Après s’être établie à 2.0 % en 2025, la croissance du PIB réel devrait refluer à 1.5 % en 2026, sous l’effet de la hausse des droits de douane qui pèse sur les exportations et l’investissement, et du fléchissement de la consommation des ménages, avant de remonter à 2.6 % en 2027, à mesure que les effets des droits de douane s’estomperont. L’inflation augmentera progressivement, mais restera inférieure à 2 %, soit le point médian de la fourchette retenue comme objectif. Les incertitudes entourant les effets actuels des droits de douane sur les exportations de biens, la baisse des revenus du tourisme, et l’évolution et l’impact de l’endettement élevé des ménages sur la consommation constituent des risques majeurs pour les perspectives.
Compte tenu du creusement des déficits budgétaires, un assainissement est nécessaire pour réduire la dette publique. Dans le même temps, la politique monétaire pourrait être encore assouplie si les conditions économiques se dégradent, sous réserve que l’inflation reste faible. Les indicateurs quantitatifs de l’action publique laissent entrevoir une marge considérable de réforme de la réglementation, notamment de la réglementation des échanges et de la politique de la concurrence. Ces mesures favoriseraient une concurrence accrue sur les marchés, ce qui stimulerait la productivité.