Les tensions géopolitiques et commerciales continuent de mettre l’économie de l’UE à rude épreuve. Il faut approfondir les réformes structurelles et redéfinir les priorités en matière de dépenses publiques pour dynamiser la croissance, selon un nouveau rapport de l’OCDE.
Selon la dernière Étude économique de l’OCDE consacrée à l’Union européenne et à la zone euro, la croissance du PIB de la zone euro devrait se raffermir et passer de 0.8 % en 2024 à 1.0 % en 2025 et 1.2 % en 2026. L’inflation ralentit dans la zone euro et devrait s’établir à 2.2 % en 2025 et 2.0 % en 2026, contre 2.4 en 2024, mais les autorités monétaires doivent rester vigilantes.
Le marché du travail restera tendu, la forte demande de main-d’œuvre alimentant la hausse des salaires et des revenus réels. L’assouplissement des conditions financières soutiendra l’investissement privé, tandis que l’investissement public bénéficiera des dépenses au titre du plan Next Generation EU.
Le resserrement budgétaire doit se poursuivre dans la plupart des pays de l’UE pour assurer la viabilité de la dette publique à long terme. Dans le même temps, une part plus importante de l’investissement public pourrait être coordonnée et financée au niveau de l’UE, notamment concernant les marchés publics dans le domaine de la défense et les infrastructures transfrontalières. Pour répondre aux besoins de dépenses supplémentaires, les pays de l’UE devront affecter de nouvelles ressources aux priorités considérées comme les plus importante à l’échelle européenne, et redéfinir les priorités concernant les postes budgétaires existants, en ciblant mieux les dépenses effectuées au titre de la cohésion sur les régions moins développées et en rationalisant les dépenses engagées au titre de la Politique agricole commune.
Il est indispensable de réduire la charge de la réglementation et de lever les obstacles sur le marché intérieur pour stimuler l’innovation, favoriser la dynamique des entreprises et accroître la productivité. Il sera également important d’approfondir les marchés de capitaux, en favorisant l’orientation des financements vers les domaines où ils sont le plus productifs. Un cadre robuste en matière d’aides publiques est essentiel pour maintenir des règles du jeu équitables permettant aux entreprises productives de croître et de porter des changements structurels.
Des aides à l’innovation plus efficaces contribueraient à faire face à la limitation des dépenses publiques de l’Union européenne consacrées à la recherche-développement. Pour cela, il faudrait procéder à des évaluations rigoureuses des programmes de recherche-développement en s’appuyant sur des indicateurs de performance clairs, réorienter les financements vers les programmes performants et mettre fin à ceux qui ne le sont pas.
Le niveau élevé des coûts de l’énergie réduit la compétitivité de l’Union européenne Réduire le coût de l’électricité nécessite d’engager des réformes destinées à en alléger la fiscalité, de développer les interconnexions internationales et de renforcer la concurrence. Une meilleure intégration des réseaux électriques permettrait aux pays d’exporter leurs excédents d’énergie et contribuerait de ce fait à garantir la sécurité de l’approvisionnement et à abaisser les coûts de l’énergie ailleurs. Elle faciliterait aussi une intégration plus fluide des énergies renouvelables, permettant ainsi d’atteindre plus efficacement les objectifs climatiques.
On trouvera ici une Synthèse de l’Étude économique de l’Union européenne et de la zone euro reprenant ses principales conclusions et ses graphiques clés (vous êtes invités à inclure ce lien dans vos articles).
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