De par mon travail avec des étudiants défavorisés du monde entier, j’ai pu constater à quel point l’équité dans l’éducation dépend souvent du soutien local. Des conseils accessibles, tels que le mentorat par les pairs et des ateliers ciblés, peuvent mettre les opportunités à portée de main. C’est ainsi que les initiatives menées par les étudiants et les réseaux de jeunes réussissent souvent là où des systèmes plus grands échouent. En comblant le déficit d’information et en instaurant un climat de confiance, elles contribuent à transformer les ambitions en mesures concrètes, ce qui est vital pour les étudiants de première génération et les étudiants étrangers. Ainsi, les jeunes n’adhèrent pas seulement aux ODD : ils les incarnent et les font progresser.
Traduire des objectifs mondiaux en actions locales ne signifie pas revoir les ambitions à la baisse, mais les rendre plus accessibles. Les ODD fonctionnent uniquement lorsque les jeunes se les approprient et ont les moyens d’agir dans leur propre vie et dans leur communauté. Pour concrétiser les ODD à l’échelle locale, nous devons considérer les jeunes non pas seulement comme de futurs dirigeants et bénéficiaires, mais d’ores et déjà comme des architectes du changement.
Alexander Zsolt Németh
Les recherches que j’ai menées sur l’expression politique des jeunes en ligne montrent que les mèmes humoristiques et les vidéos courtes sont devenus un outil de participation civique étonnamment efficace. Ils permettent aux jeunes des communautés périphériques et moins engagées politiquement de mettre en lumière des problèmes très concrets tels que l’accès inégal au haut débit, l’alcoolisme ou la violence fondée sur le genre, sans provoquer les réactions négatives qu’une protestation directe pourrait susciter. Les mots-dièse et les tendances peuvent franchir les frontières du jour au lendemain, attirant dans leur sillage des journalistes, des ONG et, de plus en plus, des responsables politiques. Parfois, cette attention se transforme en action ; un thème est ajouté à l’ordre du jour d’une réunion d’un conseil municipal, un projet pilote est proposé, une ligne budgétaire est réaffectée. Ainsi, l’humour en ligne a le potentiel de promouvoir discrètement le Programme à l’horizon 2030 au sens large, depuis la résilience des infrastructures jusqu’à l’égalité des genres en passant par des institutions ouvertes et responsables. Cette boucle virtuelle-physique peut transformer les smartphones en véritables « radars » politiques en temps réel, et les dirigeants qui l’ignorent risquent de s’aliéner une génération déjà sceptique et disposant des outils nécessaires pour rendre ce scepticisme viral.
Amadej Petan
Tout au long de l’histoire, les jeunes ont joué un rôle essentiel de moteur du changement. Il y a 50 ans, dans mon pays, le Portugal, des manifestations étudiantes ont contribué à déclencher la révolution qui a mis fin à des décennies de dictature. Cet esprit perdure aujourd’hui encore, alors que des étudiants serbes à l’origine de manifestations contre la corruption viennent d’être nominés pour le prix Nobel de la paix. Des marches pour le climat à l’activisme numérique, en passant par des mouvements audacieux ou des gestes quotidiens silencieux, les jeunes du monde entier se mobilisent chaque jour pour les ODD. Personnellement, je m’implique à travers Semear Futuro, l’ONG que j’ai fondée, où 65 jeunes bénévoles portugais, tous âgés de moins de 25 ans, travaillent pour améliorer les résultats scolaires des jeunes au Cabo Verde. Chaque année, nous organisons des missions sur place, équipons des écoles et proposons des formations gratuites à plus de 1 000 élèves cap-verdiens, prouvant que les actions menées par les jeunes ne connaissent pas de frontières. De Nairobi à Paris en passant par Bogotá, la prochaine étape est claire : nous devons renforcer la coopération mondiale entre les jeunes pour établir des liens, inspirer et construire - ensemble.
Beatriz Moutinho
Dans le monde d’aujourd’hui, où les problèmes non résolus se transmettent aux générations futures, la voix des jeunes est trop souvent passée sous silence. Il en résulte de sérieux défis pour une jeunesse enthousiaste qui s’efforce de changer les choses. Je suis convaincue que les jeunes ont un potentiel unique pour jouer un rôle de trait d’union, en traduisant les politiques en actions et même en contribuant à leur élaboration. Pourtant, nous nous heurtons souvent à des obstacles : l’accès au marché du travail est difficile, et les financements, le mentorat et le soutien institutionnel nous font souvent défaut. Un projet de nettoyage piloté par des jeunes peut attirer l’attention, mais sans soutien systémique, il ne peut pas résoudre des problèmes plus profonds tels que la raréfaction de l’eau ou des infrastructures défaillantes.
En tant qu’Arabe israélienne issue d’une société diversifiée, j’ai créé un club artistique qui rassemble des personnes d’horizons différents afin qu’elles puissent échanger à travers la créativité et le dialogue, dans le but de promouvoir l’inclusion et la compréhension mutuelle. Mais des initiatives de cette nature ont besoin d’un soutien plus large pour prospérer. Nos ressources sont peut-être limitées, mais nos voix ne le sont pas. Je pense que nous ne devons pas attendre qu’on nous donne la permission : nous devons façonner notre avenir dès aujourd’hui, en agissant au niveau local et sans crainte.
Dareen Zayed
Les 17 Objectifs de développement durable peuvent être perçus comme des objectifs distincts, mais des initiatives comme la Journée internationale de la jeunesse soulignent à quel point ils sont interconnectés. Prenons l’éducation de qualité (ODD 4), par exemple : elle joue un rôle clé dans la réduction de la pauvreté (ODD 1) et l’amélioration de l’accès des filles et des femmes à l’échelle mondiale, faisant ainsi progresser l’égalité des genres (ODD 5). Une éducation sexuelle complète, telle que promue par l’UNESCO, peut également contribuer à réduire la violence fondée sur le genre en dotant les jeunes de connaissances et de compétences en matière de santé, de dignité et de relations respectueuses dès leur plus jeune âge. Un enseignement inclusif et de qualité doit aller de pair avec une égalité des chances professionnelles pour que tous les individus, indépendamment de leur genre ou de leur milieu d’origine, puissent s’épanouir. Cela favorise en retour l’innovation et une croissance économique soutenue (ODD 8). Pour les jeunes comme moi, les ODD ne sont pas des objectifs abstraits : ils reflètent des problèmes concrets et les relations complexes entre les défis de notre époque. Ils jettent les bases d’un avenir juste et équitable, qui commence par l’action dans nos communautés locales.
Hamza Ghoumrassi
Après le meurtre de George Floyd en 2020, des mobilisations internationales ont affirmé que la vie des Noirs importait, en établissant des liens entre les manifestations mondiales et locales du racisme systémique. Alors que le discours public était souvent axé sur le maintien de l’ordre, les jeunes organisateurs et chercheurs ont élargi le débat pour aborder la question du racisme systémique dans les soins de santé, les systèmes judiciaires, les marchés du travail, le logement, etc.
Grâce à des contenus accessibles en ligne, tels que des vidéos, des infographies et des podcasts, de jeunes militants ont collaboré par-delà les frontières pour intégrer le racisme systémique et l’intersectionnalité dans les débats publics à travers le monde. Ainsi, au milieu de la pandémie de COVID-19, ces organisateurs ont su sensibiliser le public à son impact disproportionné sur les communautés racialisées aux États-Unis et ailleurs dans le monde entier. Cela a incité de nombreux jeunes, dont moi-même, à s’intéresser aux disparités similaires dans leur propre pays et à mettre en lumière les liens de causalité entre le racisme systémique et les inégalités en matière de santé.
Un tel recadrage est particulièrement important pour les responsables de l’action publique, car il souligne la nécessité de tenir pleinement compte des effets cumulatifs de la race, du genre, de la classe sociale et des capacités lors de l’élaboration des politiques. Pour que la réalisation des ODD ait un sens, nous devons recentrer et étoffer ce corpus croissant de travaux de recherche sur les inégalités systémiques afin de garantir qu’aucune communauté ni quiconque ne soit laissé de côté.
Hanna Agbanrin
Cet été, mon travail auprès de femmes et de jeunes réfugiés d’Afghanistan, du Yémen et de Somalie m’a montré à quel point les actions locales menées par les jeunes sont essentielles pour atteindre les objectifs de développement durable. Bon nombre de ces réfugiés sont confrontés à des obstacles tels que l’analphabétisme et le manque d’accès à l’éducation, des problèmes que les politiques doivent traiter de toute urgence avec empathie et inclusivité. Je pense que les politiques devraient être façonnées par la réalité concrète des communautés, en donnant aux jeunes les moyens d’être les agents du changement sur le terrain. Lorsque les jeunes sont véritablement considérés comme des partenaires, et pas seulement comme des bénéficiaires, les politiques peuvent devenir des outils puissants qui inspirent confiance et créent des opportunités. L’action locale des jeunes est l’étincelle qui déclenche le progrès mondial, transformant des objectifs ambitieux en un impact durable et significatif pour tous.
Katlego Khoza
Pour nous les jeunes, les objectifs mondiaux ne sont pas des cibles abstraites ; ce sont les réalités quotidiennes dans lesquelles nous vivons et l’avenir dont nous hériterons. Témoin direct de l’impact dévastateur de l’alcoolisme dans mon pays, l’Estonie, j’ai pu constater combien les défaillances de l’action publique à haut niveau se répercutent directement sur le bien-être de ma génération. D’où l’urgence de nous transformer de bénéficiaires passifs en architectes actifs du changement. Nous avons appris que nous ne pouvons pas attendre d’être invités à une table des négociations qui n’a pas été faite pour nous ; au contraire, nous construisons la nôtre. C’est autour de cette table que nous nouons des partenariats à l’instinct et créons des espaces où l’esprit de collaboration axé sur l’action pourra s’épanouir. C’est de cette manière que nous relions notre expérience locale de terrain à la stratégie mondiale et agissons en tant que catalyseurs pour transformer l’ambition des ODD en un avenir tangible et plus sain.
Kristjan Variksoo
Ayant grandi en Slovaquie et vivant aujourd’hui au Danemark, j’ai toujours été encline à trouver des solutions pratiques et locales à des problèmes mondiaux. Mon parcours — de la cofondation d’une ONG au mentorat d’élèves du secondaire en passant par la pratique de l’apiculture — m’a appris le pouvoir de débuter à petite échelle. Cette expérience m’a montré que le changement ne doit pas nécessairement commencer par de grands systèmes ; le point de départ peut être une communauté, une conversation ou même une idée. Pour moi, agir en faveur des ODD signifie créer des possibilités dans les sphères que je connais le mieux — qu’il s’agisse d’aider les jeunes à prendre confiance en eux ou de les associer à l’élaboration des politiques. L’important est de rester curieux, ancré dans le réel et désireux d’agir — même au niveau local ou à petite échelle.
Lenka Marčanová
Pendant mes études à Vienne, j’ai participé à un séminaire de recherche axé sur les Objectifs de développement durable, où j’ai examiné les effets à divers niveaux de la crise économique en Laconie, dans le sud de la Grèce. J’ai rencontré des familles, des jeunes, des autorités locales et des producteurs, et réuni des données sur la vie quotidienne et la situation financière de ces personnes. Les principaux défis recensés étaient le surendettement des ménages et l’absence d’action collective en faveur de solutions durables. À partir de ces conclusions, j’ai conçu un projet visant à transformer des propriétés et des espaces vacants en locations de courte durée. Au départ, je gérais un petit nombre de biens, mais leur nombre a progressivement augmenté à mesure que de plus en plus de jeunes, convaincus par les résultats, encourageaient les membres plus âgés de leur famille, plus hésitants, à rejoindre mon initiative.
Ce projet valorisait aussi les produits locaux grâce à un agrotourisme durable, en impliquant différents métiers, tels que les pêcheurs, et en proposant aux visiteurs des expériences telles que la fabrication de fromages. Cette initiative a aidé la communauté locale à augmenter son revenu disponible, à créer davantage d’emplois et à stimuler l’activité économique globale, atténuant ainsi les effets de la crise et faisant évoluer une activité économique limitée vers une vision communautaire forte et durable.
Loukas Kontakos Menenakos
Ayant grandi en tant que jeune déplacée, j’ai pu constater de mes propres yeux à quel point les initiatives locales de jeunes peuvent transformer l’incertitude en opportunité. Que ce soit en cofondant un centre d’apprentissage dirigé par des réfugiés en Indonésie ou en défendant des jeunes réfugiés en Nouvelle-Zélande, j’ai appris que le changement significatif commence lorsque les jeunes sont considérés comme des partenaires dignes de confiance, et pas simplement comme des bénéficiaires. Notre expérience de vie apporte un éclairage décisif pour décliner les ODD au niveau local de manière pertinente, inclusive et durable. Pour adapter les ODD au contexte local, il faut écouter, nouer des liens et répondre aux besoins réels des jeunes sur le terrain. Les jeunes sont le trait d’union entre la théorie et la pratique et entre l’espoir et l’action. L’avenir que nous voulons, c’est celui que nous construisons déjà, ensemble, en partant de la base.
Madiha Ali
En tant que jeune défenseuse du développement urbain, en particulier dans les domaines de la mobilité, des transports et des infrastructures, je pense que la force des jeunes, c’est leur engagement unique auprès des communautés locales, où les ODD ne sont pas seulement des objectifs à atteindre, mais des engagements qui se reflètent dans des actions quotidiennes susceptibles de transformer la société et l’environnement dans lesquels nous vivons. Les villes du Sud doivent de toute urgence comprendre leur propre contexte et saisir l’occasion unique qui leur est offerte de faire l’impasse sur le développement à forte intensité de carbone. En tant que jeunes représentants, nous devons faire entendre notre voix et imaginer un avenir vivable où chacun a sa place. Des systèmes plus écologiques et inclusifs sont possibles et pourraient être la somme de chacune des interventions locales où les jeunes leaders vont de l’avant.
María Camila Páez
J’ai eu le privilège d’être le témoin direct de la façon dont un groupe de jeunes motivés, aussi petit soit-il, peut avoir un impact significatif sur sa communauté. Je crois que la jeunesse est synonyme d’énergie et d’idées nouvelles et pragmatiques qui répondent aux besoins de notre époque. Notre proximité avec les défis d’aujourd’hui nous donne une capacité unique d’évaluer et de proposer des solutions innovantes, réalistes et, dans la plupart des cas, efficaces. Par ailleurs, les problèmes mondiaux deviennent plus faciles à gérer lorsque de plus en plus de communautés s’approprient les solutions, et les jeunes bien organisés peuvent être les mieux placés pour mener cet effort. Lorsqu’on donne aux jeunes les outils nécessaires pour diriger et les plateformes pour se faire entendre, on libère tout le potentiel des solutions locales pour résoudre les problèmes mondiaux.
María Paz Garrido
Originaire de Norvège, un pays qui a de solides traditions en matière de durabilité et de coopération, j’ai toujours pensé que des changements significatifs commencent près de chez moi. L’impact de l’action locale des jeunes est clair. Un exemple frappant est la grève scolaire pour le climat lancée par Greta Thunberg dans notre pays voisin, la Suède, qui a commencé comme une manifestation isolée et s’est transformée en un mouvement mondial. Partout dans le monde, les jeunes nouent des partenariats, partagent leurs connaissances et se font les porte-voix les uns des autres. Qu’il s’agisse de plaider pour la justice climatique, l’équité sociale ou le développement inclusif, nous continuons de montrer que les ODD ne sont pas seulement des ambitions mondiales, mais qu’ils sont profondément ancrés dans les réalités locales. Nous n’attendons pas d’être inclus. D’ores et déjà, nous collaborons, agissons et montrons que la coopération menée par les jeunes est essentielle pour bâtir un monde plus juste et plus durable.
Mia Kraknes
Pour moi, les jeunes sont le chaînon manquant entre les objectifs mondiaux et le changement sur le terrain. J’ai travaillé avec des étudiants dans des zones rurales de Thaïlande qui construisent des véhicules électriques à partir de ferraille, et avec des adolescents en Australie qui conçoivent des projets d’action climatique sans aucun budget. Ce ne sont pas les « leaders de demain » ; ce sont les acteurs du changement d’aujourd’hui. En tant que jeune chargé de mettre en place des programmes éducatifs dans toute la région Asie-Pacifique, j’ai pu constater à quel point les ODD peuvent sembler abstraits jusqu’à ce que les jeunes leur donnent vie dans nos rues, nos écoles et nos foyers.
Décliner les ODD au niveau local ne signifie PAS restreindre notre vision ; cela signifie en faire une réalité. Et ce sont les jeunes qui le font le mieux (et le plus rapidement). Ils écoutent attentivement, agissent vite et dirigent en s’appuyant sur leur vécu. Leur travail n’est pas lié à des titres ou à des considérations politiques ; il est motivé par un objectif. Si les institutions mondiales veulent bâtir un meilleur avenir, elles doivent cesser de traiter les jeunes comme des parties prenantes et commencer à en faire des co-acteurs. Les financer. Les soutenir. Construire avec eux. Parce qu’on ne peut pas bâtir l’avenir sans ceux qui le construisent déjà aujourd’hui.
Nirajit Syamal
J’ai regardé Massoud s’éloigner, et j’ai vu à la façon dont il se tenait, le léger rebond dans sa démarche, que mon élève respirait la confiance. Quelques minutes plus tôt, Massoud était arrivé à l’improviste avant mon cours, rayonnant, et m’avait annoncé qu’il avait reçu une offre d’emploi. J’ai souris en repensant à toutes les fois où nous avions pratiqué l’anglais lorsque j’étais son enseignante. Durant ces moments, j’en ai appris davantage sur sa vie en Amérique, sur ses deux enfants d’âge scolaire et sur le stress que sa femme endurait en s’absentant de son travail pour s’occuper de leurs enfants pendant que Massoud suivait ses cours. Consciente qu’il fallait agir, j’ai commencé à travailler en étroite collaboration avec le directeur du programme et d’autres personnes. Nous avons créé un programme extra-scolaire dans le cadre duquel des bénévoles aident les élèves à faire leurs devoirs, offrant ainsi à des parents comme Massoud et son épouse le soutien dont ils ont besoin pour poursuivre leurs objectifs éducatifs et professionnels sans sacrifier le bien-être de leurs enfants.
Rachel Ooi
Au Japon, garder le silence est souvent considéré comme un signe de respect. J’ai grandi en apprenant à écouter patiemment, une valeur que je chéris encore aujourd’hui, en particulier dans les discussions internationales. Cependant, de retour de l’étranger, j’ai réalisé que cette norme culturelle peut parfois empêcher les jeunes d’exprimer leurs opinions, en particulier dans une pièce remplie d’adultes. Lors du Sommet de l’avenir organisé par les Nations Unies en 2024, j’ai été inspirée par l’attention accordée à la participation des jeunes, mais cela m’a également rappelé l’importance de créer des espaces où les jeunes se sentent véritablement libres de s’exprimer. Pour que les jeunes contribuent activement, les adultes doivent promouvoir des environnements où leur voix sera entendue. C’est pourquoi je suis très reconnaissante de faire partie de Youthwise. Je pense que nouer des liens personnels non seulement avec les jeunes, mais aussi avec les adultes, est une étape importante vers un dialogue ouvert et, à terme, vers la transformation des attentes mondiales en une collaboration locale et concrète.
Sakura Kume
En tant que jeune militante issue à la fois des communautés britannique et sud‑asiatique, j’ai pu constater que les objectifs mondiaux ne prennent tout leur sens que lorsqu’ils sont façonnés par les voix locales et la compréhension culturelle. Mon travail porte sur la santé mentale, l’inclusion des personnes handicapées et la voix des jeunes. Je m’appuie sur mon expérience personnelle pour lutter contre la stigmatisation et créer des systèmes plus équitables. Grâce à des services de conseil dirigés par des jeunes, la mise en récit et le dialogue interculturel, j’ai aidé des organisations au Royaume-Uni, en Inde et en Asie‑Pacifique à placer les jeunes au cœur de leur travail. Pour moi, les jeunes ne sont pas seulement des participants à la réalisation des Objectifs de développement durable, ce sont mais des partenaires essentiels à leur mise en œuvre. Notre expérience procure une vision, un sens de l’urgence et une créativité qui peuvent combler le fossé entre la politique et la pratique. Lorsque nous sommes véritablement inclus et dotés des ressources nécessaires, nous insufflons un changement à la fois significatif et ancré dans les besoins réels de la communauté.
Tanya Marwaha
Ce blog a été rédigé par les membres de Youthwise 2025, la quatrième promotion du Conseil consultatif des jeunes de l’OCDE. Les opinions et déclarations exprimées dans ce document sont celles des membres de Youthwise. Elles ne représentent pas celles de l'OCDE, de ses membres ou de son personnel.