L’économie de la Nouvelle-Zélande monte en puissance, grâce à la baisse des taux d’intérêt et à des exportations qui résistent bien, mais la demande intérieure de biens et de services reste faible. Pour stimuler la croissance, il faudra mettre en place des réformes énergiques à même d’améliorer la sécurité énergétique et l’accessibilité financière de l’énergie, ainsi que d’approfondir les marchés de capitaux, selon un nouveau rapport de l’OCDE.
La croissance du PIB de la Nouvelle‑Zélande devrait augmenter pour atteindre 1.4 % en 2026 et 2.3 % en 2027, selon les projections de la dernière Étude économique de l’OCDE consacrée à ce pays. En 2025, l’inflation, à 2.8 %, se situait dans la fourchette retenue comme objectif (1 % à 3 %) et devrait grimper à 3.4 % en 2026, avant de refluer à 2.4 % en 2027.
Afin de préserver la stabilité macroéconomique, les autorités devraient poursuivre l’assainissement des finances publiques, tandis que les réflexions sur la politique monétaire ne devraient pas s’arrêter au choc initial sur les prix des carburants et veiller à ce que les anticipations d’inflation restent ancrées. Un facteur majeur d’incertitude associée à ces perspectives réside dans la durée du conflit au Moyen-Orient. Une crise prolongée augmenterait la probabilité de tensions inflationnistes durables, de pénuries de carburant et d’un affaiblissement de la croissance.
Le vieillissement démographique constitue le principal facteur de tension budgétaire en Nouvelle-Zélande : les dépenses de santé et de retraite devraient croître d’environ 5 points de PIB d’ici à 2060. La poursuite de l’assainissement budgétaire sera cruciale face au déficit structurel à court et moyen terme. Accélérer l’adoption des technologies numériques, en particulier de l’IA, dans l’ensemble du système de santé permettrait d’accroître l’efficience des dépenses tout en améliorant la qualité et l’accès aux soins de santé.
Un train de réformes des retraites s’impose de toute urgence. Réformer le régime public de retraite en relevant l’âge d’ouverture des droits à pension parallèlement aux gains d’espérance de vie permettrait de placer les finances publiques sur une trajectoire plus viable. Continuer à relever les taux des cotisations par défaut au régime KiwiSaver – régime privé et facultatif d’épargne-retraite de Nouvelle‑Zélande – et réformer les pensions privées en déplaçant progressivement la fiscalité pour la faire porter sur les retraits plutôt que sur les versements et les rendements permettrait de stimuler sensiblement l’accumulation d’épargne-retraite privée et d’améliorer l’adéquation des revenus des retraités, dont les niveaux actuels sont bas.
La production d’électricité en Nouvelle-Zélande génère relativement peu d’émissions, mais le pays n’est pas à l’abri de difficultés comme les pénuries d’approvisionnement ou la hausse des prix. En mettant en place un marché transparent destiné à répondre aux besoins de sécurisation et de flexibilité de l’approvisionnement en électricité, qui assure un portefeuille d’approvisionnement indépendant et fiable en énergies autres que le gaz, la Nouvelle‑Zélande peut mettre un terme à la corrélation entre les prix du gaz et de l’électricité, laquelle fait grimper les prix. Cette approche permettrait de tirer parti des ressources naturelles du pays, d’encourager la concurrence, de réduire les émissions et de renforcer la sécurité énergétique.
Le développement d’un marché local des capitaux plus profond et plus diversifié, avec notamment un panel plus large de dispositifs privés d’épargne-retraite, est crucial pour relever la productivité. L’Étude fournit un cadre qui permettrait de combler d’importantes lacunes sur le marché des capitaux en relançant un marché des actions de croissance, étayé par un nouveau compte d’épargne-actions simplifié. La mise en place d’un fond de type Business Growth Fund (BGF) et d’une plateforme nationale de titrisation de prêts aux petites et moyennes entreprises donnerait aux entreprises prometteuses à forte croissance une solution de premier ordre pour obtenir des financements autres que les coûteux financements bancaires.
Consultez l’intégralité de l’Étude économique de l’OCDE sur la Nouvelle‑Zélande.
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