En 2022, les recettes de l'impôt sur les sociétés ont représenté en moyenne 17.8 % du total des recettes fiscales dans les 131 juridictions pour lesquelles on dispose d’informations sur les recettes de l’impôt sur les sociétés dans la base de données, et 3.6 % du PIB.
Les recettes de l’impôt sur les sociétés en pourcentage du total des recettes fiscales et en part du PIB varient selon les groupements de juridictions. En 2022, la part de cet impôt dans le total des recettes fiscales était plus élevée en Afrique (moyenne des 35 juridictions à 21.2 %), en Asie-Pacifique (moyenne des 35 juridictions à 21.3 %) et en Amérique latine et Caraïbes (moyenne des 27 juridictions à 18.8 %) que dans les pays de l’OCDE (moyenne à 12.0 %). En règle générale, les pays à revenu intermédiaire et à faible revenu sont plus fortement tributaires de l’impôt sur les sociétés en pourcentage du total des recettes fiscales.
On observe toutefois moins de variations entre les groupements en termes de recettes de l’impôt sur les sociétés en pourcentage du PIB. La moyenne des recettes de l’impôt sur les sociétés en pourcentage du PIB était la plus élevée dans l’OCDE et la région ALC (27 juridictions), à 3.9 % respectivement, suivies de la région Asie-Pacifique (3.8 %) et de l’Afrique (3.2 %).
Dans vingt-six juridictions – Azerbaïdjan, Bhoutan, Cambodge, Colombie, Cuba, Égypte, Gabon, Guinée équatoriale, Guyana, Hong Kong (Chine), Indonésie, Kazakhstan, Malaisie, Mozambique, Nicaragua, Nigéria, Norvège, Papouasie-Nouvelle-Guinée, Pérou, République démocratique du Congo, Singapour, Tchad, Thaïlande, Timor-Leste, Trinité-et-Tobago et Zambie – les recettes de l’impôt sur les sociétés représentaient plus d’un quart du total des recettes fiscales en 2022.
Statistiques de l’impôt sur les sociétés 2025 (version abrégée)
1. Recettes de l’impôt sur les sociétés
Copier le lien de 1. Recettes de l’impôt sur les sociétésInformations clés
Copier le lien de Informations clésLes données relatives aux recettes de l’impôt sur les sociétés (IS) peuvent être utilisées pour effectuer des comparaisons entre juridictions et suivre les évolutions dans le temps. Les données présentées dans la base de données Statistiques de l’impôt sur les sociétés sont tirées de la base de données mondiale des statistiques des recettes publiques de l’OCDE et permettent d’effectuer des comparaisons entre les juridictions et de comparer le niveau moyen des recettes de l’IS parmi les pays membres de l’OCDE, en Amérique latine et Caraïbes (ALC), en Afrique et dans la région Asie-Pacifique1.
La Base de données des statistiques de l’impôt sur les sociétés inclut quatre indicateurs des recettes de l’impôt sur les sociétés :
le niveau des recettes de l’IS en monnaie nationale ;
le niveau des recettes de l’IS en USD ;
les recettes de l’IS en pourcentage du total des recettes fiscales ;
les recettes de l’IS exprimées en pourcentage du PIB.
Ces données sont issues de la Base de données mondiales des statistiques des recettes publiques de l’OCDE, qui contient des données détaillées et comparables au niveau international sur les recettes fiscales. La classification des impôts ainsi que la méthodologie sont décrites en détail dans le Guide d’interprétation des Statistiques des recettes publiques de l’OCDE.
Évolution des recettes de l’impôt sur les sociétés
Copier le lien de Évolution des recettes de l’impôt sur les sociétésLes données provenant de la base de données Statistiques de l’impôt sur les sociétés de l’OCDE font apparaître une progression entre 2000 et 2022 du niveau moyen des recettes de l’impôt sur les sociétés, exprimé en pourcentage du total des recettes fiscales comme en pourcentage du PIB, dans les 131 juridictions pour lesquelles on dispose de données2. La part moyenne de l’impôt sur les sociétés dans le total des recettes fiscales est ainsi passée de 12.4 % en 2000 à 17.8 % en 2022, et le niveau moyen des recettes de l’IS en pourcentage du PIB est passé de 2.5 % en 2000 à 3.6 % en 2022.
Ces deux indicateurs ont connu une évolution très similaire entre 2000 et 2022 (Graphique 1.1). Le niveau des recettes de l’IS exprimé en pourcentage du total des recettes fiscales comme en pourcentage du PIB a culminé en 2008, avant de plonger en 2009 et en 2010 sous l’effet de la crise économique et financière mondiale. Si les recettes moyennes de l’IS se sont redressées après 2010, la moyenne non pondérée des 131 juridictions pour lesquelles des données sont disponibles a diminué en 2014, 2015 et 2016. Elle s’est légèrement redressée en 2017, 2018 et 2019 en raison des hausses observées dans un grand nombre de juridictions. Les deux indicateurs ont légèrement baissé en 2020, mais, à partir de 2021, les recettes moyennes de l’IS en pourcentage du total des recettes fiscales et en pourcentage du PIB ont toutes deux augmenté, avec une forte hausse en 2022, les niveaux dépassant le précédent pic de 2008, potentiellement en raison de la reprise après la pandémie de COVID-19.
Graphique 1.1. Niveau moyen des recettes de l’impôt sur les sociétés, exprimé en pourcentage du total des recettes fiscales et en pourcentage du PIB
Copier le lien de Graphique 1.1. Niveau moyen des recettes de l’impôt sur les sociétés, exprimé en pourcentage du total des recettes fiscales et en pourcentage du PIBCes moyennes masquent des différences considérables entre juridictions (Graphique 1.2). En Azerbaïdjan, au Bhoutan, au Cambodge, en Colombie, à Cuba, en Égypte, au Gabon, en Guinée équatoriale, au Guyana, à Hong Kong (Chine), en Indonésie, au Kazakhstan, en Malaisie, au Mozambique, au Nicaragua, au Nigéria, en Norvège, en Papouasie-Nouvelle-Guinée, au Pérou, en République démocratique du Congo, à Singapour, au Tchad, en Thaïlande, au Timor-Leste, à Trinité-et-Tobago et en Zambie, les recettes de l’IS représentaient plus de 25 % du total des recettes fiscales. Au Bhoutan, à Cuba, en République démocratique du Congo, en Guinée équatoriale, à Hong Kong (Chine), en Malaisie, au Nigéria, en Norvège, en Papouasie-Nouvelle-Guinée, au Tchad, au Timor-Leste et à Trinité-et-Tobago, elles en représentaient plus de 40 %. En revanche, dans certaines juridictions, comme les Îles Cook, la Hongrie, la Lettonie, les Îles Marshall, Nauru, la Somalie, les Bahamas, les Tokélaou et le Vanuatu3, elles en représentaient moins de 5 %. Ces écarts s’expliquent dans la plupart des cas par des différences concernant le montant des autres impôts prélevés.
En 2022, la part moyenne de l’impôt sur les sociétés dans le total des recettes fiscales a également varié entre l’OCDE et les groupements régionaux (ALC, Asie-Pacifique et Afrique). En 2022, la moyenne de l’OCDE était la plus faible (12.0 %), suivie de la moyenne des 27 juridictions d’Afrique (21.2 %) et de la moyenne des 35 juridictions de la région Asie-Pacifique (21.3 %).
Ces différences sont en partie imputables à l’hétérogénéité des taux légaux d’imposition, qui varient aussi considérablement d’un pays à l’autre. Elles peuvent également être le résultat de facteurs institutionnels ou propres aux pays, tels que :
la proportion des entreprises constituées en société ;
la taille de la base d’imposition des sociétés ;
la phase dans laquelle se situe le cycle économique et le degré de cyclicité du système d’imposition des sociétés (lié par exemple à la générosité des dispositions relatives à la compensation des pertes) ;
le poids plus ou moins grand des autres formes d’imposition, comme les impôts sur le revenu des personnes physiques et sur la consommation ;
le poids plus ou moins grand des recettes fiscales liées à l’exploitation des ressources naturelles ;
l’existence d’autres instruments permettant de différer l’imposition de bénéfices.
D’une manière générale, les variations de la part de l’impôt sur les sociétés dans le total des recettes fiscales ne doivent pas amener à conclure à l’existence de pratiques de BEPS, car si le transfert de bénéfices peut avoir une incidence à la marge, de nombreux autres facteurs jouent un rôle plus décisif.
Recettes de l’impôt sur les sociétés exprimées en pourcentage du PIB
Copier le lien de Recettes de l’impôt sur les sociétés exprimées en pourcentage du PIBLa part des recettes de l’impôt sur les sociétés en pourcentage du PIB varie également selon les pays. En 2022, elle se situait entre 2 % et 5 % dans une majorité des 131 juridictions étudiées (Graphique 1.3). Dans 21 juridictions, les recettes de l’impôt sur les sociétés représentaient plus de 5 % du PIB. Les recettes de l’IS représentaient moins de 2 % du PIB dans 25 autres juridictions. En 2022, les moyennes de l’OCDE, de la région ALC et de la région Asie-Pacifique étaient similaires, s’établissant respectivement à 3.9 %, 3.9 % et 3.8 % du PIB, tandis que la moyenne de l’Afrique était inférieure (3.2 %).
La variation de ce ratio d’un pays à l’autre est imputable à des facteurs similaires à ceux qui expliquent les écarts constatés en part des recettes fiscales totales – l’hétérogénéité des taux légaux d’imposition et la proportion des entreprises constituées en société, par exemple. Le poids total de la fiscalité par rapport au PIB doit également être pris en compte. À titre d’exemple, dans les 35 pays africains examinés, l’écart entre la proportion relativement élevée de l’IS dans le total des recettes fiscales et la part relativement modeste de cet impôt dans le PIB traduit le faible poids des prélèvements dans le PIB (16.0 % en moyenne) de ces pays. Le ratio recettes fiscales/PIB est un peu supérieur pour les 27 juridictions de la région ALC (21.5 % en moyenne) et les 35 juridictions de la région Asie-Pacifique (19.3 % en moyenne) et nettement supérieur dans l’OCDE (34.0 % en moyenne). Quelle que soit la juridiction couverte par la base de données, un ratio impôts/PIB peu élevé peut s’expliquer par des choix politiques ou témoigner de difficultés à mobiliser les ressources intérieures (en raison de capacités administratives insuffisantes ou du faible niveau de respect des obligations fiscales, par exemple). Le fait que les ratios IS/PIB de pays affichant des niveaux de développement économique différents soient similaires donne à penser que les variations des ratios recettes fiscales totales/PIB sont davantage imputables à d’autres catégories de prélèvements (comme l’IRPP ou les CSS) qu’à l’IS.
Graphique 1.2. Recettes de l’impôt sur les sociétés exprimées en pourcentage du total des recettes fiscales, 2022
Copier le lien de Graphique 1.2. Recettes de l’impôt sur les sociétés exprimées en pourcentage du total des recettes fiscales, 2022Graphique 1.3. Recettes de l’impôt sur les sociétés en pourcentage du PIB, 2022
Copier le lien de Graphique 1.3. Recettes de l’impôt sur les sociétés en pourcentage du PIB, 2022Notes
Copier le lien de Notes← 1. La base de données mondiale des statistiques des recettes publiques contient des données sur 135 juridictions en juin 2025. Les données relatives aux recettes de l’impôt sur les sociétés sont disponibles pour 131 d’entre elles. Elle contient des données sur les pays membres de l’OCDE, mais aussi sur 35 pays de la région Asie-Pacifique, 27 pays de la région ALC et 36 pays d’Afrique. Elle contient aussi des données sur les recettes moyennes dans les régions ALC, Asie-Pacifique et Afrique.
← 2. Les dernières données sur les recettes fiscales disponibles pour l’ensemble des juridictions dans la base de données portent sur l’année 2022, même si la Base de données mondiale des statistiques des recettes publiques présente, pour certaines d’entre elles, des données pour 2023.
← 3. Les Bahamas, Nauru, les Tokélaou et Vanuatu ne prélèvent pas d’impôt sur les bénéfices des sociétés.