La communication publique a plus que jamais besoin d’être recentrée sur le sens et l’efficacité.
En effet, dans un contexte de fortes attentes citoyennes et d’attention fragmentée, la communication de l’État doit prouver qu’elle n’est pas seulement un relais, mais un moteur de transformation.
En donnant du sens aux politiques publiques, en rendant leur action plus visible et compréhensible, et en nourrissant un dialogue constant avec les citoyens, elle contribue à réinventer la manière dont l’État parle, agit et entre en résonance avec la société.
Faire de la communication publique un levier de transformation implique de relier plus étroitement la stratégie, l’écoute et l’évaluation. Informer ne suffit plus : il faut comprendre, mesurer et ajuster. C’est la condition pour renforcer la confiance entre l’État et les citoyens et assurer une parole publique lisible, cohérente et crédible.
Structurer un discours public cohérent et durable requiert de définir des indicateurs précis, fiables et partagés, permettant de mesurer la performance de la communication publique et de mieux piloter la perception de l’action de l’Etat. C’est dans ce contexte que le Service d’information du Gouvernement (SIG) français s’est associé à l’OCDE, dont je salue le travail et l’engagement constants, pour fédérer ses acteurs et œuvrer en faveur d’une culture internationale de la transparence, de la responsabilité et de l’efficacité de l’action publique.
Ce scan dresse une analyse de la manière dont le Gouvernement français évalue ses dispositifs de communication, et formule des recommandations fondées sur la base des meilleurs pratiques observées au sein des pays membres de l’OCDE.
A la fois analytique et prospectif, ce travail s’inscrit dans la dynamique portée par le SIG à savoir, développer une culture de la mesure et de l’amélioration continue, au service d’une communication plus stratégique, plus sobre et plus proche des citoyens. Une matrice d’indicateurs de performance a ainsi été élaborée pour accompagner cette démarche.
Sur le plan international, ce travail illustre la volonté du SIG de faire rayonner l’expertise française en matière de communication publique et de s’inscrire dans une démarche d’échange entre pairs, ouverte et comparative. Sur le plan national, il contribue à harmoniser les pratiques, à renforcer le dialogue entre administrations centrales et territoires, et à tendre vers une parole publique plus lisible et incarnée.
Parce qu’elle touche au lien de confiance entre les citoyens et leurs institutions, la communication publique doit être évaluée avec la même exigence que toute autre politique publique. C’est à cette condition qu’elle pourra redonner du sens au collectif, nourrir un débat démocratique apaisé et aider chacun à mieux se projeter vers l’avenir.
Michaël NATHAN
Directeur du Service d’information du Gouvernement