Dans un contexte marqué par une forte informalité, une nouvelle étude de l’OCDE souligne que l’élargissement de l’espace budgétaire, à travers notamment une augmentation des recettes fiscales, est essentiel pour renforcer le financement de l’assistance sociale.
Le rapport Financement de la protection sociale au Sénégal analyse les besoins de financement supplémentaires nécessaires pour étendre la couverture de l’assistance sociale au Sénégal. En 2022, moins d’un Sénégalais sur quatre bénéficiait d’un programme de protection sociale, et les dépenses publiques consacrées à l’assistance sociale représentaient moins de 1 % du PIB. Le rapport identifie plusieurs options de réforme fiscale pour mobiliser des ressources additionnelles en vue de financer les priorités de dépenses du pays, y compris dans le domaine de la protection sociale.
Le rapport insiste sur l’importance d’augmenter le taux de pression fiscale, qui s’établissait à 19,8 % du PIB en 2022, les cotisations sociales représentant seulement 0,9 % du PIB. Les pistes proposées pour renforcer la mobilisation des ressources domestiques incluent la rationalisation des dépenses fiscales et la réforme des subventions aux énergies fossiles. Le rapport met en avant le rôle clé d’une croissance soutenue de l’économie formelle, condition essentielle pour accroître les recettes fiscales. Il propose également des stratégies visant à favoriser la formalisation des entreprises et des travailleurs, à renforcer les régimes contributifs, à élargir l’assiette fiscale et à améliorer la couverture en matière de protection sociale.
Pour consulter le rapport, rendez-vous sur : https://www.oecd.org/fr/publications/financement-de-la-protection-sociale-au-senegal_00d67508-fr.html
Les demandes de renseignements peuvent être adressées à Bert Brys (+33 1 45 24 19 27), chef de l’Unité des politiques fiscales par pays, ou au service de communication du Centre de politique et d’administration fiscales (CTPA).