Qu’il s’agisse du pétrole, du gaz, des métaux et des minéraux extraits des fonds marins, de l’électricité produite par l’éolien ou d’autres centrales renouvelables marines, ou encore des activités de dessalement de l’eau de mer, l’exploitation de la mer peut nous fournir de l’énergie, des ressources minérales et de l’eau douce. Le présent chapitre est consacré aux ressources énergétiques et non biologiques marines, étudiées à partir des statistiques de l’OCDE sur l’économie de la mer.
Panorama de l’économie de la mer
4. Énergie, minéraux et eau douce issus de la mer : ressources énergétiques et non biologiques marines
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En bref
Copier le lien de En brefL’énergie en mer et les ressources marines non biologiques ont progressé moins vite que l’économie de la mer entre 1995 et 2025, mais en ont constitué la première composante pendant 12 de ces années. Elles ont généré 1 100 milliards USD de valeur ajoutée brute en termes réels en 2025, soit 73 % de plus qu’en 1995, contre 133 % pour l’économie de la mer.
Ce secteur, initialement dominé par le pétrole brut extrait en mer, s’est diversifié vers le gaz naturel, puis vers l’éolien en mer à partir de 2019. L’extraction de pétrole et de gaz en mer représentait 85% de la production de la composante en 2025, contre 92.6 % en 1995. La part du pétrole brut est passée de 66.1 % à 44.6 %, tandis que celle de l’éolien en mer est passée de zéro à 7.5 %.
L’Asie hors OCDE a enregistré la plus forte progression de sa part entre 2008 et 2019, tandis que l’Europe OCDE a accusé le plus fort recul. La part de l’Asie hors OCDE dans la valeur ajoutée brute mondiale est passée de 32.1 % en 1995 à 45.5 % en 2025, et celle de l’Europe OCDE de 30.8 % à 19.9 %.
La croissance réelle a fortement ralenti après 2008. La composante a progressé en 2009 et en 2020, lorsque l’économie de la mer se contractait, mais a reculé pendant sept années où celle-ci progressait. Sa croissance est passée de 2.7 % par an avant 2008 à 1.0 % par an entre 2008 et 2019.
Le paysage mondial s’est transformé à mesure que de nouveaux producteurs ont gagné en importance. La croissance la plus rapide est venue d’économies qui étaient de petits producteurs en 1995. La Norvège a généré 12.5 % de la valeur ajoutée brute mondiale en 2025 et le Royaume-Uni 5.4 %, contre 13.4 % auparavant. La République populaire de Chine a fortement accru sa part, est devenue la quatrième économie et a progressé de 13.5 % par an.
L’emploi a doublé tandis que la productivité du travail a baissé. Le nombre d’équivalents temps plein est passé de 1.1 million à 1.7 million, l’extraction de pétrole et de gaz en mer représentant l’essentiel de cette hausse. La valeur ajoutée brute réelle par équivalent temps plein a augmenté de 16 %, contre 58 % dans l’ensemble de l’économie.
L’énergie en mer et les ressources marines non biologiques ont généré 1 100 milliards USD de valeur ajoutée brute (VAB) en termes réels en 2025, mais ont progressé moins vite que le reste de l’économie de la mer entre 1995 et 2025 (Graphique 4.1). Leur VAB a atteint 1.7 fois son niveau de 1995, contre 2.1 fois pour la pêche maritime, l’aquaculture et la transformation, 2.2 fois pour le tourisme marin et côtier, 2.5 fois pour l’enseignement et la recherche sur l’océan et la distribution de biens, et 3.4 fois pour les industries maritimes. Si la composante avait progressé au même rythme que l’économie de la mer, sa VAB aurait atteint 1 500 milliards USD en termes réels en 2025, soit 36 % de plus que son niveau effectif. Elle a enregistré la quatrième croissance la plus rapide entre 1995 et 2008, à 2.7 % par an, puis la plus faible entre 2008 et 2019 et entre 2019 et 2025, à respectivement 1.0 % et 1.4 % par an. Elle a progressé davantage que la pêche maritime, l’aquaculture et la transformation pour la dernière fois en 2010, mais davantage que le tourisme marin et côtier en 2020 et 2021, lorsque celui-ci s’est contracté pendant la pandémie de COVID-19. Son écart par rapport à la trajectoire de l’économie de la mer s’est donc creusé au cours de chacune des trois périodes.
Graphique 4.1. L’énergie en mer et les ressources marines non biologiques ont progressé en termes réels entre 1995 et 2025, mais moins rapidement que toute autre composante de l’économie de la mer
Copier le lien de Graphique 4.1. L’énergie en mer et les ressources marines non biologiques ont progressé en termes réels entre 1995 et 2025, mais moins rapidement que toute autre composante de l’économie de la merValeur ajoutée brute de la composante, milliards USD en termes réels, et valeur ajoutée brute des cinq composantes, indice en termes réels (1995 = 100), 1995-2025
Note : La partie A présente la VAB de la composante en termes réels. Les lignes en pointillés indiquent les niveaux qu’elle aurait atteints si elle avait progressé depuis 1995 aux rythmes réels de l’économie de la mer et de l’ensemble de l’économie. La partie B présente la VAB de chacune des cinq composantes sous forme d’indice. La VAB est exprimée aux prix de base. Les données en termes réels correspondent à des volumes chaînés aux prix de l’année précédente, l’année de référence étant 2022. Les données de 2025 sont des projections.
Source : OCDE (2026), OCEANSTAT : estimations de l’OCDE relatives à l’activité économique liée à la mer
La VAB réelle de la composante a progressé au cours des deux seules années où l’économie de la mer s’est contractée, en 2009 et en 2020 (Graphique 4.2). Elle a en revanche reculé pendant sept années où l’économie de la mer progressait. Sa croissance est passée de 2.7 % par an entre 1995 et 2008 à 1.0 % entre 2008 et 2019. En 2009, sa VAB réelle a progressé de 1.1 %, tandis que celle de l’économie de la mer reculait de 2.5 %. En 2020, pendant la pandémie de COVID-19, elle a augmenté de 0.3 %, alors que l’économie de la mer se contractait de 11.4 %. Entre 2019 et 2025, elle a progressé de 1.4 % par an, contre 2.6 % pour l’économie de la mer. La composante suit donc un cycle différent de celui de l’économie de la mer.
Graphique 4.2. L’énergie en mer et les ressources marines non biologiques ont progressé et reculé au cours d’années différentes de celles de l’économie de la mer
Copier le lien de Graphique 4.2. L’énergie en mer et les ressources marines non biologiques ont progressé et reculé au cours d’années différentes de celles de l’économie de la merCroissance annuelle réelle de la valeur ajoutée brute de la composante et de l’économie de la mer, %, 1996-2025
Note : Les segments horizontaux indiquent la croissance annuelle réelle moyenne de la composante au cours de chacune des trois périodes. La VAB est exprimée aux prix de base. Les données en termes réels correspondent à des volumes chaînés aux prix de l’année précédente, l’année de référence étant 2022. Les données de 2025 sont des projections.
Source : OCDE (2026), OCEANSTAT : estimations de l’OCDE relatives à l’activité économique liée à la mer.
L’éolien en mer et les énergies marines renouvelables ont enregistré la croissance réelle la plus rapide entre 1995 et 2025, tandis que l’extraction de pétrole et de gaz en mer a le plus contribué à la croissance réelle pendant chacune des trois périodes (Graphique 4.3). La VAB réelle de l’éolien en mer et des énergies marines renouvelables a progressé de 16.9 % par an, contre 1.7 % pour l’extraction de pétrole et de gaz en mer et 1.8 % pour l’ensemble de la composante. L’extraction de pétrole et de gaz en mer a contribué à hauteur de 2.7 points de pourcentage (p.p.) par an entre 1995 et 2008, de 0.7 p.p. entre 2008 et 2019 et de 1.2 p.p. entre 2019 et 2025. Sur cette dernière période, le gaz naturel a apporté 1.5 p.p. par an à la croissance réelle de l’extraction de pétrole et de gaz en mer, tandis que le pétrole brut en a retranché 0.3. L’éolien en mer et les énergies marines renouvelables ont été le deuxième contributeur, à 0.2 p.p. par an. Le dessalement a progressé de 3.6 % par an et les services de soutien à l’extraction minière en mer de 2.9 %, tous deux plus rapidement que l’extraction de pétrole et de gaz en mer. L’extraction minière en mer s’est contractée de 0.1 % par an.
Graphique 4.3. L’éolien en mer et les énergies marines renouvelables ont enregistré la croissance la plus rapide, tandis que l’extraction de pétrole et de gaz en mer a le plus contribué à la croissance réelle
Copier le lien de Graphique 4.3. L’éolien en mer et les énergies marines renouvelables ont enregistré la croissance la plus rapide, tandis que l’extraction de pétrole et de gaz en mer a le plus contribué à la croissance réelleCroissance annuelle réelle moyenne de la valeur ajoutée brute, %, 1995-2025, et contributions annuelles moyennes à la croissance réelle, points de pourcentage, 1995-2008, 2008-2019 et 2019-2025
Note : La partie A présente la croissance annuelle réelle moyenne de la VAB. La partie B présente la contribution moyenne de chaque activité. Le pétrole brut, le gaz naturel et les condensats extraits en mer sont regroupés sous l’extraction de pétrole et de gaz en mer. Les minerais métalliques et les autres activités extractives en mer sont regroupés sous l’extraction minière en mer. La VAB est exprimée aux prix de base. Les données de 2025 sont des projections.
Source : OCDE (2026), OCEANSTAT : estimations de l’OCDE relatives à l’activité économique liée à la mer.
L’extraction de pétrole et de gaz en mer a généré plus de 90 % de la VAB de la composante chaque année entre 1995 et 2025 (Graphique 4.4). Sa part a atteint 95.0 % en 2008, avant de diminuer de 2.2 p.p. entre 2008 et 2019 puis de 1.8 p.p. entre 2019 et 2025. Prise isolément, la part de l’extraction de pétrole brut en mer est passée de 68.7 % à 47.9 %, tandis que celle du gaz naturel en mer est passée de 24.0 % à 39.2 %. Les plus fortes variations sont intervenues entre 2019 et 2025. Les services de soutien à l’extraction minière en mer constituaient la deuxième activité, avec 4.5 % de la VAB en 2025. La part de l’éolien en mer et des énergies marines renouvelables est passée de zéro à 3.0 %, dont 2.2 p.p. depuis 2019, et leur VAB dépasse celle du dessalement depuis 2022. La part du dessalement est passée de 0.4 % à 0.8 %.
Graphique 4.4. L’extraction de pétrole et de gaz en mer a généré plus des neuf dixièmes de la valeur ajoutée brute de la composante chaque année entre 1995 et 2025
Copier le lien de Graphique 4.4. L’extraction de pétrole et de gaz en mer a généré plus des neuf dixièmes de la valeur ajoutée brute de la composante chaque année entre 1995 et 2025Part de chaque activité dans la valeur ajoutée brute de la composante, %, prix courants, 1995 et 2025
Note : La partie A présente la part de chaque activité. La partie B agrandit l’échelle pour les quatre activités autres que l’extraction de pétrole et de gaz en mer. La VAB est exprimée aux prix de base et aux prix courants. Les parts portent sur la somme des neuf activités. Les données de 2025 sont des projections.
Source : OCDE (2026), OCEANSTAT : estimations de l’OCDE relatives à l’activité économique liée à la mer.
La part de l’Asie hors OCDE dans la VAB mondiale est passée de 31.9 % en 1995 à 44.8 % en 2025, tandis que celle de l’Europe OCDE est tombée de 30.9 % à 20.2 % (Graphique 4.5). L’essentiel de ces évolutions s’est produit entre 2008 et 2019 : l’Asie hors OCDE a gagné 16.3 p.p. du total mondial, tandis que l’Europe OCDE en a perdu 12.7 et les Amériques OCDE 7.2. La part de l’Asie hors OCDE a culminé à 55.8 % en 2016, et celle de la zone OCDE a atteint son point bas en 2020, à 23.1 %. Entre 2019 et 2025, le mouvement s’est partiellement inversé : l’Europe OCDE a regagné 6.5 p.p. et l’Asie hors OCDE en a perdu 5.7. Sur l’ensemble de la période, la part de la zone OCDE est passée de 48.2 % à 34.0 % ; les deux tiers de la VAB mondiale sont donc désormais produits hors de la zone OCDE.
Graphique 4.5. L’Asie hors OCDE est la première région productrice et a gagné l’essentiel de sa part entre 2008 et 2019
Copier le lien de Graphique 4.5. L’Asie hors OCDE est la première région productrice et a gagné l’essentiel de sa part entre 2008 et 2019Part de chaque groupe régional dans la valeur ajoutée brute mondiale, %, prix courants, 1995-2025, et variation de cette part, points de pourcentage
Note : Les groupes régionaux correspondent aux régions M49 des Nations Unies, ventilées selon l’appartenance à l’OCDE. La partie A présente les quatre principaux groupes et la zone OCDE. La partie B présente la variation de la part de chaque groupe au cours des trois périodes. La ligne en pointillés indique 2020, année où la part de la zone OCDE a atteint son point bas. Les données de 2025 sont des projections.
Source : OCDE (2026), OCEANSTAT : estimations de l’OCDE relatives à l’activité économique liée à la mer
Bon nombre des économies qui dépendaient le plus de la composante en 1995 en étaient moins dépendantes en 2025 (Graphique 4.6). Parmi les dix économies les plus dépendantes en 1995, seules la Norvège et le Myanmar l’étaient davantage en 2025 ; en Norvège, la part a augmenté de 8.0 p.p. pour atteindre 20.7 %. L’Angola est resté l’économie la plus dépendante, bien que cette part soit passée de 37.8 % de sa VAB à 28.3 %. Au Viet Nam, elle est tombée de 12.2 % à 0.4 %. La Norvège et l’Arabie saoudite étaient les premiers producteurs en 2025, avec respectivement 12.7 % et 11.4 % de la VAB mondiale, après le Royaume-Uni, qui en produisait 13.4 % en 1995. La Norvège a dépassé le Royaume-Uni en 1997, puis l’Arabie saoudite en 2009. La part du Royaume-Uni est tombée à 5.5 % en 2025, lorsqu’il se classait cinquième. La République populaire de Chine (ci-après « la Chine ») est passée du 21e rang au sixième.
Graphique 4.6. De nombreuses économies dans lesquelles la composante représentait une part importante de l’économie sont devenues moins dépendantes au fil du temps
Copier le lien de Graphique 4.6. De nombreuses économies dans lesquelles la composante représentait une part importante de l’économie sont devenues moins dépendantes au fil du tempsDix premières économies selon la valeur ajoutée brute, milliards USD, prix courants, 2025 et 1995, et part dans la valeur ajoutée brute nationale des économies les plus dépendantes, %, 1995 et 2025
Note : La partie A classe les économies selon leur VAB en 2025 et indique leur niveau et leur rang de 1995. La partie B présente la part de la composante dans la VAB de chaque économie en 1995 et en 2025. Seules les économies figurant parmi les dix plus dépendantes l’une ou l’autre année sont représentées. Les barres et marqueurs foncés indiquent les Membres de l’OCDE. Les données de 2025 sont des projections.
Source : OCDE (2026), OCEANSTAT : estimations de l’OCDE relatives à l’activité économique liée à la mer.
L’énergie en mer et les ressources marines non biologiques employaient 1.7 million d’équivalents temps plein (ETP) en 2025, soit 47 % de plus qu’en 1995 (Graphique 4.7). L’extraction de pétrole et de gaz en mer a représenté l’essentiel de cette progression. Les ETP de l’économie de la mer ont augmenté d’un tiers sur la même période. Bien que la composante ait généré 23.7 % de la VAB de l’économie de la mer en 2025, elle n’en employait que 1.6 % des ETP. L’extraction de pétrole et de gaz en mer a ajouté 421 000 ETP, le dessalement 102 000 et l’éolien en mer et les énergies marines renouvelables 129 000, presque tous après 2008. En 2025, le dessalement employait 8.4 % des ETP de la composante pour 0.8 % de sa VAB, et l’éolien en mer 7.7 % des ETP pour 3.0 % de la VAB. La Chine employait 238 000 ETP, soit 14.1 % du total mondial. Le Brésil est passé du septième au deuxième rang ; l’Indonésie, premier employeur en 1995, occupait le troisième rang ; et le Royaume-Uni est passé du troisième au cinquième. Seuls cinq des dix principaux employeurs figurent parmi les dix premiers producteurs en termes de VAB.
Graphique 4.7. L’emploi dans l’énergie en mer et les ressources marines non biologiques a augmenté de près de 50 % entre 1995 et 2025
Copier le lien de Graphique 4.7. L’emploi dans l’énergie en mer et les ressources marines non biologiques a augmenté de près de 50 % entre 1995 et 2025Variation du nombre d’équivalents temps plein entre 1995 et 2025, milliers, et équivalents temps plein des dix principaux employeurs, milliers, 2025 et 1995
Note : La partie A présente la variation du nombre d’ETP. La partie B classe les économies selon leurs ETP en 2025 et en 1995. Les marqueurs foncés indiquent les Membres de l’OCDE. Les économies non individualisées dans les tableaux expérimentaux ne sont pas classées. Les données de 2025 sont des projections.
Source : OCDE (2026), OCEANSTAT : estimations de l’OCDE relatives à l’activité économique liée à la mer.
La productivité du travail dans les domaines de l’énergie en mer et des ressources marines non biologiques a progressé de 16 % en termes réels entre 1995 et 2025, contre 58 % dans l’ensemble de l’économie (Graphique 4.8). Elle a diminué de 14 % dans la zone OCDE et augmenté de 46 % hors de celle-ci. La VAB réelle par ETP a progressé parce que la VAB a augmenté de 71 % et les ETP de 47 %. Aux prix courants, la VAB par ETP atteignait 464 300 USD en 2025, soit 17.7 fois son niveau dans l’ensemble de l’économie, ce qui reflète l’intensité capitalistique des activités d’extraction en mer. Dans la zone OCDE, elle s’élevait à 925 000 USD, soit 2.5 fois le niveau des économies non Membres de l’OCDE, contre un écart de 3.1 fois en 1995. L’écart a culminé à 4.8 fois en 2001 et atteint son point bas à 1.6 fois en 2020. Dans le pays type, la VAB par ETP était de 168 400 USD, soit moins de la moitié du niveau mondial. Les économies non Membres de l’OCDE, où chaque ETP produit moins de VAB, emploient 83 % des ETP de la composante.
Graphique 4.8. La productivité du travail a progressé en termes réels entre 1995 et 2025, mais moins que dans l’ensemble de l’économie
Copier le lien de Graphique 4.8. La productivité du travail a progressé en termes réels entre 1995 et 2025, mais moins que dans l’ensemble de l’économieValeur ajoutée brute par équivalent temps plein, indice en termes réels (1995 = 100), et ratios entre zone OCDE et économies non Membres de l’OCDE, ainsi qu’entre pays type et niveau mondial, prix courants, 1995-2025
Note : La partie A présente la VAB par ETP sous forme d’indice, avec le même indice pour l’ensemble de l’économie. La partie B présente les deux ratios aux prix courants. L’agrégat Monde regroupe les économies Membres et non Membres de l’OCDE. Le pays type correspond à la médiane des économies ayant une activité dans la composante. Les données de 2025 sont des projections.
Source : OCDE (2026), OCEANSTAT : estimations de l’OCDE relatives à l’activité économique liée à la mer.
L’extraction de pétrole et de gaz en mer a généré 35.1 % de la VAB de l’ensemble de l’industrie d’extraction de pétrole et de gaz en 2025, soit presque la même part qu’en 1995 (Graphique 4.9). La part du dessalement dans la distribution d’eau est passée de 0.9 % à 3.0 %, et celle de l’éolien en mer et des énergies marines renouvelables dans la production d’électricité de zéro à 1.2 %. Dans l’industrie d’extraction de pétrole et de gaz, la part du pétrole brut extrait en mer est passée de 26.1 % à 18.5 %, tandis que celle du gaz naturel en mer est passée de 9.1 % à 15.1 %. La composante en mer a donc conservé sa part, tout en se réorientant du pétrole brut vers le gaz naturel. Sa part a culminé à 39.8 % en 2022. La part du dessalement dans la distribution d’eau a culminé à 4.2 % en 2017. Les composantes en mer de l’extraction minière sont restées modestes : 14.4 % pour les services de soutien et 0.7 % pour l’extraction minière en mer en 2025. Les composantes marines de ces industries ont donc surtout progressé dans la production d’eau douce et d’électricité issue de l’océan.
Graphique 4.9. L’extraction et l’activité minière en mer ont conservé leur part dans leurs branches d’origine, tandis que l’éolien en mer et le dessalement ont pris davantage d’importance dans les services d’utilité publique
Copier le lien de Graphique 4.9. L’extraction et l’activité minière en mer ont conservé leur part dans leurs branches d’origine, tandis que l’éolien en mer et le dessalement ont pris davantage d’importance dans les services d’utilité publiquePart de chaque activité dans la valeur ajoutée brute de sa branche d’origine, %, prix courants, 1995-2025
Note : Chaque partie présente la part de la VAB d’une branche d’origine produite par sa composante en mer ou marine. Les parties A à D couvrent respectivement l’extraction de pétrole et de gaz, la production et distribution d’électricité, le captage, le traitement et la distribution d’eau, et les activités extractives. La VAB est exprimée aux prix de base et aux prix courants. Les données de 2025 sont des projections.
Source : OCDE (2026), OCEANSTAT : estimations de l’OCDE relatives à l’activité économique liée à la mer.
Pour en savoir plus
AIE (2026), Global Energy Review 2026, AIE, Paris. https://www.iea.org/reports/global-energy-review-2026
Ocean Energy Systems (OES) (2026), IEA-OES Annual Report: An Overview of Ocean Energy Activities in 2025, rapport établi par OES pour l’Agence internationale de l’énergie.
OCDE (2025), L’économie de la mer à l’horizon 2050, Éditions OCDE, Paris. https://doi.org/10.1787/a9096fb1-en