Faire de la transformation numérique un levier d’efficience. Le passage au numérique des processus liés aux L&P constitue une étape importante pour améliorer l’accessibilité géographique et la facilité avec laquelle les entités encadrées peuvent soumettre les documents et informations requis pour les L&P. Cela peut réduire considérablement la charge administrative pesant sur les particuliers et les entreprises, notamment le temps qui, sinon, serait passé à se rendre dans les bureaux des autorités publiques et à y attendre. Le passage au numérique améliore aussi la circulation de l’information entre les organismes publics. La prise de décision et l’évaluation des risques peuvent être améliorées par un partage des données plus rapide, une approche commune de la gestion des données entre les autorités chargées de délivrer des licences, et des formats numériques, qui facilitent le traitement des grands ensembles de données. Le partage d’informations entre les autorités chargées des licences contribue en outre à réduire les chevauchements de processus et les doublons au niveau des obligations d’information. Les données peuvent également être collectées pour des raisons statistiques ou inférentielles, et elles peuvent ensuite servir à mieux informer les décideurs.
Ne pas passer au numérique sans avoir au préalable simplifié. La première étape du passage au numérique devrait être la simplification. En effet, les principaux obstacles à l’efficience concernant les L&P résident généralement dans les complexités juridiques ou procédurales, le manque de coordination des institutions et l’utilisation d’un langage trop technique et complexe. Ces obstacles ne disparaîtront pas simplement en passant au numérique. En réalité, si les processus sont inefficients, le passage au numérique peut au contraire entraîner une bureaucratie encore plus lourde, un accroissement de l’inefficience et des obstacles encore plus importants à la conformité. Les technologies émergentes, telles que l’intelligence artificielle ou la technologie de blockchain, peuvent soutenir les processus liés aux L&P, par exemple grâce à l’identification des entreprises ne disposant pas de licence ou à l’évaluation ou l’anticipation des risques. Les outils d’IA peuvent analyser de vastes ensembles de données afin de détecter des schémas de non-conformité et d’améliorer le contrôle réglementaire. Toutefois, avant que l’IA ne soit pleinement intégrée dans les systèmes de L&P, elle doit faire l’objet de tests et d’évaluations rigoureux – par exemple dans le cadre d’un projet pilote – afin de garantir la fiabilité, l’exactitude et le respect des normes éthiques et juridiques.
Adopter une approche du passage au chiffrage numérique de bout en bout. Grâce à un passage au numérique de bout en bout, toutes les activités et toutes les étapes d’un processus lié aux L&P, du début jusqu’à la fin, sont gérées numériquement. Avec l’adoption de cette approche, le processus administratif peut voir son efficience améliorée sur deux plans : premièrement, les tâches qui nécessitent des ressources humaines substantielles sont éliminées, ce qui accélère la procédure et supprime les obstacles. Deuxièmement, cela réduit les erreurs induites par une intervention ou une exécution manuelles (et donc les ressources nécessaires pour y remédier).
Établir une stratégie numérique à long terme pour les L&P. Si les pouvoirs publics ont généralement des objectifs et des calendriers ambitieux, il est fondamental de reconnaître que le passage au numérique est un projet de longue durée, qui se concrétisera au mieux grâce à des efforts graduels. Pour chaque étape du passage au numérique, il peut être plus efficace de déployer des projets (ou des fonctionnalités) numériques bien définis, à court terme et progressifs, plutôt que d’attendre longtemps pour lancer un grand projet. Cela réduit le risque lié à la mise en œuvre et augmente la probabilité de réussite et d’obtention d’une maturité suffisante pour l’adoption d’outils numériques. De manière plus générale, l’adoption d’une stratégie collective de passage au numérique pour les différents organismes publics peut faciliter l’utilisation de technologies et de formats communs et promouvoir un plus vaste partage des données.