Le 19 janvier 2013, la Colombie deviendra le 40e État Partie à la Convention anticorruption de l’OCDE. Lors d’une cérémonie célébrant à Paris l’adhésion de la Colombie, le Secrétaire général adjoint de l’OCDE, M. Rintaro Tamaki, a déclaré, en présence de la ministre colombienne de la Justice, Mme Ruth Stella Correa :
« La corruption fausse le fonctionnement des marchés et augmente le coût de l’activité économique. Ce mois-ci marque le 15e anniversaire de la Convention de l’OCDE sur la lutte contre la corruption, premier et seul instrument international juridiquement contraignant couvrant exclusivement la corruption active dans les transactions commerciales. L’adhésion de la Colombie à la Convention envoie aux États et aux entreprises d’Amérique latine un message fort sur l’importance de la coopération dans la lutte contre la corruption. »
La corruption d’un agent public étranger est illégale en Colombie depuis 2000. L’OCDE a invité la Colombie à adhérer au Groupe de travail de l’OCDE sur la corruption en novembre 2011 et à prendre les mesures nécessaires pour devenir Partie à la Convention.
La Colombie deviendra la 40e Partie à la Convention anticorruption de l’OCDE le 19 janvier 2013, soit 60 jours après le dépôt de son instrument d’adhésion.
Elle fera l’objet d’examens systématiques de la mise en œuvre de sa législation anticorruption, à commencer par un premier examen qui aura lieu en décembre 2012.
La Convention anticorruption de l’OCDE, entrée en vigueur en 1999, interdit la corruption d’agents publics étrangers dans les transactions commerciales internationales. La Convention vise à garantir l’efficacité de la lutte contre la corruption, instaurant ainsi des règles du jeu équitables, au moyen des examens par pays et des évaluations approfondies par les pairs qui sont menés à bien en vue d’en assurer sa mise en œuvre.
Les 34 pays membres de l’OCDE, ainsi que l’Afrique du Sud, l’Argentine, le Brésil, la Bulgarie et la Russie, sont Parties à la Convention.