Les données par pays sont fondées sur les inventaires des émissions communiqués à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC). Ces données sont compilées selon les principes de comptabilisation territoriale et fondée sur la production, conformément aux lignes directrices du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC). La principale source de données est constituée des Tableaux de rapport communs (CRT) soumis par les Parties au 18 juin 2025, complétés par les soumissions d’inventaires nationaux antérieures et le questionnaire Assurance Qualité Annuelle (AQA) de l’OCDE. Étant donné que les données ne sont pas disponibles pour tous les pays ou pour toutes les années, des estimations ont servi à combler les manques. Les sources de données et la méthodologie utilisées dans cette publication sont résumées ci-après :
Membres de l’OCDE : pour la plupart des pays de l’OCDE, les données sur les émissions de GES issues des CRT ou d’autres sources officielles sont disponibles de 1990 à 2022 ou 2023. Les exceptions concernent la Colombie (1990-2021) et Israël (1996, 2003-22).
Partenaires de l’OCDE : de nombreux déficits subsistent, y compris pour certains des plus gros émetteurs. La Chine a fourni des données officielles pour sept années (1994, 2005, 2010, 2012, 2014 et 2020-2021), tandis que l’Inde en a communiqué pour quatre années (1994, 2000, 2010 et 2016). La situation est similaire pour le Pérou (données manquantes pour la période 1990-99), l’Arabie saoudite (données disponibles pour huit années entre 1990 et 2012), l’Afrique du Sud (huit années manquantes entre 1990 et 2000) et l’Indonésie (données manquantes pour la période 1995-99).
En raison de ces déficits, les agrégats présentés dans ce rapport reposent sur une combinaison de données officielles et d’estimations.
Pour pallier ces lacunes, l’OCDE a mis au point une méthodologie permettant d’imputer les valeurs manquantes de manière cohérente avec les rapports officiels (Cárdenas Rodríguez et al., 2024[1]). Cette méthodologie utilise les séries chronologiques des émissions historiques nationales PRIMAP-hist (Gütschow, Busch et Pflüger, 2024[2]), corrigées des estimations officielles, pour cette imputation. La méthodologie est la suivante :
Si aucune donnée officielle n’est disponible, la série PRIMAP est utilisée.
Lorsque deux points de données officiels existent, les valeurs manquantes dans l’intervalle sont interpolées à l’aide des tendances PRIMAP et recalibrées de manière à ce que la série interpolée passe par les points de données officiels.
Pour les années en dehors de la plage de données officielles, la différence de niveau PRIMAP est ajoutée au point officiel le plus récent (ou le plus ancien).
Les émissions totales incluant le secteur UTCATF sont obtenues en additionnant les émissions totales hors UTCATF et une estimation des émissions du secteur UTCATF. Les niveaux d’émissions des autres secteurs sont dérivés en appliquant aux estimations totales les parts respectives de chaque secteur.
Les estimations pour les sous-secteurs de l’énergie sont obtenues en utilisant leurs parts estimées dans les données sur les émissions de GES produites par l’AIE conformément au module Énergie des lignes directrices 2006 du GIEC.
Les émissions de GES ont été converties en utilisant les potentiels de réchauffement global du sixième rapport d’évaluation du GIEC (PRG de l’AR6) (Forster, 2021[3]).