Les régions frontalières occupent une place centrale dans l'économie et la société européennes. Elles couvrent environ 40 % du territoire de l'UE, abritent près de 30 % de sa population et produisent quelque 30 % de son PIB. Pourtant, nombre d'entre elles restent moins performantes que les régions non frontalières. En 2021, leur PIB par habitant ne représentait que 86 % de la moyenne de l'UE et, en 2023, leur taux de chômage était supérieur d'environ 6 % à celui des régions non frontalières. Le potentiel de développement des régions frontalières est donc loin d'être pleinement exploité.
Des obstacles structurels à la coopération transfrontalière freinent les performances de ces régions : les différences de législation, de systèmes administratifs et de langues peuvent alourdir les coûts pour les entreprises et limiter la mobilité de la main-d'œuvre. Ces obstacles se traduisent par des investissements plus faibles, des services publics fragmentés et une capacité de réponse amoindrie face aux défis communs, y compris les situations d'urgence.
Le développement local mené par les acteurs locaux (DLAL) offre une réponse concrète et territorialisée à ces difficultés. En s'appuyant sur les connaissances locales et en mobilisant les citoyens, le DLAL permet de traduire des priorités partagées en projets concrets. Largement utilisé au sein des États membres de l'UE, il reste toutefois peu exploité en contexte transfrontalier. Étendre le DLAL de part et d'autre des frontières représente une occasion de favoriser un développement plus inclusif et plus efficace dans les régions frontalières d'Europe.
Le projet IMPACT (Interreg Mechanism for Promoting Active Communities and Territories) est financé et soutenu par la direction générale de la politique régionale et urbaine (DG REGIO) de la Commission européenne, et mis en œuvre par l'OCDE.