L’indicateur du vivre mieux est paru pour la première fois en 2011, en même temps que le Cadre de mesure du bien-être de l’OCDE. Le Cadre a depuis été affiné à mesure que notre compréhension du bien-être a évolué et s’est précisée. L’indicateur du vivre mieux a été actualisé en 2025 pour tenir compte de ces changements et s’aligner sur d’autres outils et cadres utilisés par le Centre WISE.
Il permet aux utilisateurs de sélectionner les dimensions du bien-être actuel qui comptent le plus pour eux. À l’aide des indicateurs principaux (voir la question ci-dessus), on calcule ensuite un score synthétique du résultat de chaque pays de l’OCDE par rapport aux autres. Pour ce faire, plusieurs hypothèses sont formulées :
Attribution des pondérations
Au départ, les pondérations sont fixées par défaut à 5 (point médian des valeurs de pondération possibles) pour toutes les dimensions du bien-être actuel.
Des pondérations sont ensuite attribuées par les utilisateurs lorsqu’ils construisent et personnalisent leur propre indicateur du vivre mieux. Chaque dimension est notée de 0 (« pas important ») à 10 (« très important »). Le score attribué à chaque dimension est converti en une pondération en divisant le score par la somme des scores attribués à l’ensemble des thèmes.
Par exemple, si un utilisateur attribue un score de 10 aux connaissances et compétences et de 5 aux dix autres dimensions, son indice de référence pondèrera les connaissances et compétences par un facteur de 10/60 (soit environ 16.7 %) et tous les autres sujets par un facteur de 5/60 (soit environ 8.3 %). La somme de toutes les pondérations est de 100 %.
Normalisation des indicateurs
L’indicateur du vivre mieux comprend les 24 indicateurs principaux du bien-être actuel de la base de données de l’OCDE sur le bien-être. Ces indicateurs sont exprimés en unités différentes (dollars, années, etc.). Pour les comparer et les agréger, ces valeurs doivent être normalisées.
Cette normalisation est effectuée selon une formule standard qui permet de convertir les valeurs initiales des indicateurs en nombres variant dans une plage comprise entre 0 (pire résultat possible) et 1 (meilleur résultat possible).
Cette formule est la suivante :
(valeur à convertir – valeur minimale / valeur maximale – valeur minimale)
Lorsqu’un indicateur mesure une composante négative du bien-être (l'homicide, par exemple), la formule utilisée est la suivante :
1 – (valeur à convertir – valeur minimale / valeur maximale – valeur minimale)
Agrégation des indicateurs
Chaque thème du bien-être est mesuré à l’aide d’un à trois indicateurs. Après normalisation, les indicateurs sont moyennés avec des pondérations égales. Par exemple, le travail et la qualité de l’emploi sont mesurés à l’aide des trois indicateurs principaux de la dimension du bien-être : le taux d’emploi, l’écart salarial entre hommes et femmes et les longues journées de travail. Le score Travail et qualité de l’emploi sera donc calculé comme suit :
Taux d’emploi + écart salarial entre hommes et femmes + longues journées de travail / 3
Valeurs imputées
Les valeurs imputées représentent un très petit nombre d’observations (environ 8 % des données) utilisées pour construire l’indicateur du vivre mieux. Elles renvoient à des estimations des données manquantes obtenues à l’aide de techniques statistiques particulières pour compléter les valeurs des pays lorsqu’elles sont absentes. Bien que ces imputations n’aient pas d’incidence significative sur les résultats de l’indicateur du vivre mieux, les valeurs estimées doivent être interprétées avec prudence. La page de l’Observatoire des données consacrée au bien-être actuel indiquera généralement les valeurs manquantes qui ont été imputées, mais comme il n’y a pas d’année minimale pour l’indicateur du vivre mieux, elles ne sont pas toujours cohérentes. Consultez l’ensemble des données relatives au bien-être actuel dans la Base de données de l’OCDE sur le bien-être pour voir où se situent toutes les valeurs manquantes pour votre pays.
Note : les différentes versions de l’indicateur du vivre mieux ne sont pas comparables en raison des hypothèses nécessaires pour le calculer et des mises à jour des indicateurs entre chaque diffusion.