Au Maroc, la croissance du PIB réel devrait s’établir à 4.5 % en 2025, 4.2 % en 2026 puis 4.0 % en 2027. Une demande intérieure robuste en sera le principal moteur, la consommation bénéficiant de la hausse des revenus réels et les investissements dans les infrastructures étant stimulés par l’accueil de grandes manifestations sportives internationales. L’activité dans le secteur agricole a fortement rebondi après les épisodes de sécheresse de 2023-2024, et le tourisme continue de croître à un rythme solide. Les risques vont légèrement dans le sens d’une dégradation par rapport aux projections. Le secteur industriel pourrait connaître une croissance plus rapide que prévu, mais l’agriculture reste vulnérable à des chocs climatiques. Les incertitudes, les droits de douane et les tensions géopolitiques pourraient réduire encore la demande extérieure et creuser le déficit commercial.
La réforme fiscale récente a contribué à réduire le déficit budgétaire, qui devrait s’établir autour de 3 % du PIB en 2027. L’assainissement budgétaire progressif contribuera à renforcer la stabilité macroéconomique. Les anticipations d’inflation justifient le maintien des taux d’intérêt directeurs à leur niveau actuel. Les pouvoirs publics doivent agir avec détermination pour lutter contre l’économie informelle et la corruption et renforcer la concurrence.