Ces dernières années, les chaînes de valeur mondiales (CVM) ont été davantage exposées à des perturbations fréquentes et de fortes intensités, ce qui conduit à disposer d’outils plus efficaces pour évaluer les risques liés à la participation aux CVM. Comparés aux indicateurs de commerce en valeur ajoutée (TiVA), les indicateurs sur la production brute rendent compte de la manière dont les chocs systémiques, tels que les catastrophes naturelles ou les tensions géopolitiques, tendent à perturber la valeur totale (c'est-à-dire cumulée) des produits échangés plutôt que la seule valeur ajoutée générée dans le pays subissant les perturbations. Par conséquent, les intrants intermédiaires provenant d'une économie partenaire, ou à destination de celle-ci, peuvent être comptabilisés plus d'une fois lorsque les biens ou les services franchissent les frontières à de multiples reprises.
Comme les indicateurs TiVA, les indicateurs sur la production brute prennent en compte :
- La dépendance commerciale directe - par exemple, le pays A expédie directement des intrants vers le pays B.
- La dépendance commerciale indirecte ou "cachée" - par exemple, le pays A expédie des intrants vers le pays B en passant par le pays C.
Les indicateurs sur la production brute sont établis à partir des Tableaux internationaux des entrées-sorties de l'OCDE, disponibles pour 81 économies (dont le Reste du monde), 50 branches d’activité économique et pour la période de 1995 à 2022.