Évaluer régulièrement les performances des systèmes de L&P à l’aune de critères appropriés. Les autorités et leur personnel devraient évaluer les performances de chaque système de L&P à l’aune des grands objectifs stratégiques, pour démontrer les résultats produits. Les critères et indicateurs qui reflètent les résultats produits sur le plan, par exemple, du niveau d’émissions dans l’atmosphère, de la qualité de l’eau ou du niveau de sécurité des travailleurs sont plus pertinents que ceux qui se bornent à rendre compte des activités menées. Il convient aussi de procéder régulièrement au réexamen et à l’actualisation des outils, des critères et des exigences des systèmes de L&P, afin de tenir compte de l’évolution des normes sectorielles, des progrès technologiques et de l’évaluation permanente des risques existants et émergents. Les autorités chargées des L&P devraient être tenues de justifier par des données empiriques leurs décisions relatives au maintien, à la modification ou à l’élimination de critères d’attribution des L&P. Elles devraient également assurer un suivi des doublons et des difficultés auxquels peuvent être confrontés les individus et les entreprises qui demandent des L&P, que ce soit en lien avec les délais de traitement de leurs demandes, avec les coûts de conformité ou avec l’impact du processus sur leur activité. Ces actions permettront de veiller à ce que le cadre des L&P soit adapté à sa mission et à ce qu’il favorise la conformité et l’innovation sans imposer de contraintes indues.
Fixer des objectifs mesurables permet aux autorités réglementaires d’évaluer de façon objective l’efficacité de leurs dispositifs de L&P. Les principes présentés dans ce document, ainsi que les Principes de bonne pratique de l’OCDE pour la gouvernance des régulateurs (OCDE, 2014[7]), fournissent des orientations pour la définition des éléments de mesure et critères à prendre en compte pour évaluer les performances des régulateurs économiques et sectoriels. Ces éléments de mesure peuvent être les suivants, entre autres : le taux de respect de certaines exigences réglementaires clés, le délai de traitement des demandes et, surtout, l’impact du dispositif sur la sécurité publique et sur la vie des entreprises. Le recueil de données est, à cet égard, essentiel ; il faut que les pouvoirs publics tirent parti des outils numériques pour recueillir et analyser les données pertinentes, ce qui permettra des évaluations plus précises et plus rapides de l’efficacité des dispositifs qui favoriseront elles-mêmes une amélioration continue et une prise de décision fondée sur des éléments probants.
Procéder à des évaluations transparentes et inclusives des performances des dispositifs de L&P, en veillant à l’association des parties prenantes et à la satisfaction des utilisateurs. Les autorités compétentes devraient régulièrement consulter les entreprises, les syndicats professionnels et le grand public pour recueillir leurs commentaires sur les processus de L&P. Ces commentaires peuvent mettre en évidence des problèmes pratiques et offrir des éclairages quant à l’impact des dispositifs sur les diverses parties prenantes. Tenir compte d’une diversité de points de vue permet aux autorités réglementaires de prendre des décisions plus éclairées et de veiller au caractère équilibré et équitable des dispositifs de L&P.
Améliorer en permanence les systèmes de L&P pour réduire les charges. Les entreprises doivent respecter plusieurs exigences réglementaires et réaliser des formalités administratives qui peuvent être simples ou complexes. C’est plus facile pour les entreprises ou secteurs de grande taille et dotés d’importantes ressources. En revanche, pour les entreprises ou secteurs de taille plus modeste, il peut être nécessaire de recourir à des professionnels extérieurs et d’engager des frais supplémentaires. La charge administrative liée aux dispositifs de L&P peut être nettement plus lourde pour ces entreprises et secteurs. Cela étant, les formalités administratives peuvent aussi être complexes pour les secteurs plus vastes. Ces difficultés peuvent être liées au manque de clarté des procédures administratives, au caractère coûteux des évaluations requises et au fardeau lié aux éventuels recours judiciaires. Dans ce contexte, un paysage administratif complexe peut entraver la croissance économique et l’investissement.