Les approches adoptées par les pouvoirs publics en matière de simplification et de réduction de la charge réglementaire répondent à un large éventail d’objectifs et à des besoins variés, et s’appuient sur une pluralité d’outils. Les notions se recoupent souvent, les définitions diffèrent selon les pays et le débat public manque parfois de clarté quant à la finalité ultime de ces démarches.
La présente typologie vise à clarifier les principales approches et les principaux outils au service de ces démarches (Graphique A.1). Elle s’appuie sur un projet élaboré pour la 32e session du Comité de la politique de la réglementation, tenue en avril 2025 [GOV/RPC/RD(2025)1], ainsi que sur les observations écrites transmises par les membres des délégations auprès du Comité.
De gauche à droite, l’accent est mis non plus sur l’allègement des procédures, mais sur la suppression des réglementations et de l’objectif sous-jacent en termes d’action publique. Il importe toutefois de reconnaître que nombre de ces outils ne peuvent pas être exclusivement liés à une seule de ces dimensions. Par exemple, le recours à des approches de type « un ajout, x retraits », de clauses d’extinction ou de « guillotines réglementaires » en vue d’alléger les contraintes réglementaires tout en maintenant – ou en supprimant – les objectifs initiaux de l’action publique dépend, en définitive, des motivations politiques qui sous-tendent la réforme. C’est pourquoi la version révisée de la typologie ne rattache plus chaque outil de simplification ou de réduction de la charge, pris séparément, à une approche unique, mais les présente par ordre alphabétique.
Si cette typologie s’inspire largement des travaux existants de l’OCDE, elle doit être considérée comme un document évolutif, destiné à éclairer les débats et à favoriser une compréhension commune des approches et des outils utilisés, ainsi que de leurs objectifs et limites respectifs.