Ce chapitre met en lumière les programmes de Paris 2024 qui se sont appuyés sur les Jeux pour promouvoir la santé, l’éducation et l’inclusion. Il explore la manière dont les Jeux ont cherché à répondre à des objectifs de politique publique plus larges dans ces domaines par le biais d'une double approche. Tout d’abord, l'héritage tangible des Jeux comprend l'amélioration des infrastructures sportives avec des installations nouvelles et rénovées pour les sports de compétition, mais également, de manière importante, pour le sport de proximité. La Stratégie d'impact et d'héritage a également contribué à faire progresser l'accessibilité et l'inclusion sportives, tout en intégrant une approche de design actif visant à favoriser des modes de vie plus sains. Deuxièmement, les Jeux visaient à laisser un héritage immatériel axé sur l'augmentation des niveaux d’activité physique. Il s’agissait d’initiatives nationales, telles que l'introduction du programme 30 minutes d'activité physique quotidienne dans les écoles, ainsi que de projets locaux visant à éliminer les obstacles à la pratique du sport dans des quartiers et des groupes de population ciblés.
L’héritage des Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024
3. Des Jeux inclusifs : S’unir pour mettre le sport au service de la santé, de l’éducation et de l’inclusion
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Quelle est la problématique ?
Copier le lien de Quelle est la problématique ?Les événements sportifs majeurs offrent une plateforme unique pour faire avancer les objectifs de santé publique. Ces événements captent l’attention mondiale et peuvent encourager une large participation à des activités physiques, contribuant ainsi à l’amélioration des résultats en matière de santé. Les gouvernements et les organisateurs d'événements peuvent tirer parti de cette dynamique en lançant des campagnes de santé publique et en promouvant des modes de vie actifs par le biais de programmes de participation de masse. Par exemple, des initiatives telles que « Football for Health » lors de la Coupe du monde de la FIFA 2014 au Brésil ont utilisé le football pour promouvoir l’adoption d’habitudes saines et encourager l’activité physique chez les jeunes. Dans le même ordre d’idées, les programmes issus des Jeux Olympiques et Paralympiques de Londres 2012 visaient à créer des avantages à long terme pour la santé en investissant dans les infrastructures sportives locales et en encourageant l'exercice physique au quotidien. Par ailleurs, en plaçant le sport au rang des priorités gouvernementales, les grands événements sportifs contribuent à mobiliser l’attention des décideurs publics, facilitant ainsi l’allocation de financements dédiés.
Les événements sportifs mondiaux peuvent favoriser l'éducation et l'inclusion sociale. De nombreux programmes associés aux événements mondiaux sont conçus pour atteindre les groupes marginalisés, en utilisant le sport comme un moyen de sensibilisation à de saines habitudes de vie, au travail d'équipe et au leadership, tout en promouvant l'inclusion et l'égalité. Par exemple, les initiatives liées aux championnats d'Europe masculins de football de l'UEFA 2016 en France et aux Jeux du Commonwealth 2014 à Glasgow, au Royaume-Uni, ont favorisé l'inclusion en offrant un accès gratuit ou subventionné aux sports pour les populations défavorisées et en impliquant les écoles dans des initiatives d'éducation physique. Ces événements constituent également des plateformes d'éducation au sujet d’enjeux sociaux importants, telles que l'égalité des sexes et les droits des personnes en situation de handicap, comme en témoignent les campagnes de sensibilisation à l'inclusion des personnes en situation de handicap menées par le Comité International Paralympique.
Pour pallier au manque d'activité physique au sein de la population, les organisateurs d'événements majeurs doivent identifier et prendre en compte les divers obstacles à la participation. Les personnes issues de milieux socio-économiques défavorisés disposent souvent de moins d’opportunités pour pratiquer une activité physique. Elles peuvent manquer d’accès à des espaces de loisirs sécurisés ou à des infrastructures sportives, ou encore exercer un emploi physiquement exigeant qui ne favorise pas la pratique d’autres formes d’activité physique. Les parents ou les proches aidants, en particulier les femmes, peuvent avoir du mal à donner la priorité à l'activité physique en raison des responsabilités liées à la garde des enfants ou aux soins aux personnes âgées. Dans de nombreuses zones urbaines et rurales, il existe un manque d'infrastructures favorisant l'activité physique, telles que des parcs, des sentiers pédestres ou des pistes cyclables. L'insécurité des quartiers, la circulation dense et la mauvaise qualité de l'air peuvent décourager la pratique de l'exercice en plein air. L'urbanisation croissante peut également entraîner des comportements plus sédentaires en raison des longues heures de travail, des emplois de bureau et de la dépendance à l'égard des transports motorisés. L'aménagement des villes modernes donne souvent la priorité aux voitures par rapport aux mobilités actives et durables, ce qui rend difficile la pratique d'un mode de transport actif comme la marche ou le vélo.
Pour diminuer l’impact de ces obstacles, et pour aider à l’intégration de l'activité physique à la vie quotidienne, plusieurs angles doivent être visés. En règle générale, il s'agit de rendre l'activité physique plus accessible aux populations défavorisées par le biais de programmes subventionnés, d'une meilleure planification urbaine et de l'engagement des citoyens. L'amélioration de la « marchabilité » des quartiers, de la qualité des parcs et des terrains de jeux, et la mise en place d'infrastructures de transport actif adéquates sont également susceptibles de contribuer à l'augmentation des niveaux d'activité physique. Intégrer l'activité physique dans les écoles et sur les lieux de travail en créant des opportunités d'exercice pendant la journée peut également s'avérer efficace. L'aménagement urbain doit tenir compte de la nécessité d'utiliser des moyens de transport actifs tels que la marche et le vélo. La mise en œuvre de campagnes de santé publique de sensibilisation sur l'importance de l'activité physique est également cruciale. Le Plan d'action mondial pour promouvoir l'activité physique 2018-2030 de l'OMS fournit un cadre complet pour faire de l'activité physique une partie intégrante et accessible de la vie quotidienne pour tous.
Cependant, les organisateurs d'événements mondiaux sont confrontés à des défis importants lorsqu'ils cherchent à faire progresser les objectifs en matière de santé, d'éducation et d'inclusion, car ceux-ci nécessitent une planification à long terme, une coordination entre les différentes parties prenantes et un impact durable au-delà de l'événement lui-même. L'un des principaux défis consiste à s'assurer que les initiatives liées à l'événement conduisent à des bénéfices durables plutôt qu'à des interventions « one shot » à court terme qui s'estompent une fois l'événement terminé. Sans une planification claire de l'héritage souhaité et une ambition maintenue à long terme au-delà de l’événement, les programmes visant à améliorer la santé publique, à élargir les possibilités d'éducation ou à favoriser l'inclusion sociale risquent d'être sous-financés ou de ne pas s'intégrer dans des cadres politiques plus larges.
Un autre défi concerne la coordination entre les multiples parties prenantes, notamment les gouvernements, les organisateurs d'événements, les entreprises, les ONG et les populations locales. Une collaboration efficace est essentielle pour aligner les programmes événementiels sur les politiques publiques existantes et éviter les efforts fragmentés ou redondants. En outre, la mesure de l'impact social de ces initiatives reste complexe, car les résultats en matière de santé, d'éducation et d'inclusion sont moins facilement quantifiables que les indicateurs économiques ou environnementaux. Sans mécanismes de suivi et d'évaluation solides (des évaluations ex-ante et ex-post sur la base de groupes tests, suivis de cohortes, etc.), il est difficile de démontrer l'efficacité de ces initiatives ou de garantir la poursuite des investissements.
Les enjeux d'accessibilité et d'équité représentent également des défis, notamment pour s'assurer que les bénéfices de l'événement profitent aux groupes défavorisés, y compris les personnes en situation de handicap, les populations à faible revenu, les personnes éloignées de l'emploi et les personnes issues de populations immigrées. Les risques pour la santé publique, qui vont de la transmission de maladies aux pressions exercées sur la santé mentale des travailleurs et des bénévoles, doivent également être gérés de manière proactive. Parallèlement, l'intégration de composantes éducatives – telles que l'engagement des jeunes et les initiatives scolaires – nécessite un alignement sur les programmes scolaires nationaux afin de maximiser leur durabilité.
Pour surmonter ces défis, les organisateurs d'événements majeurs devraient intégrer des objectifs sociaux dès le début de la planification, en veillant à ce que les initiatives de promotion de la santé et d'inclusion fassent partie intégrante de la stratégie globale, plutôt que d’être ajoutées ultérieurement. La mise en place, très en amont (idéalement dès la phase de candidature à l’accueil d’un événement sportif) de cadres clairs pour l'héritage, avec des objectifs mesurables, peut faciliter le suivi des progrès et assurer la continuité des effets de l’événement après sa fin. Le renforcement des partenariats entre les organisateurs de l'événement, les agences gouvernementales et les acteurs locaux peut améliorer la coordination et garantir que les initiatives contribuent aux objectifs politiques existants. En outre, il est essentiel de faire en sorte que les infrastructures, les programmes et les opportunités des événements soient pleinement inclusifs pour obtenir un impact social significatif. En abordant de façon anticipée et continue ces questions de manière stratégique, les événements mondiaux peuvent servir de catalyseurs puissants pour améliorer les résultats en matière de santé et favoriser l'inclusion sociale, en laissant un héritage durable et positif aux territoires d'accueil.
Un investissement continu après l'événement est nécessaire pour garantir un impact durable. De nombreux événements sportifs mondiaux, tels que les Jeux Olympiques et Paralympiques, la Coupe du monde de la FIFA et les tournois de tennis, ont mis en œuvre et évalué des programmes visant à promouvoir des modes de vie plus sains et les bienfaits de l'activité physique dans l'ensemble de la population. Il est important de noter que les évaluations indiquent généralement que si ces programmes peuvent accroître l'activité physique à court terme, le maintien d'un changement de comportement à long terme nécessite souvent une attention politique continue, des investissements et l'engagement des parties prenantes au-delà de l'événement lui-même (par exemple (Christian Krekel, 2025[1]), (Population Health Directorate Scottish Government, 2018[2]).
Paris 2024 : Tirer parti des Jeux au service de la santé, de l'éducation et de l'inclusion
Copier le lien de Paris 2024 : Tirer parti des Jeux au service de la santé, de l'éducation et de l'inclusionL'ambition de la stratégie de l'héritage de Paris 2024 comprenait à la fois la rénovation et la construction d'infrastructures sportives dans tout le pays, ainsi que l'héritage immatériel. Celle-ci comprenait des initiatives nationales telles que l'introduction de 30 minutes d'activité physique quotidienne dans les écoles, ainsi que des projets locaux à petite échelle, soutenus de différentes manières notamment par le biais du Fonds de Dotation Paris 2024, visant à éliminer les obstacles à la pratique du sport dans des quartiers et des groupes de population ciblés. Les actions ont été coordonnées avec les politiques existantes et les causes nationales, ce qui a contribué à les amplifier.
Les Jeux devaient également contribuer au réaménagement du département de la Seine-Saint-Denis. La Seine-Saint-Denis est l'un des départements les plus peuplés, les plus jeunes et les plus multiculturels de France. Le département connaît à la fois des taux de pauvreté et de chômage élevés. Les niveaux d’activité physique au sein de la population, y compris chez les enfants, y sont également insuffisants. En effet, un enfant sur deux ne sait pas nager au moment d’entrer au collège. Les nouvelles infrastructures sportives telles que le Centre aquatique olympique, le renouvellement des infrastructures sportives locales (les piscines et les terrains de jeux, par exemple), les projets Génération 2024, les clubs inclusifs et l'initiative des 30 minutes d'activité physique dans les écoles (se référer aux études de cas plus loin dans le chapitre) ont tous contribué au redéveloppement de la Seine-Saint-Denis.
Encadré 3.1. Les Jeux de Paris 2024 contribuent au réaménagement et au renouvellement du territoire du département de la Seine-Saint-Denis
Copier le lien de Encadré 3.1. Les Jeux de Paris 2024 contribuent au réaménagement et au renouvellement du territoire du département de la Seine-Saint-DenisLa stratégie Héritage et Durabilité de Paris 2024 visait à bénéficier à l'ensemble du pays, mais une attention particulière a été accordée au département de la Seine-Saint-Denis. Le département de la Seine-Saint-Denis est situé dans la métropole du Grand Paris, en Île-de-France. Il compte près d’1,7 million d'habitants (données 2023) et se classe au 6e rang des départements français les plus densément peuplés. C'est aussi la population la plus jeune de France métropolitaine, avec 35,6 % de moins de 25 ans. La Seine-Saint-Denis est une plaque tournante pour les populations immigrées depuis les années 1960 et 1970. En 2021, les personnes immigrées représenteront 31,6 % de la population, soit la proportion la plus élevée de France métropolitaine.
Malgré sa jeunesse dynamique et sa diversité, la Seine-Saint-Denis est confrontée à des défis sociaux. Le taux de chômage s'élevait à 10,2 % en 2022, au 3e rang des départements métropolitains, touchant particulièrement les personnes sous-qualifiées et les jeunes diplômés. Le niveau de formation est inférieur à la moyenne nationale, avec 28,8 % des jeunes de 16 à 24 ans étant non scolarisés et faiblement diplômés en 2017.Par ailleurs, le taux de pauvreté du département de 27,9 % est plus de deux fois supérieur à la moyenne nationale.
Dès la phase de candidature, Paris 2024 a donné la priorité à la Seine-Saint-Denis en tant qu'hôte d'une grande partie des compétitions et événements des Jeux, mais aussi en tant que zone prioritaire pour l'investissement dans les infrastructures afin de soutenir son redéveloppement et son renouvellement dont les Villages des athlètes et des médias, le Centre aquatique olympique et le siège du Comité d'Organisation de Paris 2024. Le département a également participé à la conception et à la mise en œuvre de nombreuses initiatives en matière d'héritage et de développement durable, visant à relever les défis sociaux et à favoriser le redéveloppement.
Source : Rapport d'évaluation intermédiaire sur la « Stratégie d'héritage et de durabilité » de Paris 2024, axe stratégique « Construire l'héritage social et environnemental des Jeux de Paris 2024 », novembre 2023.
Un héritage tangible – un coup de pouce aux infrastructures sportives partout en France
Copier le lien de Un héritage tangible – un coup de pouce aux infrastructures sportives partout en FranceL'héritage de Paris 2024 en matière d'infrastructures sportives comprend la reconversion des deux nouvelles infrastructures olympiques pour un usage public ainsi que l'amélioration des installations sportives locales à travers le pays. Alors que Paris 2024 s'est fixé pour objectif d'utiliser 95 % des infrastructures sportives existantes ou des sites temporaires, l'investissement dans de nouvelles infrastructures a été ciblé stratégiquement pour répondre aux besoins de la région de la Seine-Saint-Denis. Le centre aquatique de Seine-Saint-Denis ainsi que le mur d'escalade de la ville du Bourget sont les seules infrastructures sportives permanentes construites spécialement pour les Jeux dans le département. Étant donnée le manque d'infrastructures sportives et les faibles taux de pratique de la natation des enfants du département, le Centre aquatique représente un héritage sportif dédié à la Seine-Saint-Denis et à ses habitants. La planification de la construction et de la gestion du Centre aquatique olympique par la Métropole du Grand Paris a fait l'objet de nombreuses consultations citoyennes visant à maximiser les avantages de cette installation pour les populations locales. Dans cette continuité, les collectivités impliquées dans le projet se sont mobilisées pour soutenir la candidature aux Championnats d'Europe de natation 2026, qui se tiendront dans le nouveau Centre aquatique. Avec le même objectif de répondre aux besoins de la Seine-Saint-Denis, 18 piscines locales ont été rénovées ou construites dans le département en vue des Jeux Olympiques et Paralympiques, dans le cadre du Plan « 5 000 équipements – Génération 2024 » (voir ci-dessous). L’amélioration des infrastructures a été accompagnée par actions de sensibilisation et des cours de natation gratuits ou à tarif réduit pour les enfants et les publics éloignés de la pratique. Le programme « 1, 2, 3, Nagez ! » a été lancé à l'été 2021 par le comité d'organisation de Paris 2024, en collaboration avec l'Agence nationale du Sport, la Fédération Française de Natation et diverses collectivités locales pour favoriser l’apprentissage de la natation pour tous, en particulier dans les territoires carencés en infrastructures aquatiques.
Encadré 3.2. Le Centre aquatique olympique, un héritage concret pour les habitants de la Seine-Saint-Denis
Copier le lien de Encadré 3.2. Le Centre aquatique olympique, un héritage concret pour les habitants de la Seine-Saint-DenisLe Centre aquatique olympique (CAO) – l'un des deux équipements sportifs construits exclusivement pour les Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024 –sera transformé au service des habitants de la Seine-Saint-Denis, là où un enfant sur deux ne sait pas nager lors de son entrée au collège.
Pendant les Jeux, le Centre, situé à proximité du Stade de France, a accueilli des compétitions de plongeon, de water-polo et de natation artistique. Dès la mi-2025, le centre est ouvert au public pour y accueillir les séances scolaires, la natation et la plongée sportives et de loisirs. Le Centre pourra également accueillir des compétitions internationales, dont les Championnats d'Europe de natation 2026, grâce à son bassin de 10 couloirs, sa fosse de plongée, son fond mobile permettant de régler la profondeur du bassin, ainsi que ses gradins de 2 500 places. Il servira également de centre d'entraînement de haut niveau pour les athlètes français.
Le Centre aquatique a été construit dans une zone industrielle anciennement occupée par le centre de R&D ENGIE (multinationale française de l'énergie) et l'usine à gaz du Landy, fournisseurs de gaz de la région parisienne. Le CAO se distingue par sa conception unique, ayant la plus grande charpente concave en bois du monde. Conçu comme une infrastructure à faible émission de carbone, le centre aquatique est entièrement construit à partir de matériaux biosourcés et sa toiture est équipée de panneaux solaires, ce qui en fait l'une des plus grandes fermes solaires urbaines de France.
Les Jeux ont favorisé l'amélioration des équipements sportifs locaux dans tout le pays. Pour l'Île-de-France, l'héritage des Jeux se traduit par d’importants aménagements pour les piétons et les cyclistes, notamment le réseau de pistes cyclables de 415 km, ainsi que par l’ouverture des sites désignés de la Seine et de la Marne au grand public à partir de 2025. Au-delà de la région parisienne, les Jeux ont également permis la rénovation des infrastructures sportives y compris des sites emblématiques, tels que, par exemple, le Stade Pierre-Mauroy à Lille, qui a accueilli des épreuves de basketball et de handball, ou le Vélodrome national et le Stade BMX à Saint-Quentin-en-Yvelines, qui ont été utilisés pour les compétitions de cyclisme sur piste et de BMX. Partout en France, grâce au plan triennal « 5000 installations sportives - Génération 2024 » lancé en 2023, les infrastructures sportives locales ont été améliorées, notamment par la rénovation ou la construction de petites installations d'entraînement telles que des terrains de sport, des piscines, des gymnases ou des centres sportifs.
Encadré 3.3. Le Plan 5 000 équipements sportifs - Génération 2024
Copier le lien de Encadré 3.3. Le Plan 5 000 équipements sportifs - Génération 2024Annoncé en 2023, le Plan 5 000 équipements sportifs – Génération 2024 est un programme triennal visant à créer, rénover ou améliorer 3 000 équipements sportifs de proximité, 1 500 cours d'école actives et sportives et 500 équipements structurants. Un tiers de ces projets se trouvent dans les Quartiers Prioritaires de la politique de la Ville (QPV) – des zones urbaines désignées par le gouvernement où les résidents sont confrontés à des défis socio-économiques importants, nécessitant des actions ciblées pour réduire les inégalités et améliorer la qualité de vie. Le plan poursuit les politiques publiques destinées à renforcer le lien avec les écoles, telles que les deux heures de sport au collège et les 30 minutes d'activité physique quotidienne à l'école primaire.
Un budget pluriannuel de 300 millions d’euros sur trois ans a été alloué à l'Agence nationale du sport sur le budget national pour exécuter ce programme. Le budget 2024 de près de 92 millions d'euros comprenait :
1. 49,76 millions d'euros pour les installations sportives locales, en particulier à proximité ou dans les écoles. Les fonds sont répartis à parts presque égales entre:
a. Au niveau national : Pour les initiatives multi-projets ou multirégionales menées par des régions, des départements ou des fédérations nationales agréées par le ministère de l'éducation nationale, de la jeunesse, des sports et des Jeux Olympiques/Paralympiques.
b. Niveau régional/territorial : Pour des projets individuels ou multiples au sein d'une même région ou d'un territoire d'outre-mer, menés par des collectivités locales, des associations sportives, des universités publiques ou des établissements médico-sociaux.
2. 2,5 millions d'euros pour les cours d'école actives et sportives, y compris la conception de petits équipements sportifs, le design actif, les parcours de santé et les courses d'obstacles.
3. 39,5 millions d'euros pour des installations structurantes : Il s'agit de construire ou de rénover des installations plus importantes et d'acquérir du matériel lourd, en donnant la priorité aux rénovations à proximité des écoles.
Favoriser l'inclusion et l'accessibilité des sports
Paris 2024 s'est fermement engagé à intégrer l'accessibilité dans tous les aspects des Jeux et à utiliser les Jeux comme une plateforme pour effectuer un changement transformateur qui s'étend au-delà de l'événement lui-même. Au-delà de la stratégie d'accessibilité universelle de Paris 2024 (voir ci-dessous), cet engagement visait à élargir les possibilités pour les personnes en situation de handicap de participer aux sports et pour les spectateurs en situation de handicap d'accéder aux événements sportifs. Il visait également à influencer la planification urbaine et les politiques publiques afin de donner la priorité à l'inclusion et de favoriser le changement sociétal grâce à la visibilité et à l'engagement pendant les Jeux.
La stratégie d'accessibilité universelle de Paris 2024 représente un engagement à rendre les Jeux pleinement inclusifs pour les personnes en situation de handicap, en abordant l'accessibilité physique, numérique et liée aux services. Conformément aux exigences du Comité International Paralympique (International Paralympic Committee, 2020[3]), la stratégie d'accessibilité universelle de Paris 2024, approuvée en 2021, a intégré l'accessibilité dans tous les aspects de l'événement, de la conception des sites à l'expérience des spectateurs. Tous les sites de compétition ont été aménagés avec des caractéristiques telles que des rampes d'accès, une signalisation tactile et des sièges inclusifs, tandis que le village des athlètes a été salué pour ses unités de logement 100 % accessibles. Cet engagement va au-delà des Jeux et comprend un fonds de 1,5 milliard d'euros destiné à améliorer l'accessibilité des bâtiments publics et des transports. En effet, Paris a été confrontée au défi de l'accessibilité limitée de son système de métro, avec seulement 9 % de ses stations accessibles aux fauteuils roulants (contrairement à d'autres grandes villes : 33 % des stations de métro de Londres et 98 % de celles de Tokyo sont accessibles) ((n.a.), 2024[4]). Ce défi a été partiellement relevé : 240 gares ferroviaires et stations de métro ont été rendues accessibles (les travaux se poursuivront au-delà de 2024 pour améliorer l'accessibilité des stations restantes), de même que 100 % des bus, des stations de RER (réseau express régional) du centre-ville et de l'ensemble du réseau de tramway. En outre, 1 000 taxis accessibles avec des zones de dépose reprise des spectateurs situées à proximité des sites ont été mis à disposition pour les Jeux (Comité d'Organisation Paris 2024, 2024[5]). La stratégie d'accessibilité va au-delà de l'infrastructure, avec des investissements importants dans la formation des 45 000 volontaires et du personnel pour créer un environnement accueillant pour tous.
Le dispositif « Clubs Inclusifs » vise la formation de 3 000 clubs sportifs à l’accueil des pratiquants en situation de handicap pour rendre les installations sportives locales plus accessibles dans toute la France. Dans un contexte marqué par un manque important d'installations sportives accessibles (seulement 1,4 % des clubs étaient équipés pour accueillir des personnes en situation de handicap en 2023), Paris 2024 ne pouvait pas agir seul ni de manière structurelle sur la mise en accessibilité des équipements. Cette action a été rendue possible grâce au plan 5 000 équipements. De son côté, le dispositif « Clubs inclusifs » s’est davantage concentré sur l’encadrement, afin de répondre à un réel déficit de compétences dans l’accueil des personnes en situation de handicap (PSH) (pour plus d’information : https://club-inclusif.fr/). Lancée en 2022 par le le Comité paralympique et sportif français (CPSF), le ministère des Sports, le Comité d'Organisation de Paris 2024 et des acteurs locaux, le dispositif a proposé des formations pour les dirigeants de clubs et les entraîneurs, axée sur les aspects théoriques et pratiques de l'intégration, avec l’objectif d’atteindre 3 000 clubs inclusifs fin 2025. La formation porte sur la compréhension des différents handicaps, l'adaptation des pratiques sportives et la création d'un environnement inclusif. Le programme facilite également le partage des ressources et des expériences entre les clubs, favorisant ainsi la création d'un réseau de soutien engagé en faveur de l'intégration. Les autorités locales jouent un rôle crucial en s’associant au CPSF pour mobiliser les clubs de leur région, en veillant à ce que les sessions de formation soient accessibles et adaptées aux besoins locaux. Le programme est conçu de manière flexible, ce qui permet aux zones rurales de collaborer et d'organiser des sessions de formation conjointes, optimisant ainsi les ressources et élargissant la portée du programme. Bien que le programme ait été largement salué pour son approche globale, il reste des défis à relever pour assurer une mise en œuvre cohérente dans diverses régions et disciplines sportives. Néanmoins, le dispositif « Club inclusif » est devenu l’un des marqueurs de l’héritage des Jeux de Paris 2024 : il a sensibilisé plus de 2 000 clubs sportifs dans 69 départements (Le Comité Paralympique et Sportif Français, 2025[6]). Il a été prolongé jusqu’en 2027 pour en amplifier l’impact. Une étude d’impact est en cours, avec des résultats attendus à l’été 2025, afin d’évaluer les effets concrets du dispositif et guider ses évolutions futures.
Les Jeux ont servi de catalyseur pour répondre aux besoins de la Seine-Saint-Denis en matière d'accessibilité et d'inclusion sportives. La Seine-Saint-Denis a toujours été confrontée à un manque de complexes sportifs, avec seulement 16 installations disponibles par 10 000 habitants, soit trois fois moins que la moyenne nationale. Cette pénurie affecte de manière disproportionnée les personnes en situation de handicap, qui ont souvent peu d'occasions de pratiquer une activité physique en raison d'infrastructures inadéquates. La création du Pôle de référence inclusif sportif (PRISME), ouvert début 2025, vise à atténuer ces disparités.
Encadré 3.4. Le PRISME – pôle de référence du sport inclusif
Copier le lien de Encadré 3.4. Le PRISME – pôle de référence du sport inclusifLe PRISME est un complexe sportif inclusif situé dans la ville de Bobigny, dans le département de la Seine-Saint-Denis, l'un des départements français les plus déficitaires en matière d'installations sportives. Les plans initiaux de l'installation remontent à 2010 et les Jeux ont agi comme un catalyseur pour le projet, menant à son ouverture au public en février 2025.
Le PRISME est conçu pour accueillir tous les utilisateurs, y compris les personnes en situation de handicap, et offre des espaces pour les sports de loisirs et de compétition. Il comprend une grande salle multisports, un mur d'escalade, un espace dédié à la boccia (un sport de balle de précision pratiqué par les personnes en situation de handicap en catégorie handisport) et des installations pour les sports électroniques. Le PRISME soutient également les athlètes de haut niveau avec des zones dédiées au parasport, à l'évaluation musculaire et aux tests cardio-respiratoires. Le PRISME est une structure unique en Europe, conçue pour accueillir tous les types de handicaps, y compris les handicaps cognitifs intellectuels. Le complexe comprend des salles de repos réparties sur l'ensemble du site et des sols sportifs au marquage LED qui ne mettent en évidence que les lignes nécessaires à l'activité en cours, afin d'aider les personnes présentant des troubles cognitifs. Ces composantes ont été développées sur la base des commentaires recueillis lors de consultations avec environ 200 organisations, clubs et associations impliqués dans la conception du projet.
En plus d'être un espace dédié à la pratique quotidienne du sport pour les résidents en situation de handicap, le PRISME servira également de centre de formation pour les professionnels sur le croisement du sport et du handicap. Il bénéficiera de la proximité de l'hôpital Avicenne et de l'université Sorbonne Paris Nord, qui forme les futurs médecins et professionnels du sport.
Paris 2024 a développé des solutions pour réduire les obstacles à l'accessibilité des spectateurs handicapés grâce à de nouvelles technologies d'assistance. Paris 2024 souligne que le sujet du handicap ne doit pas seulement être mesuré en termes de nombre de personnes concernées, mais aussi en termes d'obstacles à surmonter. Avec environ 12 millions de personnes en situation d’handicap en France, dont seulement 6 millions se déclarent comme telles, il était difficile de mesurer avec précision le nombre de spectateurs qui auraient besoin d'appareils d'assistance pendant les Jeux. Paris 2024 a mis en place des clauses techniques pour sélectionner des prestataires capables de fournir des solutions techniques innovantes pour les personnes en situation d’handicap et a accéléré le développement de technologies telles que l'audiodescription intégrée dans les téléphones portables et les tablettes tactiles. Ces efforts s'inscrivent dans une stratégie plus large visant à modifier la perception du handicap dans la société.
Encadré 3.5. La technologie au service de l'accessibilité des sports : Le projet d'audiodescription de Paris 2024
Copier le lien de Encadré 3.5. La technologie au service de l'accessibilité des sports : Le projet d'audiodescription de Paris 2024Paris 2024 a profité des Jeux pour stimuler l'innovation dans les technologies d'accessibilité, en mettant l'accent sur les solutions pour les personnes en situation de handicap. Une initiative clé a été l'intégration de l'audiodescription dans l’application mobile officielle des Jeux, permettant aux spectateurs non-voyants et malvoyants de vivre les événements sportifs en direct grâce à des commentaires en temps réel. Ce service couvre 14 sports, dont six disciplines paralympiques et neuf disciplines olympiques, et il est prévu de l'étendre à d'autres sports tels que la natation.
Pour ce faire, Paris 2024 a défini des exigences techniques dans le cadre de sa procédure d’approvisionnement, en priorisant l'accessibilité des services, la qualité des contenus et l'innovation. Le prestataire sélectionné était chargé de produire des contenus d'audiodescription, de recruter et de former des commentateurs spécialisés, et d'assurer une prestation de service sans faille pendant toute la durée des Jeux. Outre l'amélioration de l'accessibilité, le projet visait à laisser un héritage durable en matière d'innovation, en encourageant la co-construction avec les organisateurs d'événements afin de développer un contenu authentique et inclusif pour les futurs événements sportifs.
Malgré son succès, le projet a dû faire face à des défis techniques et logistiques. La synchronisation de l'audiodescription avec les événements en direct a nécessité un investissement important dans la recherche et le développement. Ceci a impliqué une collaboration étroite entre Paris 2024 et ses fournisseurs de technologies spécialisées pour assurer une intégration transparente. Un autre défi a été de sensibiliser les spectateurs en situation de handicap. Bien que le service soit disponible sur plusieurs sites de compétition, de nombreux utilisateurs potentiels n'en avaient pas connaissance ou ne disposaient pas des appareils nécessaires sur place, ce qui en limitait la portée. Des contraintes juridiques, telles que les réglementations RGPD, ont également entravé la capacité de Paris 2024 à identifier et à informer directement les personnes susceptibles de bénéficier du service.
La technologie est désormais disponible pour les événements à venir. De plus, elle devient un autre exemple de la façon dont les technologies développées pour les personnes en situation de handicap peuvent bénéficier à tous les utilisateurs à l'instar des assistants vocaux, initialement conçus pour les personnes déficientes visuelles, qui sont désormais largement utilisés.
Au-delà des infrastructures sportives – promouvoir l’activité physique pour toutes et tous
Copier le lien de Au-delà des infrastructures sportives – promouvoir l’activité physique pour toutes et tousLa promotion de la santé et de l'inclusion par le biais des Jeux Olympiques et Paralympiques a été au cœur de la stratégie de candidature et d'héritage de Paris 2024 dès l’origine du projet. Les Jeux ont été placés dans le contexte plus large des défis en matière de santé et d'activité physique en France, où 95 % des adultes sont confrontés à des risques pour la santé liés à l'inactivité physique ou à un comportement sédentaire excessif, et 87 % des jeunes âgés de 11 à 17 ans sont actifs moins d'une heure par jour. Parmi les enfants âgés de 6 à 10 ans, 37 % ne respectent pas les recommandations en matière d'activité quotidienne, et ce chiffre passe à 73 % chez les 11 à 17 ans. Qui plus est, 18 % des adolescents français étaient en surpoids ou obèses en 2017 (Paris 2024, 2021[7]).
Paris 2024 s'est fixé des objectifs d'envergure pour augmenter les niveaux d'activité physique et renforcer la place du sport dans la vie quotidienne de tous. La vision était centrée sur le développement des pratiques sportives partout, pour tous et à tous les âges de la vie, engageant de nombreuses politiques publiques : sport et éducation, sport et santé, sport et emploi, sport et handicap, sport et culture, lutte contre les discriminations et les violences dans le sport.
Ces objectifs se fondent sur les bienfaits économiques et de santé reconnus de l'activité physique. De nombreuses études démontrent que l'exercice physique régulier réduit le risque de maladies cardiovasculaires, de dépression et d'anxiété et qu'il est plus efficace que les médicaments pour prévenir la progression du prédiabète vers le diabète de type 2. Il est également lié à une diminution du risque de cancer, à une augmentation de l'espérance de vie et à une réduction du déclin cognitif. En outre, une étude de l'OCDE et de l'OMS Europe réalisée en 2023 a estimé que l'augmentation des niveaux d'activité physique pourrait prolonger de 7,5 mois l'espérance de vie des personnes insuffisamment actives, prévenir plus de 10 000 décès prématurés par an et générer des économies de 8 milliards d'euros PPA pour les États membres de l'UE chaque année (OECD/WHO, 2023[8]).
Cependant, les niveaux d'activité physique de la population restent insuffisants dans de nombreux pays, dont la France. L'Organisation mondiale de la santé recommande aux adultes de pratiquer au moins 150 minutes d'activité physique d'intensité modérée, ou au moins 75 minutes d'activité physique par semaine, et de limiter la sédentarité (OECD/WHO, 2023[8]). En moyenne, 40 % de la population âgée de 18 ans et plus déclare répondre à ces critères dans les 32 pays de l'OCDE. Toutefois, dans 20 pays de l'OCDE, la part de la population pratiquant au moins 75 minutes de sport est (nettement) inférieure à 40 % (OECD, 2023[9]). Peu d'adolescents atteignent les niveaux d'activité recommandés par l'OMS. En particulier, la France (ainsi que l'Italie et le Portugal) affiche des niveaux d'activité physique parmi les plus bas chez les adolescents, les filles ayant le niveau d'activité physique le plus bas de tous les États membres de l'UE (OECD/WHO, 2023[8]).
Graphique 3.1. Part de la population pratiquant au moins 150 minutes d’activité physique par semaine dans les pays de l'OCDE
Copier le lien de Graphique 3.1. Part de la population pratiquant au moins 150 minutes d’activité physique par semaine dans les pays de l'OCDEDonnées de 2019 ou de l’année la plus proche disponible
Les efforts de Paris 2024 s'inscrivent dans le cadre plus large de la Stratégie Nationale Sport Santé 2019-2024, une initiative de collaboration entre le ministère des Sports et le ministère de la Santé. Cette stratégie visait à améliorer la santé publique en encourageant la pratique quotidienne d'activités physiques et sportives pour tous, indépendamment de l'âge ou de l'état de santé. Elle cherche à lutter contre les modes de vie sédentaires et les maladies chroniques qui y sont associées en encourageant une vie active et en intégrant l'activité physique dans les politiques de santé et de bien-être. La France a également introduit le « sport sur ordonnance, » soit une prescription médicale pour pratiquer une activité physique adaptée à des fins thérapeutiques. Ces prescriptions peuvent aider à couvrir les coûts d'entraînement sous la direction d'entraîneurs qualifiés affiliés à des fédérations sportives nationales, intégrant ainsi l'activité physique dans les plans de traitement médical et de réadaptation.
Le design actif pour promouvoir l'activité physique
Il est de plus en plus évident qu'il existe un lien de cause à effet entre l'environnement bâti et l'activité physique, surtout pour les transports actifs tels que le vélo et la marche. Les habitants d'environnements « marchables » c'est-à-dire aménagés, sûrs et visuellement attrayants, sont plus enclins à utiliser le transport actif et à maintenir des niveaux d'activité physique plus élevés. L'aménagement urbain compact qui donne la priorité aux piétons est beaucoup plus efficace pour promouvoir l'activité physique que les environnements axés sur les véhicules à moteur. Le transport actif n'est pas seulement un choix personnel, l’aménagement urbain et l'efficacité des réseaux de transport jouent un rôle crucial en encourageant ou en entravant le transport actif et les niveaux globaux d'activité physique (OECD/WHO, 2023[8]) .
La prise en compte des conditions météorologiques extrêmes dans l'aménagement urbain peut favoriser davantage les modes de vie actifs. Dans les climats chauds, l'aménagement urbain doit donner la priorité à l'ombre pour faciliter l'activité physique. L'aménagement de vastes zones ombragées par le biais d'une voûte d'arbres et de structures bâties peut réduire de manière significative les températures perçues, rendant ainsi les activités de plein air plus confortables et plus sécuritaires. L'intégration d'allées, de parcs et de zones de loisirs ombragés encourage la marche et le cyclisme, même pendant les périodes les plus chaudes. Dans les climats froids, l'aménagement urbain doit relever des défis tels que les basses températures, la neige et la réduction de la lumière du jour pour encourager l'activité physique. Les stratégies consistent à créer des microclimats qui offrent un abri contre le vent et le froid, à utiliser l'aménagement paysager et l'orientation des bâtiments pour maximiser l'exposition au soleil, et à fournir des équipements tels que des abris chauffés et des allées couvertes pour rendre les espaces extérieurs plus accueillants pendant les mois d'hiver. En outre, l'organisation d'activités et de festivals d'hiver peut activer les espaces publics tout au long de l'année, en favorisant les interactions sociales et en encourageant les activités de plein air malgré le froid.
Dans les zones urbaines denses où les installations sportives dédiées peuvent être limitées, il peut être utile de maximiser les espaces sous-utilisés. Les cours d'école, les installations sportives et les jardins publics peuvent constituer des espaces accessibles pour l'exercice physique, en particulier pour les enfants. Les environnements urbains planifiés qui intègrent des espaces publics multifonctionnels et donnent la priorité à des infrastructures sûres, inclusives et accessibles peuvent contribuer à intégrer l'activité physique dans la vie quotidienne, soutenant ainsi des objectifs plus larges en matière de santé et de bien-être.
Les Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024 ont intégré une approche du design actif dans leur stratégie plus large d'impact et d'héritage, visant à favoriser des modes de vie plus sains et à assurer un développement urbain durable. Les principales composantes de cette approche sont les suivantes :
Promotion d'aires de jeux au design actif : Paris 2024 a donné la priorité à l'intégration de principes de conception active afin d'encourager l'activité physique quotidienne des habitants. Cela implique le développement de cours de récréation actives dans les écoles, conçues pour motiver les enfants, en particulier les filles, à participer à des activités sportives et à des jeux mixtes. Après un projet pilote réussi en 2023, qui a permis de rénover 200 cours de récréation avec le soutien du ministère des Sports et de Paris 2024, l'initiative prévoit de transformer 1 500 cours de récréation entre 2024 et 2026 dans le cadre du plan gouvernemental « 5 000 équipements sportifs - Génération 2024 ».
Amélioration des réseaux de transport actif : Pour faciliter le transport actif, Paris 2024 a investi dans l'expansion de l'infrastructure cyclable, en veillant à ce que tous les sites olympiques soient accessibles à vélo. Cela comprend l'aménagement de 60 kilomètres de pistes cyclables reliant différents sites et l'installation de 10 000 supports à vélos temporaires pendant les Jeux. En outre, des projets d'infrastructure tels que la passerelle Dugny-Le Bourget et la passerelle du Franc-Moisin à Saint-Denis ont été cofinancés pour améliorer la connectivité et promouvoir le vélo comme mode de transport.
Les Jeux ont catalysé l'expérimentation du design actif dans les villes de France. Le cas de Saint-Dizier, une petite ville située à plus de 200 km à l'est de Paris, est un exemple de mise en œuvre des principes de design actif pour lutter contre les modes de vie sédentaires (voir l'étude de cas plus loin dans le chapitre). Avec le soutien de Paris 2024, la ville a expérimenté une nouvelle approche de l'aménagement de l'espace public en promouvant des parcours culturels et familiaux dans la ville. Les principes du design actif ont également été appliqués dans les écoles pour transformer les espaces scolaires en environnements plus attrayants et interactifs.
Intégrer l’activité physique dans les routines quotidiennes de toutes et tous
L'introduction de 30 minutes d'activité physique quotidienne dans les écoles était l'une des initiatives phares de l'héritage de Paris 2024. Les interventions en milieu scolaire sont un élément important des politiques de promotion de l'activité physique. Elles offrent toute une série d'avantages qui vont bien au-delà de la santé physique immédiate et ont un impact sur la santé mentale, les résultats scolaires, le développement social et la prévention des maladies à long terme. Ces interventions posent également les bases d'habitudes saines tout au long de la vie. En France, les écoles intègrent traditionnellement des cours d'éducation physique dans le programme scolaire. Cependant, ces cours ne permettent pas à eux seuls d’atteindreles 60 minutes d'activité physique quotidienne recommandées par l'OMS (seuls 13 % des enfants âgés de 6 à 12 ans respectent les recommandations de l'OMS en matière d'activité physique en France). Le programme 30 minutes d'activité physique a été mis en place avec l’objectif ne pas seulement d’encourager les écoles à intégrer 30 minutes supplémentaires d'exercice quotidien dans la routine scolaire, mais aussi avec une finalité éducative : apprendre les bienfaits de l’activité physique, savoir comment la pratiquer, découvrir plusieurs disciplines, etc. La mesure a été accompagnée par la mise à disposition d’un kit de matériel pédagogique permettant d’exploiter la cour de récréation. Cet investissement de 8,5 millions d’euros a permis de doter toutes les écoles élémentaires (voir l'étude de cas détaillée plus loin dans le chapitre).
L'initiative « Génération 2024 » a été lancée pour promouvoir davantage le sport, l'activité physique et les valeurs olympiques et paralympiques auprès des jeunes. Si les écoles ont été au centre des préoccupations, l'initiative implique également les universités, les centres de formation professionnelle et les organisations extrascolaires, en encourageant les partenariats avec les clubs sportifs locaux, en organisant des événements sur le thème de l’olympisme et du sport et en intégrant l'activité physique dans les habitudes quotidiennes. Le programme a labelisé plus de 11 000 écoles et institutions, renforcé les liens avec les clubs sportifs locaux et suscité une participation accrue aux activités sportives, favorisant des modes de vie plus sains et plus actifs tout en intégrant les idéaux olympiques dans l'éducation et dans des contextes sociaux plus larges (voir l'étude de cas détaillée plus loin dans le chapitre).
Le Fonds de dotation Paris 2024 a été créé pour soutenir des projets à fort impact social et environnemental. Le Fonds de dotation Paris 2024 a été créé en 2019 par le Comité d'Organisation de Paris 2024 comme un outil inédit initié avant même les Jeux Olympiques et Paralympiques, plutôt qu'après. Depuis 2020, le Fonds de dotation a soutenu plus de 1 100 projets principalement portés par des associations. Cela représente plus de 4,5 millions de bénéficiaires directs (Comité d'Organisation Paris 2024, 2024[5]). Ce modèle de dotation est considéré comme un outil d'héritage précieux pour les futurs événements sportifs internationaux, démontrant comment le sport peut servir de véhicule pour des objectifs de société plus larges. Le Fonds de dotation se poursuit après les Jeux afin de financer les projets d’héritage initiés pendant l’événement.
Encadré 3.6. Fonds de dotation Paris 2024 pour soutenir des projets à fort impact social et environnemental
Copier le lien de Encadré 3.6. Fonds de dotation Paris 2024 pour soutenir des projets à fort impact social et environnementalLe Fonds de dotation Paris 2024 a été créé en 2019 par le Comité d'Organisation de Paris 2024 avec pour mission de soutenir des projets d'intérêt général qui utilisent les activités physiques et sportives comme outils d'impact social à travers la France. Dans le cadre de cette mission, il a lancé le programme Impact 2024, un appel à projets à destination des organisations sportives, des associations et des collectivités territoriales pour financer et soutenir des initiatives innovantes dans des domaines tels que la santé, l'éducation, l'inclusion, l'égalité, l'environnement et l'emploi.
Modèle de financement : Le Fonds offre différents niveaux d'aide financière en fonction de la taille du projet :
Les projets locaux peuvent recevoir entre 10 000 et 30 000 euros.
Les projets régionaux peuvent recevoir de 30 001 à 50 000 euros.
Les projets nationaux bénéficient d'un soutien supérieur à 50 001 euros.
Le Fonds a réussi à mobiliser des ressources financières supplémentaires auprès de partenaires publics et privés, multipliant ainsi son impact. Pour chaque euro donné par le Fonds, 1,87 euro est mobilisé grâce au cofinancement. Le Fonds a également favorisé la collaboration entre différents acteurs institutionnels, notamment les fédérations sportives, les autorités locales et les entreprises.
Focus sur la Seine-Saint-Denis : Le département de la Seine-Saint-Denis a bénéficié de plus de 10,67 millions d'euros d'investissements sur 227 projets. Ces initiatives visent à remédier aux disparités locales, notamment en matière d'insertion des jeunes et d'infrastructures sportives. L'amélioration de la santé publique et la création d'opportunités pour les populations vulnérables étaient au cœur de celles-ci.
Soutien aux lauréats des projets : Au-delà du soutien financier, le Fonds de dotation Paris 2024 offre des opportunités de formation, d'accompagnement et de mise en réseau pour les porteurs de projets, en les aidant à développer des compétences dans des domaines tels que l'évaluation de l'impact, la mise à l'échelle, la transformation numérique et la création de partenariats.
Source: Rapport d'évaluation intermédiaire sur la « Stratégie d'héritage et de durabilité » de Paris 2024 ; Rapport sur la durabilité et l'héritage de mai 2024. Interim Evaluation Report on the “Legacy & Sustainability Strategy” of Paris 2024, Strategic Focus “Building the Social and Environmental Legacy of Paris 2024 Games”, November 2023
Promouvoir l’égalité femmes-hommes et lutter contre les discriminations et les violences
Les grands événements sportifs mondiaux constituent un levier puissant pour promouvoir l’égalité entre les femmes et les hommes et lutter contre les inégalités. Cela passe par la fixation d’objectifs de parité, d’égalité salariale, la lutte contre les discriminations et la levée des obstacles à la participation des filles et des femmes au sport et à l’activité physique, au-delà de l’événement lui-même. Par exemple, les tournois du Grand Chelem de tennis ont joué un rôle déterminant dans l’instauration de l’égalité des prix attribués aux femmes et aux hommes. La Suisse s’appuie sur l’organisation de l’Euro féminin de l’UEFA 2025 pour encourager l’emploi féminin dans le football et doubler le nombre de femmes exerçant en tant qu’entraineurs, arbitres ou dirigeantes (voir encadré 2.1).
Les Jeux de Paris 2024 ont été les premiers à atteindre la parité femmes-hommes, le Comité international olympique ayant attribué 50 % des places qualificatives aux femmes et 50 % aux hommes. Pour la première fois dans l’histoire olympique, toutes les disciplines – soit 32 sports olympiques – et plus de 5 250 places ont été réparties équitablement entre athlètes féminines et masculins.
La France a tiré parti des Jeux pour créer un label dédié aux grands événements sportifs – le Label Terrain d’Égalité – afin de poursuivre la lutte contre les discriminations et violences sexistes et sexuelles. Ce label, soutenu par l’État, a été lancé en 2022 dans le cadre de la stratégie d’héritage de Paris 2024. Il est attribué aux événements sportifs internationaux majeurs (accueillant des participants d’au moins deux pays et se tenant en France hexagonale ou outre-mer) qui s’engagent à promouvoir l’égalité femmes-hommes et à lutter contre toutes les formes de discrimination et de violence sexiste et sexuelle, avant, pendant et après l’événement. Les candidats doivent satisfaire à un cahier des charges comportant 20 critères, évalués par AFNOR Certification, puis examinés par une commission indépendante composée de représentants de l’État, d’organismes sportifs nationaux, d’associations de la société civile et d’athlètes. Le label vise à inscrire ces pratiques dans la durée grâce à des engagements concrets : assurer la parité et la diversité parmi le personnel et les bénévoles, mettre en œuvre des dispositifs de formation et de signalement, intégrer des clauses d’égalité dans les contrats avec les sponsors et partenaires, et valoriser publiquement ces engagements à travers des campagnes de communication et de sensibilisation. Depuis sa création, la Coupe du Monde de Rugby France 2023 a été le premier événement labellisé, suivie des Jeux de Paris 2024. Inspirés par cet héritage, d’autres grands événements ont depuis engagé une démarche de labellisation, marquant une évolution structurelle de la culture sportive en France.
Les Jeux de Paris 2024 ont mis en œuvre plusieurs initiatives complémentaires visant à promouvoir l’égalité femmes-hommes, prévenir les violences et protéger les publics vulnérables. Dans le cadre de sa stratégie globale en matière d’égalité, Paris 2024 a lancé une campagne nationale de lutte contre la prostitution, portée par la Mission interministérielle de protection des femmes (MIPROF). Cette campagne a mené des actions de sensibilisation ciblant les délégations officielles et le grand public, avec le soutien de plateformes de location de courte durée et d’hôtels, afin de rappeler l’interdiction légale de l’achat de services sexuels. Le CIO et les organisateurs de Paris ont renforcé le dispositif Safe Sport, en élargissant le soutien en santé mentale via des espaces Athlete 365 Mind Zones au sein du Village olympique, et en déployant des référents chargés de la prévention des risques de harcèlement en temps réel.
Études de cas
Copier le lien de Études de casCette section met en lumière trois initiatives de Paris 2024 qui s'appuient sur le sport pour promouvoir la santé, l'éducation et l'inclusion. Les deux premières initiatives interdépendantes – l'introduction de 30 minutes d'activité physique quotidienne dans les écoles et le label « Génération 2024 » visant à encourager l'engagement des jeunes dans le sport en renforçant les liens entre les établissements d'enseignement et les clubs sportifs – ont été conçues pour lutter contre l'augmentation de la sédentarité, son impact sur le développement physique et cognitif des enfants et des jeunes et pour faciliter l'accès des jeunes au sport. La troisième étude de cas démontre que les Jeux ont favorisé l'activité physique et le bien-être dans tout le pays grâce au design actif. Elle présente l'expérience de la petite ville de Saint-Dizier, qui a adopté et mis en œuvre les principes du design actif dans le cadre du programme « Bouger plus en ville » et du label « Terre de Jeux ».
Étude de cas : 30 minutes d'activité physique quotidienne dans les écoles élémentaires
Le Comité d'Organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024 a fait de la promotion de l’activité physique et de la lutte contre la sédentarité, en particulier chez les jeunes, un axe central de sa stratégie d’héritage. Cette stratégie repose sur le constat que seuls 13 % des enfants âgés de 6 à 12 ans pratiquent les 60 minutes minimum d'activité physique quotidienne recommandées par l'OMS. Au cours des 40 dernières années, la santé des enfants s'est considérablement dégradée, perdant en moyenne 25 % de leur capacité cardiovasculaire. Actuellement, un enfant français sur trois est en surpoids, et ce chiffre devrait passer à un sur deux au cours de la prochaine décennie si la tendance se poursuit (Paris 2024, 2024[10]). Dans ce contexte, Paris 2024 a promu l'initiative des 30 minutes d'activité physique quotidienne comme un moyen simple d'encourager les enfants à bouger plus et à prendre des habitudes saines.
Objectifs et activités
L'élaboration et la mise en œuvre de l'initiative 30 minutes d'activité physique quotidienne dans le cadre du programme d'héritage de Paris 2024 ont fait l'objet d'une approche en plusieurs phases, commençant par un travail de recherche de fond et d'essais pilotes, suivi d'une mise en œuvre à l'échelle nationale encore en cours.
Conception
La conception de l'initiative s'est appuyée sur le concept scientifique de « littératie physique, » soutenu par la recherche des universités de Lille et de Strasbourg. Ce concept identifie la capacité physique à bouger, mais aussi les motivations et les clés de compréhension nécessaires au maintien perpétuel de l’activité physique. L'initiative s'appuie également sur l'expérience de la France en matière d'intégration du sport dans les programmes scolaires. Toutefois, à la différence de l'éducation sportive structurée dans le cadre des cours obligatoires d'éducation physique et sportive (EPS), l'initiative s'est concentrée sur la promotion des mouvements quotidiens qui peuvent être facilement intégrés dans les horaires scolaires et la vie de tous les jours et faisant le lien avec les autres enseignements ce qui s’inscrit dans la polyvalence du professeur des écoles.
L'initiative des 30 minutes s'inspire également de plusieurs bonnes pratiques internationales. Par exemple, l'initiative Daily Mile au Royaume-Uni – une initiative simple, évolutive et efficace, introduite en plus des cours d'éducation physique obligatoires – a fait preuve d’impacts positifs significatifs sur la santé physique et le bien-être mental des enfants. L'expérience des pays nordiques en matière d'intégration de l'activité physique tout au long de la journée scolaire a également été prise en compte lors de la conception de l'initiative. Les pays nordiques favorisent notamment l'apprentissage en plein air, ce qui intègre l’activité physique aux routines quotidiennes et aux autres matières que les cours d’éducation physique obligatoires. Les programmes scolaires des pays nordiques visent généralement à inculquer le goût de l'activité physique tout au long de la vie. L'accent est mis non seulement sur les sports de compétition, mais aussi sur les activités que les élèves peuvent poursuivre tout au long de leur vie, comme la marche, le vélo, la natation et d'autres formes d'exercice.
Encadré 3.7. Encourager l'activité physique à l'école - exemples internationaux
Copier le lien de Encadré 3.7. Encourager l'activité physique à l'école - exemples internationauxLe « Daily Mile » au Royaume-Uni
Le Daily Mile est un programme d’activité physique en milieu scolaire en place depuis 2012 à l'école primaire Ninian’s à Stirling, en Écosse (Royaume-Uni). Il a été créé par la directrice de l’école, Elaine Wyllie, pour remédier à la baisse de la forme physique des élèves. Cette initiative simple mais efficace encourage les enfants à consacrer 15 minutes par jour à la course, au jogging ou à la marche sur une distance d'environ un mile (1,5 km) dans l'enceinte de l'école. Conçue pour être inclusive (adaptée à tous les niveaux de forme physique) et efficace en termes de temps, elle ne nécessite aucun équipement ou préparation spécifique et s'intègre parfaitement dans la journée scolaire sans perturber l'apprentissage.
Impacts :
Santé mentale et bien-être : les écoles reportent une baisse du niveau de stress et une hausse de la concentration chez les élèves suite à leur participation ; la nature non compétitive de l'activité favorise le sens de la communauté et renforce les compétences sociales.
Bienfaits cognitifs et scolaires : les enseignants constatent une meilleure concentration, moins de perturbations en classe et un meilleur comportement général.
Le Daily Mile a été adopté par plus de 12 000 écoles dans 80 pays, a reçu l'aval d'organismes de santé et a inspiré des initiatives similaires dans le monde entier.
Activités physiques dans les écoles des pays nordiques
Dans les pays nordiques, l'activité physique est profondément intégrée dans les programmes scolaires au-delà des cours d'éducation physique obligatoires, ce qui témoigne de l'importance accordée à la santé physique, aux activités de plein air et au bien-être général.
Finlande
En 2009, la Finlande a lancé le programme « Schools on the Move » destiné aux écoles primaires et secondaires. D'abord expérimenté par 45 écoles, il a été progressivement étendu à partir de 2012. En 2018, 90 % des écoles, soit 92 % des élèves, participaient au programme. Son objectif est d'augmenter l'activité physique chez les enfants grâce à des initiatives telles que la promotion du transport actif vers l'école – le vélo et la marche – et l'introduction de pauses actives de 15 minutes toutes les 45 minutes de cours. Le programme a également entraîné des changements dans les pratiques d'enseignement au sein des classes.
Suède
Activités de plein air : La Suède a une forte tradition de « friluftsliv » (vie de plein air), qui est souvent intégrée dans le programme scolaire. Les activités telles que la randonnée, le ski et la course d'orientation sont courantes. Les écoles organisent fréquemment des journées ou des camps en plein air où les élèves pratiquent diverses activités physiques dans la nature.
Norvège
Approche holistique : En Norvège, l'activité physique est considérée comme un élément essentiel de l'éducation et du développement personnel. L'accent est mis sur l'éducation en plein air, de nombreuses écoles intégrant dans leurs programmes des activités telles que la randonnée, le ski et d'autres sports de plein air.
Journées scolaires en plein air : Les écoles norvégiennes organisent souvent des « journées scolaires en plein air » au cours desquelles toute la journée est consacrée à des activités physiques dans la nature. Cette pratique est considérée comme un moyen de rapprocher les élèves de leur environnement et de promouvoir la forme physique.
Danemark
Environnements d'apprentissage actif : L'éducation physique est obligatoire de l'école primaire à la fin du premier cycle de l'enseignement secondaire et les écoles danoises intègrent souvent l'activité physique dans d'autres matières. Par exemple, les cours peuvent se dérouler à l'extérieur, ou des tâches physiques peuvent être intégrées à l'apprentissage scolaire, ce qui correspond à l’importance de l'apprentissage actif au Danemark.
Source: The Daily Mile | UK; (Blom et al., 2017[11]) ; World Health Organization, Denmark Physical Activity Factsheet 2021 ;
Phase pilote
L'initiative des 30 minutes d'activité physique quotidienne à l’école s’inspire d’une expérimentation antérieure à l’Académie de Créteil1 et inscrite dans le programme d’impulsion pour son héritage. Elle portait le nom de « Commence ta journée en bougeant ! ». En 2018, cette académie de plusieurs départements s’est engagée à développer des ressources pédagogiques pour intégrer des activités physiques au quotidien. Dans le but d’encourager le mouvement chez les enfants, ces moments sont choisis par les enseignants en complément des cours d'éducation physique obligatoires.
Par la suite, une phase pilote volontaire a été lancée en février 2020. Environ 1 000 écoles ont participé à cette phase initiale, qui a été soutenue par Paris 2024, le ministère de l'Éducation nationale, de la Jeunesse (et des Sports à partir de juillet 2020) et l'Agence nationale du Sport. Le projet pilote a permis aux écoles d'expérimenter l'intégration de 30 minutes d'activité quotidienne dans leur emploi du temps grâce à des approches flexibles adaptées aux contextes locaux. Les séances pouvaient être réparties tout au long de la journée ou être menées en une seule fois, se dérouler pendant les heures de classe (y compris les récréations) ou après l'école, et étaient conçues pour tirer parti des ressources existantes. Sans tenue de sport particulière requise, la cour d’école, les locaux scolaires (y compris les salles de classe) et les zones environnantes ont été privilégiés pour ces activités.
Le projet pilote a démontré que l'intégration de l'activité physique dans la journée scolaire réduisait les perturbations en classe et améliorait l'attention et l'engagement des élèves. Par exemple, des activités comme courir, sauter et lancer se sont révélées particulièrement efficaces, car elles demandent peu d'équipement et de préparation, peuvent se pratiquer dans des espaces restreints et favorisent la participation de tous les enfants, quel que soit leur niveau d'habileté.
Généralisation
En juin 2021, le nombre d'écoles participantes était passé à 11 000, soit 22 % des écoles élémentaires françaises. Cette expansion a été facilitée par la distribution de kits et de ressources sportives, ainsi que par une collaboration continue avec les fédérations sportives. En janvier 2022, le ministère de l'Éducation a annoncé un plan visant à généraliser le programme dans toutes les écoles primaires. L'initiative a reçu un soutien juridique avec l'adoption d’une loi nationale le 2 mars 20222. Cette loi a modifié le code de l'éducation français pour garantir une activité physique quotidienne aux élèves de l’école primaire, jetant ainsi les bases de la généralisation du programme à l’échelle nationale. Entre 2021 et 2024, 8 230 000 EUR ont été investis pour soutenir cette initiative (dont 2 000 000 EUR de Paris 2024, 3 000 000 EUR de l'Agence nationale du Sport et 3 230 000 EUR du ministère des Sports et des Jeux Olympiques et Paralympiques) (Paris 2024, 2024[12]).
Encadré 3.8. Le programme « 30 minutes d'activité physique quotidienne » à l'école – détails opérationnels
Copier le lien de Encadré 3.8. Le programme « 30 minutes d'activité physique quotidienne » à l'école – détails opérationnelsConception de l'activité : L'initiative a privilégié le développement des capacités motrices fondamentales, comme courir, sauter et lancer, pouvant être pratiquées seul ou en groupe. Les activités ont été conçues pour être amusantes, inclusives et adaptables à différents espaces physiques, tels que les cours d'école ou les parcs publics avoisinants.
Ressources : Les écoles ont reçu un kit contenant des équipements essentiels, tels que des cordes à sauter, des ballons et des cônes, ainsi que du matériel pédagogique pour accompagner les enseignants. Le programme a également utilisé des outils numériques, notamment une application permettant aux enseignants d'accéder à des suggestions d'activités et de générer des exercices quotidiens aléatoires pour les élèves.
Flexibilité dans la mise en œuvre : Les écoles avaient la liberté de choisir le moment et la manière d’intégrer les 30 minutes d’activité. Cette flexibilité a permis de répondre aux préoccupations liées à la gestion du temps et d’aider les éducateurs à intégrer l’activité physique en complément de leurs routines quotidiennes.
Pas d'évaluation formelle des participants : La performance des enfants pendant les 30 minutes n'est pas évaluée.
Soutien et formation des enseignants : Sachant que tous les enseignants ne se sentent pas forcément à l’aise pour animer des activités physiques, le programme a mis en place des mesures de soutien, notamment des séances de formation, des vidéos pédagogiques et une planification collaborative au sein des équipes scolaires. Il a également été souligné que l’objectif n’était pas l’évaluation formelle, mais plutôt la promotion du mouvement et du plaisir.
Utilisation de l'espace : Pour répondre aux contraintes logistiques, en particulier dans les écoles urbaines disposant de peu d'espaces extérieurs, l'initiative a encouragé l'utilisation créative des espaces disponibles. Par exemple, certaines écoles se sont associées à des parcs publics voisins ou ont adapté de petites cours pour faciliter les activités.
Engagement de la population : Dans certaines régions, l’initiative a servi de catalyseur pour une implication plus large de la population locale. Par exemple, dans les quartiers urbains, les personnes âgées se joignent fréquemment aux enfants dans les espaces publics pour des activités, renforçant ainsi les liens intergénérationnels.
Évaluation et itération : Le programme a intégré des mécanismes de retour d'information en continu afin d'en affiner la mise en œuvre. Les inspecteurs scolaires et les éducateurs ont contrôlé l'impact du programme sur le bien-être physique et cognitif des élèves, à l'aide d'outils tels que les observations en classe et les discussions avec les communautés scolaires.
Les défis rencontrés et les solutions adoptées pour y répondre
Le projet pilote et les premiers mois de la phase d'expansion ont permis d'identifier les défis et les obstacles à la mise en œuvre. Comme le décrit un examen ciblé entrepris en 20213, les problèmes tournaient principalement autour d'une mauvaise compréhension de l'objectif du programme, de contraintes logistiques dans les écoles, de disparités en termes de ressources et de préparation entre les institutions, et de facteurs externes tels que la pandémie de COVID-19.
Clarifications de l’objectif
L'un des principaux défis est le chevauchement perçu entre l'initiative des 30 minutes d'activité physique quotidienne (APQ) et les cours d'éducation physique et sportive (EPS) obligatoires déjà en place. De plus, les objectifs globaux du programme – tels que la réduction des comportements sédentaires et la promotion du bien-être des élèves – sont parfois éclipsés par l'accent mis sur l'amélioration des performances athlétiques, ce qui alimente davantage les malentendus. Les liens de l'initiative avec d'autres programmes en cours, tels que « Génération 2024 » (voir l'étude de cas plus loin dans ce chapitre) ou « Savoir Rouler à Vélo » ont également créé une certaine confusion.
Pour clarifier les malentendus, l’objectif du programme a été communiqué de manière plus explicite, en soulignant que l'APQ vient compléter l'éducation physique, et non la remplacer. L’APQ est conçue pour s'assurer que les élèves pratiquent une activité physique les jours où l'éducation physique n’est pas prévue, réduisant ainsi les comportements sédentaires et promouvant le bien-être. L’accent sur la santé plutôt que sur les performances sportives a été clairement souligné lors des sessions de formation et dans le matériel de sensibilisation, afin d'assurer la cohérence des messages au sein des écoles. Des conseils ont également été donnés pour délimiter les rôles de l’APQ, de l'EP et d'autres programmes tels que « Savoir Rouler à Vélo » afin d'aider les éducateurs et les administrateurs à intégrer ces initiatives sans redondance.
Contraintes logistiques et d’emploi de temps
L'intégration de l'APQ dans un emploi du temps scolaire déjà chargé pose un défi logistique important. De nombreux enseignants ont fait part de leurs difficultés à consacrer du temps à cette initiative sans sacrifier le temps d'enseignement des matières principales comme le français et les mathématiques. L'utilisation de la récréation pour l'APQ a suscité des réactions mitigées. Bien qu'il s'agisse d'une solution pratique, elle risque de limiter la liberté des élèves de choisir leurs activités pendant ces pauses, ce qui pourrait nuire à leur autonomie et à leur plaisir.
Afin d'atténuer les problèmes d'emploi du temps, il a été précisé que le programme encourageait la flexibilité dans la manière dont les 30 minutes d'activité pouvaient être intégrées dans la journée scolaire. Les options consistaient à diviser l'activité en sessions plus courtes ou à l'intégrer dans les cours existants par le biais de méthodes pédagogiques actives. Par exemple, les enseignants pouvaient intégrer le mouvement dans les cours de mathématiques en demandant aux élèves de mesurer physiquement le périmètre d'un terrain de football, d'apprendre les tables de multiplication par le mouvement, de pratiquer l'orthographe avec des gestes ou de faire des promenades dans la nature pour les cours de sciences. Les enseignants sont également encouragés à ménager des pauses entre les matières pour améliorer la concentration, comme des pauses actives impliquant des activités physiques.
Des ressources pédagogiques, telles que des plans de cours et des guides d'activités prêts à l'emploi, ont été développées pour aider les enseignants à intégrer l'APQ dans leur routine sans nécessiter de temps de préparation supplémentaire. Ces ressources ont été conçues pour s'adapter à différents contextes scolaires, minimisant ainsi l'impact sur le temps d'enseignement des autres matières.
Disparités des ressources
La disparité des ressources et de l'état de préparation entre les écoles a constitué un défi de taille. Les établissements déjà labellisés « Génération 2024 » ou ayant établi des partenariats avec des organisations sportives ont eu plus de facilité à mettre en œuvre l’APQ avec succès. En revanche, les écoles disposant de moins de ressources, d'une expérience limitée en matière de programmes d’activité physique structurés ou de contraintes logistiques plus importantes ont rencontré plus de difficultés dans la mise en œuvre de cette initiative.
De plus, le processus administratif nécessaire pour participer au programme dans sa phase expérimentale a été jugé complexe. Certaines écoles ont été découragées par le temps et les efforts requis pour soumettre des plans de projet détaillés, en particulier celles qui ne disposaient pas de soutien administratif ou qui n’étaient pas familiarisées avec ces démarches.
Les efforts pour réduire les disparités entre les écoles ont inclus un soutien ciblé pour celles qui ne participaient pas encore à « Génération 2024 ». Les autorités éducatives régionales (DASEN) ont été chargées d'identifier les écoles qui avaient besoin de ressources ou de formations supplémentaires et de leur fournir une assistance sur mesure. Cette aide a consisté à distribuer des équipements sportifs, à mettre les écoles en contact avec des organisations sportives locales et à proposer des sessions de formation pour renforcer la confiance des enseignants dans la mise en œuvre du programme.
La simplification des procédures administratives était une autre priorité. Des outils tels que des modèles préremplis, des tutoriels détaillés et des lignes d'assistance téléphonique ont été mis en place pour alléger la charge de travail liée au remplissage des formulaires de demande et aux exigences des rapports.
Collaborations et partenariats
La collaboration avec les clubs sportifs locaux, les municipalités et les associations parentales constitue le pilier important de l'initiative. En tirant parti de ces partenariats, les écoles peuvent bénéficier de ressources, d’expertise et de soutien supplémentaires pour la mise en place de l'APQ. Par exemple, les municipalités sont incitées à investir dans les infrastructures scolaires, comme les terrains de jeux et les espaces récréatifs, pour offrir davantage de possibilités d'activité physique.
Des programmes nationaux de formation, des journées académiques d’accompagnement et des webinaires sont également organisés pour favoriser la collaboration entre les éducateurs, les professionnels du sport et les autres parties prenantes locales. Ces événements sont une plateforme pour le partage des meilleures pratiques et le développement d'approches innovantes concernant l'APQ.
Résultats
En 2024, 42 % des écoles françaises ont instauré l'activité quotidienne de 30 minutes pour la majorité de leurs élèves (SÉNAT 2023-2024, 2024[13]). Une étude approfondie sur la mise en œuvre du dispositif au sein de l'Académie de Créteil4 démontre que les effets perçus par les enseignants sont globalement très positifs : 91 % des enseignants estiment que l'initiative a contribué à réduire la sédentarité des élèves, 94 % qu'elle a amélioré leur bien-être, et 82 % qu'elle a favorisé l'engagement des élèves dans la pratique libre. Le programme a également un impact sur les enseignants eux-mêmes : 62 % d'entre eux estiment qu'il améliore leur bien-être.
Les travaux de l'OCDE et de l'OMS soulignent que l'activité physique étant un comportement complexe, nécessite un ensemble de politiques globales visant à cibler tous ses facteurs simultanément, avec un financement et une évaluation suffisants et durables. Comme pour toute stratégie de santé publique, il est essentiel de s'assurer que l'ensemble des politiques bénéficie d'un soutien financier et politique. Le financement actuel de l'activité physique dans les pays de l'OCDE est souvent insuffisant, limité au court terme, de portée restreinte et axé sur des projets pilotes plutôt que sur le renforcement d'un système de soutien (OECD/WHO, 2023[8]).
L'initiative des 30 minutes d'activité physique quotidienne se poursuit après les Jeux. Les recommandations suivantes, issues d'un rapport d'évaluation de la commission sénatoriale française de la Culture, de l'Éducation, de la Communication et du Sport (CULT), pourraient renforcer sa mise en œuvre (SÉNAT 2023-2024, 2024[13]). Le rapport recommande de renommer l’initiative « Pauses actives et bien-être » (PABE) afin de recentrer son objectif de santé publique et de la distinguer de l’éducation physique formelle. Des améliorations de l'infrastructure, telles que le marquage dynamique des terrains de jeu – ce qui pourrait être favorisé par le dispositif « cours d’écoles actives » présenté plus en amont – et une distribution plus large de kits sportifs dans toutes les écoles, y compris celles des zones rurales, sont proposées pour favoriser des activités physiques plus variées. L'implication de la communauté est encouragée, avec la collaboration des fournisseurs d'activités extrascolaires et des parents. Le renforcement de la formation des enseignants est également souligné, avec un accent particulier sur l'intégration de l'activité physique dans l'apprentissage scolaire et l'objectif de garantir que chaque école dispose d'au moins un enseignant formé d'ici trois ans. Il est recommandé d'améliorer la coordination entre les ministères, les gouvernements locaux et les organisations sportives afin de rationaliser le financement et la mise en œuvre. Enfin, le rapport souligne la nécessité d'évaluations complètes de la santé publique pour mesurer l'impact du programme sur la santé des élèves et la sédentarité, afin de garantir des ajustements fondés sur des données probantes.
Étude de cas : Label « Génération 2024 » – renforcer les liens entre les clubs sportifs et les établissements d'enseignement pour promouvoir l'engagement des jeunes dans le sport
L'initiative Génération 2024, mise en place suite à la sélection de Paris comme ville hôte des Jeux Olympiques et Paralympiques de 2024, visait à renforcer les connexions entre les établissements d'enseignement et le mouvement sportif afin de promouvoir l'activité physique chez les jeunes. Dans le cadre de cette initiative, le label Génération 2024 a été lancé en 2018 par le ministère de l'Éducation nationale et de la Jeunesse, en collaboration avec le ministère des Sports et le ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche.
Objectifs et activités
Le label Génération 2024 est attribué aux écoles et institutions qui s'engagent à promouvoir l'intégration du sport dans l'environnement éducatif et à encourager une culture de l'activité physique chez les jeunes. Pour obtenir ce label, les établissements d'enseignement doivent :
Développer des partenariats formels avec les clubs sportifs locaux : Il s'agit d'organiser des événements communs, de fournir des informations sur les offres sportives locales et de formaliser les partenariats afin de renforcer le soutien mutuel et la co-création d'activités.
Mettre leurs équipements et installations à disposition des organisations locales en dehors des heures de cours : En rendant les équipements sportifs de l'école accessibles en dehors des heures de cours, les écoles peuvent favoriser un plus grand engagement de la population et les acteurs locaux et optimiser l'utilisation des ressources existantes.
Intégrer des thèmes olympiques et paralympiques dans leurs programmes éducatifs : Les écoles sont encouragées à participer à des événements tels que la Journée nationale du sport scolaire, la Semaine olympique et paralympique et la Journée olympique du 23 juin, en intégrant ces thèmes dans leurs projets éducatifs.
Aider les jeunes athlètes talentueux à concilier leurs engagements académiques et sportifs : Il s'agit notamment de proposer des parcours éducatifs sur mesure, des horaires flexibles et un soutien individualisé pour répondre aux besoins des étudiants-athlètes en matière d'entraînement et de compétition, afin d'assurer leur réussite scolaire et sportive.
Le label Génération 2024 apporte différentes formes de soutien aux établissements d'enseignement. Le soutien matériel est fourni par le biais de kits promotionnels, comprenant des plaques, des drapeaux et des outils d'organisation pour aider les écoles à afficher le label et à organiser des événements. Les écoles portant le label Génération 2024 peuvent recevoir des coupons Génération 2024 d'une valeur de 300 euros en établissant des accords formels avec les clubs sportifs voisins (Académie de Nancy-Metz, 2022[14]). Les coupons financent des activités telles que le co-enseignement des leçons d'éducation physique, l'introduction de nouveaux sports et l'organisation d'événements qui promeuvent les valeurs olympiques et paralympiques. En outre, le soutien des ressources humaines implique le recrutement de volontaires du service civique pour aider à la réalisation de projets liés au sport. Les écoles reçoivent également une formation et des conseils par le biais de manuels, de webinaires et de séminaires nationaux destinés à partager les meilleures pratiques et à coordonner les efforts.
Les défis rencontrés et les solutions adoptés pour y répondre
Inégalités des ressources
L'un des principaux obstacles à un déploiement réussi est l'inégalité des ressources entre les écoles. Les établissements bien financés, disposant de partenariats et d'installations existantes, ont plus de facilité à adopter les exigences du label. En revanche, les écoles sous-financées, en particulier celles situées dans des zones socio-économiquement défavorisées, sont confrontées à des difficultés considérables pour répondre aux exigences du programme. L'accès limité aux infrastructures sportives, l'insuffisance des financements et le manque de personnel qualifié pour superviser les activités sportives ne font qu'exacerber ces inégalités.
Difficultés administratives et logistiques
Les établissements participants sont tenus d'établir des accords formels avec les clubs sportifs locaux et de soumettre des plans détaillés pour l'intégration de l'activité physique dans leurs programmes. Ces exigences administratives peuvent être lourdes, en particulier pour les écoles dont le personnel ou les capacités administratives sont limités. En outre, l'intégration d'une activité physique régulière dans un emploi du temps scolaire déjà chargé pose des problèmes logistiques, car les enseignants donnent souvent la priorité aux matières principales telles que les mathématiques et le français plutôt qu'aux activités extrascolaires.
Résistance au changement
La perception culturelle du sport au sein du système éducatif représente également un défi. Le sport et l'activité physique sont souvent considérés comme secondaires par rapport aux résultats scolaires, ce qui entraîne une réticence à consacrer beaucoup de temps ou de ressources à cette initiative.
Ces défis ne sont pas nouveaux pour les initiatives visant à promouvoir l'activité physique dans différents lieux et auprès de diverses populations. Une étude récente s'est penchée sur plusieurs initiatives prises par les hôtes olympiques et au-delà, mettant en évidence les défis communs et les actions possibles pour les surmonter.
Encadré 3.9. Promouvoir la participation sportive : apprendre des pratiques internationales
Copier le lien de Encadré 3.9. Promouvoir la participation sportive : apprendre des pratiques internationalesLondres 2012, Royaume-Uni : L'approche adoptée par Londres pour tirer parti des Jeux Olympiques et Paralympiques afin de promouvoir la participation sportive a consisté à investir massivement dans des programmes et des installations sportives locales. Cependant, l'impact à long terme de ces initiatives a été limité, comme l’illustrent les taux de participation aux sports à la baisse quelques années après les Jeux. Les défis rencontrés à Londres reflètent ceux de Génération 2024 : disparité des ressources, obstacles administratifs et difficultés à maintenir l'enthousiasme au-delà de la période olympique. La leçon à retenir pour des initiatives similaires est qu'il est essentiel de privilégier un financement durable et un engagement à long terme, plutôt que de se reposer uniquement sur l'élan symbolique des Jeux.
Sydney 2000, Australie : Les programmes d'héritage olympique de Sydney se sont distingués par leur emphase sur le développement des infrastructures. La ville a fortement investi dans les installations sportives locales, offrant ainsi à la population locale un meilleur accès aux activités sportives. Cependant, Sydney a également mis en évidence les risques d'une focalisation trop importante sur les infrastructures sans un financement adéquat après les Jeux et une sensibilisation de la communauté. Paris a tenté d'y remédier en mettant l'accent sur les partenariats et l'intégration éducative, plutôt que sur le développement d'infrastructures, afin de garantir une approche équilibrée.
Initiatives sportives locales : Des initiatives à plus petite échelle dans des contextes non olympiques fournissent des enseignements précieux pour améliorer la promotion du sport. Dans les pays scandinaves, comme en Finlande ou en Suède, une approche décentralisée permet aux municipalités et aux populations locales d'adapter l'éducation sportive aux besoins locaux, ce qui favorise l'engagement et l'inclusion. Les écoles finlandaises intègrent des activités de plein air et des jeux non structurés dans les routines quotidiennes, avec le soutien des autorités locales et des organisations sportives, tandis que la Suède donne la priorité à l'accessibilité universelle, en veillant à ce que tous les enfants puissent participer indépendamment de leur milieu socio-économique ou de leurs capacités physiques. En revanche, Génération 2024 suit un modèle centralisé au sein du système éducatif français, bénéficiant d'un soutien gouvernemental fort mais avec moins de flexibilité pour l'adaptation locale. L'intégration d'éléments axés sur la communauté locale, tels qu'une plus grande responsabilisation des parties prenantes, une collaboration entre les écoles et les organisations locales, et des jeux non structurés, pourrait renforcer l'inclusivité et la réactivité. L’intégration par les pays scandinaves de l'activité physique dans la vie quotidienne souligne l'importance de faire du sport une habitude agréable et durable, plutôt qu'une obligation supplémentaire.
Source: (Delaplace and Schut, 2024[15])
Résultats
En septembre 2024, quelque 11 000 établissements scolaires et d'enseignement supérieur ont été labellisés Génération 2024 (19 % du total), dont 1 820 dans les quartiers d'éducation prioritaire (16 % du total). Toutefois, le niveau d'engagement des collectivités territoriales et du mouvement sportif est variable à l’échelle du territoire (Ministère de l'Éducation Nationale et de la Jeunesse, n.d.[16]). Le gouvernement souhaite pérenniser ce label au-delà des Jeux de Paris 2024 et le fait renommer « Génération 2030 » en lien avec les Jeux d’hiver dans les Alpes françaises.
Étude de cas : Design actif dans la ville de Saint-Dizier dans le cadre du label Terre de Jeux 2024
Afin d’atteindre les objectifs au cœur de son programme « Bouger plus en ville », qui vise notamment à concevoir des espaces publics plus propices à la pratique libre et spontanée de l’activité physique et du sport, Paris 2024 a fait de l’aménagement actif l’un des piliers de sa stratégie d’héritage. Cela implique un travail en étroite collaboration avec plusieurs acteurs (ANCT – Agence nationale de la cohésion des territoires, la Française des Jeux, etc.) pour permettre aux territoires labellisés « Terre de Jeux 2024 » de bénéficier d’un accompagnement adapté et ainsi inscrire le sport au cœur du quotidien des habitants. La ville de Saint-Dizier est située dans le département de la Haute-Marne, au nord-est de la France, et compte une population de 23 068 habitants . En 2021, Saint-Dizier a rejoint le collectif des « territoires-pilotes du design actif » initié par l'Agence nationale de la cohésion des territoires et Paris 2024, et a reçu le label « Terre de Jeux 2024 ».
Encadré 3.10. « Label Terre de Jeux 2024 »
Copier le lien de Encadré 3.10. « Label Terre de Jeux 2024 »Le label « Terre de Jeux 2024, » lancé par Paris 2024 en juin 2019, est une initiative visant à engager les collectivités locales, les organisations sportives et les institutions à promouvoir les valeurs olympiques et à favoriser l'accessibilité aux sports à l'échelle nationale. Le label est attribué aux communes, conseils régionaux et fédérations sportives qui s'engagent sur plusieurs critères. Les bénéficiaires du label « Terre de Jeux 2024 » sont censés accueillir des événements sur le thème des Jeux Olympiques, organiser des «Journées olympiques » pour inciter les habitants à faire du sport et faire connaître le mouvement paralympique. Une caractéristique unique de l'initiative est la transformation des installations locales en centres d'entraînement pour les athlètes internationaux avant les Jeux, ce qui permet d'intégrer davantage les populations locales dans le processus de préparation olympique. Les candidats doivent présenter des plans détaillés démontrant leur engagement envers ces objectifs, y compris des projets spécifiques, des initiatives de sensibilisation et des partenariats.
Á l’issue des Jeux de 2024, 80 entités ont reçu le label « Terre de Jeux 2024 ». Ces territoires ont collectivement organisé des milliers d'événements promouvant les valeurs olympiques et paralympiques, en mettant notamment l'accent sur l'inclusion et l'engagement de la base. Les résultats spécifiques comprennent la transformation d'espaces publics en centres de sports actifs, l'augmentation de la participation aux programmes sportifs locaux et le renforcement des liens entre les gouvernements locaux et les organisations sportives.
Source : Paris 2024 Sustainability & Legacy Pre-Games Report Summary, 2024
Objectifs et activités
L'objectif de la ville était de mettre en œuvre et d'expérimenter une nouvelle approche de l'aménagement de l'espace public, axée sur la lutte contre la sédentarité et l'isolement urbain, tout en favorisant les parcours culturels et familiaux au sein de la ville. À Saint-Dizier, le design actif se traduit par des marquages au sol (tels que des pistes de course, des grilles de marelle et des messages de motivation), l'installation de modules de jeu et de mobilier urbain (par exemple, des machines à pédales connectées). Les principes du design actif ont également été appliqués dans les écoles pour transformer les espaces scolaires en environnements plus attrayants et interactifs et inclure la végétation, qui a servi d' « oasis » de rafraîchissement pour lutter contre la hausse des températures. Pour encourager la marche à pied, Saint-Dizier a modifié les itinéraires vers les écoles et mis en place des mesures de sécurité afin de rendre le trajet plus agréable et plus accessible. Dans le cadre d'une vision plus large qui s'étend jusqu'en 2026-2027, Saint-Dizier a également réaménagé un ancien site commercial en un complexe multisports. L'espace est réfléchi pour être accessible à tous, en particulier à ceux qui souhaitent faire du sport sans avoir besoin de s'inscrire dans un club ou d'obtenir une licence.
Saint-Dizier a bénéficié d’un soutien important de la part du Comité d'Organisation de Paris 2024, qui a fourni des ressources méthodologiques et financières. Par exemple, Paris 2024 a aidé à relever les défis méthodologiques liés à la création de cours de récréation inclusives et non genrées qui encouragent la participation de tous les enfants. Ils ont également facilité la réalisation d'études d'impact pour évaluer le succès de ces initiatives, en fournissant des données permettant d'affiner et d'améliorer les programmes. Ces études comprenaient des évaluations de l'utilisation de l'espace public, qui ont éclairé l'approche de la ville en matière de planification et d'investissement à long terme.
Défis rencontrés et les solutions adoptés pour y répondre
La ville s'est efforcée de créer des opportunités de participation aux activités sur le thème des Jeux Olympiques et Paralympiques pour tous les résidents, indépendamment de leur origine socio-économique ou culturelle. Malgré ces efforts, il a été reconnu que tous les groupes n'étaient pas également engagés, et la commune a constamment cherché à éliminer les obstacles à la participation. Parmi les défis auxquels la ville a dû faire face figurait la résistance de certaines écoles locales à adopter des modifications dans leurs programmes sportifs. Par exemple, l'intégration d'espaces non genrés dans les cours d'école a suscité des débats sur les normes éducatives et culturelles. Les écoles se sont d'abord montrées réticentes à des changements tels que le réaménagement des aires de sport traditionnelles, car ces ajustements entraient en conflit avec les programmes et règlements existants. La municipalité a travaillé en étroite collaboration avec Paris 2024 et d'autres parties prenantes pour répondre à ces préoccupations, en fournissant un soutien méthodologique pour faciliter l'intégration de ces nouvelles idées dans le système éducatif local.
Bien que la ville ait réussi à impliquer de nombreux résidents, un défi persistant consistait à atteindre les populations « invisibles, » c'est-à-dire les personnes éloignées de l'emploi et des activités locales en raison de barrières socio-économiques, culturelles ou géographiques. Ce problème était particulièrement prononcé dans les zones rurales, où les contraintes de transport et de mobilité aggravaient les difficultés de participation. Par conséquent, la ville a collaboré avec des associations locales pour développer des programmes et fournir un accès gratuit ou à faible coût aux événements. Malgré ces efforts, l'engagement total de ces groupes demeure un défi.
Résultats
Une étude a été menée à Saint-Dizier, ville pilote du dispositif, afin d’évaluer l’impact des aménagements du design actif sur les comportements des habitants. Les résultats observés ont montré que 71 % des habitants estimaient que les escaliers et les marquages au sol les incitaient à les utiliser davantage ; 42 % empruntaient les escaliers lorsqu’ils se rendaient au parc du Deauville ; et 14 % déclaraient que la présence de ces nouveaux aménagements leur avait permis de se remettre en mouvement ou de reprendre une activité physique. Par ailleurs, le nombre de cours d’école réaménagées était passé de 2 à Saint-Dizier à 200 sur l’ensemble du territoire en 2023, avec un objectif de 1 500 cours transformées dans les années suivantes partout en France (Organising Committee Paris 2024, 2023[17]).
Par ailleurs, selon l'administration municipale, les événements liés aux Jeux Olympiques et Paralympiques ont attiré des visiteurs, ce qui a entraîné une augmentation de la demande dans les hôtels, les restaurants et les magasins locaux. Les hôtels ont fait état d'un taux d'occupation maximal et les commerces du centre-ville ont vu leur fréquentation augmenter pendant pratiquement toutes les activités organisées par la ville sur le thème des Jeux. Au-delà des avantages économiques, la ville a également accueilli des événements culturels et sportifs qui ont permis de promouvoir de nouvelles disciplines olympiques telles que le basket-ball 3x3 et le skate-board. Ces efforts s'inscrivent dans la stratégie plus large de la ville visant à revitaliser l'engagement local et à démontrer la valeur des sports et de la culture auprès de ses habitants.
Les initiatives menées à Saint-Dizier s’inscrivaient dans une vision plus large de l’avenir de la ville, avec des retombées allant au-delà de 2024. En favorisant les partenariats entre les secteurs public et privé, la ville visait à garantir la pérennité de ses projets. Le développement de réseaux locaux et les investissements à long terme ont tous contribué à cette vision.
Références
[4] (n.a.) (2024), “Jeux paralympiques 2024 : les discriminations liées au handicap, en chiffres et graphiques”, Le Monde, https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2024/08/30/jeux-paralympiques-2024-les-discriminations-liees-au-handicap-en-chiffres-et-graphiques_6299342_4355770.html.
[14] Académie de Nancy-Metz (2022), Comité de pilotage académique Label génération 2024, 16 décembre 2022, https://sites.ac-nancy-metz.fr/eps/wp/wp-content/uploads/2023/06/COPIL_G24_16-12-22.pdf.
[11] Blom, A. et al. (2017), “Bright spots, physical activity investments that work: the Finnish Schools on the Move programme”, British Journal of Sports Medicine, Vol. 52/13, pp. 820-822, https://doi.org/10.1136/bjsports-2017-097711.
[1] Christian Krekel, G. (2025), “Passing on the flame: Do mega sports events promote health behaviours?”, Social Science & Medicine, Vol. Volume 377, https://doi.org/10.1016/j.socscimed.2025.117921.
[5] Comité d’Organisation Paris 2024 (2024), RAPPORT DURABILITÉ & HÉRITAGE POST-JEUX, AXE STRATÉGIQUE : LIVRER DES JEUX PLUS RESPONSABLES, https://library.olympics.com/detailstatic.aspx?RSC_BASE=SYRACUSE&RSC_DOCID=3460058&TITLE=rapport-durabilite-heritage-post-jeux-axe-strategique-livrer-des-jeux-plus-responsables-paris-2024-c&_lg=fr-FR.
[15] Delaplace, M. and P. Schut (2024), Planning the Paris 2024 Olympic and Paralympic Games, Palgrave Macmillan, https://doi.org/10.1007/978-981-97-3725-3.
[3] International Paralympic Committee (2020), Accessibility Guide.
[6] Le Comité Paralympique et Sportif Français (2025), , https://france-paralympique.fr/actualite/club-inclusif-prolonge-jusquen-2027/ (accessed on 5 May 2025).
[16] Ministère de l’Éducation Nationale et de la Jeunesse (n.d.), Établissements labellisés “Génération 2024”, https://data.education.gouv.fr/explore/dataset/fr-en-etablissements-labellises-generation-2024/export/ (accessed on 20 December 2024).
[9] OECD (2023), “Diet and physical activity”, in Health at a Glance 2023: OECD Indicators, OECD Publishing, https://doi.org/10.1787/7a7afb35-en.
[8] OECD Publishing, P. (ed.) (2023), Step Up! Tackling the Burden of Insufficient Physical Activity in Europe, https://doi.org/10.1787/500a9601-en.
[17] Organising Committee Paris 2024 (2023), Interim Evaluation Report on the Legacy & Sustainability Strategy of Paris 2024; Executive Summary Report, https://cdes.fr/wp-content/uploads/2023/11/Executive-Summery-VENG-final.pdf.
[10] Paris 2024 (2024), Rapport durabilité et héritage pré-jeux.
[12] Paris 2024 (2024), Rapport Durabilité et Héritage Pré-Jeux.
[7] Paris 2024 (2021), Rapport durabilité et héritage.
[2] Population Health Directorate Scottish Government (2018), Glasgow 2014 Commonwealth Games legacy: final evaluation report April 2018, https://www.gov.scot/publications/glasgow-2014-commonwealth-games-legacy-final-evaluation-report-april-2018/.
[13] SÉNAT 2023-2024 (2024), RAPPORT D’INFORMATION FAIT au nom de la commission de la culture, de l’éducation, de la communication et du sport sur l’évaluation territoriale du dispositif « 30 minutes d’activité physique quotidienne à l’école » N° 774 SÉNAT 2023-2024, https://www.senat.fr/rap/r23-774/r23-7741.pdf.
Notes
Copier le lien de Notes← 1. L'académie de Créteil est l'une des directions régionales de l'éducation nationale en France, chargée de gérer le système éducatif national français dans une zone géographique spécifique. Elle est l'une des 30 académies du pays et est placée sous l'autorité du ministère de l'Éducation nationale. L'académie de Créteil est située dans l'est de l'agglomération parisienne et couvre une partie de la région administrative d'Île-de-France, les départements de la Seine-Saint-Denis (93), du Val-de-Marne (94) et de la Seine-et-Marne (77).
← 2. Article 17, Loi n° 2022-296 visant à démocratiser le sport en France (Article 17 inclue « Art. L. 321-3-1.-Outre le programme d'enseignement de l'éducation physique et sportive, l'État garantit une pratique quotidienne minimale d'activités physiques et sportives au sein des écoles primaires »).
← 3. Webinaire des référents 30 minutes d'activité physique quotidienne 9 mars 2021 Document de synthèse, Ministère de l'éducation nationale, de la jeunesse et des sports.
← 4. L'étude a été réalisée dans le cadre du processus d'évaluation de la stratégie "Héritage et durabilité". Elle a été commandée par Paris 2024 et menée par l'Observatoire national de l'activité physique et de la sédentarité (ONAPS).