Les navires transportent des marchandises et des personnes par mer, les ports assurent leur chargement et leur déchargement, les dragues maintiennent les chenaux de navigation ouverts, et les chantiers navals et leurs fournisseurs construisent, équipent et réparent la flotte maritime. Ce chapitre examine les industries maritimes à partir des estimations de l’OCDE relatives à l’activité économique liée à la mer.
Panorama de l’économie de la mer
5. Transport de biens et de personnes par voie de mer : transports maritimes, activités portuaires, construction navale et fabrication d’équipements
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En bref
Copier le lien de En brefLes industries maritimes ont progressé en valeur ajoutée plus rapidement que toute autre composante de l’économie de la mer entre 1995 et 2025 et en ont constitué la première composante en 2020. Leur valeur ajoutée brute a atteint 860 milliards USD en termes réels en 2025, soit 3.4 fois son niveau de 1995, contre 2.3 fois pour l’économie de la mer dans son ensemble. Elles ont généré environ un quart de la valeur ajoutée brute de l’économie de la mer au début comme à la fin de la période.
La part du transport maritime, des ports et du dragage dans leur VAB est passée de 70 % à 80%, et les ports maritimes sont devenus leur premier employeur. La part du transport maritime et côtier dans le total est passée de 31 % à 41 %. Celle des ports maritimes dans les équivalents temps plein a presque doublé, passant de 22 % à 43 %.
La zone OCDE a généré plus de la moitié de leur VAB en 2025, mais l’Asie hors OCDE est devenue la première économie régionale au cours de la période. La part de l’Asie hors OCDE dans la VAB mondiale est passée de 14 % à 37 %, tandis que celle de l’Asie OCDE a reculé de 34 % à 11 %.
Leur croissance réelle a connu des fluctuations plus amples que celle de l’économie de la mer, et le transport maritime et côtier ainsi que les ports maritimes ont enregistré la croissance la plus rapide parmi leurs activités. Leur VAB a reculé de 11 % en 2009, soit plus de quatre fois le recul de l’économie de la mer, et a progressé de 18 % en 2021. Le transport maritime et côtier a crû de 4.8 % par an sur la période et les ports maritimes de 4.4 %, contre 2.9 % pour la construction navale.
La République populaire de Chine est devenue le premier producteur de valeur ajoutée brute en 2012. Elle a généré 21 % de la VAB mondiale en 2025, contre 3 % en 1995.
La productivité du travail a plus que doublé en termes réels, tandis que l’avance de la zone OCDE sur les autres économies a été divisée par deux. La VAB réelle par équivalent temps plein a augmenté de 132 %, contre 58 % dans l’ensemble de l’économie. Le niveau de la zone OCDE était 6.5 fois supérieur au niveau des économies non Membres de l’OCDE en 1995 et 3.0 fois supérieur en 2025.
Les industries maritimes ont généré 860 milliards USD de valeur ajoutée brute (VAB) en termes réels en 2025, soit 3.4 fois leur niveau de 1995 (Graphique 5.1). Elles ont progressé de 5.5 % par an entre 1995 et 2008, de 2.4 % entre 2008 et 2019 et de 4.6 % entre 2019 et 2025, contre respectivement 3.5 %, 2.2 % et 2.6 % pour l’économie de la mer. Si elles avaient progressé au même rythme que celle-ci, leur VAB n’aurait atteint que 584 milliards USD en termes réels en 2025 ; au rythme de l’ensemble de l’économie, elle n’aurait pas dépassé 566 milliards USD. Leur VAB était donc supérieure de 47 % en 2025 au niveau qu’elle aurait atteint au rythme de l’économie de la mer. Aux prix courants, leur part dans la VAB de l’économie de la mer s’établissait à 24.8 % en 1995 et 25.6 % en 2025. Elle a atteint son point bas en 2012, à 21.0 %, et son point haut en 2021, à 26.6 %.
Graphique 5.1. Les industries maritimes ont progressé plus rapidement en termes réels que l’économie de la mer et l’ensemble de l’économie, leur valeur ajoutée brute ayant plus que triplé entre 1995 et 2025
Copier le lien de Graphique 5.1. Les industries maritimes ont progressé plus rapidement en termes réels que l’économie de la mer et l’ensemble de l’économie, leur valeur ajoutée brute ayant plus que triplé entre 1995 et 2025Valeur ajoutée brute des industries maritimes, milliards USD en termes réels, et part dans la valeur ajoutée brute de l’économie de la mer, %, prix courants, 1995-2025
Note : La partie A présente la valeur ajoutée brute des industries maritimes en termes réels. Les lignes en pointillés et en tirets indiquent les niveaux qu’elle aurait atteints si elle avait progressé depuis 1995 aux rythmes réels de l’économie de la mer et de l’ensemble de l’économie. La partie B présente sa part dans la valeur ajoutée brute de l’économie de la mer aux prix courants. La valeur ajoutée brute est exprimée aux prix de base. Les données en termes réels correspondent à des volumes chaînés aux prix de l’année précédente, l’année de référence étant 2022. Les lignes verticales en pointillés indiquent 2012 et 2021, années où la part a respectivement atteint son point bas et son point haut. Les données de 2025 sont des projections.
Source : OCDE (2026), OCEANSTAT : estimations de l’OCDE relatives à l’activité économique liée à la mer.
Les industries maritimes ont enregistré la croissance réelle la plus rapide des cinq composantes de l’économie de la mer entre 1995 et 2025 (Graphique 5.2). Leur VAB a atteint 3.4 fois son niveau de 1995, contre 2.5 fois pour l’enseignement et la recherche sur l’océan et la distribution de biens, 2.2 fois pour le tourisme marin et côtier, 2.1 fois pour la pêche maritime, l’aquaculture et la transformation, et 1.7 fois pour l’énergie en mer et les ressources marines non biologiques. L’économie de la mer dans son ensemble a atteint 2.3 fois son niveau de 1995. Les industries maritimes ont connu la plus forte croissance sur les périodes 1995-2008 et 2019-2025, à respectivement 5.5 % et 4.6 % par an, mais seulement la quatrième sur la période 2008-2019, à 2.4 %. Depuis 2000, leur croissance cumulée a dépassé celle de toutes les autres composantes chaque année. Leur avance sur l’économie de la mer s’est creusée au cours des trois périodes.
Graphique 5.2. Les industries maritimes ont enregistré la croissance réelle la plus rapide des cinq composantes de l’économie de la mer entre 1995 et 2025
Copier le lien de Graphique 5.2. Les industries maritimes ont enregistré la croissance réelle la plus rapide des cinq composantes de l’économie de la mer entre 1995 et 2025Valeur ajoutée brute, indice en termes réels (1995 = 100), 1995-2025
Note : L’indice de chaque composante est fixé à 100 en 1995. La valeur ajoutée brute est exprimée aux prix de base. Les données en termes réels correspondent à des volumes chaînés aux prix de l’année précédente, l’année de référence étant 2022. La ligne en pointillés représente l’économie de la mer. Les données de 2025 sont des projections.
Source : OCDE (2026), OCEANSTAT : estimations de l’OCDE relatives à l’activité économique liée à la mer.
La VAB réelle des industries maritimes a reculé en 2009 de plus de quatre fois les 2.5 % enregistrés par l’économie de la mer, mais s’est moins contractée que celle-ci pendant la pandémie de COVID-19 (Graphique 5.3). En 2020, leur VAB a diminué de 6.9 % en termes réels, contre 11.4 % pour l’économie de la mer. Elle a ensuite progressé de 17.5 % en 2021 et de 13.4 % en 2022, soit les deux plus fortes hausses annuelles de la période. La croissance est passée de 5.5 % par an entre 1995 et 2008 à 2.4 % entre 2008 et 2019, avant de remonter à 4.6 % entre 2019 et 2025.
Graphique 5.3. Les industries maritimes ont davantage reculé que l’économie de la mer en 2009, après la crise financière mondiale, mais se sont moins contractées en 2020 pendant la pandémie de COVID-19
Copier le lien de Graphique 5.3. Les industries maritimes ont davantage reculé que l’économie de la mer en 2009, après la crise financière mondiale, mais se sont moins contractées en 2020 pendant la pandémie de COVID-19Croissance annuelle réelle de la valeur ajoutée brute des industries maritimes et de l’économie de la mer, %, 1996-2025
Note : Les segments horizontaux indiquent la croissance annuelle réelle moyenne des industries maritimes au cours de chacune des trois périodes. La valeur ajoutée brute est exprimée aux prix de base. Les données en termes réels correspondent à des volumes chaînés aux prix de l’année précédente, l’année de référence étant 2022. Les données de 2025 sont des projections.
Source : OCDE (2026), OCEANSTAT : estimations de l’OCDE relatives à l’activité économique liée à la mer.
Le transport maritime et côtier et les ports maritimes ont enregistré la croissance réelle la plus rapide parmi les activités des industries maritimes entre 1995 et 2025 (Graphique 5.4). Sur les périodes 1995-2008 et 2019-2025, le transport maritime et côtier a le plus contribué à la croissance réelle, à hauteur de respectivement 2.2 et 2.8 points de pourcentage (p.p.) par an. Les ports maritimes ont apporté la plus forte contribution entre 2008 et 2019, soit 1.4 p.p. par an. Celle de la construction navale est passée de 0.9 p.p. par an entre 1995 et 2008 à un niveau presque nul. Le transport maritime et côtier a progressé le plus rapidement, à 4.8 % par an sur l’ensemble de la période, devant les ports maritimes, à 4.4 %, puis la construction navale, à 2.9 %. Le transport maritime, les ports et le dragage ont progressé de 4.5 % par an, contre 3.0 % pour la construction navale maritime et la fabrication d’équipements. La croissance des industries maritimes provient donc principalement du transport maritime et des ports.
Graphique 5.4. Le transport maritime et côtier et les ports maritimes ont enregistré la croissance réelle la plus rapide parmi les activités des industries maritimes et ont le plus contribué à leur croissance
Copier le lien de Graphique 5.4. Le transport maritime et côtier et les ports maritimes ont enregistré la croissance réelle la plus rapide parmi les activités des industries maritimes et ont le plus contribué à leur croissanceCroissance annuelle réelle moyenne de la valeur ajoutée brute, %, 1995-2025, et contributions annuelles moyennes à la croissance réelle des industries maritimes, points de pourcentage
Note : MSEM désigne la construction navale maritime et la fabrication d’équipements. La partie A présente la croissance annuelle réelle moyenne, entre 1995 et 2025, des dix activités économiques liées à la mer ayant généré la plus forte valeur ajoutée brute en 2025. La partie B présente les contributions annuelles moyennes, par période, à la croissance réelle annuelle des industries maritimes. La valeur ajoutée brute est exprimée aux prix de base. Les données en termes réels correspondent à des volumes chaînés aux prix de l’année précédente, l’année de référence étant 2022. Les données de 2025 sont des projections.
Source : OCDE (2026), OCEANSTAT : estimations de l’OCDE relatives à l’activité économique liée à la mer.
Les ports maritimes ont généré la plus grande part de la VAB des industries maritimes chaque année jusqu’en 2003, et le transport maritime et côtier chaque année depuis 2021 (Graphique 5.5). De 2004 à 2020, les deux activités se sont succédé en tête, les ports maritimes occupant la première place pendant dix de ces dix-sept années. La part des ports maritimes a peu varié, passant de 38.2 % en 1995 à 37.7 % en 2025. Celle du transport maritime et côtier est passée de 31.0 % à 41.4 %, avec un gain de 6.2 p.p. entre 1995 et 2008 et de 4.8 p.p. entre 2019 et 2025. Elle a culminé à 45.7 % en 2022. La part de la construction navale est passée de 15.6 % à 10.5 %, et celle de la fabrication d’équipements maritimes de 14.4 % à 9.8 %. Celle du dragage est restée comprise entre 0.6 % et 1.1 %.
Graphique 5.5. Les ports maritimes et le transport maritime et côtier ont généré les plus grandes parts de la valeur ajoutée brute des industries maritimes tout au long de la période
Copier le lien de Graphique 5.5. Les ports maritimes et le transport maritime et côtier ont généré les plus grandes parts de la valeur ajoutée brute des industries maritimes tout au long de la périodePart de chaque activité dans la valeur ajoutée brute mondiale des industries maritimes, %, prix courants, 1995-2025
Note : La valeur ajoutée brute est exprimée aux prix de base et aux prix courants. Les parts sont calculées sur la somme de la valeur ajoutée brute aux prix courants des 23 activités. Les données de 2025 sont des projections.
Source : OCDE (2026), OCEANSTAT : estimations de l’OCDE relatives à l’activité économique liée à la mer.
La part de la zone OCDE dans la VAB mondiale des industries maritimes est passée de 78 % en 1995 à 53 % en 2025, l’Asie hors OCDE gagnant principalement des parts au détriment de l’Asie OCDE (Graphique 5.6). Le déplacement a été plus marqué dans le transport maritime, les ports et le dragage, où les économies non Membres de l’OCDE ont produit davantage que la zone OCDE en 2023 et 2024, que dans la construction navale maritime et la fabrication d’équipements. La part de l’Asie hors OCDE est passée de 13.5 % à 37.1 % aux prix courants, dont 14.2 p.p. entre 2008 et 2019, tandis que celle de l’Asie OCDE est tombée de 33.8 % à 11.5 %, principalement avant 2008. La part de l’Europe OCDE a diminué de 26.7 % à 20.8 %, tandis que celle des Amériques OCDE est passée de 15.4 % à 18.5 %. Dans le transport maritime, les ports et le dragage, la part de la zone OCDE est passée de 76.3 % à 50.9 %, après un point bas de 49.2 % en 2024. Dans la construction navale maritime et la fabrication d’équipements, elle est passée de 81.5 % à 59.0 %. La recomposition régionale des industries maritimes correspond donc à un déplacement, au sein de l’Asie, de ses Membres de l’OCDE vers le reste de la région.
Graphique 5.6. L’Asie hors OCDE est devenue la première région pour les industries maritimes entre 2008 et 2019
Copier le lien de Graphique 5.6. L’Asie hors OCDE est devenue la première région pour les industries maritimes entre 2008 et 2019Part de chaque groupe régional dans la valeur ajoutée brute mondiale, %, prix courants, et part de la zone OCDE dans la valeur ajoutée brute mondiale, %, prix courants, 1995-2025
Note : CNFE désigne la construction navale maritime et la fabrication d’équipements. Les groupes régionaux correspondent aux régions M49 des Nations Unies, ventilées selon l’appartenance à l’OCDE. La partie A empile leurs parts aux première et dernière années de chaque période. La partie B présente la part de la zone OCDE dans la valeur ajoutée brute mondiale de chaque groupe d’activités ; la ligne en pointillés indique 50 %. La valeur ajoutée brute est exprimée aux prix de base et aux prix courants. Les données de 2025 sont des projections.
Source : OCDE (2026), OCEANSTAT : estimations de l’OCDE relatives à l’activité économique liée à la mer.
La République populaire de Chine (ci-après « la Chine ») a généré 21.5 % de la VAB mondiale des industries maritimes en 2025 (Graphique 5.7). Elle était le septième producteur en 1995, avec 2.7 % de la VAB mondiale, et occupe la première place depuis 2012. Les États-Unis, deuxième économie des industries maritimes en 1995 comme en 2025, ont généré 15.8 % de la VAB mondiale en 2025 aux prix courants. Après la Chine, Singapour a enregistré le plus fort gain de part, passant du neuvième au troisième rang, avec 7.1 % de la VAB mondiale en 2025. Sept des dix principaux producteurs de 2025 sont Membres de l’OCDE.
Graphique 5.7. Depuis 2012, la Chine génère la plus grande part de la valeur ajoutée brute mondiale parmi les économies actives dans les industries maritimes
Copier le lien de Graphique 5.7. Depuis 2012, la Chine génère la plus grande part de la valeur ajoutée brute mondiale parmi les économies actives dans les industries maritimesPart de chaque économie dans la valeur ajoutée brute mondiale, %, prix courants, et classement des dix principales économies de 2025 selon leur valeur ajoutée brute, 1995-2025
Note : La partie A classe les économies selon leur part de la valeur ajoutée brute mondiale des industries maritimes en 2025. Les cercles vides indiquent leur part de 1995 et leur rang de 1995 figure entre parenthèses. La partie B présente le rang annuel de ces dix économies, la première place figurant en haut. La valeur ajoutée brute est exprimée aux prix de base et aux prix courants. Les économies qui ne sont pas individualisées dans les tableaux expérimentaux des ressources et des emplois de l’économie de la mer ne sont pas classées. Les barres foncées indiquent les Membres de l’OCDE. Les données de 2025 sont des projections.
Source : OCDE (2026), OCEANSTAT : estimations de l’OCDE relatives à l’activité économique liée à la mer.
Les industries maritimes employaient 16.6 millions d’équivalents temps plein (ETP) en 2025, soit 47 % de plus qu’en 1995, et les ports maritimes ont représenté 88 % de cette augmentation (Graphique 5.8). Le nombre d’ETP des ports maritimes est passé de 2.5 millions à 7.2 millions. Le transport maritime et côtier employait 5.4 millions d’ETP en 2009 et 3.7 millions en 2025. En 2025, la construction navale employait 3.0 millions d’ETP et la fabrication d’équipements maritimes 2.3 millions, soit à peu près autant qu’en 1995 pour chacune de ces activités. La Chine employait 3.6 millions d’ETP en 2025, soit 21.6 % du total mondial, et était le premier employeur aux deux dates. L’Inde est passée du sixième au deuxième rang, l’Indonésie du huitième au quatrième et les Philippines du 31e au neuvième. Les emplois supplémentaires créés par les industries maritimes sont donc des emplois portuaires. Deux des dix principaux employeurs, le Japon et la Corée, employaient moins d’ETP en 2025 qu’en 1995.
Graphique 5.8. Les ports maritimes ont créé la quasi-totalité des emplois supplémentaires des industries maritimes entre 1995 et 2025
Copier le lien de Graphique 5.8. Les ports maritimes ont créé la quasi-totalité des emplois supplémentaires des industries maritimes entre 1995 et 2025Équivalents temps plein dans chaque sous-activité, milliers, 1995-2025, et équivalents temps plein des dix principaux employeurs en 1995 et 2025, milliers
Note : La partie A présente les équivalents temps plein de chaque sous-activité. La partie B classe les économies selon leurs équivalents temps plein dans les industries maritimes en 2025, représentés par la barre foncée, et en 1995, représentés par la barre claire. Leur rang de 1995 figure entre parenthèses. Les barres bleu foncé indiquent les Membres de l’OCDE. Les économies qui ne sont pas individualisées dans les tableaux expérimentaux des ressources et des emplois de l’économie de la mer ne sont pas classées. Les données de 2025 sont des projections.
Source : OCDE (2026), OCEANSTAT : estimations de l’OCDE relatives à l’activité économique liée à la mer.
La productivité du travail dans les industries maritimes a progressé de 132 % en termes réels entre 1995 et 2025, et plus rapidement hors de la zone OCDE que dans celle-ci (Graphique 5.9). Mesurée par la VAB réelle par ETP, elle a augmenté de 231 % dans les économies non Membres de l’OCDE et de 127 % dans la zone OCDE, ramenant l’avance de cette dernière de 6.5 fois le niveau des économies non Membres de l’OCDE en 1995 à 3.0 fois en 2025. Aux prix courants, la VAB par ETP des industries maritimes s’élevait à 51 100 USD en 2025, soit 1.9 fois le niveau de l’ensemble de l’économie. Dans la zone OCDE, elle atteignait 99 600 USD, contre 33 200 USD hors de celle-ci, où 73 % des ETP sont employés. L’écart entre les deux a culminé en 2005 et atteint son point bas en 2023. La VAB par ETP du pays type était inférieure de 27 % au niveau mondial en 1995 et supérieure de 9 % en 2025 : le pays type génère donc désormais davantage de VAB par ETP que le total mondial.
Graphique 5.9. La productivité du travail dans les industries maritimes a plus que doublé en termes réels, tandis que l’avance de la zone OCDE sur les économies non Membres a été divisée par deux
Copier le lien de Graphique 5.9. La productivité du travail dans les industries maritimes a plus que doublé en termes réels, tandis que l’avance de la zone OCDE sur les économies non Membres a été divisée par deuxValeur ajoutée brute par équivalent temps plein, indice en termes réels (1995 = 100), et ratios entre le niveau de la zone OCDE et le niveau des économies non Membres de l’OCDE, ainsi qu’entre le pays type et le niveau mondial, prix courants, 1995-2025
Note : La partie A présente la valeur ajoutée brute par équivalent temps plein des industries maritimes en termes réels sous forme d’un indice, 1995 étant égal à 100, ainsi que le même indice pour l’ensemble de l’économie. La partie B présente, aux prix courants, le ratio entre la valeur ajoutée brute par équivalent temps plein de la zone OCDE et celle des économies non Membres de l’OCDE, ainsi que le ratio entre le pays type et le niveau mondial. L’agrégat Monde regroupe les économies Membres et non Membres de l’OCDE. Les données en termes réels correspondent à des volumes chaînés aux prix de l’année précédente, l’année de référence étant 2022. Le pays type correspond à l’économie médiane parmi celles qui comptent des industries maritimes. Les données de 2025 sont des projections.
Source : OCDE (2026), OCEANSTAT : estimations de l’OCDE relatives à l’activité économique liée à la mer.
Pour en savoir plus
OCDE (2026), « Why data matters for shipbuilding industrial policy », OECD Policy Briefs, nᵒ 51, Éditions OCDE, Paris. https://doi.org/10.1787/9ab37ecb-en
OCDE (2026), Peer Review of the Japanese Shipbuilding Industry 2026, Reviews of Shipbuilding Economies, Éditions OCDE, Paris. https://doi.org/10.1787/717ba40f-en
OCDE (2026), Peer Review of the Korean Shipbuilding Industry 2026, Reviews of Shipbuilding Economies, Éditions OCDE, Paris. https://doi.org/10.1787/c19e0105-en
OCDE (2026), Peer Review of the United Kingdom Shipbuilding Industry, Reviews of Shipbuilding Economies, Éditions OCDE, Paris. https://doi.org/10.1787/c5f4407d-en
OCDE (2025), L’économie de la mer à l’horizon 2050, Éditions OCDE, Paris. https://doi.org/10.1787/a9096fb1-en
OCDE (2025), « Industrial policy for the future: Insights from the shipbuilding industry », OECD Policy Briefs, nᵒ 44, Éditions OCDE, Paris. https://doi.org/10.1787/273954e9-en
OCDE (2025), The Role of Shipbuilding in Maritime Decarbonisation: Impacts of Technology Developments and Policy Measures, Éditions OCDE, Paris. https://doi.org/10.1787/0c8362c0-en.