Ce chapitre a pour objet de présenter et d’analyser les principaux indicateurs de l’imposition des revenus du travail dans les pays Membres de l’OCDE en 2025. Il met essentiellement l’accent sur le coin fiscal, qui mesure la différence entre les coûts de main d’œuvre pour l’employeur et la rémunération nette correspondante du salarié. Il porte également sur le taux moyen net d’imposition des personnes physiques, qui exprime l’impôt sur le revenu des personnes physiques et les cotisations salariales de sécurité sociale après déduction des prestations en espèces en pourcentage du salaire brut. L’analyse est centrée sur trois types de ménages : un célibataire sans enfant rémunéré au salaire moyen, un couple marié ayant deux enfants et disposant d’un seul salaire, également moyen, ainsi qu’un couple marié ayant deux enfants et disposant de deux salaires, dont l’un des conjoints est rémunéré au salaire moyen et l’autre à 67 % du salaire moyen. Ce chapitre contient également une analyse de l’évolution des salaires moyens dans les pays de l’OCDE en 2025.
Les impôts sur les salaires 2026 (version abrégée)
1. Présentation générale
Copier le lien de 1. Présentation généraleDescription
La publication fournit, pour chacun des 38 pays de l’OCDE, des informations détaillées sur les impôts sur le revenu versés par les salariés, leurs cotisations de sécurité sociale (CSS), les transferts qu’ils perçoivent sous forme de prestations en espèces, ainsi que sur les CSS et taxes sur les salaires versées par leur employeur. Les données spécifiques sur les contribuables figurant dans cette étude permettent de compléter les renseignements compilés chaque année dans les Statistiques des recettes publiques, qui contiennent des données comparables à l’échelle internationale sur le niveau et la structure des recettes fiscales dans les pays de l’OCDE.
La première partie de la publication fournit des informations détaillées sur les taux effectifs d’imposition des revenus du travail ainsi que sur les coûts totaux de main-d’œuvre que ceux-ci impliquent pour les employeurs dans les pays de l’OCDE en 2025, pour huit catégories de ménage ayant des niveaux de revenu comparables (exprimés en pourcentage du salaire moyen national). Elle comporte aussi une analyse détaillée des variations des taux effectifs d’imposition entre 2024 et 2025, ainsi que de leur évolution depuis 2000. La deuxième partie contient des informations détaillées sur les régimes d’imposition des revenus du travail dans les différents pays de l’OCDE. Une description de la méthodologie utilisée figure en annexe.
Le présent chapitre comprend une introduction à la méthodologie utilisée dans la publication, suivie d’un examen des indicateurs des taux effectifs d’imposition dans les pays de l’OCDE en 2025. L’analyse porte sur le coin fiscal et le taux moyen d’imposition des personnes physiques d’un travailleur célibataire sans enfant qui perçoit le salaire moyen. Elle conduit également à étudier les indicateurs correspondants concernant un couple ayant deux enfants et disposant d’un seul salaire de niveau identique, ainsi qu’un couple marié ayant deux enfants et disposant de deux salaires, dont l’un des conjoints est rémunéré au salaire moyen et l’autre à 67 % du salaire moyen. On trouvera en conclusion une analyse de l’évolution, en 2025, des salaires moyens par pays en valeur nominale et en termes réels, ainsi que la classification par branche d’activité utilisée pour effectuer le calcul.
Introduction
Copier le lien de IntroductionLa méthodologie utilisée dans Les impôts sur les salaires s’applique exclusivement aux salariés à plein temps. Par hypothèse, leur revenu annuel d’activité est égal à un pourcentage donné du salaire brut moyen des travailleurs adultes travaillant à temps plein, pour chaque économie de l’OCDE, désigné sous le nom de salaire moyen. Sont concernés à la fois les travailleurs manuels et non manuels, soit dans les secteurs C à K inclus, conformément à la classification internationale type, par industrie, de toutes les branches d’activité économique, Révision 3 (CITI Rév. 3), soit dans les secteurs B à N inclus, conformément à la classification internationale type, par industrie, de toutes les branches d’activité économique, Révision 4 (CITI Rév. 4)1. Des précisions figurent dans le Tableau 1.8 ainsi que dans l’Annexe à cette étude. Des hypothèses complémentaires sont formulées concernant la situation personnelle de ces salariés afin de pouvoir déterminer leur positionnement au regard du système de prélèvements et de prestations.
Dans la publication Les impôts sur les salaires, le terme « impôt » recouvre l’impôt sur le revenu des personnes physiques, les CSS et les taxes sur les salaires (regroupées avec les CSS patronales pour le calcul des taux d’imposition) payables sur le salaire brut. En conséquence, aucun impôt sur le revenu pouvant être dû au titre de revenus non salariaux, de même qu’aucun autre type d’impôt — par exemple, l’impôt sur les bénéfices, l’impôt sur le patrimoine net et les impôts sur la consommation — n’est pris en compte. Les transferts inclus sont ceux versés par les administrations publiques sous la forme de prestations en espèces, généralement au titre des enfants à charge.
Pour la plupart des pays de l’OCDE, l’année fiscale correspond à l’année civile. Toutefois, l’Australie, la Nouvelle-Zélande et le Royaume-Uni font exception. Dans le cas de la Nouvelle-Zélande et du Royaume-Uni, où l’année fiscale débute en avril, une approche « prospective » a été suivie pour les calculs. Il s’ensuit par exemple que les taux d’imposition indiqués pour 2025 sont ceux de l’année fiscale 2025-2026. Pour l’Australie cependant, où l’année fiscale débute en juillet, il a été décidé d’adopter une approche « rétrospective » afin d’obtenir des résultats plus fiables. Par conséquent, pour l’Australie, l’année 2025 a été considérée comme correspondant à l’année fiscale 2024-2025. La publication Les Impôts sur les salaires adopte également une approche rétrospective pour l’Italie en raison de la manière dont les informations pertinentes sont collectées par les autorités nationales ; les informations qui y sont contenues pour 2025 se rapportent donc aux mesures en vigueur au cours de l’exercice budgétaire 2024.
La publication Les impôts sur les salaires contient divers indicateurs relatifs à l’imposition de la main-d’œuvre. Elle accorde une large place au coin fiscal, lequel mesure la différence entre les coûts de main d’œuvre pour l’employeur et la rémunération nette correspondante du salarié. Cet indicateur est calculé en faisant le total de l’impôt sur le revenu des personnes physiques, des CSS à la charge des salariés et des employeurs, et des taxes sur les salaires, et en retranchant les prestations en pourcentage des coûts de main-d’œuvre. Les CSS patronales et, dans certains pays, les taxes sur les salaires sont ajoutées au salaire brut des salariés pour obtenir un indicateur des coûts totaux de main-d’œuvre.
Le coin fiscal moyen mesure la part des coûts totaux de main-d’œuvre, correspondant au montant total des impôts et des CSS après déduction des prestations versées en espèces, tandis que le coin fiscal marginal mesure la part d’une hausse des coûts totaux de main-d'œuvre qui est prélevée sous forme d’impôts et de CSS après déduction des prestations versées en espèces. Le coin fiscal prend en compte uniquement les paiements considérés comme des impôts au sens du Guide d’interprétation de l’OCDE. Les salariés et les employeurs peuvent aussi procéder à des paiements obligatoires non fiscaux (PONF)2 susceptibles d’influer sur le niveau des indicateurs présentés dans cette publication, tels que le coin fiscal. Un document d’accompagnement présente les indicateurs de prélèvements obligatoires, qui combinent la charge fiscale et celle des PONF. Il peut être consulté à l’adresse suivante : https://www.oecd.org/content/dam/oecd/en/topics/policy-issues/tax-policy/non-tax-compulsory-payments.pdf.
Cette publication contient également une analyse du taux moyen d’imposition et du taux moyen net d’imposition des personnes physiques. Le taux moyen d’imposition des personnes physiques est la terminologie utilisée lorsque l’impôt sur le revenu des personnes physiques plus les CSS salariales sont exprimés en pourcentage du salaire brut. Le taux moyen net d’imposition des personnes physiques est obtenu en retranchant les prestations en espèces. Le taux marginal net d’imposition des personnes physiques indique la part d’une augmentation du salaire brut qui est reversée sous forme d’impôt sur le revenu des personnes physiques et de CSS salariales, après déduction des prestations en espèces.
Imposition des salariés célibataires
Copier le lien de Imposition des salariés célibatairesLe coin fiscal
Le Tableau 1.1 montre que le coin fiscal entre les coûts de main-d’œuvre à la charge de l’employeur et la rémunération nette correspondante des salariés célibataires sans enfant, rémunérés au salaire moyen, différait fortement selon les pays de l’OCDE en 2025 (voir la colonne 1). En effet, il était supérieur à 45 % des coûts de main-d’œuvre pour ce type de ménage en Allemagne, en Autriche, en Belgique, en France, en Italie et en Slovénie, mais inférieur à 20 % au Chili et en Colombie. C’est en Belgique que l’on observait le coin fiscal le plus élevé (52.5 %) et en Colombie qu’il était le plus bas (0.0 %). En Colombie, un salarié célibataire rémunéré au salaire moyen n’a acquitté aucun impôt sur le revenu des personnes physiques en 2025, cependant que ses cotisations d’assurance retraite, d’assurance maladie et d’assurance contre les risques liés à l’emploi sont considérées comme des paiements obligatoires non fiscaux (PONF)3, et ne sont donc pas comptabilisées comme des impôts dans les Impôts sur les salaires. Le Tableau 1.1 indique que le coin fiscal moyen dans les pays de l’OCDE, exprimé en pourcentage des coûts de main-d’œuvre, s’établissait à 35.1 % en 2025.
Les variations du coin fiscal, exprimé en pourcentage des coûts de main-d’œuvre, entre 2024 et 2025 pour un salarié célibataire sans enfant rémunéré au salaire moyen sont indiquées à la colonne 2 du Tableau 1.1. Le coin fiscal moyen de cette catégorie de ménage dans les pays de l’OCDE a augmenté de 0.15 point de pourcentage en 2025, après une hausse de 0.11 point en 2024 et de 0.16 point en 2023. Entre 2024 et 2025, le coin fiscal s’est accru dans vingt-quatre pays de l’OCDE et a diminué dans onze autres, tandis qu’il est resté inchangé dans trois autres encore. L’Encadré 1.1 offre une perspective à plus long terme, depuis 2000, de l’évolution du coin fiscal pour cette catégorie de ménage et les deux autres qui sont examinées dans le présent chapitre.
Encadré 1.1. Variations du coin fiscal entre 2000 et 2025 pour les différentes catégories de ménage
Copier le lien de Encadré 1.1. Variations du coin fiscal entre 2000 et 2025 pour les différentes catégories de ménageLes coins fiscaux des huit catégories de ménage examinées dans le présent rapport n’ont pas nécessairement le même niveau, mais ils ont suivi une trajectoire similaire depuis 2000. La légère baisse globale du coin fiscal entre 2000 et 2025 pour chaque catégorie de ménage masque des fluctuations importantes au cours de cette période, qui sont principalement liées à deux chocs économiques : la crise financière mondiale et la pandémie de COVID-19.
Le Graphique 1.1 indique le coin fiscal moyen dans les pays de l’OCDE pour chaque année entre 2000 et 2025 pour les trois catégories de ménage analysées dans ce chapitre : le travailleur célibataire rémunéré au salaire moyen ; le couple marié avec deux enfants disposant d’un seul salaire égal au salaire moyen ; et le couple marié avec deux enfants disposant de deux salaires, le principal apporteur de revenu percevant le salaire moyen et son conjoint 67 % de celui-ci.
L’évolution de la charge fiscale est similaire pour les trois catégories de ménage, le coin fiscal moyen le plus bas pour chacune d’elles ayant été observé en 2009 dans le contexte de la crise financière mondiale et en 2020 et 2021 en raison de la pandémie de COVID-19, quand de nombreux pays ont mis en place des mesures temporaires pour soutenir les ménages. Chaque année entre 2022 et l’année 2025 incluse, le coin fiscal a augmenté pour les trois catégories de ménage.
En 2025, le coin fiscal moyen pour le travailleur célibataire était à son plus haut niveau depuis 2016, celui du couple marié disposant d’un seul salaire depuis 2015, et celui du couple marié disposant de deux salaires depuis 2018.
Graphique 1.1. Coin fiscal moyen dans la zone OCDE pour différentes catégories de ménage, 2000-25
Copier le lien de Graphique 1.1. Coin fiscal moyen dans la zone OCDE pour différentes catégories de ménage, 2000-25En % des coûts de main d’œuvre
Note : Le travailleur célibataire et le principal apporteur de revenu du couple marié disposant d’un seul salaire perçoivent le salaire moyen. Pour le couple marié disposant de deux salaires, le principal apporteur de revenu est supposé percevoir le salaire moyen et son conjoint 67 % de celui-ci. Les taxes sur les salaires sont incluses dans le montant des cotisations patronales de sécurité sociale.
En 2025, tous les pays de l’OCDE ont modifié les seuils, taux et montants de l’impôt sur le revenu des personnes physiques, des cotisations de sécurité sociale ou des prestations en espèces. Par conséquent, les variations du coin fiscal ont reflété à la fois ces ajustements (qu’il s’agisse de réformes ou de modifications paramétriques) et les variations du salaire moyen. Il est de ce fait difficile d’attribuer avec certitude les variations du coin fiscal dans un pays donné à l’un ou l’autre de ces facteurs, d’autant plus que certains taux pourraient être automatiquement indexés sur la croissance des salaires (OCDE, 2023[1]).
Les augmentations du coin fiscal pour un travailleur célibataire rémunéré au salaire moyen se sont échelonnées entre 0.02 point en Suisse et 2.45 points au Royaume‑Uni. L’augmentation du coin fiscal a été supérieure à 1.0 point dans quatre pays : Israël, Allemagne, Estonie et Royaume-Uni. Au Royaume-Uni, cette hausse s’explique principalement par l’augmentation de l’impôt sur le revenu des personnes physiques due au freinage fiscal (les revenus bruts ont augmenté tandis que les abattements fiscaux et les seuils du barème d’imposition sont restés inchangés) et par l’augmentation des CSS patronales (qui a résulté d’une hausse du taux de cotisation au régime national d’assurance et d’un abaissement du seuil de revenu minimum pour les cotisations). En Estonie, la hausse de 1.95 point s’explique principalement par une hausse du taux4 de l’impôt sur le revenu des personnes physiques entre 2024 et 2025, qui est passé de 20 % à 22 %, ainsi que par le freinage fiscal. En Allemagne, l’augmentation de 1.34 point est principalement imputable à une hausse des taux des cotisations salariales et patronales de sécurité sociale au titre de l’assurance maladie et de l’assurance dépendance entre 2024 et 2025, à la suppression de la prime de compensation de l’inflation, ainsi qu'à une hausse des revenus bruts supérieure à celle des seuils d'imposition sur le revenu des personnes physiques. Enfin, en Israël, la hausse de 1.09 point du coin fiscal s’explique principalement par le freinage fiscal, les crédits d’impôt et les seuils des tranches d’imposition n’ayant pas changé, et par une hausse des taux des CSS pour les salariés et les employeurs.
Dans treize des vingt-quatre pays où le coin fiscal a augmenté, cette hausse s’explique par le relèvement de l’impôt sur le revenu des personnes physiques en pourcentage des coûts de main-d’œuvre (voir la colonne 3 du Tableau 1.1). Dans les pays où les règles relatives au barème d’imposition n’ont pas changé, comme la Corée et la Pologne, elle a été le résultat d’un accroissement du salaire moyen nominal entre 2024 et 2025. La hausse du salaire moyen accroît l’impôt sur le revenu des personnes physiques en raison de la progressivité des systèmes d’imposition du revenu si les seuils d’imposition augmentent moins que le salaire moyen (OCDE, 2023[1]). Comme en Israël, l’augmentation de l’impôt sur le revenu des personnes physiques en Corée et en Pologne s’explique principalement par le fait qu’une plus forte proportion des revenus est imposée alors que la valeur des abattements et crédits d’impôt diminue par rapport aux revenus.
En Allemagne, en Belgique, au Canada, au Chili, en Finlande, en Israël, au Luxembourg, au Royaume-Uni, en Slovénie et en Türkiye, l’augmentation du coin fiscal s’explique principalement par l’augmentation des cotisations salariales ou patronales de sécurité sociale. En Belgique, le taux des cotisations patronales de sécurité sociale a légèrement augmenté en 2025. Au Canada, les taux de cotisation des salariés et des employeurs ont augmenté en glissement annuel. Au Chili, une nouvelle cotisation patronale de sécurité sociale a été mise en place. De même, en Finlande et au Luxembourg, les employeurs supportent désormais une part plus importante des cotisations au système de sécurité sociale. En Slovénie, une hausse de 1.0 point du taux de cotisation des employeurs et des salariés est entrée en vigueur à la mi-2025. En Türkiye, le taux des CSS patronales a augmenté entre 2024 et 2025. Les augmentations en Allemagne, en Israël et au Royaume-Uni sont examinées plus haut.
Dans neuf des onze pays de l’OCDE où le coin fiscal a diminué en pourcentage des coûts de main-d’œuvre, cette baisse est principalement imputable à celle de l’impôt sur le revenu des personnes physiques (Australie, Danemark, États-Unis, Irlande, Islande, Italie, Lettonie, Portugal et Suède). Les baisses du coin fiscal observées en 2025 ont dépassé 1 point en Australie (-1.67 point), en Lettonie (-1.44 point) et en Italie (-1.21 point). En Australie, la baisse du coin fiscal est principalement due à une baisse des taux d’imposition et, en parallèle, à une hausse des seuils du barème d’imposition des revenus. En Lettonie, la baisse s’explique principalement par l’introduction d’un abattement de base forfaitaire de 510 EUR par mois, qui a remplacé un abattement accordé sous condition de ressources et réduit encore le revenu imposable du travailleur célibataire percevant le salaire moyen. En Italie, le principal moteur de la baisse a été le remplacement de la réduction temporaire du taux de CSS par deux nouveaux crédits d’impôt.
Le Tableau 1.2 et le Graphique 1.2 renseignent sur les éléments constitutifs du coin fiscal dans les pays de l’OCDE en 2025, c’est-à-dire l’impôt sur le revenu des personnes physiques ainsi que les CSS salariales et patronales (y compris les taxes sur les salaires lorsqu’elles sont applicables), en pourcentage des coûts de main-d’œuvre pour un salarié sans enfant percevant le salaire moyen. Les coûts de main-d’œuvre indiqués dans le Tableau 1.2 sont exprimés en dollars US à parité de pouvoir d’achat.
La part de l’impôt sur le revenu des personnes physiques dans les coûts de main-d’œuvre varie considérablement d’un pays de l’OCDE à l’autre en 2025, allant de zéro en Colombie et au Costa Rica et de 0.1 % au Chili (la Corée, le Japon, la Pologne, la République slovaque et la Tchéquie se situant également en deçà de 10 %) à 35.1 % au Danemark (l’Australie, la Belgique, l’Islande et la Nouvelle-Zélande se situant également au-dessus de 20 %). Le pourcentage des coûts de main d’œuvre payés en CSS salariales varie beaucoup également, de 0.0 % en Australie, en Colombie, au Danemark et en Nouvelle-Zélande, à 19.2 % en Lituanie et 20.6 % en Slovénie. Les employeurs en France paient 26.7 % des coûts de main-d’œuvre sous forme de CSS, soit le niveau le plus élevé parmi les pays de l’OCDE. Les chiffres correspondants dépassent également 20 % dans huit autres pays – l’Autriche, la Belgique, l’Espagne, l’Estonie, l’Italie, la République slovaque, la Suède et la Tchéquie. Rapportées aux coûts de main-d’œuvre, les CSS salariales et patronales ont représenté au total plus de 20 % dans 23 pays de l’OCDE, et au moins un tiers en Allemagne, en Autriche, en France, en République slovaque, en Slovénie et en Tchéquie.
Tableau 1.1. Comparaison du coin fiscal total, 2025
Copier le lien de Tableau 1.1. Comparaison du coin fiscal total, 2025En % des coûts de main d’œuvre
|
Pays1 |
Coin fiscal total 2025 (1) |
Variation annuelle, 2025/2024 (en points de pourcentage)² |
|||
|---|---|---|---|---|---|
|
Coin fiscal (2) |
Impôt sur le revenu (3) |
CSS salariales (4) |
CSS patronales3 (5) |
||
|
Belgique |
52.5 |
0.08 |
-0.02 |
-0.01 |
0.11 |
|
Allemagne |
49.3 |
1.34 |
0.28 |
0.53 |
0.52 |
|
France |
47.2 |
0.06 |
0.06 |
0.00 |
0.00 |
|
Autriche |
47.1 |
0.29 |
-0.01 |
0.00 |
0.00 |
|
Italie |
45.8 |
-1.21 |
-1.21 |
0.00 |
0.00 |
|
Slovénie |
45.3 |
0.63 |
-0.06 |
0.32 |
0.37 |
|
République slovaque |
42.7 |
0.20 |
0.20 |
0.00 |
0.00 |
|
Estonie |
42.6 |
1.95 |
1.95 |
0.00 |
0.00 |
|
Finlande |
42.5 |
0.35 |
-0.09 |
0.09 |
0.35 |
|
Espagne |
41.4 |
0.31 |
0.25 |
0.00 |
0.05 |
|
Tchéquie |
41.2 |
0.24 |
0.24 |
0.00 |
0.00 |
|
Hongrie |
41.2 |
0.00 |
0.00 |
0.00 |
0.00 |
|
Suède |
41.1 |
-0.37 |
-0.37 |
0.00 |
0.00 |
|
Türkiye |
40.3 |
0.76 |
0.29 |
-0.08 |
0.55 |
|
Luxembourg |
40.2 |
0.24 |
-0.54 |
-0.11 |
0.88 |
|
Lettonie |
40.1 |
-1.44 |
-1.44 |
0.00 |
0.00 |
|
Lituanie |
39.8 |
0.38 |
0.38 |
0.00 |
0.00 |
|
Portugal |
39.3 |
-0.24 |
-0.24 |
0.00 |
0.00 |
|
Grèce |
39.3 |
-0.16 |
0.54 |
-0.36 |
-0.34 |
|
Norvège |
36.4 |
-0.07 |
0.02 |
-0.09 |
0.00 |
|
Pays-Bas |
35.9 |
0.04 |
0.23 |
-0.41 |
0.22 |
|
Danemark |
35.8 |
-0.41 |
-0.48 |
0.00 |
0.06 |
|
Pologne |
35.0 |
0.28 |
0.32 |
0.01 |
-0.04 |
|
Japon |
33.1 |
0.39 |
0.46 |
-0.04 |
-0.04 |
|
Irlande |
32.6 |
-0.63 |
-0.79 |
0.06 |
0.10 |
|
Royaume-Uni |
32.4 |
2.45 |
0.98 |
-0.31 |
1.77 |
|
Canada |
32.1 |
0.13 |
-0.38 |
0.28 |
0.23 |
|
Islande |
31.5 |
-0.05 |
-0.04 |
-0.01 |
0.00 |
|
États-Unis |
30.0 |
-0.09 |
-0.08 |
0.00 |
-0.01 |
|
Australie |
27.9 |
-1.67 |
-1.70 |
0.00 |
0.02 |
|
Costa Rica |
27.7 |
0.00 |
0.00 |
0.00 |
0.00 |
|
Israël |
26.1 |
1.09 |
0.26 |
0.43 |
0.39 |
|
Corée |
24.8 |
0.13 |
0.18 |
0.00 |
-0.05 |
|
Suisse |
23.0 |
0.02 |
0.02 |
0.00 |
0.00 |
|
Mexique |
21.7 |
0.36 |
0.37 |
0.00 |
-0.01 |
|
Nouvelle-Zélande |
20.8 |
0.03 |
0.03 |
0.00 |
0.00 |
|
Chili |
7.5 |
0.46 |
0.11 |
-0.03 |
0.37 |
|
Colombie |
0.0 |
0.00 |
0.00 |
0.00 |
0.00 |
|
Moyenne OCDE |
35.1 |
0.15 |
-0.01 |
0.01 |
0.15 |
Note : Les résultats du tableau concernent un célibataire sans enfant rémunéré au salaire moyen.
1. Les pays sont classés par ordre décroissant du coin fiscal total.
2. À cause des arrondis, les variations du coin fiscal à la colonne (2) peuvent être différentes d’un centième de point de pourcentage de la somme des colonnes (3) à (5). Bien qu’elle ne figure pas dans les colonnes (3) à (5), la suppression du « bonus climatique » a contribué à accroître le coin fiscal en Autriche de 0.30 point entre 2024 et 2025.
3. Les taxes sur les salaires sont incluses si elles s’appliquent.
Sources : contributions des pays et (OCDE[2]) Perspectives économiques de l’OCDE, volume 2025, numéro 2.
Tableau 1.2. Impôt sur le revenu et cotisations de sécurité sociale salariales et patronales, 2025
Copier le lien de Tableau 1.2. Impôt sur le revenu et cotisations de sécurité sociale salariales et patronales, 2025En % des coûts de main d’œuvre
|
Pays1 |
Coin fiscal total2 (1) |
Impôt sur le revenu (2) |
Cotisations de sécurité sociale |
Coûts de main-d’œuvre4 (5) |
|
|---|---|---|---|---|---|
|
salariales (3) |
patronales3 (4) |
||||
|
Allemagne |
49.3 |
14.2 |
17.8 |
17.3 |
113 595 |
|
Suisse |
23.0 |
10.9 |
6.0 |
6.0 |
113 350 |
|
Belgique |
52.5 |
20.1 |
11.0 |
21.4 |
111 355 |
|
Autriche |
47.1 |
11.4 |
14.0 |
21.6 |
110 216 |
|
Luxembourg |
40.2 |
17.3 |
10.8 |
12.0 |
105 925 |
|
Pays-Bas |
35.9 |
15.8 |
8.9 |
11.2 |
104 614 |
|
Norvège |
36.4 |
18.1 |
6.8 |
11.5 |
99 126 |
|
Royaume-Uni |
32.4 |
15.4 |
4.9 |
12.0 |
93 576 |
|
France |
47.2 |
12.2 |
8.3 |
26.7 |
91 724 |
|
Irlande |
32.6 |
18.9 |
3.7 |
10.1 |
90 018 |
|
Canada |
32.1 |
17.2 |
6.2 |
8.8 |
89 590 |
|
Danemark |
35.8 |
35.1 |
0.0 |
0.7 |
89 045 |
|
Islande |
31.5 |
25.4 |
0.1 |
6.0 |
88 869 |
|
Finlande |
42.5 |
17.6 |
7.9 |
17.0 |
88 536 |
|
Suède |
41.1 |
11.9 |
5.3 |
23.9 |
87 206 |
|
Australie |
27.9 |
22.2 |
0.0 |
5.7 |
83 604 |
|
Italie |
45.8 |
14.5 |
7.2 |
24.0 |
79 609 |
|
États-Unis |
30.0 |
15.4 |
7.1 |
7.5 |
79 466 |
|
Espagne |
41.4 |
13.1 |
5.0 |
23.4 |
75 101 |
|
Corée |
24.8 |
6.4 |
8.5 |
10.0 |
75 072 |
|
Japon |
33.1 |
6.9 |
12.7 |
13.5 |
69 083 |
|
Türkiye |
40.3 |
12.1 |
12.7 |
15.6 |
64 832 |
|
Israël |
26.1 |
11.9 |
8.3 |
5.9 |
62 889 |
|
Slovénie |
45.3 |
10.4 |
20.6 |
14.2 |
62 611 |
|
Pologne |
35.0 |
5.7 |
15.3 |
14.0 |
62 288 |
|
Grèce |
39.3 |
10.5 |
11.0 |
17.9 |
62 082 |
|
Tchéquie |
41.2 |
7.3 |
8.7 |
25.3 |
60 388 |
|
Estonie |
42.6 |
16.2 |
1.2 |
25.3 |
58 134 |
|
Lituanie |
39.8 |
18.9 |
19.2 |
1.8 |
57 657 |
|
Portugal |
39.3 |
11.3 |
8.9 |
19.2 |
56 779 |
|
Nouvelle-Zélande |
20.8 |
20.8 |
0.0 |
0.0 |
56 534 |
|
Lettonie |
40.1 |
12.5 |
8.5 |
19.1 |
53 122 |
|
Hongrie |
41.2 |
13.3 |
16.4 |
11.5 |
51 943 |
|
République slovaque |
42.7 |
8.2 |
10.1 |
24.4 |
50 392 |
|
Costa Rica |
27.7 |
0.0 |
7.9 |
19.8 |
41 725 |
|
Chili |
7.5 |
0.1 |
7.0 |
0.4 |
30 615 |
|
Mexique |
21.7 |
10.6 |
1.3 |
9.8 |
23 537 |
|
Colombie |
0.0 |
0.0 |
0.0 |
0.0 |
20 534 |
|
Moyenne OCDE |
35.1 |
13.4 |
8.1 |
13.5 |
74 072 |
Note : Les résultats du tableau concernent un célibataire sans enfant rémunéré au salaire moyen.
1. Les pays sont classés par ordre décroissant des coûts de main d’œuvre.
2. À cause des arrondis, le total de la colonne (1) peut être différent d’un dixième de point de pourcentage de la somme des colonnes (2) à (4).
3. Les taxes sur les salaires sont incluses si elles s’appliquent.
4. Exprimés en dollars US à parité de pouvoir d’achat.
Sources : contributions des pays et (OCDE[2]) Perspectives économiques de l’OCDE, volume 2025, numéro 2.
Graphique 1.2. Impôt sur le revenu et cotisations de sécurité sociale salariales et patronales pour un travailleur célibataire, 2025
Copier le lien de Graphique 1.2. Impôt sur le revenu et cotisations de sécurité sociale salariales et patronales pour un travailleur célibataire, 2025Rémunération égale au salaire moyen, en % des coûts de main d’œuvre.
Notes : les résultats du graphique concernant un célibataire sans enfant percevant un salaire égal à celui d’un salarié moyen.
Les taxes sur les salaires sont incluses si elles s’appliquent.
Taux moyen d’imposition des personnes physiques
Le taux moyen d’imposition des personnes physiques correspond à l’impôt sur le revenu plus les CSS salariales en pourcentage du salaire brut. Contrairement au coin fiscal, cet indicateur se concentre sur la charge totale sur les revenus bruts supportée par le salarié seul, à l’exclusion des cotisations versées par les employeurs. Cet indicateur met en lumière les incitations au travail pour les différents travailleurs.
Le Tableau 1.3 indique le taux moyen d’imposition en 2025 pour un salarié célibataire sans enfant rémunéré au salaire moyen. Les chiffres correspondant au salaire brut du salarié moyen sont exprimés en dollars US à parité de pouvoir d’achat. Le Graphique 1.3 donne une représentation graphique du taux moyen d’imposition des personnes physiques décomposé entre l’impôt sur le revenu des personnes physiques et les CSS salariales.
Le Tableau 1.3 et le Graphique 1.3 indiquent qu’en moyenne, le taux moyen d’imposition des personnes physiques applicable à un célibataire rémunéré au salaire moyen dans les pays de l’OCDE était de 25.1 % en 2025. La Belgique affichait le taux le plus élevé, à 39.5 % du salaire brut, tandis que l’Allemagne, le Danemark, la Lituanie et la Slovénie étaient les seuls autres pays où les taux dépassaient 35 %. C’est au Mexique (13.2 %), au Costa Rica (9.8 %), au Chili (7.1 %) et en Colombie (0.0 %) que les taux moyens d’imposition des personnes physiques étaient les plus bas. En Colombie, le taux moyen d’imposition moyen des personnes physiques était égal à zéro, ce qui s’explique par le fait que les célibataires rémunérés au salaire moyen n’ont pas payé d’impôt sur le revenu en 2025, comme évoqué plus haut5.
En 2025, la part de l’impôt sur le revenu dans le taux moyen d’imposition des personnes physiques était supérieure à celle des CSS salariales dans 23 des 38 pays Membres de l’OCDE. Aucune CSS salariale n’est prélevée en Australie, en Colombie, au Danemark, ni en Nouvelle-Zélande, et les taux applicables sont inférieurs à 5 % des revenus bruts en Estonie, en Irlande, en Islande et au Mexique. À l’inverse, dans cinq pays (Chili, Costa Rica, Japon, Pologne et Slovénie), un salarié célibataire rémunéré au salaire moyen payait nettement plus de CSS salariales que d’impôt sur le revenu des personnes physiques (une différence supérieure à 5 points de pourcentage). Dans sept pays – Corée, Grèce, Lituanie, Portugal, République slovaque, Tchéquie et Türkiye –, le montant de l’impôt sur le revenu des personnes physiques et celui des CSS salariales, en pourcentage des revenus bruts, sont très proches (les écarts sont inférieurs à 3 points de pourcentage).
Tableau 1.3. Impôt sur le revenu et cotisations salariales de sécurité sociale, 2025
Copier le lien de Tableau 1.3. Impôt sur le revenu et cotisations salariales de sécurité sociale, 2025En % du salaire brut
|
Pays1 |
Prélèvement total2 (1) |
Impôt sur le revenu (2) |
Cotisations de sécurité sociale salariales (3) |
Salaire brut3 (4) |
|---|---|---|---|---|
|
Suisse |
18.1 |
11.7 |
6.4 |
106 532 |
|
Allemagne |
38.7 |
17.2 |
21.5 |
93 985 |
|
Luxembourg |
32.0 |
19.7 |
12.3 |
93 203 |
|
Pays-Bas |
27.9 |
17.8 |
10.0 |
92 905 |
|
Danemark |
35.3 |
35.3 |
0.0 |
88 454 |
|
Norvège |
28.1 |
20.4 |
7.7 |
87 722 |
|
Belgique |
39.5 |
25.6 |
14.0 |
87 530 |
|
Autriche |
32.5 |
14.6 |
17.9 |
86 370 |
|
Islande |
27.2 |
27.1 |
0.1 |
83 563 |
|
Royaume-Uni |
23.1 |
17.6 |
5.6 |
82 329 |
|
Canada |
25.6 |
18.8 |
6.8 |
81 745 |
|
Irlande |
25.1 |
21.0 |
4.1 |
80 970 |
|
Australie |
23.5 |
23.5 |
0.0 |
78 815 |
|
États-Unis |
24.3 |
16.7 |
7.7 |
73 520 |
|
Finlande |
30.7 |
21.2 |
9.5 |
73 499 |
|
Corée |
16.5 |
7.1 |
9.4 |
67 594 |
|
France |
28.0 |
16.7 |
11.3 |
67 273 |
|
Suède |
22.6 |
15.6 |
7.0 |
66 356 |
|
Italie |
28.6 |
19.1 |
9.5 |
60 503 |
|
Japon |
22.6 |
7.9 |
14.7 |
59 729 |
|
Israël |
21.4 |
12.7 |
8.8 |
59 178 |
|
Espagne |
23.5 |
17.1 |
6.5 |
57 517 |
|
Lituanie |
38.7 |
19.2 |
19.5 |
56 643 |
|
Nouvelle-Zélande |
20.8 |
20.8 |
0.0 |
56 534 |
|
Türkiye |
29.3 |
14.3 |
15.0 |
54 702 |
|
Slovénie |
36.2 |
12.1 |
24.1 |
53 697 |
|
Pologne |
24.4 |
6.6 |
17.8 |
53 558 |
|
Grèce |
26.1 |
12.7 |
13.4 |
50 974 |
|
Hongrie |
33.5 |
15.0 |
18.5 |
45 967 |
|
Portugal |
24.9 |
13.9 |
11.0 |
45 882 |
|
Tchéquie |
21.3 |
9.7 |
11.6 |
45 133 |
|
Estonie |
23.2 |
21.6 |
1.6 |
43 448 |
|
Lettonie |
26.0 |
15.5 |
10.5 |
42 975 |
|
République slovaque |
24.3 |
10.9 |
13.4 |
38 118 |
|
Costa Rica |
9.8 |
0.0 |
9.8 |
33 482 |
|
Chili |
7.1 |
0.1 |
7.0 |
30 501 |
|
Mexique |
13.2 |
11.8 |
1.4 |
21 239 |
|
Colombie |
0.0 |
0.0 |
0.0 |
20 534 |
|
Moyenne OCDE |
25.1 |
15.5 |
9.6 |
63 755 |
Note : Les résultats du tableau concernent un célibataire rémunéré au salaire moyen.
1. Les pays sont classés par ordre décroissant des salaires bruts.
2. À cause des arrondis, le total peut être différent d’un dixième de point de pourcentage de la somme des colonnes de l’impôt sur le revenu et des cotisations de sécurité sociale.
3. Exprimés en dollars US à parité de pouvoir d’achat.
Sources : contributions des pays et (OCDE[2]) Perspectives économiques de l’OCDE, volume 2025, numéro 2.
Graphique 1.3. Pourcentage des salaires bruts payés en impôts sur le revenu et en cotisations salariales de sécurité sociale pour un travailleur célibataire, 2025
Copier le lien de Graphique 1.3. Pourcentage des salaires bruts payés en impôts sur le revenu et en cotisations salariales de sécurité sociale pour un travailleur célibataire, 2025Rémunération égale au salaire moyen, en % du salaire brut
Note : les pays sont classés par ordre décroissant des charges fiscales.
Les résultats du graphique concernent un travailleur célibataire sans enfant rémunéré au salaire moyen.
Comparaison de la situation d’un célibataire et d’un couple disposant d’un seul salaire
Copier le lien de Comparaison de la situation d’un célibataire et d’un couple disposant d’un seul salaireDe nombreux pays de l’OCDE accordent des avantages fiscaux aux ménages ayant des enfants à charge au travers d’un traitement fiscal avantageux ou de prestations en espèces6. Le Tableau 1.4 compare le coin fiscal, en pourcentage des coûts de main-d’œuvre pour un couple marié ayant deux enfants et disposant d’un seul salaire avec celui d’un célibataire sans enfant, ces deux catégories de ménage étant rémunérées au salaire moyen. Le coin fiscal pour le couple avec enfants est généralement inférieur à celui du célibataire sans enfant : le coin fiscal moyen dans la zone OCDE, en pourcentage des coûts de main-d’œuvre, pour un couple marié ayant deux enfants et disposant d’un seul salaire s’élevait à 26.2 % en 2025, contre 35.1 % pour un célibataire. L’écart s’est toutefois creusé de 0.31 point entre 2024 et 2025 du fait que le coin fiscal moyen pour un couple avec deux enfants disposant d’un seul salaire a augmenté légèrement plus, sur la période, que le coin fiscal pour un célibataire sans enfant7.
Les économies d’impôt réalisées par un couple marié ayant deux enfants et disposant d’un seul salaire, par comparaison avec la situation d’un célibataire sans enfant, sont supérieures à 20 % des coûts de main-d’œuvre en Pologne, et supérieures à 15 % en Belgique, en Lituanie, au Luxembourg et en République slovaque. Le coin fiscal pour un couple marié ayant deux enfants et disposant d’un seul salaire était le même que pour un célibataire rémunéré au salaire moyen au Costa Rica, au Mexique et en Türkiye.
Le coin fiscal d’un couple marié ayant deux enfants et disposant d’un seul salaire a augmenté en moyenne de 0.46 point et a progressé dans 22 pays entre 2024 et 2025 (colonne 4). Dans 26 pays, la variation n’a pas dépassé un point, en plus ou en moins, tandis qu’il y a eu des augmentations de plus de 1.0 point dans neuf autres pays : l’Allemagne, le Chili, l’Estonie, Israël, le Japon, la Pologne, la République slovaque, le Royaume-Uni et la Slovénie.
En République slovaque, le coin fiscal moyen d’un couple marié avec deux enfants disposant d’un seul salaire a augmenté de 5.37 points, principalement en raison d’une réforme du système de crédit d’impôt pour enfant à charge, qui a réduit le montant de la prestation mensuelle fixe par enfant et mis en place une suppression progressive fondée sur le revenu. Au Royaume-Uni, la hausse de 2.68 points s’explique principalement par l’augmentation de l’IRPP due au freinage fiscal et à l’augmentation des cotisations patronales. Au Chili, l’augmentation (2.55 points) s’explique principalement par l’arrêt du programme Bolsillo Familiar Electrónico (Porte-monnaie électronique de la famille), qui a entraîné une baisse des prestations en espèces. Au Japon, la hausse de 2.43 points s’explique principalement par l’augmentation de l’impôt sur le revenu des personnes physiques dû à l’administration centrale et aux administrations locales.
En Pologne, la hausse de 2.30 points s’explique par l’effet combiné du freinage fiscal et la stabilité du montant de la prestation en espèces pour enfant à charge entre 2024 et 2025. En Estonie, la hausse de 2.29 points est principalement imputable à une hausse du taux de l’impôt sur le revenu des personnes physiques entre 2024 et 2025, et au maintien du montant des abattements fiscaux et des prestations en espèces pour enfant à charge. En Allemagne, l’augmentation de 1.61 point s’explique principalement par la suppression de la prime de compensation de l’inflation, l’augmentation des taux des CSS salariales et patronales et le freinage fiscal. En Israël, la hausse de 1.19 point s’explique principalement par le freinage fiscal et par l’augmentation des taux des cotisations salariales et patronales de sécurité sociale. Enfin, en Slovénie, l’augmentation de 1.03 point est principalement imputable à l’augmentation de 1 point des taux des CSS salariales et patronales en juillet 2025.
Le coin fiscal d’un couple marié avec deux enfants disposant d’un seul salaire égal au salaire moyen a diminué d’au moins un point de pourcentage dans trois pays : l’Australie, la Lettonie et la Lituanie. En Lettonie, la baisse (2.09 points) s’explique principalement par une réforme du système d’IRPP, qui a remplacé une allocation sous condition de ressources par une allocation de base forfaitaire de 510 EUR par mois. En Lituanie, la baisse de 1.86 point du coin fiscal s’explique principalement par l’augmentation des prestations liées aux enfants. Enfin, en Australie, la baisse de 1.63 point s’explique principalement par une diminution de l’impôt sur le revenu des personnes physiques à la suite de modifications du barème d’imposition au cours des exercices budgétaires 2023/24 et 2024/25.
Une comparaison des variations du coin fiscal pour les couples mariés disposant d’un seul revenu et ayant deux enfants et des célibataires sans enfant rémunérés au salaire moyen entre 2024 et 2025 est présentée dans la colonne 6 du Tableau 1.4. Les avantages fiscaux accordés aux familles ont diminué dans 24 des 38 pays de l’OCDE et augmenté dans onze pays : Colombie, Danemark, États-Unis, Finlande, France, Hongrie, Islande, Lettonie, Lituanie, Norvège et Suisse.
Tableau 1.4. Comparaison du coin fiscal total pour les célibataires et les couples disposant d’un seul salaire, 2025
Copier le lien de Tableau 1.4. Comparaison du coin fiscal total pour les célibataires et les couples disposant d’un seul salaire, 2025En % des coûts de main d’œuvre
|
Pays1 |
Coin fiscal total des familles² en 2025 (1) |
Coin fiscal total des célibataires³ en 2025 (2) |
Dispositions préférentielles en faveur des familles (1)-(2) (3) |
Variation annuelle, 2025/24 (en points de pourcentage) |
||
|---|---|---|---|---|---|---|
|
Coin fiscal des familles (4) |
Coin fiscal des célibataires (5) |
Différence entre célibataire et famille (5)-(4) (6) |
||||
|
Pologne |
14.2 |
35.0 |
-20.8 |
2.30 |
0.28 |
-2.02 |
|
Luxembourg |
20.7 |
40.2 |
-19.5 |
0.67 |
0.24 |
-0.44 |
|
République slovaque |
24.0 |
42.7 |
-18.7 |
5.37 |
0.20 |
-5.16 |
|
Lituanie |
23.7 |
39.8 |
-16.1 |
-1.86 |
0.38 |
2.24 |
|
Belgique |
36.9 |
52.5 |
-15.6 |
0.16 |
0.08 |
-0.08 |
|
Allemagne |
34.9 |
49.3 |
-14.4 |
1.61 |
1.34 |
-0.27 |
|
Autriche |
33.3 |
47.1 |
-13.8 |
1.00 |
0.29 |
-0.71 |
|
Irlande |
19.0 |
32.6 |
-13.6 |
-0.52 |
-0.63 |
-0.11 |
|
Islande |
19.2 |
31.5 |
-12.3 |
-0.08 |
-0.05 |
0.04 |
|
Suisse |
10.8 |
23.0 |
-12.1 |
-0.26 |
0.02 |
0.28 |
|
Slovénie |
33.4 |
45.3 |
-11.9 |
1.03 |
0.63 |
-0.39 |
|
Portugal |
27.5 |
39.3 |
-11.8 |
0.09 |
-0.24 |
-0.33 |
|
Italie |
34.3 |
45.8 |
-11.5 |
-0.89 |
-1.21 |
-0.32 |
|
Corée |
14.0 |
24.8 |
-10.8 |
0.47 |
0.13 |
-0.34 |
|
États-Unis |
19.6 |
30.0 |
-10.4 |
-0.47 |
-0.09 |
0.38 |
|
Lettonie |
29.8 |
40.1 |
-10.4 |
-2.09 |
-1.44 |
0.65 |
|
Canada |
22.1 |
32.1 |
-10.0 |
0.17 |
0.13 |
-0.04 |
|
Hongrie |
31.5 |
41.2 |
-9.6 |
-0.50 |
0.00 |
0.50 |
|
Nouvelle-Zélande |
11.4 |
20.8 |
-9.4 |
0.88 |
0.03 |
-0.85 |
|
Tchéquie |
31.9 |
41.2 |
-9.3 |
0.81 |
0.24 |
-0.57 |
|
Danemark |
26.6 |
35.8 |
-9.1 |
-0.45 |
-0.41 |
0.04 |
|
France |
39.1 |
47.2 |
-8.1 |
-0.03 |
0.06 |
0.09 |
|
Pays-Bas |
28.5 |
35.9 |
-7.5 |
0.30 |
0.04 |
-0.26 |
|
Australie |
21.2 |
27.9 |
-6.7 |
-1.63 |
-1.67 |
-0.04 |
|
Estonie |
37.0 |
42.6 |
-5.6 |
2.29 |
1.95 |
-0.34 |
|
Norvège |
31.4 |
36.4 |
-5.0 |
-0.93 |
-0.07 |
0.87 |
|
Colombie |
-4.8 |
0.0 |
-4.8 |
-0.32 |
0.00 |
0.32 |
|
Japon |
28.4 |
33.1 |
-4.7 |
2.43 |
0.39 |
-2.04 |
|
Israël |
21.4 |
26.1 |
-4.7 |
1.19 |
1.09 |
-0.10 |
|
Espagne |
36.8 |
41.4 |
-4.6 |
0.50 |
0.31 |
-0.19 |
|
Suède |
36.8 |
41.1 |
-4.3 |
-0.24 |
-0.37 |
-0.14 |
|
Finlande |
38.7 |
42.5 |
-3.7 |
0.32 |
0.35 |
0.03 |
|
Royaume-Uni |
28.8 |
32.4 |
-3.5 |
2.68 |
2.45 |
-0.24 |
|
Chili |
4.9 |
7.5 |
-2.5 |
2.55 |
0.46 |
-2.09 |
|
Grèce |
37.5 |
39.3 |
-1.9 |
-0.11 |
-0.16 |
-0.06 |
|
Türkiye |
40.3 |
40.3 |
0.0 |
0.76 |
0.76 |
0.00 |
|
Mexique |
21.7 |
21.7 |
0.0 |
0.36 |
0.36 |
0.00 |
|
Costa Rica |
27.7 |
27.7 |
0.0 |
0.00 |
0.00 |
0.00 |
|
Moyenne OCDE |
26.2 |
35.1 |
-8.9 |
0.46 |
0.15 |
-0.31 |
1. Les pays sont classés par ordre décroissant du coin fiscal de la famille.
2. Couple marié ayant deux enfants et disposant du salaire moyen.
3. Célibataire sans enfant disposant d’un salaire moyen.
Sources : contributions des pays et (OCDE, 2025[2]) Perspectives économiques de l’OCDE, volume 2025, numéro 2.
Graphique 1.4. Impôt sur le revenu et cotisations de sécurité sociale des salariés diminués des prestations en espèces par catégorie de ménage, 2025
Copier le lien de Graphique 1.4. Impôt sur le revenu et cotisations de sécurité sociale des salariés diminués des prestations en espèces par catégorie de ménage, 2025En % du salaire brut
Notes : Les pays sont classés par ordre décroissant des charges fiscales d’un célibataire sans enfant rémunéré au salaire moyen.
La catégorie de ménage « Célibataire sans enfant » correspond à un niveau de salaire à 100 % du salaire moyen et le « Couple marié avec 2 enfants disposant d’un seul salaire » à un niveau de salaire agrégé de 100 % - 0 % du salaire moyen.
Le Graphique 1.4 compare le taux moyen net d’imposition du revenu des personnes physiques pour un travailleur célibataire rémunéré au salaire moyen avec celui d’un couple marié ayant deux enfants et disposant d’un seul revenu, au même niveau de revenu. En raison des allégements d’impôt et des prestations en espèces en faveur des familles avec enfants, le revenu disponible d’un couple marié disposant d’un seul revenu dépassait le revenu d’un célibataire de plus de 20 % en République slovaque (24.7 %), en Pologne (24.2 %) et au Luxembourg (22.1 %) ; et de plus de 15 % en Belgique (19.9 %), en Autriche (17.6 %), en Allemagne (17.4 %), en Lituanie (16.4 %), en Italie et en Irlande (15.1 % dans ces deux pays).
Cependant, le revenu disponible d’un couple marié disposant d’un seul salaire dépassait de moins de 10 % la rémunération d’un travailleur célibataire dans 15 pays : la Nouvelle‑Zélande (9.4 %), le Danemark (9.2 %), les Pays-Bas (8.4 %), l’Estonie (7.5 %), l’Australie (7.1 %), l’Espagne (6.0 %), la Norvège et la Suède (5.7 % dans les deux cas), le Japon (5.5 %), Israël (5.0 %), la Colombie (4.8 %), la Finlande (4.5 %), le Royaume-Uni (4.0 %), le Chili (2.5 %) et la Grèce (2.3 %). Le montant du revenu disponible ne présentait aucune différence pour les deux catégories de ménage au Costa Rica, au Mexique et en Türkiye, les taux moyens nets d’imposition du revenu des personnes physiques applicables étant identiques dans chaque pays.
Imposition des couples disposant de deux salaires
Copier le lien de Imposition des couples disposant de deux salairesLes sections précédentes portaient sur deux ménages ayant des niveaux de revenu comparables : un célibataire percevant un salaire égal à 100 % du salaire moyen, et un couple marié avec deux enfants, disposant d’un seul salaire égal à 100 % du salaire moyen. Cette section élargit l’analyse et examine le coin fiscal et le taux moyen d’imposition des personnes physiques pour une troisième catégorie de ménage : un couple marié ayant deux enfants et disposant de deux salaires, l’un égal à 100 % et l’autre à 67 % du salaire moyen.
Le coin fiscal
Pour les couples mariés, avec deux enfants, disposant de deux salaires, dont le principal apporteur de revenu perçoit le salaire moyen et son conjoint 67 % de celui-ci, le coin fiscal moyen dans la zone OCDE s’élevait à 29.8 % des coûts de main-d’œuvre en 2025 (Graphique 1.5 et Tableau 1.5). La Belgique affichait un coin fiscal de 44.8 %, le plus élevé parmi les pays de l’OCDE pour cette catégorie de ménage. Les autres pays où le coin fiscal dépassait 40 % étaient l’Allemagne et la France (42.6 % et 41.0 % respectivement). C’est en Colombie que le coin fiscal était le plus bas pour cette catégorie de ménage (-5.8 %) : il était négatif du fait qu’un ménage appartenant à cette catégorie ne payait pas d’impôt sur le revenu à ce niveau de revenu (même s’il payait des cotisations qui ne sont pas considérées comme des impôts), et percevait des prestations en espèces versées en complément des salaires. Les autres pays où le coin fiscal pour cette catégorie de ménage était inférieur à 20 % étaient la Corée (18.6 %), la Nouvelle‑Zélande (18.5 %), Israël (17.7 %), la Suisse (17.1 %) et le Chili (5.5 %).
Le Graphique 1.5 illustre le coin fiscal moyen et ses éléments constitutifs, en pourcentage des coûts de main-d’œuvre, pour un couple marié disposant de deux salaires en 2025. En moyenne, dans les pays de l’OCDE, l’impôt sur le revenu représentait 10.6 % des coûts de main-d’œuvre, et la somme des CSS salariales et patronales 21.6 % de ces coûts. Le coin fiscal est exprimé après déduction des prestations en espèces, qui représentaient 2.4 % des coûts de main-d’œuvre en 2025. Les prestations en espèces reprises dans les modèles des Impôts sur les salaires sont celles versées de manière universelle aux travailleurs ayant des enfants à charge âgés de six à onze ans inclus. Les prestations liées à l’exercice d’un emploi qui sont versées aux travailleurs indépendamment de leur situation de famille sont également prises en compte dans les calculs.
Le coin fiscal moyen dans la zone OCDE pour un couple marié disposant de deux salaires a augmenté de 0.34 point en 2025 par rapport à l’année précédente, comme l’indique le Tableau 1.5 (colonne 2). Pour cette catégorie de ménage, le coin fiscal a été en hausse dans 19 pays et diminué dans 18. Cette hausse a dépassé un point de pourcentage dans neuf pays : République slovaque (3.22 points), Royaume-Uni (2.55 points), Estonie (2.14 points), Slovénie (1.76 point), Allemagne (1.60 point), Pologne (1.38 point), Chili (1.27 point), Japon (1.26 point) et Israël (1.18 point). En République slovaque, cette hausse s’explique principalement par une réduction du crédit d’impôt mensuel par enfant et par l’introduction d’une suppression progressive des prestations en fonction du revenu. Au Royaume-Uni, cette augmentation est due à une hausse du taux des cotisations patronales de sécurité sociale, conjuguée à une baisse du seuil minimum de cotisation. En Estonie, la hausse résulte principalement d’un relèvement du taux forfaitaire de l’impôt sur le revenu. En Slovénie, l’augmentation du coin fiscal s’explique principalement par une baisse de la valeur des prestations en espèces par rapport aux salaires. En Allemagne, les cotisations de sécurité sociale plus élevées ont été le principal moteur de cette hausse, tandis qu’en Pologne et au Chili, celle-ci s’explique principalement par une baisse de la part des prestations en espèces dans le coût total de la main-d'œuvre. Au Japon, l’impôt sur le revenu dû à l’administration centrale et aux collectivités locales a augmenté. Enfin, en Israël, la hausse du coin fiscal peut être attribuée au freinage fiscal ainsi qu’à l’augmentation des taux des cotisations patronales et salariales de sécurité sociale.
Dans les pays où le coin fiscal a augmenté pour les couples mariés avec enfants disposant de deux salaires en 2025, c’est la hausse de l’impôt sur le revenu des personnes physiques, en pourcentage des coûts de main-d’œuvre, qui explique pour l’essentiel celle du coin fiscal dans huit d’entre eux : Corée, Espagne, Estonie, Japon, Mexique, Pays-Bas, République slovaque et Tchéquie. C’est en revanche l’augmentation des CSS qui a été le principal facteur expliquant la hausse du coin fiscal pour cette catégorie de ménage dans sept autres pays : Allemagne, Belgique, Finlande, Israël, Luxembourg, Royaume-Uni et Türkiye. En Autriche, au Chili et en Slovénie, la hausse du coin fiscal s’explique par une diminution des prestations en espèces reçues par cette catégorie de ménage, tandis qu'en Pologne, la valeur des transferts en espèces a baissé en termes réels, ceux‑ci n’étant pas indexés sur l'inflation.
Des baisses de plus d’un point de pourcentage ont été observées dans deux pays seulement : la Lettonie (-1.67 point) et l’Australie (-1.56 point). Comme indiqué plus haut, la baisse du coin fiscal en Lettonie résulte de l’introduction d’une allocation de base forfaitaire, qui a remplacé une allocation sous condition de ressources, tandis qu’en Australie, elle est principalement due à une diminution des paiements de l’impôt sur le revenu des personnes physiques, qui fait suite à des modifications du barème d’imposition entre les exercices budgétaires 2023/24 et 2024/25.
Graphique 1.5. Impôt sur le revenu et cotisations salariales et patronales de sécurité sociale diminués des prestations en espèces pour les couples disposant de deux salaires, 2025
Copier le lien de Graphique 1.5. Impôt sur le revenu et cotisations salariales et patronales de sécurité sociale diminués des prestations en espèces pour les couples disposant de deux salaires, 2025En % des coûts de main-d’œuvre
Note : couple marié ayant deux enfants et disposant de deux salaires, dont l’un est égal à 100 % et l’autre à 67 % du salaire moyen.
Les taxes sur les salaires sont incluses si elles s’appliquent.
Tableau 1.5. Comparaison du coin fiscal total de couples disposant de deux salaires et ayant des enfants, 2025
Copier le lien de Tableau 1.5. Comparaison du coin fiscal total de couples disposant de deux salaires et ayant des enfants, 2025En % des coûts de main d’œuvre
|
Pays1 |
Coin fiscal total en 2025 (1) |
Variation annuelle, 2025/24 (en points de pourcentage)² |
||||
|---|---|---|---|---|---|---|
|
Coin fiscal (2) |
Impôt sur le revenu (3) |
CSS salariales (4) |
CSS patronales3 (5) |
Prestations en espèces (6) |
||
|
Belgique |
44.8 |
0.17 |
-0.01 |
-0.01 |
0.14 |
-0.05 |
|
Allemagne |
42.6 |
1.60 |
0.50 |
0.55 |
0.55 |
0.00 |
|
France |
41.0 |
0.00 |
0.04 |
0.00 |
-0.03 |
0.02 |
|
Slovénie |
39.8 |
1.76 |
0.02 |
0.32 |
0.37 |
-1.05 |
|
Türkiye |
38.8 |
0.84 |
0.37 |
-0.08 |
0.55 |
0.00 |
|
Espagne |
38.7 |
0.38 |
0.32 |
0.00 |
0.05 |
0.00 |
|
Autriche |
37.7 |
0.59 |
0.09 |
0.00 |
0.00 |
-0.50 |
|
Suède |
37.6 |
-0.29 |
-0.37 |
0.00 |
0.00 |
-0.08 |
|
Tchéquie |
37.5 |
0.46 |
0.46 |
0.00 |
0.00 |
0.00 |
|
Grèce |
37.5 |
-0.18 |
0.52 |
-0.36 |
-0.34 |
0.00 |
|
Finlande |
37.5 |
0.23 |
-0.29 |
0.09 |
0.35 |
-0.07 |
|
Estonie |
37.0 |
2.14 |
1.94 |
0.00 |
0.00 |
-0.20 |
|
Italie |
36.1 |
-0.33 |
-2.48 |
1.97 |
0.00 |
-0.18 |
|
Hongrie |
35.4 |
-0.30 |
-0.48 |
0.00 |
0.00 |
-0.18 |
|
Portugal |
34.8 |
-0.07 |
-0.07 |
0.00 |
0.00 |
0.00 |
|
République slovaque |
33.0 |
3.22 |
3.00 |
0.00 |
0.00 |
-0.23 |
|
Lettonie |
32.8 |
-1.67 |
-1.85 |
0.00 |
0.00 |
-0.18 |
|
Norvège |
31.7 |
-0.59 |
0.01 |
-0.09 |
0.00 |
0.52 |
|
Lituanie |
31.7 |
-0.35 |
0.49 |
0.00 |
0.00 |
0.84 |
|
Danemark |
31.4 |
-0.44 |
-0.51 |
0.00 |
0.08 |
0.01 |
|
Japon |
30.2 |
1.26 |
1.27 |
-0.04 |
-0.04 |
-0.06 |
|
Luxembourg |
30.2 |
0.36 |
-0.55 |
-0.11 |
0.88 |
-0.14 |
|
Canada |
29.0 |
-0.12 |
-0.37 |
0.15 |
0.11 |
0.02 |
|
Royaume-Uni |
28.5 |
2.55 |
0.62 |
-0.17 |
1.95 |
-0.15 |
|
Islande |
28.2 |
-0.07 |
-0.05 |
-0.01 |
0.00 |
0.02 |
|
Pays-Bas |
28.1 |
0.23 |
0.34 |
-0.50 |
0.22 |
-0.16 |
|
Costa Rica |
27.7 |
0.00 |
0.00 |
0.00 |
0.00 |
0.00 |
|
Australie |
26.3 |
-1.54 |
-1.56 |
0.00 |
0.02 |
0.00 |
|
Irlande |
25.7 |
-0.48 |
-0.76 |
0.06 |
0.10 |
-0.12 |
|
États-Unis |
24.6 |
-0.29 |
-0.27 |
0.00 |
-0.02 |
0.00 |
|
Pologne |
23.7 |
1.38 |
0.48 |
0.01 |
-0.04 |
-0.93 |
|
Mexique |
20.8 |
0.33 |
0.34 |
0.00 |
-0.01 |
0.00 |
|
Corée |
18.6 |
0.29 |
0.21 |
0.00 |
-0.05 |
-0.12 |
|
Nouvelle-Zélande |
18.5 |
-0.08 |
-0.08 |
0.00 |
0.00 |
0.00 |
|
Israël |
17.7 |
1.18 |
0.19 |
0.49 |
0.48 |
-0.03 |
|
Suisse |
17.1 |
-0.13 |
0.08 |
0.00 |
0.00 |
0.22 |
|
Chili |
5.5 |
1.27 |
0.00 |
-0.03 |
0.37 |
-0.92 |
|
Colombie |
-5.8 |
-0.38 |
0.00 |
0.00 |
0.00 |
0.38 |
|
Moyenne OCDE |
29.8 |
0.34 |
0.04 |
0.06 |
0.15 |
-0.09 |
Note : les résultats du tableau concernent un couple marié ayant deux enfants et disposant de deux salaires dont l’un est égal à 100 % et l’autre 67 % du salaire moyen.
1. Les pays sont classés par ordre décroissant du coin fiscal total.
2. À cause des arrondis, les variations du coin fiscal colonne (2) peuvent être différentes d’un centième de point de pourcentage de la somme des colonnes (3) à (6).
3. Les taxes sur les salaires sont incluses si elles s’appliquent.
Sources : contributions des pays et (OCDE[2]) Perspectives économiques de l’OCDE, volume 2025, numéro 2.
Tableau 1.6. Impôt sur le revenu et cotisations salariales de sécurité sociale diminués des prestations en espèces, 2025
Copier le lien de Tableau 1.6. Impôt sur le revenu et cotisations salariales de sécurité sociale diminués des prestations en espèces, 2025Couples disposant de deux salaires et ayant deux enfants, en % du salaire brut
|
Pays1 |
Prélèvement total2 (1) |
Impôt sur le revenu (2) |
Cotisations de sécurité sociale salariales (3) |
Prestations en espèces (4) |
Salaire brut3 (5) |
|---|---|---|---|---|---|
|
Suisse |
11.8 |
9.2 |
6.4 |
3.8 |
177 908 |
|
Allemagne |
30.5 |
9.9 |
20.7 |
0.0 |
156 955 |
|
Luxembourg |
20.6 |
14.4 |
12.3 |
6.1 |
155 648 |
|
Pays-Bas |
19.0 |
13.3 |
8.2 |
2.4 |
155 151 |
|
Danemark |
30.8 |
34.2 |
0.0 |
3.4 |
147 718 |
|
Norvège |
22.9 |
18.6 |
7.7 |
3.4 |
146 496 |
|
Belgique |
30.0 |
20.9 |
13.7 |
4.7 |
146 175 |
|
Autriche |
20.5 |
8.5 |
17.9 |
6.0 |
144 238 |
|
Islande |
23.6 |
25.2 |
0.1 |
1.7 |
139 550 |
|
Royaume-Uni |
18.9 |
15.8 |
5.5 |
2.4 |
137 490 |
|
Canada |
21.8 |
16.9 |
7.4 |
2.4 |
136 515 |
|
Irlande |
17.4 |
16.7 |
4.1 |
3.3 |
135 220 |
|
Australie |
21.8 |
21.8 |
0.0 |
0.0 |
131 620 |
|
États-Unis |
18.4 |
10.7 |
7.7 |
0.0 |
122 779 |
|
Finlande |
24.7 |
17.7 |
9.5 |
2.6 |
122 743 |
|
Corée |
9.6 |
5.3 |
9.4 |
5.1 |
112 882 |
|
France |
21.1 |
12.1 |
11.3 |
2.4 |
112 345 |
|
Suède |
18.0 |
14.4 |
7.0 |
3.4 |
110 815 |
|
Italie |
15.9 |
15.3 |
9.5 |
8.9 |
101 039 |
|
Japon |
19.3 |
7.1 |
14.7 |
2.5 |
99 748 |
|
Israël |
12.7 |
5.9 |
8.1 |
1.3 |
98 828 |
|
Espagne |
19.9 |
13.4 |
6.5 |
0.0 |
96 054 |
|
Lituanie |
30.4 |
17.1 |
19.5 |
6.2 |
94 593 |
|
Nouvelle-Zélande |
18.5 |
18.5 |
0.0 |
0.0 |
94 412 |
|
Grèce |
23.9 |
10.5 |
13.4 |
0.0 |
93 640 |
|
Türkiye |
27.4 |
12.4 |
15.0 |
0.0 |
91 352 |
|
Slovénie |
29.8 |
7.5 |
24.4 |
2.1 |
89 675 |
|
Pologne |
11.2 |
4.6 |
17.8 |
11.2 |
89 442 |
|
Hongrie |
27.0 |
10.8 |
18.5 |
2.3 |
76 765 |
|
Portugal |
19.4 |
8.4 |
11.0 |
0.0 |
76 624 |
|
Tchéquie |
16.4 |
4.8 |
11.6 |
0.0 |
75 373 |
|
Estonie |
15.7 |
18.6 |
1.6 |
4.5 |
72 558 |
|
Lettonie |
16.9 |
9.8 |
10.5 |
3.4 |
71 768 |
|
République slovaque |
11.4 |
2.4 |
13.4 |
4.4 |
63 657 |
|
Costa Rica |
9.8 |
0.0 |
9.8 |
0.0 |
55 915 |
|
Chili |
5.1 |
0.0 |
7.0 |
1.9 |
50 936 |
|
Mexique |
11.7 |
10.4 |
1.4 |
0.0 |
35 470 |
|
Colombie |
-5.8 |
0.0 |
0.0 |
5.8 |
34 292 |
|
Moyenne OCDE |
18.9 |
12.2 |
9.5 |
2.8 |
106 694 |
Note : les résultats du tableau concernent un couple marié ayant deux enfants et disposant de deux salaires égaux à 100 % et 67 % du salaire moyen.
1. Les pays sont classés par ordre décroissant des salaires bruts.
2. À cause des arrondis, le total peut être différent d’un dixième de point de pourcentage de la somme des colonnes de l’impôt sur le revenu, des cotisations de sécurité sociale et des prestations en espèces.
3. Exprimés en dollars US à parité de pouvoir d’achat.
Sources : contributions des pays et (OCDE[2]) Perspectives économiques de l’OCDE, volume 2025, numéro 2.
Taux moyen d’imposition des personnes physiques
Le taux moyen net d’imposition des personnes physiques s’élevait à 18.8 % du salaire brut en moyenne pour un couple marié avec deux enfants disposant de deux salaires, dont l’un des conjoints perçoit le salaire moyen et l’autre 67 % de celui-ci en 2025. Le Tableau 1.6 montre les taux moyens nets d’imposition des personnes physiques dans chaque pays de l’OCDE et leurs éléments constitutifs, en pourcentage des salaires bruts. Le salaire brut du ménage figurant dans la colonne 5 est exprimé en dollars US à parité de pouvoir d’achat. À la différence des résultats figurant dans le Tableau 1.3, dans le Tableau 1.6, les prestations en espèces sont prises en compte et viennent en déduction de l’impôt sur le revenu et des CSS salariales (colonne 2 plus colonne 3 moins colonne 4).
Le taux moyen net d’imposition des personnes physiques affichait de grandes disparités entre pays de l’OCDE en 2025, allant de -5.8 % en Colombie à 30.8 % au Danemark pour un couple marié disposant de deux salaires. En Colombie, le taux moyen net d’imposition des personnes physiques était négatif du fait qu’un ménage appartenant à cette catégorie ne payait pas d’impôt sur le revenu à ce niveau de revenu, que les cotisations qu’il payait ne sont pas considérées comme des impôts8, et qu’il percevait des prestations en espèces versées en complément des salaires. Le revenu disponible du ménage après impôt représentait 105.8 % du salaire brut du couple en Colombie, contre 69.2 % au Danemark. Le taux moyen net d’imposition des personnes physiques était inférieur à 10 % au Costa Rica (9.8 %), en Corée (9.6 %) et au Chili (5.1 %).
Les indicateurs utilisés dans la publication Les impôts sur les salaires mettent l’accent sur la fiscalité du travail. Pour évaluer l’impact global du secteur public sur le bien-être des citoyens, d’autres facteurs comme les impôts indirects (la TVA, par exemple) doivent aussi être pris en compte, tout comme l’imposition d’autres formes de revenu (revenu du capital, par exemple) (Hourani et al., 2023[3]). Les PONF ne sont pas intégrés dans les calculs présentés dans cette publication, mais une analyse plus poussée de ces versements est proposée dans le document en ligne d’accompagnement : https://www.oecd.org/content/dam/oecd/en/topics/policy-issues/tax-policy/non-tax-compulsory-payments.pdf.
Salaires
Copier le lien de SalairesLe salaire moyen a augmenté, entre 2024 et 2025, en valeur nominale dans tous les pays de l’OCDE, et aussi en valeur réelle dans 35 des 38 pays. Le revenu réel après impôt d’un travailleur célibataire rémunéré au salaire moyen a augmenté dans 28 pays en termes réels au cours de la même période, après avoir augmenté dans 29 pays en 2024.
Le Tableau 1.7 indique le salaire brut en monnaie nationale du salarié moyen dans les pays de l’OCDE pour les années 2024 et 2025. Les chiffres pour 2025 sont estimés par le Secrétariat de l’OCDE en appliquant la variation de la rémunération par salarié dans l’ensemble de l’économie telle qu’elle est présentée dans la base de données des Perspectives économiques de l’OCDE (volume 2025, numéro 2 (OCDE, 2025[2])) aux valeurs finales du salaire moyen des années précédentes communiquées par chaque pays de l’OCDE. On trouvera davantage d’informations sur les valeurs relatives au salaire moyen et la méthodologie utilisée pour les estimations en Annexe de cette étude.
En 2025, la variation annuelle des salaires bruts en valeur nominale, indiquée dans la colonne 3, s’échelonnait entre 0.7 % en Suisse et 39.8 % en Türkiye. Dans une large mesure, les variations des niveaux de salaire nominal dans les pays de l’OCDE ont dépassé l’inflation mesurée par les prix à la consommation (voir la colonne 4 du Tableau 1.7). C’est en Israël que la baisse annuelle du niveau des salaires réels (avant impôt sur le revenu des personnes physiques et cotisations salariales de sécurité sociale) a été la plus forte (-1.3 %), celle-ci ayant été inférieure à 1 point dans deux autres pays. En revanche, 21 pays ont enregistré une croissance des salaires réels allant jusqu’à 2 points en 2025, tandis que 14 autres pays ont enregistré des hausses supérieures à 2 points (voir la colonne 5 du Tableau 1.7).
En combinant les variations du salaire moyen en 2025 avec celles du taux d’imposition moyen net d’imposition des personnes physiques dont il a été question précédemment dans ce chapitre, il est possible de calculer les variations des revenus réels après impôt des travailleurs entre 2024 et 2025. Néanmoins, il convient de noter que cet indicateur ne donne qu'une vue partielle du revenu disponible global des travailleurs du fait qu’il ne tient pas compte des mesures prises par les pouvoirs publics ne correspondant pas aux critères d’inclusion dans les modèles des Impôts sur les salaires. Ces mesures peuvent toutefois avoir des effets non négligeables sur le revenu disponible des travailleurs, de nature à contrebalancer le fléchissement des salaires réels. Ces mesures atypiques portent généralement sur les dépenses de consommation et peuvent recouvrir des dispositifs visant à réduire le coût de denrées de base ou celui de la santé et de l’éducation. D’autres informations sur les avantages pris en compte dans les modèles des Impôts sur les salaires sont présentées à l’annexe A, et des informations spécifiques à chaque pays dans les chapitres par pays figurant dans la Partie II du rapport.
Dans dix pays de l’OCDE, le revenu réel après impôt d’un travailleur célibataire sans enfant rémunéré au salaire moyen était plus faible en 2025 qu’en 2024, soit parce que le taux moyen d’imposition des personnes physiques (colonne 6) a augmenté ou est resté inchangé tandis que le salaire réel avant impôt diminuait (colonne 5), soit parce que le taux moyen d’imposition des personnes physiques a augmenté davantage que le salaire réel avant impôt.
En revanche, le revenu réel après impôt de ce type de ménage a augmenté dans 28 pays en 2025 : Australie, Belgique, Chili, Colombie, Costa Rica, Danemark, États-Unis, Finlande, France, Grèce, Hongrie, Irlande, Islande, Italie, Lettonie, Lituanie, Luxembourg, Norvège, Nouvelle-Zélande, Pays-Bas, Pologne, Portugal, République slovaque, République tchèque, Slovénie, Suède, Suisse et Türkiye.
Le taux moyen d’imposition des personnes physiques a diminué ou est resté inchangé, tandis que le salaire réel avant impôt augmentait en Australie, en Belgique, en Colombie, au Costa Rica, au Danemark, aux États-Unis, en Hongrie, en Irlande, en Islande, en Italie, en Lettonie, au Luxembourg, en Norvège, aux Pays-Bas, au Portugal et en Suède.
Le taux moyen d’imposition des personnes physiques a moins augmenté que le salaire réel avant impôt au Chili, en Finlande, en France, en Grèce, en Lituanie, en Nouvelle-Zélande, en Pologne, en République slovaque, en République tchèque, en Slovénie, en Suisse et en Türkiye.
Lorsque l’on compare les niveaux de salaires, il est important de souligner que la définition du salaire moyen peut varier d’un pays à l’autre en raison de limitations tenant aux données disponibles. Par exemple, certains pays n’incluent pas les salaires perçus par les dirigeants et les superviseurs ou n’excluent pas les travailleurs à temps partiel (voir le Tableau A.4 en Annexe).
Le Tableau 1.8 donne précise si les salaires moyens pour les années 2000 à 2025 sont fondés sur les secteurs C à K inclus, conformément à la classification internationale type par industrie de toutes les branches d’activité économique, Révision 3 (CITI Rév. 3), sur les secteurs B à N inclus, conformément à la classification internationale type par industrie de toutes les branches d’activité économique, Révision 4 (CITI Rév. 4) ou sur d’autres systèmes de classification lorsque les pays n’ont pas été en mesure de fournir des données conformes aux deux approches mentionnées précédemment9.
Tableau 1.7. Comparaison des niveaux de salaires moyens en 2024 et 2025
Copier le lien de Tableau 1.7. Comparaison des niveaux de salaires moyens en 2024 et 2025|
Pays |
Salaire brut en monnaie nationale |
Variation annuelle, 2025/24 (pourcentage) |
||||
|---|---|---|---|---|---|---|
|
2024 (1) |
2025 (2) |
Salaire brut (3) |
Inflation1 (4) |
Salaire réel avant impôt (5) |
Variation du taux moyen d’imposition des personnes physiques2 (6) |
|
|
Australie |
103 794 |
108 674 |
4.7 |
2.7 |
1.9 |
-7.1 |
|
Autriche |
60 749 |
63 054 |
3.8 |
3.6 |
0.2 |
1.1 |
|
Belgique |
60 370 |
62 348 |
3.3 |
3.0 |
0.3 |
0.0 |
|
Canada |
90 747 |
92 401 |
1.8 |
2.0 |
-0.2 |
-0.2 |
|
Chili |
13 349 540 |
14 201 852 |
6.4 |
4.4 |
1.9 |
1.6 |
|
Colombie |
29 342 796 |
31 542 293 |
7.5 |
5.1 |
2.2 |
0.0 |
|
Costa Rica |
9 868 241 |
10 340 494 |
4.8 |
-0.1 |
4.9 |
0.0 |
|
Tchéquie |
551 030 |
584 744 |
6.1 |
2.4 |
3.6 |
1.5 |
|
Danemark |
521 300 |
537 071 |
3.0 |
1.9 |
1.1 |
-1.3 |
|
Estonie |
24 139 |
25 603 |
6.1 |
5.0 |
1.1 |
12.6 |
|
Finlande |
53 858 |
55 462 |
3.0 |
1.9 |
1.1 |
0.4 |
|
France |
45 313 |
45 964 |
1.4 |
1.0 |
0.5 |
0.3 |
|
Allemagne |
63 528 |
66 700 |
5.0 |
2.2 |
2.8 |
3.3 |
|
Grèce |
25 680 |
26 563 |
3.4 |
2.9 |
0.5 |
0.4 |
|
Hongrie |
7 754 304 |
8 455 487 |
9.0 |
4.6 |
4.3 |
0.0 |
|
Islande |
11 808 000 |
12 433 527 |
5.3 |
4.1 |
1.2 |
-0.2 |
|
Irlande |
58 026 |
60 258 |
3.8 |
2.0 |
1.8 |
-3.0 |
|
Israël |
206 064 |
209 735 |
1.8 |
3.1 |
-1.3 |
4.0 |
|
Italie |
35 360 |
36 594 |
3.5 |
1.8 |
1.6 |
-5.3 |
|
Japon |
5 540 008 |
5 703 038 |
2.9 |
3.2 |
-0.3 |
2.2 |
|
Corée |
55 238 136 |
56 749 797 |
2.7 |
2.0 |
0.7 |
1.2 |
|
Lettonie |
19 992 |
21 321 |
6.6 |
3.8 |
2.8 |
-6.4 |
|
Lituanie |
25 984 |
28 474 |
9.6 |
3.5 |
5.8 |
1.0 |
|
Luxembourg |
75 341 |
77 844 |
3.3 |
2.5 |
0.8 |
-1.3 |
|
Mexique |
210 262 |
219 608 |
4.4 |
3.8 |
0.6 |
3.2 |
|
Pays-Bas |
66 190 |
69 028 |
4.3 |
2.9 |
1.3 |
-0.5 |
|
Nouvelle-Zélande |
80 019 |
83 073 |
3.8 |
2.8 |
1.0 |
0.2 |
|
Norvège |
769 476 |
801 695 |
4.2 |
3.0 |
1.2 |
-0.3 |
|
Pologne |
96 364 |
105 738 |
9.7 |
3.8 |
5.7 |
1.5 |
|
Portugal |
23 118 |
24 254 |
4.9 |
2.2 |
2.6 |
-1.2 |
|
République slovaque |
18 336 |
19 590 |
6.8 |
4.2 |
2.5 |
1.1 |
|
Slovénie |
28 242 |
30 135 |
6.7 |
2.5 |
4.1 |
1.3 |
|
Espagne |
31 472 |
32 678 |
3.8 |
2.6 |
1.2 |
1.5 |
|
Suède |
539 923 |
557 053 |
3.2 |
0.9 |
2.3 |
-2.1 |
|
Suisse |
100 006 |
100 715 |
0.7 |
0.2 |
0.5 |
0.1 |
|
Türkiye |
595 782 |
833 120 |
39.8 |
34.5 |
4.0 |
1.5 |
|
Royaume-Uni |
52 615 |
55 983 |
6.4 |
3.5 |
2.8 |
5.5 |
|
États-Unis |
70 695 |
73 520 |
4.0 |
2.8 |
1.2 |
-0.4 |
Note : les résultats du tableau concernent un travailleur célibataire sans enfant rémunéré au salaire moyen.
1. Estimation du pourcentage de variation de l’indice des prix à la consommation.
2. Différence de taux moyen d’imposition d’un salarié moyen, célibataire sans enfant, entre 2024 et 2025.
Sources : contributions des pays et (OCDE[2]) Perspectives économiques de l’OCDE, volume 2025, numéro 2.
Tableau 1.8. Classification du salaire moyen par secteur
Copier le lien de Tableau 1.8. Classification du salaire moyen par secteur|
|
Années pour lesquelles la CITI REV. 3.1 ou une classification équivalente (Secteurs C-K) a été utilisée pour calculer le salaire moyen |
Années pour lesquelles la CITI REV. 4 ou une classification équivalente (Secteurs B-N) a été utilisée pour calculer le salaire moyen |
|---|---|---|
|
Australie1 |
2000-2025 |
|
|
Autriche2 |
2004-2007 |
2008-2025 |
|
Belgique |
2000-2007 |
2008-2025 |
|
Canada |
2000-2025 |
|
|
Chili3 |
2000-2008 |
2009-2025 |
|
Colombie4 |
2000-2025 |
|
|
Costa Rica5 |
||
|
Tchéquie |
2000-2025 |
|
|
Danemark6 |
2000-2007 |
2008-2025 |
|
Estonie |
2000-2025 |
|
|
Finlande |
2000-2025 |
|
|
France |
2000-2007 |
2008-2025 |
|
Allemagne |
2000-2005 |
2006-2025 |
|
Grèce7 |
2000-2025 |
|
|
Hongrie |
2000-2025 |
|
|
Islande8 |
2000-2025 |
|
|
Irlande9 |
2000-2007 |
2008-2025 |
|
Israël10 |
2000-2012 |
2013-2025 |
|
Italie |
2000-2025 |
|
|
Japon |
2000-2025 |
|
|
Corée11 |
2000-2007 |
2008-2025 |
|
Lettonie12 |
2000-2025 |
|
|
Lituanie |
2000-2025 |
|
|
Luxembourg |
2000-2004 |
2005-2025 |
|
Mexique13 |
||
|
Pays-Bas14 |
2000-2007 |
2008-2011 |
|
Nouvelle-Zélande15 |
2000-2003 |
2004-2025 |
|
Norvège |
2000-2008 |
2009-2025 |
|
Pologne |
2000-2006 |
2007-2025 |
|
Portugal |
2000-2025 |
|
|
République slovaque16 |
2000-2025 |
|
|
Slovénie |
2000-2025 |
|
|
Espagne |
2000-2025 |
|
|
Suède |
2000-2007 |
2008-2025 |
|
Suisse |
2000-2025 |
|
|
Türkiye17 |
2007-2025 |
|
|
Royaume-Uni |
2000-2007 |
2008-2025 |
|
États-Unis |
2000-2006 |
2007-2025 |
1. Australie : données basées sur la classification ANZSIC06 de sorte que les catégories correspondent dans l’ensemble aux secteurs B-N de la CITI Rév. 4.
2. Autriche : les valeurs du salaire moyen pour 2000-2003 ne sont pas basées sur la classification NACE (CITI).
3. Chili : les valeurs pour 2000 à 2008 sont des estimations provenant des variations annuelles des salaires moyens basées sur la « CIIU Rév. 3 » (2009=100), et du salaire moyen pour 2009 basées sur la « CIIU Rév. 4 » (2016=100). À partir de 2009, les valeurs sont basées sur les secteurs B à R de la CITI Rév. 4 CL2012, à l’exclusion du secteur O (8422) « Activités de défense » et O (8423) « Activités de maintien de l’ordre et de la sécurité publics ».
4. Colombie : les valeurs du salaire moyen sont basées sur la CITI Rév. 3. Les secteurs « Agriculture, chasse et sylviculture », « Autres activités de services collectifs, sociaux et personnels » et « Activités incorrectement définies » sont exclus.
5. Costa Rica : les salaires moyens à partir de 2000 se rapportent aux revenus des travailleurs du secteur formel. Le salaire moyen d’un travailleur a été calculé à partir de micro-données issues des enquêtes nationales auprès des ménages.
6. Danemark : les valeurs du salaire moyen sont basées sur les secteurs B-N et R-S (NACE Rév. 2).
7. Grèce : les revenus annuels moyens correspondent à ceux des salariés à temps plein des secteurs B à N de la NACE Rév. 2, incluant la Division 95 et excluant les Divisions 37, 39 et 75 à partir de 2008.
8. Islande : utilisation du système national de classification qui correspond au système NACE Rév. 2.
9. Pour l’Irlande, les valeurs à partir de 2019 se fondent sur le tableau NAQ08 de l’Office central des statistiques (CSO, Central Statistics Office) d’Irlande. Celui-ci couvre la rémunération des salariés de tous les secteurs de l’économie, sur la base des estimations officielles des comptes nationaux trimestriels de l’Irlande établies conformément au Système européen des comptes nationaux et régionaux (SEC 2010). Les valeurs des années 2008 à 2018 se fondent sur le tableau EHA05 de l’Office central des statistiques pour la NACE Rév. 2 ; les valeurs pour les années antérieures sont des estimations du Secrétariat établies à partir des taux de croissance des salaires moyens pour les secteurs C à E de la NACE.
10. Israël : informations sur les données statistiques concernant Israël accessibles à l’adresse http://oe.cd/israel-disclaimer.
11. Corée : les valeurs du salaire moyen sont basées sur la 6e version de la Classification sectorielle standard de Corée (KSIC), secteurs C à K, pour 2000 et 2001, et sur la 8e version de la KSIC pour 2002 à 2007. Les données relatives au salaire moyen pour 2008 à 2010 sont basées sur les secteurs B-N de la 9e version de la KSIC (échantillons d’entreprises comptant au moins cinq salariés permanents). Les données relatives au salaire moyen pour 2011 à 2019 sont basées sur les secteurs B-N de la 9e version de la KSIC (échantillons d’entreprises comptant au moins un salarié permanent). Les données relatives au salaire moyen pour 2020 et 2021 sont fondées sur les secteurs B-N de la 10e version de la KSIC (échantillons d’entreprises comptant au moins un salarié permanent).
12. Lettonie : les valeurs sont basées sur la NACE Rév. 2 et couvrent le secteur privé qui inclut les entreprises commerciales dans lesquelles l’État ou les collectivités locales détiennent jusqu’à 50 % du capital, les entreprises commerciales de tout type sans participation au capital de l’État ou des collectivités locales, les commerçants et les exploitants agricoles ou piscicoles qui comptent 50 salariés ou plus.
13. Mexique : les valeurs du salaire moyen pour 2000-2023 sont basées sur la Classification des Activités Économiques du Mexique (CMAE) qui correspond à l’une des premières versions de la CITI.
14. Pays-Bas, les salaires moyens à partir de 2012 incluent toutes les activités économiques (secteurs A à U de la SBI 2008). On ne dispose pas de valeurs pour le seul secteur privé (secteurs B à N).
15. Nouvelle-Zélande : voir la note relative à l’Australie, qui s’applique à compter de 2004.
16. République slovaque : les valeurs du salaire moyen sont basées sur la NACE Rév. 2 (secteurs B à N), compte non tenu des revenus des travailleurs indépendants. Les données relatives à l’emploi utilisées pour le calcul de la moyenne pondérée tiennent toutefois compte des travailleurs indépendants.
17. Türkiye : le salaire moyen est basé sur le salaire de l’ouvrier moyen CITI Rév. 3.1, secteur D pour les années 2000 à 2006.
Références
[3] Hourani, D. et al. (2023), « The taxation of labour vs. capital income : A focus on high earners », OECD Taxation Working Papers, n° 65, OECD Publishing, Paris, https://doi.org/10.1787/04f8d936-en.
[5] OCDE (2025), Les impôts sur les salaires 2025 (version abrégée) : Décomposition de l’impôt sur le revenu des personnes physiques et rôle des allégements fiscaux, Éditions OCDE, Paris, https://doi.org/10.1787/e1665579-fr.
[2] OCDE (2025), Perspectives économiques de l’OCDE, Volume 2025 Numéro 2 : Une croissance résiliente, mais de plus en plus fragile, Éditions OCDE, Paris, https://doi.org/10.1787/62298503-fr.
[4] OCDE (2024), Les impôts sur les salaires 2024 (version abrégée) : La fiscalité et le genre sous l’angle du deuxième apporteur de revenu, Éditions OCDE, Paris, https://doi.org/10.1787/bb9d7ef8-fr.
[1] OCDE (2023), Les impôts sur les salaires 2023 (version abrégée) : Indexation de la fiscalité du travail et des prestations dans les pays de l’OCDE, Éditions OCDE, Paris, https://doi.org/10.1787/edd9a79b-fr.
[6] OCDE (2023), Perspectives économiques de l’OCDE, Volume 2023 Numéro 2, Éditions OCDE, Paris, https://doi.org/10.1787/b07667cd-fr.
Notes
Copier le lien de Notes← 1. Tous les organismes statistiques nationaux n’utilisent pas la CITI Rév. 3 ou Rév. 4 pour classer leurs secteurs d’activité. Néanmoins, la Nomenclature statistique des activités économiques dans la Communauté européenne (NACE Rév. 1 ou 2), le Système de classification des industries de l’Amérique du Nord (SCIAN 2012), L’Australian and New Zealand Standard Industrial Classification (ANZSIC 2006) et la Classification sectorielle standard de Corée (catégories 6 à 9 de la KSIC) coïncident à peu près avec les Révisions 3 et 4 de la CITI au niveau des secteurs C à K et B à N, respectivement
← 2. Les prélèvements obligatoires non fiscaux désignent les prélèvements obligatoires avec et sans contrepartie au profit de fonds à gestion privée, d’organismes d’aide sociale ou de dispositifs d’assurance sociale en dehors des administrations publiques ainsi que d’entreprises publiques (https://www.oecd.org/content/dam/oecd/en/topics/policy-issues/tax-policy/non-tax-compulsory-payments.pdf).
← 3. En Colombie, le régime général de sécurité sociale pour les soins de santé est financé par des fonds publics et privés. Le système de retraite est un hybride de deux systèmes différents : un régime de retraite à cotisations définies et entièrement capitalisé, et un régime par répartition. Chacune de ces contributions est obligatoire et plus de 50 % du total des contributions sont versés à des fonds privés. Elles sont par conséquent considérées comme des paiements obligatoires non fiscaux (PONF) (pour de plus amples informations à ce sujet, se reporter à la Partie II du Rapport). En outre, tous les paiements au titre des risques liés à l’emploi sont versés à des fonds privés, et sont également considérés comme des PONF. Les PONF existent aussi dans d’autres pays de l’OCDE (voir https://www.oecd.org/content/dam/oecd/en/topics/policy-issues/tax-policy/non-tax-compulsory-payments.pdf).
← 4. En Estonie, le taux unique de l’impôt sur le revenu des personnes physiques est de 22 %, quel que soit le revenu imposable.
← 5. Voir la note 3.
← 6. L’impact des allégements fiscaux et des prestations en espèces sur le coin fiscal pour différentes catégories de ménage et sur la progressivité des systèmes d’imposition des revenus du travail prévue par la législation des pays de l’OCDE est examiné dans l’Étude spéciale du présent rapport ainsi que dans celle de l’édition 2025 des Impôts sur les salaires (OCDE, 2025[5]).
← 7. L’avantage fiscal dont bénéficie un couple avec enfants peut dissuader le conjoint inactif d’occuper un emploi. En effet, pour un deuxième apporteur de revenu dans un couple marié, le coin fiscal peut être sensiblement plus élevé que pour un célibataire ayant le même niveau de revenu et le même nombre d’enfants, ce qui peut faire baisser le taux d’activité des femmes et contribuer ainsi, sur le plan de la situation professionnelle, à la persistance des inégalités des genres dans de nombreux pays de l’OCDE. Ce sujet est examiné en détail au chapitre 2 de l’édition 2024 des Impôts sur les salaires (OCDE, 2024[4]).
← 8. Voir la note 3.
← 9. La plupart des pays de l’OCDE calculent les salaires moyens sur la base des secteurs B à N de la classification par industrie (CITI Rév. 4), depuis 2008 ou plus tôt. Certains pays ont aussi révisé les valeurs du salaire moyen pour les années précédentes. Les valeurs du salaire moyen calculées à partir de la classification CITI Rév. 4 ou l’une de ses variantes sont disponibles à partir de 2000 pour l’Australie, l’Espagne, l’Estonie, la Finlande, la Grèce, la Hongrie, l’Islande, l’Italie, le Japon, la Lettonie, la Lituanie, le Portugal, la République slovaque, la République tchèque, la Slovénie et la Suisse.
L’Australie (pour toutes les années) et la Nouvelle-Zélande (à partir de 2004) ont communiqué des valeurs fondées sur les divisions B à N de la classification type par industrie ANZSIC de 2006, qui recoupe sensiblement les secteurs B à N de la CITI Rév. 4. En ce qui concerne la Nouvelle-Zélande, les données relatives aux années antérieures à 2004 sont fondées sur les secteurs C à K de la classification ANZSIC. La Türkiye a fourni des valeurs fondées sur les secteurs B à N de la NACE Rév. 2 à partir de l’année 2007. Pour les années antérieures à 2007, les valeurs sont basées sur le salaire de l’ouvrier moyen de l’industrie manufacturière (CITI Rév. 3.1, secteur D). Les valeurs du salaire moyen ne sont pas basées sur les secteurs B à N de la classification par industrie (CITI Rév. 4) dans le cas du Costa Rica (toutes les années), des Pays-Bas (à partir de 2012) et du Mexique (toutes les années).