Ce chapitre présente le Cadre d’action de l’OCDE pour l’investissement au service de la transformation numérique, un outil pratique destiné à aider les pouvoirs publics à mobiliser des investissements internationaux de qualité à l’appui de la transformation numérique. Il met en évidence la contribution que peut apporter l’investissement direct étranger (IDE) aux infrastructures numériques, à l’innovation, au développement des compétences, à la productivité et au progrès de manière plus générale. Ce chapitre décrit également les canaux de transmission via lesquels s’exercent les effets de l’investissement numérique et qui déterminent la capacité des pays de bénéficier du développement du numérique. Ce cadre propose une approche non contraignante pour identifier les lacunes de l’action publique et créer un environnement plus propice à la transformation numérique.
Cadre d’action pour l’investissement au service de la transformation numérique
1. Introduction
Copier le lien de 1. IntroductionDescription
Il est essentiel de mobiliser un investissement de qualité au service de la transformation numérique
Copier le lien de Il est essentiel de mobiliser un investissement de qualité au service de la transformation numériqueLa transformation numérique – les répercussions des technologies et données numériques ainsi que de leur utilisation sur les activités existantes et nouvelles – est devenue un vecteur de transformation, qui remodèle les économies et les sociétés (Encadré 1.1). Les technologies numériques, comme l’intelligence artificielle (IA), la chaîne de blocs (blockchain) et l’internet des objets (IdO), modifient la façon dont les biens et services sont produits, fournis et utilisés (OCDE, 2024[1]). L’économie numérique, qui recouvre les secteurs tributaires de ces technologies, devient un moteur fondamental de la croissance mondiale, favorisant l’émergence de nouveaux modèles économiques, stimulant l’innovation, améliorant la productivité et créant de nouvelles possibilités entrepreneuriales (OCDE, 2024[1]). Au-delà de son rôle de moteur de l’expansion économique, le développement du numérique pourrait être un puissant vecteur de concrétisation des priorités nationales de développement. Il peut améliorer l’accès à l’éducation et aux soins de santé, contribuer à la réalisation des objectifs environnementaux et faciliter le partage volontaire de connaissances selon des modalités arrêtées d’un commun accord. En intégrant des solutions numériques, les pays peuvent libérer un important potentiel de développement pour tous les segments de la société.
Il est essentiel de mobiliser l’investissement dans les infrastructures de communication, de renforcer le capital humain et de mettre en place des écosystèmes numériques solides dans les économies d’accueil. L’investissement direct étranger (IDE) peut accélérer la transformation numérique en apportant des capitaux, des technologies et des compétences, en favorisant le transfert volontaire de connaissances selon des modalités arrêtées d’un commun accord et en renforçant les capacités locales. L’investissement dans les secteurs numériques étaye le développement des infrastructures, la création d’emplois et la montée en compétences de la main-d’œuvre, tout en renforçant la création de valeur, la compétitivité et la productivité. L’impact de l’IDE sur le développement du numérique dépend également de la capacité des économies d’accueil d’absorber et d’intégrer ces technologies, grâce à des investissements dans le développement des compétences numériques et des cadres d’action favorables (OCDE, 2020[2]), ainsi qu’à l’établissement d’une connectivité de base.
Encadré 1.1. Définitions
Copier le lien de Encadré 1.1. DéfinitionsNumérisation : ce terme désigne la conversion de données et de processus analogiques dans un format lisible par machine.
Développement du numérique : ce terme désigne l’utilisation des technologies et données numériques, ainsi que les interconnexions qui donnent lieu à la naissance d’activités nouvelles ou à l’évolution d’activités existantes.
Transformation numérique : ce terme désigne les effets économiques et sociétaux de la numérisation et du développement du numérique.
Secteurs numériques : ce terme désigne les secteurs qui font appel à des biens ou des services essentiels pour la transition numérique et/ou qui rendent possibles des activités numériques, notamment les services numériques, les biens liés aux technologies de l’information et de la communication (biens TIC) et les équipements électriques.
Investissement direct étranger (IDE) numérique : aux fins de ce rapport, ce terme désigne l’IDE dans les secteurs numériques fondamentaux (comme les services numériques, les biens TIC et les équipements électriques).
Secteurs à forte intensité numérique : ce terme désigne les secteurs caractérisés par l’adoption et l’intégration généralisées des technologies numériques dans les différentes dimensions de leurs activités. Outre les secteurs numériques fondamentaux, ils englobent également des secteurs traditionnels (comme l’automobile, la finance, les services aux entreprises, le commerce de détail, l’audiovisuel et les activités de diffusion), qui intègrent de plus en plus des intrants et des processus numériques dans leurs modèles économiques de base.
Source : OCDE (2019[3]), Vers le numérique : Forger des politiques au service de vies meilleures, Éditions OCDE, Paris, https://doi.org/10.1787/7cba1873-fr.
Objectifs du Cadre d’action pour l’investissement au service de la transformation numérique
Copier le lien de Objectifs du Cadre d’action pour l’investissement au service de la transformation numériqueL’OCDE a noué des liens de partenariat avec des économies de tous les continents pour partager son savoir-faire en matière de réforme des cadres de l’investissement. Les enseignements tirés des efforts déployés depuis des décennies pour améliorer le climat de l’investissement se sont transformés en outils et en instruments que les responsables publics peuvent utiliser pour attirer des investissements de qualité. Ces instruments font partie de la Déclaration de l’OCDE sur l’investissement international et les entreprises multinationales, et étayent les objectifs stratégiques des gouvernements qui s’efforcent d’attirer un IDE plus massif, de meilleure qualité et sûr. En outre, d’autres normes de l’OCDE concernant l’intelligence artificielle (IA), la gouvernance des données et la sécurité numérique, comme la Recommandation de l’OCDE sur l’IA et les Lignes directrices de l’OCDE sur la protection de la vie privée, fournissent des orientations aux pouvoirs publics désireux de favoriser l’investissement privé dans les technologies numériques.
Le Cadre d’action pour l’investissement au service de la transformation numérique constitue un outil pragmatique permettant de cerner les lacunes de l’action publique et les possibilités de mobiliser l’investissement international à l’appui de la transformation numérique. Il porte sur un large éventail de domaines de l’action publique – allant de l’investissement à la concurrence, en passant par les flux transfrontières de données, les accords commerciaux et d’investissement, le développement des compétences et la conduite responsable des entreprises. Inspiré de la structure de la Boîte à outils des politiques relatives aux qualités de l’IDE (OCDE, 2022[4]), le Cadre d’action s’articule autour de quatre composantes qui mettent en exergue les domaines de l’action publique les plus importants pour favoriser l’investissement numérique : la gouvernance, la réglementation nationale et internationale, le soutien financier et technique, et les services d’information et de facilitation. Sa valeur ajoutée tient au fait qu’il réunit ces différents volets de l’action publique et les intègre dans une approche cohérente visant à garantir que l’investissement international étaye effectivement la transformation numérique.
Le Cadre est destiné à proposer une approche non contraignante pour créer un environnement plus propice à l’investissement privé, en particulier à l’investissement international, et à la concrétisation de ses effets sur la transformation numérique. Le Cadre peut être utilisé de différentes façons et à des fins diverses par différents groupes d’intérêts, notamment dans le cadre des examens des politiques de l’investissement et des examens de la qualité de l’IDE réalisés par l’OCDE, aux fins d’auto-évaluation et pour la conception de réformes par les autorités, et pour la réalisation d’examens par les pairs dans le cadre de discussions régionales ou multilatérales. Les utilisateurs du Cadre sont invités à examiner chacune de ses composantes et à s’appuyer sur les questions destinées à orienter les pouvoirs publics pour identifier les lacunes et les domaines d’amélioration potentiels. Chaque composante contient une explication de l’intérêt que présentent ces questions, illustré par des exemples de bonnes pratiques internationales.
Les effets de l’investissement sur la transformation numérique
Copier le lien de Les effets de l’investissement sur la transformation numériqueLes secteurs numériques sont essentiels pour la transformation numérique, qui passe par la production des biens et services constituant l’épine dorsale des écosystèmes numériques. Cela recouvre la fabrication d’ordinateurs, d’articles électroniques et optiques ; les activités d’édition, l’audiovisuel et les activités de diffusion ; les télécommunications ; ainsi que l’informatique et les autres activités de services d’information. L’IDE « greenfield » dans les secteurs numériques s’est nettement accru, passant de 15 % de l’IDE « greenfield » total entre 2016 et 2020 à 26 % au cours de la période 2021-2025, le moteur de cette croissance ayant été les biens TIC, notamment les semi-conducteurs, les ordinateurs et les composants électroniques (Graphique 1.1, partie A). Les variations observées d’un pays à l’autre sont néanmoins considérables. Des économies comme le Japon, l’Irlande ou la Malaisie attirent une forte proportion d’IDE dans les secteurs numériques, grâce à leur solide positionnement dans la chaîne de valeur des technologies numériques. À l’inverse, certains pays d’Amérique latine et d’Afrique subsaharienne n’ont bénéficié que de manière limitée de l’envolée des investissements numériques.
Graphique 1.1. IDE « greenfield » dans les secteurs numériques et selon l’intensité numérique des secteurs, 2003-2025
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Note : Partie A : suivant la Classification internationale type, par industrie, de toutes les branches d’activité économique (CITI) rév. 4, les secteurs numériques recouvrent : i) la fabrication d’ordinateurs, d’articles électroniques et optiques (C26) ; ii) les activités d’édition, l’audiovisuel et les activités de diffusion (J58 à J60) ; iii) les télécommunications (J61) ; et iv) l’informatique et les autres activités de services d’information (J62 et J63). Cette catégorisation repose sur les activités économiques incluses dans la classification des « Secteurs de l’information » utilisée dans la Boîte à outils de l’OCDE sur la transformation numérique (https://goingdigital.oecd.org). Partie B : l’IDE à forte intensité numérique regroupe les secteurs à haute et moyenne-haute intensité numérique. Adapté de Calvino et al. (2018[5]), « A taxonomy of digital intensive sectors ».
Source : Indicateurs de qualité de l’investissement direct étranger (IDE) de l’OCDE, fondés sur la base de données fDi Markets du Financial Times.
À mesure que les technologies numériques évoluent, la portée de la transformation numérique s’élargit au-delà des secteurs numériques classiques, touchant tous les secteurs de l’économie. La mesure dans laquelle les différents secteurs sont exposés aux technologies numériques varie sensiblement (Calvino et al., 2018[5]). Alors que les secteurs numériques affichent des taux élevés d’adoption des technologies numériques, les secteurs plus traditionnels (comme l’automobile, la finance, les services aux entreprises et le commerce de détail) intègrent de plus en plus les technologies numériques dans les différentes dimensions de leurs activités (OCDE, 2024[1]). Analyser l’IDE à travers le prisme de l’intensité numérique des secteurs apporte un éclairage sur sa contribution à l’économie numérique au sens large. Les secteurs à forte intensité numérique représentent approximativement 40 % à 50 % de l’IDE « greenfield » total (Graphique 1.1, partie B), suivant les années. Néanmoins, la proportion d’IDE dans ces secteurs varie nettement d’un pays à l’autre. Ainsi, dans certaines économies avancées, comme Singapour, elle est supérieure à 50 % de l’IDE total. Ces disparités soulignent l’importance que revêtent la structure économique du pays d’accueil et sa préparation au numérique pour tirer parti de l’investissement international. De même, les pays dotés d’une main-d’œuvre plus qualifiée sont mieux placés pour attirer et mettre à profit l’IDE dans les secteurs à forte intensité numérique, tandis que ceux dont les capacités sont plus limitées risquent d’être distancés.
Le Cadre d’action pour l’investissement au service de la transformation numérique met en évidence les canaux de transmission via lesquels l’investissement privé influe sur la transformation numérique et permet de cerner la manière dont les politiques des pays d’accueil déterminent cette influence. La mesure dans laquelle l’IDE contribue à la transformation numérique ainsi que l’ampleur et le sens de son effet – positif ou négatif – dépendent des conditions-cadres qui prévalent dans le pays d’accueil (Graphique 1.2). La capacité d’absorption – c’est-à-dire l’aptitude des entreprises, des institutions et des travailleurs locaux à adopter et intégrer les nouvelles technologies – joue un rôle crucial pour attirer l’IDE et garantir que ses retombées se traduisent par une transformation économique durable (Gönel et Aksoy, 2016[6]). Cette capacité est déterminée par le dynamisme de l’écosystème numérique national, notamment par la disponibilité de compétences et d’une infrastructure numérique, ainsi que par l’existence de cadres d’action et réglementaires favorables. En identifiant les lacunes de ces conditions-cadres et en remédiant aux obstacles à l’IDE, les pouvoirs publics peuvent renforcer sa contribution, atténuer les risques connexes et garantir une transformation numérique viable.
L’IDE joue un rôle moteur dans la transformation numérique, qui tient à la fois aux activités directes des entreprises multinationales et à leurs retombées sur les économies d’accueil. Les entreprises multinationales présentes dans les secteurs numériques (les entreprises multinationales numériques) y contribuent en renforçant l’adoption des technologies, en stimulant la demande de compétences numériques et en étoffant l’offre de services numériques. Au-delà des secteurs numériques fondamentaux, les entreprises multinationales accélèrent le développement du numérique dans les secteurs traditionnels – par exemple par le biais de l’automatisation dans la construction automobile et de l’essor des technologies financières (FinTech) dans les services financiers – compte tenu du fait que leur taux d’adoption des technologies numériques de pointe est généralement plus élevé que celui des entreprises nationales. Les entreprises multinationales investissent dans l’infrastructure et les services de communication – haut débit, informatique en nuage (cloud computing) et centres de données – améliorant ainsi la connectivité et permettant une adoption plus large des technologies. Par leur présence, elles peuvent également améliorer la situation du marché du travail en créant des emplois de haute qualité, en mettant en œuvre des programmes de formation qui permettent aux travailleurs locaux de monter en compétences et de se recycler, et en créant de nouvelles possibilités d’emploi dans les services numériques, assorties de modalités de travail plus flexibles – notamment de possibilités de travail à temps partiel ou à distance – qui permettent de mieux concilier vie professionnelle et vie privée. Par le biais de leurs investissements, les entreprises multinationales numériques peuvent rehausser le taux d’activité dans les zones rurales et éloignées, en permettant l’adoption de modalités de travail flexibles et en facilitant l’accès à des possibilités d’emploi en ligne.
Graphique 1.2. Cadre conceptuel : canaux de transmission des effets de l’IDE sur la transformation numérique
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Source : OCDE d’après le rapport OCDE (2022[4]), FDI Qualities Policy Toolkit, Éditions OCDE, Paris, https://doi.org/10.1787/7ba74100-en.
Les interactions entre les entreprises multinationales et locales ont des effets indirects ou des retombées qui vont bien au-delà des activités directes des investisseurs étrangers. Par le biais des chaînes de valeur dont elles font partie, les entreprises nationales ont accès à des outils et des technologies numériques de pointe, qui leur permettent d’adopter les normes numériques internationales et des pratiques plus novatrices. Ainsi, la collaboration entre les entreprises multinationales et leurs fournisseurs locaux se traduit souvent par des transferts volontaires de technologie numérique selon des modalités arrêtées d’un commun accord, qui permettent aux entreprises locales de satisfaire les exigences internationales de qualité et d’élargir le périmètre de leurs marchés. En moyenne, les entreprises multinationales des secteurs numériques sont plus tributaires des importations que celles des autres secteurs, en particulier dans les pays en développement (Encadré 1.2). Or, une forte dépendance à l’égard des importations peut réduire les possibilités de transfert volontaire de connaissances selon des modalités arrêtées d’un commun accord, tandis que les pressions concurrentielles créées par les multinationales peuvent inciter les entreprises locales à améliorer leur fonctionnement, à adopter des outils numériques et à innover pour préserver leur position sur le marché. La mobilité de la main-d’œuvre joue également un rôle important, dans la mesure où les salariés formés par les multinationales transfèrent leurs compétences aux entreprises nationales ou créent leur propre entreprise, diffusant les connaissances numériques et constituant des vecteurs d’innovation et d’entrepreneuriat. Les interactions entre les canaux de transmission directs et indirects amplifient le potentiel de transformation de l’IDE, en se traduisant par l’intégration des pratiques numériques de pointe dans l’ensemble de l’économie et en favorisant la croissance à long terme et l’innovation.
Encadré 1.2. Les indicateurs de qualité de l’investissement direct étranger (IDE) de l’OCDE : coup de projecteur sur la transformation numérique
Copier le lien de Encadré 1.2. Les indicateurs de qualité de l’investissement direct étranger (IDE) de l’OCDE : coup de projecteur sur la transformation numériqueCompte tenu de l’augmentation sensible du déficit de financement de la réalisation des objectifs nationaux de développement, et de la nécessité urgente d’accélérer les investissements nécessaires à la transition numérique, l’IDE revêt une importance encore plus grande. Les indicateurs de qualité de l’IDE offrent aux pouvoirs publics des données essentielles pour évaluer les effets de l’IDE sur l’économie. Couvrant un grand nombre d’économies membres et non membres de l’OCDE, les indicateurs de qualité de l’IDE relatifs à la transformation numérique fournissent des informations sur les entrées d’IDE dans les secteurs qui rendent possible la transformation numérique, ainsi que dans des technologies numériques émergentes, notamment dans l’intelligence artificielle (IA) et le traitement de données. Ils permettent également d’évaluer l’impact de l’IDE sur le développement du numérique dans l’ensemble de l’économie, et plus particulièrement sur le renforcement des infrastructures de communication et de la connectivité En outre, ils permettent d’étudier les niveaux variables de participation à l’économie numérique des entreprises à capitaux étrangers et des entreprises nationales, et de mettre en évidence d’éventuelles disparités.
Les indicateurs montrent qu’entre 2021 et 2025, plus d’un quart de l’IDE « greenfield » au niveau mondial s’est orienté vers les secteurs numériques – 32 % dans les pays membres et 16 % dans les pays non membres de l’OCDE. L’IDE dans les technologies – telles que l’informatique en nuage (cloud computing), les centres de données et les cinquième et sixième générations de communications mobiles (5G-6G) – a doublé au cours de cette période. Les vulnérabilités des chaînes d’approvisionnement et la restructuration de certains secteurs ont néanmoins débouché sur une forte concentration de l’IDE numérique. Les 20 premières entreprises multinationales du secteur de la production de biens liés aux technologies de l’information et de la communication (biens TIC) ont représenté 81 % de l’IDE « greenfield » total dans ce secteur. L’impact de l’IDE sur l’économie numérique varie sensiblement entre les pays membres et non membres de l’OCDE. Dans les pays en développement, la contribution des entreprises étrangères à la valeur ajoutée dans les secteurs numériques est près de trois fois supérieure à celle des entreprises nationales, alors qu’elle est deux fois plus importante dans la zone OCDE. L’IDE facilite le développement du numérique grâce aux externalités de connaissances, mais les entreprises numériques étrangères acquièrent peu d’intrants localement et s’appuient sur les technologies étrangères.
Source : OCDE (2025[7]), Plateforme de visualisation des indicateurs de qualité de l’IDE, consultable à l’adresse suivante : https://www.oecd.org/en/data/dashboards/fdi-qualities-indicators-visualisation-platform.html.
Références
[5] Calvino, F. et al. (2018), « A taxonomy of digital intensive sectors », Documents de travail de l’OCDE sur la science, la technologie et l’industrie, n° 2018/14, Éditions OCDE, Paris, https://doi.org/10.1787/f404736a-en.
[6] Gönel, F. et T. Aksoy (2016), « Revisiting FDI-led growth hypothesis: the role of sector characteristics », The Journal of International Trade & Economic Development, vol. 25/8, pp. 1144-1166, https://doi.org/10.1080/09638199.2016.1195431.
[7] OCDE (2025), FDI Qualities Indicators Visualisation Platform, http://www.oecd.org/en/data/dashboards/fdi-qualities-indicators-visualisation-platform.html.
[1] OCDE (2024), Perspectives de l’économie numérique de l’OCDE 2024 (Volume 1) : Cap sur la frontière technologique, Éditions OCDE, Paris, https://doi.org/10.1787/e34abd55-fr.
[4] OCDE (2022), FDI Qualities Policy Toolkit, Éditions OCDE, Paris, https://doi.org/10.1787/7ba74100-en.
[2] OCDE (2020), Perspectives de l’économie numérique de l’OCDE 2020, Éditions OCDE, Paris, https://doi.org/10.1787/3b257711-fr.
[3] OCDE (2019), Vers le numérique : Forger des politiques au service de vies meilleures, Éditions OCDE, Paris, https://doi.org/10.1787/7cba1873-fr.