Ce chapitre explore le rôle central du développement des infrastructures dans la transformation productive de l’Afrique centrale (Burundi, Cameroun, Gabon, Guinée équatoriale, République centrafricaine, République démocratique du Congo, République du Congo, Sao Tomé-et-Principe et Tchad). Il fait tout d’abord un état des lieux – pour la région et chacun de ses pays – des besoins d’investissements et des financements dans le domaine des infrastructures. Il examine ensuite l’impact des plans régionaux et nationaux d’infrastructure sur la dynamique de transformation productive. Il rappelle enfin l’importance des capacités de planification, de budgétisation et de suivi pour le développement des infrastructures de la région.
Dynamiques du développement en Afrique 2025
4. Infrastructures et transformation productive en Afrique centrale
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En bref
Copier le lien de En brefLa réalisation d’investissements dans les infrastructures de transport et du numérique peut accélérer la transformation productive de l’Afrique centrale. Pour l’heure, les lacunes infrastructurelles constituent une importante entrave au commerce intrarégional, qui ne représente que 1.6 % des exportations totales de l’Afrique centrale en 2023. Pour y remédier, les pays de la région devraient effectuer un investissement de 15 milliards USD par an jusqu’en 2040, principalement dans leurs infrastructures de transport (74 %) et du numérique (18 %). La réalisation de cet objectif d’investissement pourrait alors, en plus de hisser la région aux niveaux de productivité de pays en développement comparables d’autres régions du monde, faire progresser la croissance annuelle moyenne de son PIB de 6.2 points de pourcentage. Le financement demeure toutefois un obstacle de taille : sur la période 2016-20, l’Afrique centrale a mobilisé la plus faible part de financements d’infrastructure de toutes les régions du continent, avec une moyenne de 6 milliards USD par an, soit seulement 7 % des engagements totaux en faveur du développement des infrastructures africaines.
Pour améliorer la mobilisation et l’allocation des financements d’infrastructure, deux impératifs – priorisation stratégique et gouvernance efficace – s’imposent. Le développement d’infrastructures régionales s’est trouvé freiné par une planification lacunaire, l’appartenance simultanée des pays à plusieurs organisations régionales et le faible engagement des acteurs nationaux. L’adoption d’une stratégie infrastructurelle transectorielle unifiée, axée sur les chaînes de valeur prioritaires et des projets bancables soigneusement sélectionnés, pourrait contribuer à attirer davantage de financements, comme en attestent les phases 1 et 2 du programme de « projets intégrateurs » de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC). Un cadre institutionnel propice, s’appuyant sur de solides capacités de budgétisation, de mise en œuvre et de suivi, apparaît en outre indispensable pour renforcer la confiance des investisseurs. Actuellement, seuls trois des six pays de la région interrogés dans le cadre d’une enquête de la Banque mondiale de 2023 disent aligner leurs projets de PPP sur leurs priorités nationales. L’évaluation de la durabilité de ces projets sur le plan financier, social ou environnemental reste, dans la plupart des cas, limitée.
Profil régional de l’Afrique centrale
Copier le lien de Profil régional de l’Afrique centraleGraphique 4.1. Besoins annuels d’investissements de l’Afrique centrale dans les infrastructures pour atteindre les niveaux de transformation productive de pays de référence d’ici 2040
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Note : PIB = produit intérieur brut. Les besoins annuels d’investissements dans les infrastructures correspondent aux estimations modélisées des dépenses totales nécessaires pour construire de nouvelles infrastructures en vue d’atteindre le niveau d’infrastructure de pays comparables d’autres régions du monde mais plus avancés sur le plan de la transformation productive, tout en maintenant les infrastructures existantes. Voir l’annexe 1.A pour plus de détails.
Source : Les sources des données utilisées pour l’estimation des besoins d’investissements figurent à l’annexe 1.A.
Graphique 4.2. Parc d’infrastructures et accès (en moyenne) dans les pays d’Afrique centrale, par rapport à la moyenne continentale
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Note : Transport = nombre de kilomètres (km) de routes revêtues et de voies ferrées pour 100 km2 de territoire non désertique. Numérique = pourcentage de la population âgée de 15 ans et plus ayant accès à Internet. Énergie = capacité énergétique installée en watts par habitant. Eau = pourcentage de la population ayant accès à l’eau potable. Pour les parcs d’infrastructures de transport et d’énergie, la moyenne de l’Afrique centrale et celle continentale sont pondérées en fonction de la population. Pour les parcs d’infrastructures de transport et d’énergie, les valeurs de l’Afrique centrale et celles continentales correspondent aux totaux agrégés rapportés à la population ou à la superficie, selon l’indicateur. Pour l’accès aux infrastructures du numérique et d’eau, les valeurs de l’Afrique centrale et celles continentales correspondent aux moyennes non pondérées des valeurs des pays.
Source : Les sources des indicateurs relatifs au transport et à l’énergie figurent à l’annexe 1.A. Eau : estimations relatives à l’accès à l’eau potable, l’assainissement et l’hygiène (EAH), tirées d’UNICEF (2024[1]), Drinking water, sanitation and hygiene in households by country, 2000-2022 (base de données), https://data.unicef.org/topic/water-and-sanitation/drinking-water/. Numérique : Gallup World (2020[2]), Gallup World Poll (base de données), https://www.gallup.com/analytics/213617/gallup-analytics.aspx.
La réalisation d’investissements dans les infrastructures de transport et du numérique reliant les pôles économiques de la région peut favoriser la transformation productive de l’Afrique centrale
Copier le lien de La réalisation d’investissements dans les infrastructures de transport et du numérique reliant les pôles économiques de la région peut favoriser la transformation productive de l’Afrique centraleLes pays d’Afrique centrale ont besoin d’investissements conséquents dans leurs infrastructures pour réaliser leur transformation productive. Pour atteindre le niveau de transformation productive de pays en développement comparables d’autres régions du monde, ils devraient ainsi effectuer un investissement d’environ 15 milliards USD par an jusqu’en 2040 (Annexe 1.A). En valeur absolue, il s’agit du montant le plus faible de toutes les régions du continent, du fait de la taille relativement modeste des économies d’Afrique centrale et des faibles besoins d’entretien associés à leurs parcs d’infrastructures limités. Ce niveau reste néanmoins équivalent à 6.1 % du PIB régional en 2024, soit une proportion supérieure à la moyenne continentale, de 5.6 % (Graphique 4.1). La République démocratique du Congo (RD Congo) compte pour 64 % de ces besoins d’investissement totaux, suivie du Tchad (12 %) et du Cameroun (8 %). La réalisation de ces objectifs d’investissement pourrait, d’après les estimations, faire progresser la croissance annuelle moyenne du PIB de la région de 6.2 points de pourcentage. Sur la période 2016-20, toutefois, l’Afrique centrale a mobilisé la plus faible part de financements d’infrastructure de toutes les régions du continent, avec une moyenne de 6 milliards USD par an (soit seulement 7 % des engagements totaux en faveur du développement des infrastructures africaines) (ICA, 2022[3]).
L’augmentation des investissements dans les infrastructures de transport et du numérique s’avère primordiale pour relier les pôles économiques de la région. En termes de quantité comme de qualité des infrastructures, les pays d’Afrique centrale restent en deçà de la moyenne continentale, et ce dans tous les secteurs (Graphique 4.2). La connectivité limitée sur le plan des transports et du numérique demeure ainsi un obstacle majeur à l’intégration régionale, avec, en l’état, des pôles économiques très éloignés les uns des autres et fragmentés, souvent séparés par des zones écologiquement sensibles, comme les forêts du bassin du fleuve Congo. Pour l’heure, notamment, seuls 16 % des routes de la région sont revêtues et seuls 20 % environ de ses habitants ont accès à Internet (BAfD, 2023[4]). Ces lacunes infrastructurelles limitent le commerce intrarégional, qui ne représente que 1.6 % des exportations totales de l’Afrique centrale en 2023.Pour des raisons similaires, la part des infrastructures de transport et du numérique dans les besoins d’investissements de la région s’élève à respectivement 74 % et 18 % (Graphique 4.1).
Le poids croissant de la dette des gouvernements d’Afrique centrale limite leur capacité à investir dans leurs infrastructures. La région présente ainsi les dépenses publiques d’infrastructure les plus faibles du continent, à 1.1 % du PIB, en moyenne, en 2019-20 – un niveau similaire à celui de l’Afrique du Nord (1.2 %), mais nettement inférieur à celui de l’Afrique australe (2.4 %). La faiblesse de ces dépenses s’explique en partie par l’endettement des pays d’Afrique centrale, ceux-ci dépensant 3.5 fois plus au titre du service de leur dette (prêts en cours de remboursement et paiement des intérêts sur la dette souveraine) que pour leurs infrastructures. Ce ratio, certes similaire à la médiane de l’Afrique du Nord (3.6), est toutefois supérieur à ceux observés en Afrique de l’Est et de l’Ouest (2.5) ainsi qu’en Afrique australe (1.6). Dans l’ensemble, le service de la dette médian a ainsi grimpé de 3.0 % des dépenses publiques en 2010 à 11.1 % en 2024, culminant même à 25 % en République du Congo. Les pays allouant une part plus importante de leur PIB aux infrastructures, comme le Cameroun (3.0 %) et la République centrafricaine (2.4 %), consacrent au service de leur dette des montants similaires à leurs dépenses d’infrastructure (Graphique 4.3). À l’inverse, la RD Congo et le Gabon, qui consacrent moins de 1 % de leur PIB à leurs dépenses d’infrastructure, dépensent 7 à 9 fois plus au titre du service de leur dette que pour le développement de leurs infrastructures. Si le Gabon a vu le service de sa dette bondir de 13.6 % de ses dépenses publiques en 2010 à 46.6 % en 2020, la faiblesse des investissements de la République démocratique du Congo dans ses infrastructures pourrait refléter sa priorisation d’autres postes budgétaires.
Graphique 4.3. Dépenses publiques d’infrastructure et service de la dette en Afrique centrale
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Note : PIB = produit intérieur brut. L’indicateur du panel B est calculé sur la base d’une moyenne des données disponibles sur les cinq dernières années sur les dépenses publiques en infrastructures (2019-20) et le service de la dette (2019-23). Les valeurs médianes sont indiquées pour l’Afrique et l’Afrique centrale dans le panel B afin de rendre compte des cas extrêmes.
Source : Calculs des auteurs à partir d’ICA (2022[3]), Tendances du financement des infrastructures en Afrique 2019-2020, et de Banque mondiale (2024[5]), International Debt Statistics (base de données), https://www.worldbank.org/en/programs/debt-statistics/ids.
La participation du secteur privé aux projets d’infrastructure, en plus d’être limitée, cible uniquement quelques pays. En Afrique centrale, cette participation est ainsi la plus faible de tout le continent, avec seulement 6.4 milliards USD investis sur la période 2016-23, principalement dans les secteurs de l’énergie (49 %) et des transports (39 %) (Graphique 4.4). Elle se concentre en outre sur certains pays, le Cameroun, le Gabon et la RD Congo totalisant à eux seuls 94 % de la valeur investie et 75 % des projets. La faiblesse de la gouvernance ressort souvent comme l’un des principaux défis de la région à cet égard, le climat d’incertitude juridique, politique et institutionnelle décourageant les investisseurs potentiels. Un constat confirmé par les rapports sur l’activité des capitaux privés en Afrique, qui ne dénombrent que 3 opérations de capitaux privés dans les pays d’Afrique centrale en 2024, contre 129 en Afrique australe, 105 en Afrique de l’Ouest, 99 en Afrique de l’Est et 77 en Afrique du Nord (AVCA, 2025[6]). Selon les indicateurs mondiaux de la gouvernance, qui compilent des données sur la qualité de la gouvernance, l’Afrique centrale se classe en outre dernière des régions du continent en 2023 dans des domaines tels que la lutte contre la corruption, la qualité de la réglementation ou l’efficacité des pouvoirs publics (Banque mondiale, 2025[7]). Dans le même ordre d’idées, une étude montre que l’amélioration de la qualité des institutions pourrait, dans des pays comme le Gabon, permettre une augmentation des investissements privés dans les infrastructures de l’ordre de 1.5 point de pourcentage du PIB (Chinzara, Dessus et Dreyhaupt, 2023[8]).
Graphique 4.4. Investissements d’infrastructure bénéficiant d’une participation du secteur privé en Afrique centrale, 2016-23
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Source : Banque mondiale (2024[9]), Private Participation in Infrastructure (base de données), https://ppi.worldbank.org/en/ppi.
Au regard de la taille de sa population, l’Afrique centrale ne reçoit que peu de financements publics du développement (FPD) en faveur de ses infrastructures. Ceux-ci s’établissent ainsi en moyenne à 944 millions USD par an sur la période 2019-23, soit 0.6 % du PIB annuel de la région, et stagnent à environ 800 millions USD par an depuis 2020, se concentrant principalement dans les secteurs des transports et de l’énergie (Graphique 4.5). Toujours sur cette période, si l’on rapporte ces montants au nombre d’habitants, l’Afrique centrale a reçu environ 5 millions USD de FPD au titre de ses infrastructures par million d’habitants, contre environ 8 à 9 millions USD pour l’Afrique australe, de l’Est et de l’Ouest, et même 17 millions USD pour l’Afrique du Nord. La répartition de ces versements s’avère en outre inégale au sein de la région, le Cameroun et la RD Congo en cumulant 62 % sur cette période, tandis que des pays fragiles comme le Tchad et la République centrafricaine, qui présentent respectivement les deuxième et quatrième besoins d’investissement les plus importants de la région, n’en ont bénéficié que d’environ 11 %.
La prise en compte de la dimension de genre dans les projets d’infrastructure est plus fréquente en Afrique centrale que dans les autres régions du continent. Sur la période 2020-23, 35 % de l’aide publique au développement (APD) allouée par les membres du Comité d’aide au développement (CAD) de l’OCDE aux infrastructures de la région intégrait ainsi, sous une forme ou une autre, des objectifs d’égalité des genres – la part la plus importante de toutes les régions du continent (OCDE, 2025[10]). Une proportion élevée qui pourrait s'expliquer par le nombre relativement faible de projets en Afrique centrale, qui incite donc les donneurs à en maximiser l’impact sur le développement, en accordant notamment une plus grande attention à la dimension de genre.
Graphique 4.5. Versements de financement public du développement au titre des infrastructures de l’Afrique centrale, 2019-23
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Note : Le financement public du développement comprend l’aide publique au développement (APD) et les autres apports du secteur public (AASP) qui ne répondent pas aux critères de définition de l’APD (soit parce que leur objectif principal n’est pas le développement, soit parce qu’ils comportent un élément de libéralité inférieur à 25 %).
Source : OCDE (2025[11]), Système de notification des pays créanciers (base de données), https://www.oecd.org/en/data/datasets/development-finance-statistics-data-on-flows-to-developing-countries.html.
Pour permettre un développement plus efficace des infrastructures, deux impératifs s’imposent : une priorisation stratégique et le renforcement des capacités de mise en œuvre
Copier le lien de Pour permettre un développement plus efficace des infrastructures, deux impératifs s’imposent : une priorisation stratégique et le renforcement des capacités de mise en œuvreLa focalisation sur les corridors de développement et l’amélioration de la coordination entre l’ensemble des niveaux de gouvernement peuvent aider à prioriser les projets d’infrastructure
La fragmentation de la planification régionale des infrastructures en Afrique centrale ralentit la mise en œuvre des projets. Les efforts régionaux de développement des infrastructures se sont ainsi jusqu’ici appuyés sur divers plans sectoriels élaborés par des institutions dont les membres diffèrent, notamment la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC), la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC) et la Communauté d’Afrique de l’Est (CAE)1. De plus, leurs plans sectoriels manquent parfois d’une vision transversale des infrastructures et d’une inscription claire dans une optique de transformation productive (Tableau 4.1). Malgré les efforts de priorisation, la mise en œuvre des programmes régionaux progresse lentement dans de nombreux cas. En atteste la sélection, en 2008, de 55 projets prioritaires dans le domaine des transports sur une liste initiale de 184 du Plan directeur consensuel des transports en Afrique centrale (PDCT-AC), dont 36 seulement avaient été mis en œuvre en 2015 ou avaient obtenu un financement (ONU CEA, 2015[12]). Des évaluations des projets régionaux d’infrastructure hydraulique, réalisées en 2018, pointent, elles aussi, le retard de l’Afrique centrale par rapport à toutes les autres régions du continent dans la mise en œuvre de systèmes transfrontaliers de gestion de l’eau (AMCOW, 2018[13]). Les incertitudes liées au contexte institutionnel, politique et macroéconomique, ainsi que l’appropriation et l’engagement limités des pays dans les projets régionaux, ont par ailleurs découragé les investisseurs publics et privés, laissant de nombreux programmes dans l’impasse.
En RD Congo, le projet du barrage du Grand Inga offre un bon exemple de la difficulté de financer les projets transfrontaliers en Afrique centrale et d’accélérer leur mise en œuvre. Il est ainsi prévu d’agrandir cette infrastructure, bien que deux barrages, Inga I et II, existent déjà et fonctionnent actuellement en deçà de leur capacité maximale en raison d’un manque d’entretien. Un cas qui illustre donc bien la nécessité d’améliorer la gouvernance des infrastructures et leur budgétisation. Le barrage du Grand Inga est destiné à devenir la plus grande centrale hydroélectrique du monde, avec une capacité de 40 à 70 gigawatts, pour un coût total estimé à 80 milliards USD. Le projet a toutefois été retardé à différentes reprises depuis ses débuts, suite au retrait de plusieurs partenaires internationaux en raison de désaccords et de problèmes de gouvernance (Copperbelt Katanga Mining, 2025[14]).
Le projet de centrale hydroélectrique de Ruzizi, entre le Burundi, la RD Congo et le Rwanda, vise à renforcer l’intégration des infrastructures énergétiques de la région. Sélectionné comme projet prioritaire dans le cadre du deuxième plan d’action prioritaire du Programme pour le développement des infrastructures en Afrique (PIDA PAP2), il bénéficie en outre du soutien de partenaires internationaux, à l’instar de la Commission européenne via l’initiative « Global Gateway » de l’Union européenne. Des tensions politiques et des préoccupations d’ordre sécuritaire pourraient toutefois retarder son financement et sa mise en œuvre (AEP, 2025[15]).
Tableau 4.1. Impacts et défis des politiques régionales et nationales de développement des infrastructures en Afrique centrale
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Niveau |
Impact sur la transformation productive |
Défis sur le plan de la mise en œuvre |
Exemples |
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Régional |
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National |
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Source : Compilation des auteurs à partir des plans régionaux et nationaux de développement.
Une meilleure priorisation des projets peut contribuer à une allocation plus efficace des financements et maximiser la mobilisation. En 2019, les États membres de la CEMAC ont adopté un premier programme intersectoriel retenant 11 projets prioritaires à l’appui de l’intégration régionale, d’un montant estimé à 3.3 milliards EUR. Afin de garantir un soutien financier suffisant, la sélection de ces projets s’est faite sur la base d’un critère de bancabilité, après la réalisation d’études de faisabilité, d’évaluations des risques et d’évaluations environnementales. En 2020, la CEMAC a par ailleurs organisé une première table ronde avec des bailleurs de fonds internationaux potentiels, qui a permis la mobilisation de 3.9 milliards EUR, dont environ 63 % auprès d’institutions régionales de financement du développement (Banque africaine de développement [BAfD], Banque de développement des États de l’Afrique centrale [BDEAC] et Afreximbank) (CEMAC, 2023[16]). Fin 2024, 80 % de ces projets prioritaires avaient démarré, avec un taux d’exécution de 67 %, attestant donc d’avancées encourageantes (République du Cameroun, 2024[17]). Forts de cette impulsion, les États membres de la CEMAC ont alors défini une deuxième série de 13 projets prioritaires, initialement estimés à 8.8 milliards EUR, pour lesquels 9.2 milliards EUR ont pu être mobilisés en 2023 (CEMAC, 2023[16]). La priorisation des projets des plans régionaux existants dans le cadre d’initiatives continentales comme le PIDA pourrait, de la même manière, accélérer leur mise en œuvre (PIDA, s.d.[18]).
Le développement de data centers dans la région de la CEEAC est l’une des priorités établies dans le cadre du Plan directeur consensuel de déploiement des infrastructures de communications électroniques en Afrique centrale, établi en 2019. Ce projet, estimé à 92.5 millions USD, a été retenu dans le deuxième plan d’action prioritaire du PIDA (PIDA PAP2) en 2020. Il prévoit la construction de six nouveaux data centers au Burundi, en Guinée équatoriale, au Gabon, en République centrafricaine, à Sao Tomé-et-Principe et au Tchad, mais aussi la modernisation des installations existantes au Cameroun, en République du Congo et en RD Congo (PIDA, s.d.[19]).
La revalorisation des corridors de transport de l’Afrique centrale en corridors de développement pourrait contribuer à relancer la mise en œuvre des projets régionaux et dynamiser les chaînes de valeur. En 2020, les États membres de la CEEAC ont appelé à une refonte du PDCT-AC, dans l’idée d’impulser un changement de paradigme avec une revalorisation des corridors de transport en corridors de développement. L’objectif est ainsi de mettre davantage en valeur le potentiel de développement des infrastructures régionales et de renforcer la coordination intersectorielle, avec le soutien de partenaires internationaux tels que la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique, la BAfD et la Commission européenne (ONU CEA, 2020[20]) (Tableau 4.2). Le corridor de Lobito en offre un bon exemple : reliant la RD Congo aux pays d’Afrique australe, il vise à encourager le développement des chaînes de valeur des minéraux critiques par le développement des infrastructures, diverses mesures de facilitation du commerce et des formalités douanières, ainsi que l’éducation et la formation pour la création d’emplois (voir le chapitre 3 pour plus de détails). De la même manière, le corridor de transport Libreville-Kribi-Douala-N’Djamena pourrait, grâce à des mesures de soutien supplémentaires, renforcer considérablement les chaînes de valeur du maïs, du riz et du bétail de la région en reliant les zones de production aux centres urbains, qui concentrent une forte demande de consommation (ONU CEA, 2021[21]).
Le corridor Libreville-Brazzaville-Pointe Noire-Bangui-N'Djamena a pour objectif de relier le Gabon, la République centrafricaine, la République du Congo et le Tchad via un réseau d’infrastructures routières. Il prévoit la mise en place de gares routières, de stations de pesage, de péages et de postes-frontières afin d’optimiser l’efficacité de sa gestion. En 2022, Arise Integrated Industrial Platforms (ARISE-IIP) s’est engagé auprès du gouvernement de la République du Congo dans un partenariat public-privé en vue du développement de deux zones industrielles, à Pointe-Noire et Ouésso, ainsi que d’un port minéralier. L’objectif est ainsi de soutenir la transformation locale des minerais bruts, du bois et des produits agricoles afin d’en faire des produits à haute valeur ajoutée. ARISE‑IIP offre ici un exemple prometteur : repenser un corridor de transport pour en exploiter pleinement le potentiel sur le plan du développement (ARISE IIP, 2022[22]).
Tableau 4.2. Présentation de quelques corridors de transport et de développement en Afrique centrale
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Corridor de transport ou de développement |
Pays couverts |
Partenaires |
Impacts escomptés sur la transformation productive et l’intégration régionale |
Impacts effectifs |
|---|---|---|---|---|
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Corridor Libreville-Kribi-Douala-N’Djamena |
Cameroun, Gabon, Guinée équatoriale, Sao Tomé-et-Principe, Tchad |
Gouvernements nationaux du Cameroun, du Gabon et du Tchad, AFD, BAfD, UE, BEI, Banque mondiale, CEEAC, investisseurs PPP |
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Corridor Douala-Kribi-Kampala |
Cameroun, Ouganda, République centrafricaine, République du Congo |
Gouvernements nationaux, UE, AFD, CEEAC, CHEC, investisseurs PPP |
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Corridor Libreville-Brazzaville-Pointe Noire-Bangui-N’Djamena |
Gabon, République centrafricaine, République du Congo, Tchad |
Gouvernements nationaux, CEMAC, UA |
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Corridor Yaoundé-Brazzaville-Kinshasa |
Cameroun, République du Congo, RD Congo |
Gouvernements nationaux du Cameroun, de la République du Congo et de la RD Congo, CEEAC, UA |
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Note : RD Congo = République démocratique du Congo. AFD = Agence française de développement. BAfD = Banque africaine de développement. UE = Union européenne. BEI = Banque européenne d’investissement. CEEAC = Communauté économique des États de l’Afrique centrale. PPP = partenariat public-privé. CHEC = China Harbour Engineering Company. CEMAC = Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale. UA = Union africaine.
Source : BAfD (2023[4]), Corridors routiers transfrontaliers - Élargir l’accès aux marchés en Afrique et favoriser l’intégration continentale ; UE (2023[23]), EU-Africa: Global Gateway Investment Package - Strategic Corridors ; BAfD (2019[24]), Cross-Border Road Corridors: The Quest to Integrate Africa.
Une meilleure coordination entre plans régionaux et nationaux permettrait d’étendre leurs effets économiques bénéfiques au-delà des grands centres urbains. Les priorités nationales en matière d’infrastructures sont définies dans le cadre de différents types de documents stratégiques : plans nationaux de développement intégrant des objectifs d’infrastructure (Guinée équatoriale et République centrafricaine), plans nationaux d’infrastructure (Burundi, Cameroun et Gabon), ou encore plans sectoriels d’infrastructure (Sao Tomé-et-Principe) (Tableau 4.3). De manière générale, une meilleure coordination entre plans régionaux et nationaux, mais aussi entre entités des collectivités territoriales au niveau infranational, peut permettre de mettre à profit des opportunités inexploitées. Au Cameroun, par exemple, l’amélioration des infrastructures de transport entre Douala, Edéa et Kribi, assortie d’un renforcement des compétences, pourrait contribuer au développement des chaînes de valeur pharmaceutiques naissantes du pays en soutenant des activités telles que la recherche et développement, la fabrication de produits pharmaceutiques et de principes actifs, ou encore le conditionnement (ONU CEA, 2021[21]). Pour être efficaces, les collectivités territoriales ont besoin d’un niveau suffisant de coordination et de capacités. Or, d’après l’évaluation 2022 de la qualité moyenne de l’environnement institutionnel des collectivités territoriales en Afrique (réalisée par Cités et gouvernements locaux unis d’Afrique [CGLU Afrique]), celle observée en Afrique centrale s’avère la plus faible du continent (CGLU/Cities Alliance, 2021[25]).
Le Programme d’investissement prioritaire du Cameroun 2024-26 définit une feuille de route stratégique visant à renforcer le développement national grâce à des projets d’infrastructure ciblés. Géré par le ministère de l’Économie, de la Planification et du Développement régional, ce plan triennal comprend 72 projets, dont 43 en cours et 29 nouvelles initiatives. Il s’aligne sur la Vision 2035 du pays et sa Stratégie nationale de développement 2020-30, ainsi que sur les plans régionaux de développement des infrastructures, notamment des projets tels que l’extension du réseau ferroviaire de Ngaoundéré (Cameroun) à N’Djamena (Tchad).
Le renforcement des capacités de planification, de budgétisation et de suivi peut accélérer la mise en œuvre des projets d’infrastructure
À l’heure actuelle, les capacités institutionnelles et financières sont souvent insuffisantes pour garantir la bonne mise en œuvre des plans de développement des infrastructures. Dans le contexte du PDCT-AC, le manque de capacités a limité la possibilité de réaliser des études de faisabilité, décourageant du même coup les donateurs et les investisseurs potentiels. Hormis au Cameroun, le PDCT-AC ne dispose en outre pas d’institutions nationales chargées du suivi de la mise en œuvre des plans de développement, privant ainsi les décideurs publics d’informations sur l’état d’avancement des projets et les difficultés rencontrées. Enfin, les retards de paiement des contributions des membres entravent le fonctionnement du Comité opérationnel de suivi du PDCT-AC, chargé de la supervision de sa mise en œuvre (ONU CEA, 2015[26]).
En 2022, l’Évaluation de la gestion des investissements publics menée en RD Congo a révélé différentes faiblesses tout au long du cycle de vie des projets d’infrastructure, notamment l’absence d’un cadre juridique bien défini pour l’évaluation et la sélection des projets, la fragmentation institutionnelle entraînant un manque de clarté dans la répartition des rôles, ainsi qu’une mise en œuvre des projets sur la base des financements disponibles et non d’une budgétisation approuvée (FMI, 2022[27]). Parmi les réformes adoptées en 2023 pour y remédier, le Décret sur la gestion des investissements publics introduit un système de planification, de programmation, de budgétisation et de suivi-évaluation, ainsi que l’utilisation d’une base de données consolidée des programmes d’investissement public, attribuant un code d’identification unique à chaque projet afin de faciliter son suivi tout au long de son cycle de vie (Gouvernement de la RD Congo, 2024[28]).
Le renforcement des cadres réglementaires pourrait encourager le soutien du secteur privé aux projets d’infrastructure régionaux et nationaux. Les plans nationaux d’infrastructure soulignent l’importance des partenariats public-privé (PPP) en les privilégiant pour les grands projets d’infrastructure publique (comme au Burundi et au Cameroun) et en définissant les conditions de la participation du secteur privé (comme en République centrafricaine). Toutefois, à l’exception du Cameroun, qui a créé son unité de PPP en 2006, l’écosystème institutionnel des PPP est relativement jeune en Afrique centrale, les premières unités ayant vu le jour en 2016-17 (Tableau 4.3). En 2023, seuls trois des six pays de la région interrogés dans le cadre d’une enquête de la Banque mondiale disaient ainsi veiller à l’alignement de leurs projets de PPP sur leurs priorités nationales, tandis que l’évaluation de la durabilité de ces projets sur le plan financier, social ou environnemental restait limitée dans la plupart des pays.
Tableau 4.3. Présentation de quelques indicateurs des capacités publiques de préparation et de gestion des partenariats public-privé dans le domaine des infrastructures
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Phase du partenariat public-privé (PPP) |
Domaine |
Question de l’enquête |
Burundi |
Cameroun |
Tchad |
RD Congo |
République du Congo |
Gabon |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
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Préparation |
Cadres réglementaires et institutionnels |
Existe-t-il une entité gouvernementale spécialisée chargée de faciliter le programme de PPP (si oui, préciser l’année de sa mise en place) ? |
Agence d’appui à la réalisation des contrats de partenariat public-privé (ARCP) (2016) |
Conseil d’appui à la réalisation des contrats de partenariat (CARPA) (2006) |
Commission nationale des partenariats public-privé et Unité de coordination et d’appui aux PPP (2017) |
Unité de conseil et de coordination des partenariats public-privé (UC-PPP) (2021) |
Sans objet |
Unité de PPP au sein de l’Agence nationale de promotion des investissements (ANPI-Gabon) (2019) |
|
Le gouvernement suit-il une procédure spécifique (ou non spécifique) pour assurer la cohérence des PPP avec les autres priorités nationales d’investissement ? |
Ni l’une ni l’autre |
Ni l’une ni l’autre |
Procédure non spécifique |
Procédure non spécifique |
Ni l’une ni l’autre |
Procédure non spécifique |
||
|
Évaluations |
Sur les 9 types d’évaluation considérés, combien sont réalisés lors de l’identification et de la préparation d’un PPP afin d’éclairer la décision de le mettre en œuvre ? |
5/9 |
7/9 |
7/9 |
5/9 |
2/9 |
3/9 |
|
|
Gestion des contrats |
Capacités et formation en matière de PPP |
Des programmes de formation sont-ils proposés au personnel (formation initiale et formation continue tout au long du projet) ? |
Non |
Non |
Non |
Non |
Non |
Non |
|
Les membres de l’équipe de gestion des contrats de PPP sont-ils tenus de répondre à des qualifications détaillées ou suffisantes ? |
Ni détaillées ni suffisantes |
Ni détaillées ni suffisantes |
Ni détaillées ni suffisantes |
Ni détaillées ni suffisantes |
Détaillées |
Détaillées |
||
|
Suivi et évaluation |
Existe-t-il un système de suivi et d’évaluation de la mise en œuvre du contrat de PPP après la construction ? |
Oui |
Oui |
Oui |
Oui |
Oui |
Oui |
|
|
La performance est-elle évaluée par rapport aux indicateurs de performance clés (IPC) fixés dans les documents d’appel d’offres et le contrat de PPP ? |
Oui |
Oui |
Oui |
Oui |
Oui |
Non |
Note : Ce tableau se base sur l’enquête « Benchmarking Infrastructure Development (BID) 2023 » de la Banque mondiale, qui couvre six des neuf pays d’Afrique centrale. Pour la question sur les évaluations, l’enquête en considère neuf types : analyse coûts-bénéfices de l’impact socio-économique du projet de PPP ; évaluation de l’accessibilité fiscale ; identification des risques ; évaluation comparative pour évaluer si un PPP est la meilleure option par rapport à d’autres alternatives de passation ; viabilité financière ou évaluation de la faisabilité bancaire ; stratégie de passation ; sondage et/ou évaluation du marché ; évaluation de l’impact environnemental ; et évaluation de l’impact social.
Source : Banque mondiale (2025[29]), The World Bank Benchmarking Infrastructure Development (BID) (base de données), https://bpp.worldbank.org/en/global.
La mise en place de mécanismes efficaces de développement des compétences peut renforcer les écosystèmes d’infrastructure de la région et favoriser la création d’emplois pour tous. En Afrique centrale, les programmes dédiés au développement des compétences dans le domaine des infrastructures se concentrent principalement sur celles techniques et, dans une moindre mesure, sur les compétences vertes, numériques et de gestion de projet (Tableau 4.4). Parmi ceux-ci, deux sont directement liés à la mise en œuvre des plans nationaux d’infrastructure, notamment du Plan directeur national des infrastructures du Gabon et du Plan énergétique de Sao Tomé-et-Principe. Certains pays promeuvent en outre activement l’égalité des genres dans les infrastructures. Au Gabon, par exemple, la Transgabonaise, qui relie Libreville à Franceville, a créé plus de 1 000 emplois directs et indirects – dont 35 % occupés par des femmes –, et 600 personnes ont pu bénéficier d’une formation au travail indépendant, conçue pour leur permettre de créer des activités rémunératrices au-delà du seul champ des infrastructures (Meridiam, 2023[30] ; UE, 2025[31]).
Tableau 4.4. Présentation de quelques programmes de développement des compétences et des capacités dans le domaine des infrastructures en Afrique centrale
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Programme |
Principales caractéristiques |
Types de compétences développées |
Partenaires |
|---|---|---|---|
|
Centre pour les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique en Afrique centrale (CEREEAC) |
|
Techniques ; vertes |
ONUDI, GN-SEC |
|
Programme d’appui à la gouvernance des infrastructures régionales et nationales en Afrique centrale (PAGIRN) |
|
Techniques ; gestion de projet |
CEMAC, UE |
|
Atelier des parties prenantes sur les TIC en Afrique centrale (Guinée équatoriale) |
Le programme vise à :
|
Numériques |
CEEAC, UIT, ministère des Transports, des Télécommunications et des Systèmes d’intelligence artificielle de la Guinée équatoriale |
|
Programme de formation pour la mise en œuvre du Plan directeur national des infrastructures (Gabon) |
|
Techniques ; gestion de projet |
Ministère des Infrastructures du Gabon, Bechtel |
|
Renforcement des capacités institutionnelles en vue d’un Programme d’investissement dans les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique (Sao Tomé-et-Principe) |
Le programme vise à :
|
Techniques ; vertes |
MOPIRNA, ministère de la Planification, des Finances et de l’Économie bleue de Sao Tomé-et-Principe, Fonds vert pour le climat, ONUDI |
|
Projet d’urgence de rétablissement des infrastructures et de la connectivité (PURIC) (République centrafricaine) |
|
Techniques |
Banque mondiale, Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine |
Note : TIC = technologies de l’information et de la communication. ONUDI = Organisation des Nations Unies pour le développement industriel. CEMAC = Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale. UE = Union européenne. CEEAC = Communauté économique des États de l’Afrique centrale. UIT = Union internationale des télécommunications.
1. Les quatre autres sont : le Centre pour les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique d’Afrique de l’Est (CEREEAE) en Ouganda ; le Centre pour les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique de la CEDEAO (CEREEC) au Cabo Verde ; le Centre régional pour les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique (RCREEE) en Égypte ; et le Centre de la SADC pour les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique (SACREEE) en Namibie.
Source : Ndiaye, Mbele et Sylla (2024[32]), « Building roads to build peace: Our experience in the Central African Republic » ; FVC (2021[33]), Readiness and Preparatory Support: Proposal Template: Building institutional capacity for a renewable energy and energy efficiency investment programme for Sao Tome and Principe ; CEREEAC (2025[34]), « Notre travail », cereeac.org (site web) ; PAGIRN-PPTIC (2025[35]), pagirn-pptic.cm (page d’accueil) ; Délégation de l’Union européenne au Cameroun et en Guinée équatoriale (2021[36]), Atelier sous-régional de lancement de l’Observatoire régional des « pratiques anormales » sur les principaux corridors d’Afrique centrale faisant partie intégrante du Programme d’appui à la gouvernance des infrastructures nationales et régionales ; Bechtel (2021[37]), Plan national d’infrastructure du Gabon.
Références
[15] AEP (2025), « EIB explores financing options for hydroelectric project in DRC », africa-energy-portal.org (site web), https://africa-energy-portal.org/news/eib-explores-financing-options-hydroelectric-project-drc (consulté le 5 mai 2025).
[13] AMCOW (2018), Status Report on the Implementation of Integrated Water Resources Management in Africa: A Regional Report for SDG Indicator 6.5.1 on IWRM Implementation, Conseil des ministres africains chargés de l’eau, https://unepdhi.org/wp-content/uploads/sites/2/2020/05/2018_Status_Report-IWRM-Africa_Web_EN.pdf.
[22] ARISE IIP (2022), « ARISE IIP signe un protocole d’entente avec la République du Congo », ariseiip.com (site web), https://www.ariseiip.com/fr/arise-iip-signe-un-protocole-dentente-avec-la-republique-du-congo/ (consulté le 10 mai 2025).
[6] AVCA (2025), African Private Capital Activity Report, https://www.avca.africa/media/fcpjt4s3/2024_avca_african_private_capital_activity_report_apca_public.pdf.
[4] BAfD (2023), Corridors routiers transfrontaliers - Élargir l’accès aux marchés en Afrique et favoriser l’intégration continentale, Banque africaine de développement, Abidjan, https://www.afdb.org/fr/documents/corridors-routiers-transfrontaliers-elargir-lacces-aux-marches-en-afrique-et-favoriser-lintegration-continentale.
[24] BAfD (2019), Cross-Border Road Corridors: The Quest to Integrate Africa, Banque africaine de développement, Abidjan, https://www.afdb.org/fileadmin/uploads/afdb/Documents/Publications/Cross-border_road_corridors.pdf.
[7] Banque mondiale (2025), « Indicateurs mondiaux de la gouvernance », worldbank.org (site web), https://www.worldbank.org/en/publication/worldwide-governance-indicators (consulté le 29 mai 2025).
[29] Banque mondiale (2025), The World Bank Benchmarking Infrastructure Development (BID) (base de données), https://bpp.worldbank.org/en/global (consulté le 6 mars 2025).
[5] Banque mondiale (2024), « International Debt Statistics (IDS) », worldbank.org (site web), https://www.worldbank.org/en/programs/debt-statistics/ids (consulté le 23 janvier 2025).
[9] Banque mondiale (2024), Private Participation in Infrastructure (base de données), https://ppi.worldbank.org/en/ppi.
[37] Bechtel (2021), « Plan national d’infrastructure du Gabon », bechtel.com (site web), https://www.bechtel.com/projects/gabon-national-infrastructure/ (consulté le 23 avril 2025).
[16] CEMAC (2023), Cahier du Participant, Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale, https://projets-integrateurs-cemac.com/wp-content/uploads/2023/10/Cahier-du-Participant_CEMAC.pdf.
[34] CEREEAC (2025), « Notre travail », cereeac.org (site web), https://www.cereeac.org/fr/notre-travail (consulté le 15 mai 2025).
[25] CGLU/Cities Alliance (2021), Assessing the Institutional Environment of Cities and Subnational Governments in Africa, CGLU, Rabat, Cities Alliance, Bruxelles, https://www.citiesalliance.org/sites/default/files/2022-05/CitiesAlliance_Assessing%20Inst.%20Environment%20of%20Cities%20and%20Subnal.%20Govs%20in%20Africa_EN.pdf.
[8] Chinzara, Z., S. Dessus et S. Dreyhaupt (2023), « How Institutional Reforms Can Attract More Private Investment », International Finance Corporation Working Paper, https://www.ifc.org/content/dam/ifc/doc/2023/working-paper-infrastructure-in-africa.pdf.
[14] Copperbelt Katanga Mining (2025), « Le projet de barrage du Grand Inga connaît des retards majeurs malgré un énorme potentiel pour l’avenir énergétique de l’Afrique », copperbeltkatangamining.com (site web), https://copperbeltkatangamining.com/grand-inga-dam-project-faces-major-delays-despite-huge-potential-for-africas-energy-future/ (consulté le 15 mai 2025).
[36] Délégation de l’Union européenne au Cameroun et en Guinée équatoriale (2021), Atelier sous-régional de lancement de l’Observatoire régional des « pratiques anormales » sur les principaux corridors d’Afrique centrale faisant partie intégrante du Programme d’appui à la gouvernance des infrastructures nationales et régionales, https://www.eeas.europa.eu/sites/default/files/discours_cdd-opa-pagirn_111121_bon.pdf.
[23] EU (2023), EU-Africa: Global Gateway Investment Package - Strategic Corridors, Union européenne, https://international-partnerships.ec.europa.eu/system/files/2023-10/GG_Factsheet_Africa_Strategic%20Corridors.pdf.
[27] FMI (2022), République démocratique du Congo : Évaluation de la gestion des investissements publics – PIMA et PIMA Changements climatiques, Fonds monétaire international, https://infrastructuregovern.imf.org/content/dam/PIMA/Countries/DRC/documents/DRC%20PIMA%20-%20French%20version.pdf.
[33] FVC (2021), Readiness and Preparatory Support: Proposal Template: Building institutional capacity for a renewable energy and energy efficiency investment programme for Sao Tome and Principe, Fonds vert pour le climat, https://www.greenclimate.fund/sites/default/files/document/20211215-sao-tome-and-principe.pdf.
[2] Gallup (2020), Gallup World Poll (base de données), https://www.gallup.com/analytics/213617/gallup-analytics.aspx (consulté le 15 janvier 2025).
[28] Gouvernement de la RD Congo (2024), « Journal officiel de la République du Congo » N° 14, https://www.sgg.cg/JO/2024/congo-jo-2024-14.pdf.
[3] ICA (2022), Tendances du Financement des Infrastructures en Afrique 2019-2020, Consortium pour les infrastructures en Afrique, Abidjan, https://www.afdb.org/sites/default/files/documents/publications/04112022ift_africa_report_2019-2020-2_french.pdf.
[30] Meridiam (2023), « Meridiam au Gabon : un acteur engagé sur le long terme et créateur d’emplois locaux pérennes », meridiam.com (site web), https://www.meridiam.com/news/meridiam-au-gabon-un-acteur-engage-sur-le-long-terme-et-createur-demplois-locaux-perennes/?lang=fr (consulté le 10 mai 2025).
[32] Ndiaye, P., F. Mbele et A. Sylla (2024), « Building roads to build peace: Our experience in the Central African Republic », World Bank blogs (site web), https://blogs.worldbank.org/en/transport/road-rehabilitation-in-the-central-african-republic (consulté le 10 mai 2025).
[10] OCDE (2025), GenderMarkers (SNPC): Activités d’aide (APD) visant l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes (base de données), https://data-explorer.oecd.org/vis?lc=fr&df[ds]=DcdDisseminateFinalDMZ&df[id]=DSD_GNDR%40DF_GENDER&df[ag]=OECD.DCD.FSD&av=true&dq=DAC_EC..1000..2.0%2B1%2B2%2B10%2B99.C.Q._T..&lom=LASTNPERIODS&lo=2&to[TIME_PERIOD]=false&pg=0 (consulté le 30 mai 2025).
[11] OCDE (2025), Système de notification des pays créanciers (base de données), https://www.oecd.org/fr/publications/creditor-reporting-system_22180907.html (consulté le 15 mars 2025).
[21] ONU CEA (2021), Opportunités économiques le long du corridor routier d’Afrique centrale, Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique, https://www.uneca.org/sites/default/files/SROs/Central-Africa/Economic-opportunities-CA-road-corridor/opportunites-economiques-le-long-du-corridor-routier-afrique-centrale_21april2021.pdf.
[20] ONU CEA (2020), « Un rendez-vous pour transformer les routes de l’Afrique centrale en trajectoires de développement », archive.uneca.org (site web), https://archive.uneca.org/fr/stories/un-rendez-vous-pour-transformer-les-routes-de-l%E2%80%99afrique-centrale-en-trajectoires-de (consulté le 5 mai 2025).
[12] ONU CEA (2015), Annual Report 2015, Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique, Addis-Abeba, https://hdl.handle.net/10855/22770.
[26] ONU CEA (2015), Trente et unième session du Comité intergouvernemental d’experts de l’Afrique centrale : Développer l’industrie forestière pour la transformation structurelle des économies d’Afrique centrale, Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique, https://archive.uneca.org/sites/default/files/uploaded-documents/SROs/Central-Africa/ICE31/cie_2015-sro-ca-initiatives_sous_regionales_pdct-ac.pdf.
[35] PAGIRN-PPTIC (2025), pagirn-pptic.cm (page d’accueil), https://pagirn-pptic.cm/ (consulté le 10 mai 2025).
[18] PIDA (s.d.), « PIDA PAP 2 Projets approuvés », pp2.au-pida.org (site web), https://pp2.au-pida.org/fr/projets-approuves/ (consulté le 5 mai 2025).
[19] PIDA (s.d.), « Projet approuvé : Développement des infrastructures des Data Center sous-tendant l’économie numérique », pp2.au-pida.org (site web), https://pp2.au-pida.org/fr/projet-approuve/?entry=zeocy (consulté le 5 mai 2025).
[17] République du Cameroun (2024), Sommet extraordinaire des chefs d’État, https://www.prc.cm/files/7c/2d/14/fbdd11107e4223299256c28960358cb8.pdf.
[31] UE (2025), « Gabon Global Gateway Investment Forum », eeas.europa.eu (site web), https://www.eeas.europa.eu/delegations/gabon/gabon-global-gateway-investment-forum_fr? (consulté le 6 juin 2025).
[1] UNICEF (2024), Drinking water, sanitation and hygiene in households by country, 2000-2022 (base de données), https://data.unicef.org/topic/water-and-sanitation/drinking-water/ (consulté le 17 janvier 2025).
← 1. La CEMAC regroupe le Cameroun, la Guinée équatoriale, le Gabon, la République centrafricaine, la République du Congo et le Tchad ; la CEEAC, tous les pays d’Afrique centrale, ainsi que l’Angola et le Rwanda ; et la CAE, le Burundi et la RD Congo, ainsi que le Kenya, l’Ouganda, le Rwanda, la Somalie, le Soudan du Sud et la Tanzanie.