociables aux entreprises qui ont dépassé les objectifs imposés de réduction de leur consommation d’énergie (Bureau de l’efficacité énergétique, 2026[9]); 5) la sécurisation de l’approvisionnement du secteur en matières premières (Gouvernement de l’Inde, 2017[6]) ; et 6) une action résolue en faveur de la décarbonation de l’industrie par le biais d’un système d’échange de crédits carbone (Ministère de l’acier, 2024[10]). En ce qui concerne l’avenir, le Premier ministre a indiqué qu’en 2047, la production d’acier de l’Inde pourrait atteindre 500 Mt (NEWKERALA, 2025[11]).
Asie du Sud-Est
L’Institut du fer et de l’acier de l’Asie du Sud-Est (SEAISI) a fait part de ses inquiétudes quant à l’impact croissant de la crise mondiale de surcapacité dans la région de l’ASEAN. Cette pression est exacerbée par des plans d’expansion régionale qui dépassent largement la demande d’acier prévue, ce qui rend le marché régional de plus en plus vulnérable aux bouleversements des flux d’échanges d’acier.
Le Viet Nam et l’Indonésie se sont distingués comme les principaux moteurs de la croissance des capacités dans la région, avec des niveaux de capacité annuels de 29.0 Mt et 23.8 Mt, respectivement. Au Viet Nam, le gouvernement a annoncé en février 2026 un plan stratégique pour l’industrie, en vertu duquel le pays s’orienterait vers une autosuffisance totale au cours des 25 prochaines années. La production passerait de 24.7 Mt d’acier brut par an en 2025 à entre 65 et 70 Mt d’ici 2050, avec un objectif intermédiaire de 33 à 36 Mt par an d’ici 2035 (ASEMConnect, 2026[12]). La feuille de route donne expressément la priorité à la production nationale dans les segments à forte valeur ajoutée pour lesquels le pays demeure actuellement très tributaire des approvisionnements étrangers. Cela concerne notamment les aciers spéciaux destinés aux secteurs de l’automobile, de la construction navale, de l’énergie et des infrastructures ferroviaires. En substituant une production locale à ces importations haut de gamme, cette stratégie vise non seulement à sécuriser l’approvisionnement intérieur, mais également à jeter les bases d’une offre compétitive pour exporter des produits à forte valeur ajoutée sur les marchés mondiaux (Kallanish, 2026[13]).
Moyen-Orient
Le Moyen-Orient se classe au deuxième rang des régions affichant la croissance la plus rapide après l’Asie, tant en volume qu’en taux de croissance des capacités de production d’acier. La République islamique d’Iran (ci-après l’« Iran ») représentait 62 % de la capacité totale de production d’acier du Moyen-Orient en 2025 et a été le principal moteur de l’expansion régionale. Sa situation a toutefois été fortement affectée par le conflit dans la région, qui pourrait bien avoir des répercussions sur les pays voisins et au-delà. Le volume des ajouts de capacités d’ici 2028 devrait largement dépasser la demande régionale, bien que de fortes incertitudes entourent ces prévisions en raison du conflit.
Investissement transnational dans la production d’acier
Copier le lien de Investissement transnational dans la production d’acierLes investisseurs chinois continueront de jouer un rôle de premier plan dans le financement des installations de production d’acier intégrée à l’étranger
Le Graphique 3.4 illustre la répartition des investissements transnationaux pour les projets dont le lancement est programmé à compter de 2025. Les investissements transnationaux représentent environ 21 % des capacités associées à l’ensemble des investissements futurs, plus de la moitié d’entre eux impliquant soit une entreprise chinoise seule, soit des coentreprises avec des partenaires chinois. Ces investissements doivent également être replacés dans le contexte plus large des pratiques chinoises de délocalisation des capacités ; la réduction des capacités nationales s’est ainsi accompagnée d’un soutien financier à la création de nouvelles capacités de production d’acier à l’étranger, notamment par l’apport de capitaux, d’équipements, de pièces détachées et de matériaux chinois (State Council, 2015[14]). À l’échelle régionale, plus de 93 % de ces investissements sont concentrés en Asie, le reste étant orienté vers l’Afrique. En ce qui concerne les types d’équipements, environ 86 % des investissements chinois (moyenne des projets exclusivement chinois et des coentreprises) ciblent les installations de convertisseurs à oxygène (BOF).
Parmi les investissements transnationaux impliquant des sociétés chinoises, 70 % comptent au moins une entreprise publique. La capacité moyenne par projet pour les investissements impliquant des entreprises publiques est supérieure de 3.3 Mt à la moyenne de 2.4 Mt enregistrée pour les entreprises privées, ce qui indique une tendance à des investissements à plus grande échelle de la part des entreprises publiques (Graphique 3.5).
Graphique 3.4. Les investissements directs internationaux chinois stimulent l’expansion des capacités sidérurgiques en Asie et en Afrique
Copier le lien de Graphique 3.4. Les investissements directs internationaux chinois stimulent l’expansion des capacités sidérurgiques en Asie et en AfriqueInvestissements transnationaux dont la mise en service est programmée à compter de 2025, par économie investisseuse et par technologie, en % (à gauche) et par région d’accueil, en millions de tonnes (Mt) (à droite)
Note : BOF : convertisseur à oxygène ; EAF : four à arc électrique ; ASEAN : Association des nations de l’Asie du Sud-Est.
Source : Secrétariat du Comité de l’acier de l’OCDE.
Graphique 3.5. Les entreprises publiques chinoises investissent massivement dans de nouvelles aciéries intégrées à l’étranger
Copier le lien de Graphique 3.5. Les entreprises publiques chinoises investissent massivement dans de nouvelles aciéries intégrées à l’étrangerRépartition des investissements transnationaux en 2025 et au-delà, par type d’équipement pour les entreprises publiques et privées chinoises, en millions de tonnes (Mt)
Note : BOF : convertisseur à oxygène ; EAF : four à arc électrique.
Source : Secrétariat du Comité de l’acier de l’OCDE.
Évolution de la production de fonte et du fer de réduction directe
Copier le lien de Évolution de la production de fonte et du fer de réduction directeLes hauts fourneaux impliquent des engagements à long terme et doivent fonctionner en continu pour être rentables
L’évolution des capacités de production de fonte brute des hauts fourneaux (BF) montre qu’une grande partie des surcapacités structurelles recensées dans le secteur de l’acier brut demeure ancrée dans le segment de la production de fonte en amont. En 2024, la production mondiale de fonte brute issue des hauts fourneaux a atteint environ 1.3 milliard de tonnes, soit près de dix fois celle du fer de réduction directe (DRI), qui s’élevait à 145.6 Mt. La Chine, principale source d’acier produit dans des aciéries intégrées, représentait environ 70 % de la production mondiale.
Si le taux de croissance global des capacités de production de fonte brute est modeste, ce chiffre agrégé masque des évolutions très contrastées d’une région à l’autre. Actuellement, les économies avancées prévoient de fermer des hauts fourneaux en raison du vieillissement des actifs ou de la transition vers de nouveaux procédés de fabrication de l’acier. À l’inverse, les économies émergentes, en particulier en Asie, mettent en service et installent de grands hauts fourneaux à la pointe de la technologie. Cette configuration, dans laquelle les réductions de capacité dans certaines régions sont compensées par de nouvelles installations massives ailleurs, maintient la capacité mondiale de fonte brute à un niveau élevé, ce qui complique les efforts visant à remédier aux excédents de capacité.
La mise en service de hauts fourneaux d’une telle envergure exige des investissements initiaux considérables et un cycle de vie s’étalant souvent sur plusieurs décennies pour atteindre la viabilité économique, ce qui crée un profond « effet de verrouillage ». Cette rigidité structurelle et l’obligation d’exploiter un haut fourneau en continu entre deux réfections de cuve génèrent des pressions persistantes du côté de l’offre qui s’avèrent déconnectées des signaux du marché.
Graphique 3.6. De grands hauts fourneaux continuent d’être installés, en particulier dans les économies émergentes d’Asie
Copier le lien de Graphique 3.6. De grands hauts fourneaux continuent d’être installés, en particulier dans les économies émergentes d’AsieCapacité mondiale de production des hauts fourneaux, 2025 et au-delà (à partir de 2026), en millions de tonnes (Mt)
Note : Les données intègrent les nouveaux projets d’extension des capacités annoncés au cours du second semestre de 2025.
Source : Secrétariat du Comité de l’acier de l’OCDE.
Le marché du fer de réduction directe de haute qualité est tendu, une situation que compliquent les incertitudes entourant la continuité de l’approvisionnement
La production mondiale de fer de réduction directe (DRI) a presque doublé dans les dix dernières années, pour atteindre 145.6 Mt en 2024. Le marché est fortement concentré, l’Inde et l’Iran représentant à eux seuls plus de 70 % de la production mondiale. Pour l’avenir, l’Iran a mis en œuvre des projets visant à ajouter 11.8 Mt de nouvelles capacités de production de DRI, soit environ 40 % de l’accroissement total prévu au niveau mondial, mais le conflit au Moyen-Orient pourrait modifier considérablement ces projections.
Les perspectives du marché du DRI sont globalement positives, la demande augmentant parallèlement à l’expansion de la production d’acier par EAF et aux pressions en faveur de la décarbonation, qui poussent les producteurs vers les produits métalliques à base de DRI (S&P Global, 2026[15]). Du côté de l’offre, le Moyen-Orient constitue le premier marché mondial du DRI et une source majeure d’exportations. L’évolution de la situation géopolitique et les sanctions existantes à l’encontre de l’Iran créent toutefois des incertitudes quant à la continuité de l’approvisionnement, aux coûts et aux investissements futurs dans le secteur.
Au-delà de la production d’acier par EAF à partir de ferrailles, le DRI constitue également le fondement d’une sidérurgie à faibles émissions lorsqu’il est alimenté en hydrogène (H2). Cependant, un certain nombre de projets à faibles émissions initialement prévus ont récemment été annulés ou reportés en raison de conditions de marché défavorables et d’une faible demande résultant de la crise actuelle de surcapacité. Les travaux de recherche de l’OCDE montrent qu’au premier semestre 2025, plusieurs projets, représentant 19 % du total des projets à faibles émissions prévus d’ici 2027, ont été suspendus en raison des excédents de capacité mondiaux, des prix élevés de l’énergie et de l’incertitude réglementaire (OCDE, à paraître[16]). Les projets suspendus concernaient des conversions de BF-BOF vers des EAF (27 %), des projets H2-DRI (18 %), ainsi que des projets de captage, d’utilisation et de stockage du carbone (15 %). Par conséquent, la croissance continue des capacités de production d’acier soutenues par les pouvoirs publics non seulement aggrave les difficultés actuelles du marché, mais freine également le déploiement de capacités à faibles émissions, tout en exposant les installations récentes à forte intensité d’émissions au risque de devenir des actifs échoués dans un avenir relativement proche.
Références
[12] ASEMConnect (2026), Prime Minister of Vietnam on approval of scheme for development of steel industry till 2030, orientation toward 2050, https://asemconnectvietnam.gov.vn/law.aspx?ZID1=10&ID1=2&MaVB_id=3114.
[9] Bureau de l’efficacité énergétique (2026), Perform Achieve Trade (PAT), https://beeindia.gov.in/show_content.php?lang=1&level=1&ls_id=185&lid=72.
[5] Gouvernement de l’Inde (2024), Ministère de l’acier, https://www.pib.gov.in/PressReleaseIframePage.aspx?PRID=2082773®=3&lang=2 (consulté le 12 avril 2026).
[6] Gouvernement de l’Inde (2017), Bureau d’information de la presse, gouvernement de l’Inde, Cabinet, https://www.pib.gov.in/newsite/PrintRelease.aspx?relid=161491®=3&lang=2 (consulté le 12 avril 2026).
[13] Kallanish (2026), Vietnam targets steel capacity growth, structural upgrades, https://www.kallanish.com/en/news/steel/market-reports/article-details/vietnam-targets-steel-capacity-growth-structural-upgrades-0226/ (consulté le 26 février 2026).
[4] MIIT (2025), 《钢铁行业产能置换实施办法(征求意见稿)》公开征求意见, https://policy.mofcom.gov.cn/claw/opinionInfo.shtml?id=6391 (consulté le 10 avril 2026).
[3] MIIT (2024), Notice of the General Office of the Ministry of Industry and Information Technology Regarding the Suspension of Steel Capacity Replacement Work, https://www.chinaisa.org.cn/gxportal/xfgl/portal/content.html?articleId=69b59a7c6d353b860135fd64e0829b29b80d1ecf3716b4b82580099db568eea4&columnId=3683d857cc4577e4cb75f76522b7b82cda039ef70be46ee37f9385ed3198f68a (consulté le 10 avril 2026).
[1] MIIT (2021), 钢铁行业产能置换实施办法, https://gxt.ln.gov.cn/gxt/szln_zzqs0/1AB4550463324898B1CC4D2A3853776A/P020210518563852660099.pdf (consulté le 10 avril 2026).
[7] Ministère de l’acier (2025), Impact of Steel Imports on Domestic Steel Manufacturers.
[10] Ministère de l’acier (2024), Steps to reduce carbon footprint in steel industry, https://www.pib.gov.in/PressReleasePage.aspx?PRID=2043652®=3&lang=2.
[8] Ministère de l’acier (2021), Union Cabinet approves Production-linked Incentive (PLI) Scheme for Specialty Steel, https://www.pib.gov.in/PressReleasePage.aspx?PRID=1737723®=3&lang=2.
[11] NEWKERALA (2025), India must expand steel production to achieve ’zero import & net export’ goal: PM Modi, https://www.newkerala.com/news/o/india-expand-steel-production-achieve-zero-import-net-export-304.
[16] OCDE (à paraître), Navigating transition and excess capacity, Éditions OCDE, Paris.
[15] S&P Global (2026), Middle East conflict puts the DRI market under threat, http://www.spglobal.com/market-intelligence/en/news-insights/research/2026/03/middle-east-conflict-puts-the-dri-market-under-threat.
[14] State Council (2015), 国务院关于推进国际产能和装备制造合作的指导意见---国家能源局, https://www.nea.gov.cn/2015-05/18/c_134248069.htm (consulté le 6 mai 2026).
[2] Zhang, J. (2024), China’s latest steel capacity swap move not enough to curb industry expansion, https://www.spglobal.com/energy/en/news-research/latest-news/metals/082924-chinas-latest-steel-capacity-swap-move-not-enough-to-curb-industry-expansion (consulté le 12 avril 2026).