L’accès au marché de l’Union européenne, une réglementation moins restrictive et des incitations fiscales destinées aux entreprises ont stimulé les entrées d’investissement direct étranger (IDE). Cependant, la faiblesse de l’investissement intérieur, la diminution de la population en âge de travailler et la lente adoption du numérique ont ralenti la convergence vers des niveaux de vie plus élevés. La concurrence insuffisante dans le secteur financier et le manque de profondeur des marchés de capitaux restreignent l’accès des entreprises au financement. Parallèlement, l’économie informelle, les obstacles à la concurrence et les déficits de compétences freinent la dynamique des entreprises, l’innovation et la croissance de la productivité.
L’introduction en bourse de participations minoritaires dans des entreprises publiques et l’intensification de la concurrence dans le secteur financier permettraient d’approfondir les marchés de capitaux et d’améliorer l’accès au financement. La réduction du coin fiscal sur le travail pour les personnes à faible revenu, le renforcement de l’application de la législation fiscale et la baisse du coût de l’insolvabilité contribueraient à faire diminuer l’économie informelle et à améliorer l’allocation des ressources pour les orienter vers les entreprises plus productives. Le renforcement du contrôle de l’application du droit de la concurrence et l’atténuation des pénuries de compétences par l’amélioration de l’accessibilité et de la qualité de la formation, mais aussi par la réduction les taux de décrochage dans l’enseignement supérieur, favoriseraient la dynamique des entreprises et l’innovation.