En Mauritanie, la disposition relative au dépôt local s’applique lorsqu’un Groupe d’EMN a une Entité constitutive établie en Mauritanie qui n’est pas l’Entité mère ultime du Groupe, et que la juridiction de résidence de l’Entité mère ultime du Groupe ne figure pas sur une liste de juridictions ayant conclu un accord avec la Mauritanie autorisant l’échange automatique des déclarations pays par pays, mais avec laquelle la Mauritanie a conclu un accord d’échange de renseignements fiscaux. Cette n’a pas encore été publiée. Aucune recommandation n’est formulée, mais ce point fera l’objet d’un suivi.
L’examen par les pairs de 2022-2023 de la Mauritanie l’invitait à modifier son droit primaire ou à s’assurer que le dépôt local est possible uniquement si « la juridiction où réside l’Entité mère ultime à des fins fiscales a conclu un Accord international dont la juridiction concernée est partie, mais n’a pas d’Accord éligible entre autorités compétentes en vigueur auquel cette juridiction est partie à la date du dépôt de la déclaration pays par pays ». La Mauritanie ayant modifié sa législation pour faire en sorte que le dépôt local n’intervienne que dans les circonstances admises par le standard minimum, cette recommandation est supprimée12.
L’examen par les pairs de 2022-2023 de la Mauritanie l’invitait à modifier son droit primaire ou à préciser que le dépôt local s’appliquera uniquement en cas de « Défaillance systémique ». La Mauritanie ayant modifié sa législation afin d’y introduire cette définition, cette recommandation est supprimée13.
La Mauritanie a mis en place dans sa législation une obligation de dépôt local même si elle ne remplit pas encore l’ensemble des critères de cohérence, de confidentialité et d’usage approprié. Il est par conséquent recommandé que la Mauritanie prenne des mesures pour faire en sorte que le dépôt local n’intervienne que dans les circonstances admises par le standard minimum. Cette recommandation reste inchangée depuis l’examen par les pairs de 2022-2023.