Ce chapitre examine la résilience des marchés d’actions cotées africains en analysant les évolutions récentes de ces marchés et les cadres d’action qui soutiennent leur développement à long terme. Il passe en revue les nouveautés sur les marchés d’actions cotées et dans les cadres de gouvernance d’entreprise. L’analyse se concentre sur deux domaines : la confiance dans les marchés d’actions et l’accès aux financements par appel public à l’épargne. Le chapitre se conclut en formulant des recommandations à l’intention des pouvoirs publics en vue de renforcer la résilience et le développement à long terme des marchés d’actions cotées africains.
Rapport sur les marchés de capitaux en Afrique 2026
2. Renforcer la confiance et améliorer l’accès aux marchés d’actions cotées africains
Copier le lien de 2. Renforcer la confiance et améliorer l’accès aux marchés d’actions cotées africainsDescription
Principaux messages
Copier le lien de Principaux messagesLes marchés d’actions africains ont enregistré des gains substantiels en 2025. Grâce à ces bonnes performances, les marchés d’actions africains ont fait mieux que l’indice MSCI Emerging Markets (marchés émergents) en 2025 et au premier semestre de 2026. Toutefois, de nombreux marchés africains restent de taille relativement petite et présentent une liquidité limitée. L’activité sur les marchés se concentre principalement dans quelques pays, parmi lesquels l’Afrique du Sud, l’Égypte, le Nigéria et le Maroc.
Les récentes mises à jour des Codes de gouvernance d’entreprise des pays africains révèlent un alignement croissant sur les pratiques internationales et sur les Principes de gouvernance d’entreprise du G20 et de l’OCDE. Il est essentiel de redoubler d’efforts pour renforcer les cadres réglementaires et les dispositifs de surveillance en matière de gouvernance d’entreprise afin de rassurer les investisseurs, consolider la confiance à l’égard du marché et soutenir le développement des marchés d’actions. Les pays africains qui prévoient d’engager un réexamen de leur code national de gouvernance d’entreprise à l’avenir auront toujours la possibilité d’intégrer explicitement les Principes et directives africains sur la gouvernance d’entreprise et de se rapprocher davantage encore des normes régionales et mondiales.
De nombreuses instances de réglementation africaines ont renforcé leur indépendance et leur crédibilité sur le marché en adoptant des modèles d’autofinancement ou de financement hybride. L’adoption de modèles d’autofinancement peut contribuer à garantir une plus grande autonomie opérationnelle, mais le renforcement des mécanismes de gouvernance régissant les nominations au sein de l’organe directeur de l’instance de réglementation pourrait réduire davantage la perception d’ingérence politique dans les activités de réglementation, ce qui renforcerait la confiance des investisseurs et favoriserait le développement des marchés d’actions.
Au niveau des entreprises, les réformes de la gouvernance restent très importantes compte tenu du niveau élevé de concentration des structures d’actionnariat sur les marchés africains. Le renforcement des mécanismes garantissant l’indépendance du conseil d’administration et régissant les transactions avec des parties liées peut contribuer à convaincre les investisseurs que les droits des actionnaires minoritaires sont protégés et que les décisions clés sont prises sans influence indue. Définir plus clairement le rôle des administrateurs indépendants dans l’examen et l’approbation des transactions avec des parties liées peut améliorer la surveillance des conflits d’intérêt et consolider la confiance des investisseurs, contribuant à attirer l’investissement national et étranger à long terme.
Les entreprises africaines se heurtent à des obstacles financiers, réglementaires et liés au marché pour accéder aux marchés d’actions cotés. Ces contraintes peuvent être particulièrement lourdes pour les petites entreprises, ce qui limite leur capacité à accéder aux marchés d’actions cotées et réduit le nombre d’introductions en bourse. Certaines entreprises africaines optent pour une introduction en bourse à l’étranger afin d’accéder à des marchés de capitaux plus profonds et à une liquidité plus abondante tout en bénéficiant de conditions d’admission plus souples. Pour développer le recours aux marchés d’actions cotées, il faudra réduire les coûts et les obstacles réglementaires à l’admission, renforcer la confiance dans ces marchés, améliorer les conditions générales, notamment les infrastructures de négociation et de post-négociation, et approfondir la liquidité.
2.1. Introduction
Copier le lien de 2.1. IntroductionDes marchés d’actions cotées résilients jouent un rôle déterminant à l‘appui du développement économique durable en permettant aux entreprises d’accéder aux capitaux propres qui financent l’investissement à long terme, l’innovation et la croissance. En fournissant des mécanismes de partage des risques, les marchés d’actions cotés renforcent la capacité des entreprises à absorber les chocs économiques et à s’adapter à l’évolution des conditions économiques, tout en leur permettant un accès aux financements. Ils offrent aussi aux ménages la possibilité de participer à la création de valeur des entreprises et mettent à leur disposition toute une gamme d’options pour gérer et investir leur épargne.
L’aptitude des marchés d’actions cotées à jouer ce rôle dépend de l’existence d’un cadre institutionnel et réglementaire porteur. Les investisseurs sont davantage incités à allouer un financement durable lorsque le marché inspire confiance, ce qui suppose des normes élevées en matière de gouvernance d’entreprise, une protection efficace des investisseurs et la confiance dans l’intégrité des institutions. De même, les entreprises sont plus susceptibles d’entrer en bourse lorsque le cadre réglementaire ménage un juste équilibre entre protection des investisseurs et accès efficient aux financements, en s’appuyant sur une liquidité suffisante et des infrastructures de marché efficaces.
Dans ce contexte, ce chapitre examine la résilience des marchés d’actions cotées, passe en revue les nouveautés sur ces marchés et évalue l’évolution des cadres de gouvernance d’entreprise dans la région. Il s’intéresse ensuite aux principaux enjeux de l’action publique sur les marchés d’actions africains, y compris les mesures visant à renforcer la confiance à l’égard des marchés et la protection des investisseurs, et les facteurs qui influent sur l’accès des entreprises aux marchés d’actions cotées.
2.2. Évolutions sur les marchés d’actions cotées africains
Copier le lien de 2.2. Évolutions sur les marchés d’actions cotées africainsLes marchés d’actions cotées africains ont continué d’évoluer ces dernières années, à la faveur de réformes visant à consolider les cadres réglementaires, à moderniser les infrastructures de marché et à améliorer le fonctionnement des marchés de capitaux. Bien que les marchés de la région diffèrent considérablement en termes de taille, de profondeur et de niveau de développement, de nombreuses juridictions ont pris des mesures destinées à améliorer leur efficience, élargir la participation des investisseurs et faciliter l’accès des entreprises au financement par appel public à l’épargne. Malgré ces progrès, d’importants défis structurels subsistent, et notamment des marchés de taille relativement réduite et peu liquides, une concentration des structures d’actionnariat et une participation limitée des investisseurs institutionnels.
2.2.1. Vue d’ensemble des marchés d’actions cotées africains
Les marchés d’actions cotées africains restent de taille relativement modeste par comparaison avec d’autres régions. Fin 2025, la capitalisation boursière des entreprises cotées auprès de bourses de valeurs africaines équivalait à 43 % du PIB de la région, soit nettement moins que la part correspondante des marchés émergents (68 %) et bien en deçà du niveau mondial (128 %). La plupart des marchés africains se caractérisent par un nombre limité de sociétés cotées, et quelques pays concentrent la majeure partie de la capitalisation boursière de la région. À elle seule, l’Afrique du Sud représente près de 60 % de la capitalisation boursière totale de la région, tandis que le Maroc, l’Égypte et le Nigéria s’arrogent aussi des parts considérables. Ensemble, ces quatre marchés totalisent 88 % de la capitalisation boursière de la région.
Malgré ces caractéristiques, les marchés africains ont enregistré une forte croissance en 2025, dépassant à la fois les marchés émergents et les marchés mondiaux. Par rapport à 2024, la capitalisation boursière des marchés africains a augmenté de 49 %, près de deux fois et demie la hausse des marchés émergents (20 %) et la hausse mondiale (21 %). Au niveau national, c’est le Ghana qui a enregistré la plus forte progression de la capitalisation boursière (153 %), suivi de la Zambie (111 %) et du Nigéria (77 %). Maurice est le seul marché à avoir accusé une baisse de 6 %.
L’augmentation de la capitalisation boursière de l’Afrique traduit avant tout des valorisations plus élevées de sociétés déjà cotées plutôt qu’une hausse du nombre d’entreprises cotées. En 2025, on dénombrait seulement sept nouvelles introductions en bourse sur le continent africain, en Afrique du Sud, en Égypte, au Ghana et au Maroc, représentant à peine 3 % de l’augmentation de la capitalisation boursière dans la région. La confiance accrue des investisseurs et, sur certains marchés, la hausse des valorisations d’entreprises minières dans un contexte d’appréciation des prix des métaux ont aussi contribué à cette croissance (voir Graphique 2.1 pour plus de précisions).
Graphique 2.1. Vue d’ensemble des marchés d’actions cotées en Afrique, fin 2025
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Note : « T » signifie « mille milliards » et « B », « milliard ». En Côte d’Ivoire, la Bourse Régionale des Valeurs Mobilières (BRVM) fait office de bourse régionale, et le nombre de sociétés cotées comprend aussi celles du Bénin, du Burkina Faso, de la Guinée‑Bissau, du Mali, du Niger, du Sénégal et du Togo. La capitalisation boursière rapportée au PIB de la Côte d’Ivoire correspond à la capitalisation boursière totale des 34 sociétés cotées auprès de la BRVM et ayant leur siège en Côte d’Ivoire, divisée par le PIB.
Source : Ensemble de données issu de la série sur les marchés de capitaux de l’OCDE ; London Stock Exchange Group (LSEG) ; ensemble de données des (2026[1]) Perspectives de l’économie mondiale (avril 2026) du FMI, https://www.imf.org/external/datamapper/NGDPD@WEO/OEMDC/ADVEC/WEOWORLD ; voir l’annexe pour obtenir de plus amples informations.
Les marchés d’actions cotées africains se caractérisent par des niveaux relativement élevés d’actionnariat dans les mains des sociétés et d’actionnariat public, et par une participation institutionnelle relativement faible. Les sociétés détiennent 23 % des actions cotées en Afrique, soit bien plus que leur part mondiale de 9 % et que les 19 % enregistrés dans les économies émergentes. Les investisseurs institutionnels ne détiennent que 21 % des actions cotées, contre 47 % à l’échelle mondiale. La participation du secteur public est également importante, puisqu’elle représente 19 % des actions cotées, près de deux fois la part mondiale. Cette structure d’actionnariat concentrée réduit le ratio de flottant, limite les transactions et la diversité des investisseurs, et peut contraindre la capacité des marchés à financer un éventail plus large d’entreprises et à s’adapter aux changements d’allocations de portefeuille des investisseurs.
Les structures d’actionnariat varient beaucoup d’un marché à l’autre. Même si, à l’échelon régional, les investisseurs institutionnels détiennent 21 % des actions cotées, leur participation reste inférieure à 10 % sur la plupart des marchés africains, à l’exception de l’Afrique du Sud et du Botswana. Dans le même temps, la participation du secteur public est particulièrement importante sur plusieurs marchés, y compris l’Égypte et la Tanzanie, où elle représente 27 % des actions cotées (Graphique 2.2).
Graphique 2.2. Ventilation de l’actionnariat des entreprises cotées par catégories d’investisseurs, fin 2025
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Note : Les données relatives à la Namibie se rapportent à 2024 en raison de l’insuffisance des données disponibles. Les investisseurs ont été classés en cinq catégories : entreprises, secteur public, investisseurs individuels stratégiques, investisseurs institutionnels et reste du flottant (De La Cruz, Medina et Tang, 2019[2]).
Source : Ensemble de données issu de la série sur les marchés de capitaux de l’OCDE ; London Stock Exchange Group (LSEG) ; FactSet ; Bloomberg ; voir l’annexe 2.A pour obtenir de plus amples informations.
2.2.2. Accès aux capitaux et liquidité du marché
Malgré une hausse modeste des émissions d’actions en 2025, l’utilisation des marchés d’actions cotées reste limitée dans la plupart des économies africaines, ce qui restreint leur contribution au développement économique et leur capacité à fournir un financement contracyclique pendant les chocs externes et les périodes de tensions économiques. Sept entreprises ont levé 1 milliard USD au total par le biais d’introductions en bourse en 2025, contre quatre entreprises en 2024. Les capitaux mobilisés grâce aux émissions complémentaires d’actions étaient plus élevés, puisque 38 sociétés ont levé 5.7 milliards USD au total, contre 4.7 milliards USD en 2024 (Tableau 2.1).
Les émissions d’actions restent fortement concentrées dans un petit nombre de marchés africains, même si on a observé des premières introductions en bourse en 2025 en dehors des marchés principaux traditionnels, comme au Ghana. L’Afrique du Sud, l’Égypte, le Maroc et le Nigéria ont représenté la majorité des introductions en bourse et des émissions complémentaires d’actions entre 2020 et 2024, tandis qu’aucune activité n’a été recensée au Botswana, au Kenya, en Zambie et au Zimbabwe pendant la même période. En 2025, le Maroc a mobilisé les capitaux les plus importants par le biais d’introductions en bourse, avec trois nouvelles cotations atteignant un montant combiné de 658 millions USD, soit plus de dix fois le montant moyen annuel levé par le biais d’introductions en bourse au cours des cinq années précédentes. Le Ghana a également enregistré sa première introduction en bourse depuis 2020.
À l’inverse, le marché des émissions complémentaires d’actions est beaucoup plus concentré, l’Afrique du Sud représentant l’essentiel de l’activité. En 2025, 11 entreprises sud-africaines ont levé 4.3 milliards USD au total par le biais d’émissions complémentaires, près de deux fois la moyenne annuelle enregistrée entre 2020 et 2024. En dehors de l’Afrique du Sud, du Nigéria et de l’Égypte, pratiquement aucune émission complémentaire n’a eu lieu depuis 2020.
L’utilisation limitée des marchés d’actions africains pour lever des capitaux se manifeste aussi par la liquidité relativement faible du marché secondaire. Même les marchés africains les plus liquides, à savoir le Maroc, l’Afrique du Sud et l’Égypte, affichaient des taux de rotation compris entre 13 % et 42 % en 2025, tandis que sur tous les autres marchés, les taux de rotation étaient inférieurs à 9 %. L’Ouganda et la Namibie affichaient les taux de rotation les plus bas parmi les marchés étudiés, révélant des volumes de transactions particulièrement faibles. Néanmoins, les volumes d’échanges ont augmenté dans plusieurs juridictions en 2025. Au Botswana et en Tanzanie, les taux de rotation ont plus que doublé, tandis qu’au Zimbabwe, ce taux est passé de 3.3 % en 2024 à 6.1 % en 2025 (Graphique 2.3).
Tableau 2.1. Fonds propres levés par les entreprises africaines, 2020-2025
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Région/Pays |
Montants totaux levés par des introductions en bourse 2020-2024 (millions USD) |
Montants totaux levés par des introductions en bourse 2025 (millions USD) |
Montants totaux levés par des émissions complémentaires d’actions 2020-2024 (millions USD) |
Montants totaux levés par des émissions complémentaires d’actions 2025 (millions USD) |
|---|---|---|---|---|
|
Monde |
1 244 495 |
152 781 |
3 156 784 |
632 760 |
|
Marchés émergents |
669 539 |
72 095 |
1 186 282 |
252 694 |
|
Afrique |
3 594 |
1 007 |
14 091 |
5 696 |
|
|
|
|||
|
Égypte |
942 |
46 |
1 663 |
438 |
|
Ghana |
– |
65 |
38 |
– |
|
Côte d’Ivoire |
38 |
– |
– |
– |
|
Kenya |
– |
– |
54 |
19 |
|
Maurice |
12 |
- |
513 |
28 |
|
Maroc |
311 |
658 |
1 008 |
– |
|
Namibie |
204 |
- |
33 |
– |
|
Nigéria |
937 |
- |
2 242 |
914 |
|
Afrique du Sud |
743 |
238 |
8 248 |
4 294 |
|
Tanzanie |
14 |
- |
21 |
– |
|
Tunisie |
78 |
- |
162 |
2 |
|
Ouganda |
316 |
- |
74 |
– |
|
Zimbabwe |
– |
– |
33 |
– |
Note : Le Botswana, le Kenya, la Zambie et le Zimbabwe sont exclus du fait de l’absence de levée de capitaux entre 2020 et 2025.
Source : Ensemble de données issu de la série sur les marchés de capitaux de l’OCDE ; London Stock Exchange Group (LSEG) ; FactSet ; Bloomberg ; voir l’annexe 2.A pour obtenir de plus amples informations.
Graphique 2.3. Variations de la liquidité du marché secondaire en Afrique
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Note : Le taux de rotation est calculé en divisant la valeur totale des transactions par la capitalisation boursière en fin d’année. La valeur pour la Côte d’Ivoire comprend tous les autres titres cotés, y compris les obligations, et doit donc être considérée comme une estimation haute de la liquidité du marché boursier.
Source : Sources librement accessibles ; voir l’annexe 2.A pour de plus amples informations.
2.2.3. Performances des marchés
Bien que l’activité globale soit faible et concentrée sur un petit nombre de marchés, les marchés d’actions africains ont réalisé de meilleures performances que l’indice MSCI marchés émergents sur la période 2021-2026. Cela montre que la région reste compétitive, malgré les défis structurels et un environnement extérieur difficile marqué par une forte incertitude liée à l’action publique, un durcissement des conditions financières et, en 2026, un regain de tensions géopolitiques qui a perturbé les marchés de l’énergie et des matières premières (Graphique 2.4, partie A).
Les bonnes performances des marchés d’actions africains ont été particulièrement remarquables en 2025. Plusieurs marchés, tels que le Ghana et la Zambie, ont enregistré des rendements en USD à trois chiffres (partie B). De grands marchés, dont l’Égypte, le Kenya et l’Afrique du Sud, ont également réalisé des gains substantiels, tant en monnaie locale qu’en dollar américain, faisant de l’Afrique l’une des régions les plus performantes au cours de l’année.
Cette performance s’explique par des facteurs externes favorables conjugués à une amélioration des fondamentaux des pays. Sur le plan extérieur, les marchés africains ont bénéficié d’un affaiblissement du dollar des États-Unis et d’une moindre volatilité budgétaire tout comme d’autres marchés émergents, qui ont soutenu la valorisation des actions (OCDE, 2025[3]). Les prix élevés des matières premières, de l’or en particulier, ont en outre favorisé les marchés exposés au secteur minier et les économies dépendantes des ressources naturelles. Des facteurs intérieurs ont également joué un rôle important. Au Ghana, la croissance économique robuste, l’appréciation de la monnaie et la désinflation rapide à un taux à un chiffre ont contribué à une nette amélioration de la confiance des investisseurs (IMF, 2025[4]). La Zambie, grand exportateur de cuivre, a tiré profit de la hausse des prix du cuivre et de la forte appréciation du kwacha par rapport au dollar des États-Unis (Ecofin Agency, 2025[5]).
Graphique 2.4. Performance des indices boursiers africains
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Note : Dans la partie A, les indices présentés sont respectivement l’indice MSCI EM et l’indice STOXX AFRICA 90.
Source : LSEG, calculs de l’OCDE, voir l’annexe 2.A pour plus de détails.
Toutefois, les bonnes performances de 2025 se sont accompagnées d’une volatilité relativement élevée des marchés, ce qui concorde avec la volatilité accrue observée sur les marchés d’actions mondiaux au cours de l’année (voir le chapitre 1). De nombreux marchés africains ont connu de fortes corrections de prix intra-annuelles, reflétant leur sensibilité persistante aux conditions financières mondiales et aux évolutions macroéconomiques nationales. Même en 2025, année marquée par des performances particulièrement solides, des marchés comme l’Afrique du Sud, le Zimbabwe, la Namibie, le Nigéria et le Ghana ont reculé de plus de 15 % par rapport aux pics enregistrés durant l’année.
2.2.4. Évolutions réglementaires récentes
Depuis la dernière édition du Rapport sur les marchés de capitaux en Afrique, plusieurs juridictions africaines ont fait avancer des réformes visant à renforcer les cadres de gouvernance d’entreprise et à moderniser leurs infrastructures de marché. Ces évolutions témoignent de la poursuite de la dynamique de réforme dans la région et vont dans le sens de l’objectif plus large de renforcer la confiance des investisseurs, l’efficience et la résilience à long terme des marchés africains d’actions cotées.
Au cours de l’année écoulée, les pays ont consolidé leurs cadres de gouvernance d’entreprise en actualisant les codes de gouvernance d’entreprise, les règles d’admission à la cote et les notes d’orientation. L’Afrique du Sud, le Botswana, l’Égypte et le Ghana ont mis à jour leurs règles d’admission à la cote, tandis que le Kenya a publié le projet de Code ESG (critères environnementaux, sociaux et de gouvernance) pour les émetteurs de titres destinés au public, en complément du code national qui intègre les considérations ESG dans la surveillance exercée par le conseil d’administration et les activités des entreprises (Capital Markets Authority, 2026[6]).
Trois pays (Afrique du Sud, Maroc et Zambie) ont mis à jour leurs codes de gouvernance d’entreprise applicables aux sociétés cotées en bourse, et deux pays (Namibie et Zimbabwe) prévoient de réviser leurs codes. Les codes mis à jour s’appuient sur les Principes de gouvernance d’entreprise du G20 et de l’OCDE comme référence pour les réformes. Ces réformes mettent en lumière plusieurs priorités communes, notamment le renforcement de l’indépendance et de la redevabilité des conseils d’administration, l’amélioration de la diffusion d’informations par les entreprises et le renforcement de la surveillance des risques en matière de durabilité, des risques technologiques et d’autres risques émergents. Par exemple, le nouveau cadre du Maroc renforce les responsabilités et l’indépendance du conseil, tout en intégrant des considérations liées à la durabilité dans un code général et cinq codes spécifiques (MICEPP, 2025[7]). En Afrique du Sud, le Code King V instaure un cadre de communication d’informations dédié et renforce les attentes en matière d’indépendance du conseil et de surveillance des risques liés à la durabilité et à la technologie. Son approche du concept de double matérialité intègre la philosophie Ubuntu, qui encourage la citoyenneté des entreprises parallèlement à la création de valeur (Institute of Directors South Africa, 2025[8]), et sous-tend les Principes et directives africains sur la gouvernance d’entreprise (African Peer Review Mechanism, 2025[9]).
Des principes similaires inspirent la révision en cours du Code de gouvernance d’entreprise (NamCode) de la Namibie et la préparation de la deuxième édition de celui du Zimbabwe, notamment en lien avec la gouvernance numérique, la cybersécurité, la communication d’informations et la gestion des risques (Namibia Institute of Corporate Governance, 2025[10] ; Europe Says, 2026[11]). Le nouveau Code national de gouvernement d’entreprise de la Zambie met davantage l’accent sur la durabilité, le leadership éthique, la redevabilité, la gestion des risques et la transparence à l’égard des parties prenantes (Ministry of Justice, 2026[12]). Toutes ces évolutions traduisent des efforts plus larges pour mettre à jour les cadres de gouvernance d’entreprise afin de répondre aux nouvelles pratiques sur les marchés, telles que la gouvernance des données et la gouvernance numérique (y compris l’IA), et faire face aux risques émergents en matière de durabilité et de gouvernance.
Au cours des deux dernières années, plusieurs marchés africains ont mis en œuvre des réformes visant à renforcer les infrastructures de négociation et de post-négociation, améliorer l’efficience des marchés et faciliter la participation des investisseurs. L’accent a été mis en particulier sur la modernisation des systèmes de règlement et sur la réduction du risque de règlement. Par exemple, le Nigéria est passé progressivement de T+3 à T+2 en 2025 puis à T+1 en juin 2026, tandis que le Zimbabwe a progressé de T+3 à T+2 en avril 2025 (SEC Nigeria, 2026[13] ; African Financials, 2025[14]). La Namibie a elle aussi modernisé son infrastructure de post-négociation en lançant un dépositaire central de titres qui a remplacé l’utilisation de certificats de titres au format papier par des dossiers électroniques (Xinhua, 2025[15]).
Plusieurs juridictions ont également engagé des réformes destinées à renforcer la résilience des marchés et à élargir l’éventail des services de marché disponibles. En Égypte, l’autorité de réglementation financière a révisé les règles encadrant le Fonds de garantie des règlements, permettant aux acteurs du marché de procéder aux règlements d’une valeur pouvant atteindre six fois le montant de leur souscription au fonds avant le cycle standard T+2, réduisant de ce fait le risque de règlement (Global Exchanges, 2025[16]).
Au Maroc, le lancement en 2026 du marché à terme et de la chambre de compensation de produits dérivés qui l’accompagne, la Chambre de Compensation du Maroc, a marqué une étape importante dans le développement de l’infrastructure du marché des capitaux du pays, en procurant le cadre institutionnel nécessaire pour soutenir l’échange organisé de produits dérivés (African Capital Markets News, 2026[17]). Le Zimbabwe a pour sa part poursuivi le développement de son marché des capitaux en introduisant sa bourse sur sa propre plateforme de cotation, lui permettant d’aligner davantage sa structure de propriété et de gouvernance sur les pratiques internationales (African Markets, 2025[18]).
2.3. Enjeux clés de l’action publique
Copier le lien de 2.3. Enjeux clés de l’action publiqueLa résilience et le bon fonctionnement des marchés d’actions cotées dépendent de facteurs stratégiques et institutionnels interconnectés. Cette section porte sur trois principaux enjeux stratégiques interdépendants : la confiance dans les marchés d’actions ; l’accès aux financements par appel public à l’épargne ; et les infrastructures de marché requises. Ensemble, ces facteurs renforcent la capacité des marchés d’actions cotées à mobiliser des capitaux auprès d’investisseurs pour financer l’investissement des entreprises.
2.3.1. Confiance dans les marchés d’actions
La confiance dans les marchés d’actions cotées est essentielle pour faciliter l’accès des entreprises aux financements et renforcer la résilience du marché. Les Principes de gouvernance d’entreprise du G20 et de l’OCDE reconnaissent qu’une bonne gouvernance d’entreprise favorise la confiance à l’égard des marchés, facilite l’accès aux capitaux et contribue à la stabilité financière (OCDE, 2023[19]).
Encourager une surveillance efficace grâce à des instances de réglementation indépendantes et dotées de ressources suffisantes
Le bon fonctionnement des marchés de capitaux passe par des instances de réglementation efficaces, dotées de l’indépendance, de la responsabilité et des capacités nécessaires pour assurer une surveillance et une mise en application rigoureuses. En Afrique, les autorités chargées des marchés de capitaux jouent généralement un rôle essentiel dans la surveillance et l’application des cadres réglementaires, y compris des pratiques de gouvernance des entreprises cotées en bourse.
Elles fonctionnent selon différents modèles de financement : 11 autorités dans 10 pays combinent financement public et autofinancement, tandis que 5 autorités sont entièrement autofinancées (Graphique 2.5). La diversification des sources de recettes peut favoriser l’indépendance opérationnelle nécessaire à une surveillance et une mise en application efficaces, en particulier sur les marchés d’actions de petite taille. Toutefois, le recours aux financements publics peut donner l’impression que les pouvoirs publics exercent une influence sur les priorités réglementaires et la prise de décision.
D’après les Principes du G20 et de l’OCDE, la création d’un organe directeur officiel est la solution adoptée par de nombreuses juridictions afin de promouvoir l’indépendance des instances compétentes en matière de surveillance, de réglementation et de mise en application (Principe I.E). Conformément à cette approche, toutes les autorités africaines étudiées ont mis en place un organe directeur (ex. un conseil, un comité exécutif ou un collège de membres) afin de leur permettre de fonctionner en toute indépendance (Tableau d’annexe 2.A.3). En général, les membres de l’organe directeur sont nommés pour une durée déterminée allant de trois à cinq ans (Graphique 2.5), toutes les institutions autorisant leur renouvellement. Cela concorde avec les pratiques observées dans les 52 juridictions couvertes par le Panorama de l’OCDE sur la gouvernance d’entreprise 2025, où la durée des mandats varie généralement entre deux et sept ans et où le renouvellement du mandat est le plus souvent autorisé (OCDE, 2025[20]).
Bien que les Principes du G20 et de l’OCDE présentent des mécanismes destinés à renforcer l’autonomie des instances de réglementation et à leur allouer des ressources suffisantes, y compris des prélèvements à la charge des entités supervisées associés ou se substituant à un financement public, ils précisent que ces prélèvements doivent être transparents, fondés sur des critères objectifs et conçus pour préserver l’indépendance réglementaire (OCDE, 2023[19]). Les Principes énoncent également des critères pour atténuer les conflits d’intérêts lors de la nomination des membres de l’organe directeur, y compris des mandats échelonnés, l’indépendance vis-à-vis des cycles politiques et des mécanismes d’examen appropriés.
Graphique 2.5. Modèles de financement et gouvernance des instances de réglementation africaines
Copier le lien de Graphique 2.5. Modèles de financement et gouvernance des instances de réglementation africaines
Source : Sur la base de 16 instances pour 15 pays (un pays compte deux instances principales). Voir les données dans le Tableau d’annexe 2.A.3.
Renforcer l’indépendance du conseil d’administration
Des exigences strictes en matière d’indépendance du conseil d’administration peuvent accroître la confiance et la résilience financière des marchés boursiers en renforçant la surveillance stratégique, en poussant les dirigeants vers l’excellence et en améliorant la gouvernance des risques au sein des sociétés cotées. Ces mesures peuvent offrir aux investisseurs et aux autres parties prenantes une meilleure garantie de redevabilité et de transparence du processus de décision, ce qui favorise la participation des investisseurs et l’intégrité du marché. En Afrique, les approches de l’indépendance du conseil sont très variables. Douze pays imposent la séparation des fonctions de directeur général et de président, tandis que la Côte d’Ivoire, Maurice et le Maroc recommandent cette pratique, sans la rendre obligatoire.
Les critères d’indépendance des administrateurs varient eux aussi. Le Kenya, la Tanzanie et l’Ouganda imposent qu’au moins un tiers des administrateurs soient des administrateurs indépendants, le Zimbabwe exige une majorité d’administrateurs indépendants, et le Ghana impose au moins deux administrateurs indépendants ainsi qu’une majorité d’administrateurs indépendants n’exerçant pas de fonctions de direction. Les mécanismes visant à préserver l’indépendance dans la durée sont moins courants. Si plusieurs pays n’ont pas fixé de limite de durée de mandat des membres du conseil d’administration liée à l’indépendance, les durées maximales varient de six ans en Égypte et en Tunisie à neuf ans au Botswana, au Ghana, au Kenya, à Maurice, au Nigéria et en Tanzanie, et à dix ans en Côte d’Ivoire et en Afrique du Sud. En outre, l’Afrique du Sud et le Botswana imposent un examen de l’indépendance des administrateurs au terme de leur mandat.
Sur les marchés africains, où l’actionnariat est souvent concentré, 13 pays exigent l’indépendance des administrateurs vis-à-vis des actionnaires substantiels, mais 3 seulement ont défini des seuils de participation. L’Ouganda et la Tanzanie ont fixé le seuil de participation substantielle à 15 % ou plus des droits de vote, tandis qu’il est de 30 % ou plus au Ghana. Ces seuils sont conformes aux pratiques mondiales décrites dans le Panorama de l’OCDE sur la gouvernance d’entreprise 2025, le seuil le plus courant étant compris entre 10 % et 15 % (OCDE, 2025[20]). L’absence de seuil clair pourrait affaiblir les garde-fous contre toute influence indue des actionnaires et contre les transactions entre parties liées, avec le risque de réduire la protection des actionnaires minoritaires.
Approbation des transactions entre parties liées
Comme indiqué dans les Principes de gouvernance d’entreprise du G20 et de l’OCDE, la question des transactions entre parties liées est un enjeu d’importance sur tous les marchés, mais particulièrement sur ceux où les structures d’actionnariat sont concentrées, comme c’est le cas dans de nombreux marchés boursiers d’Afrique. Au niveau régional, les sociétés cotées africaines affichent un degré de concentration plus élevé que leurs homologues des pays émergents ou à l’échelle mondiale. L’Afrique du Sud est le pays africain où la concentration est la plus faible (Graphique 2.6).
Graphique 2.6. Concentration de l’actionnariat, fin 2025
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Note : On considère que les sociétés dans lesquelles les avoirs combinés des trois principaux actionnaires dépassent 50 % du capital présentent une structure d’actionnariat concentrée.
Source : Ensemble de données issu de la série sur les marchés de capitaux de l’OCDE ; London Stock Exchange Group (LSEG) ; FactSet ; Bloomberg ; voir l’annexe 2.A pour obtenir de plus amples informations.
Conformément à la pratique internationale décrite dans le Panorama de l’OCDE sur la gouvernance d’entreprise 2025, tous les pays étudiés dans ce chapitre exigent que le conseil approuve les transactions entre parties liées inhabituelles (Tableau d’annexe 2.A.5). Toutefois, les approches de la gestion des conflits d’intérêts varient. Dix pays imposent aux administrateurs ayant un intérêt significatif dans une transaction de s’abstenir de prendre part aux délibérations et au vote, tandis que les règles d’approbation des actionnaires varient d’une juridiction à l’autre. Deux pays seulement n’exigent pas l’approbation des actionnaires pour les transactions entre parties liées, tandis que les 13 autres appliquent différents seuils et critères (Tableau d’annexe 2.A.5).
Compte tenu de la prédominance de structures d’actionnariat concentrées, renforcer le rôle des administrateurs indépendants dans les procédures d’examen et d’approbation des transactions entre parties liées pourrait consolider la protection des actionnaires minoritaires et la confiance des investisseurs. Une solution pourrait consister à ce qu’une majorité d’administrateurs indépendants siègent au comité d’audit et émettent un avis sur les transactions entre parties liées. L’abstention des administrateurs dans les situations de conflit d’intérêts constitue une garantie importante en matière de gouvernance, qui contribue à une gestion efficace des conflits et renforce l’intégrité du marché.
2.3.2. Accès aux marchés d’actions
Le choix d’une entreprise d’accéder aux marchés d’actions cotées dépend de plusieurs facteurs, y compris les frais de cotation, les exigences réglementaires, les obligations de diffusion d’informations, la liquidité du marché et la situation générale du marché. Ensemble, ces facteurs déterminent l’attractivité des marchés d’actions cotées en tant que source de financement et conditionnent la décision d’une entreprise de lever des fonds propres, sur quel marché et par quels moyens.
Sur plusieurs marchés africains, y compris l’Afrique du Sud, l’Égypte, le Ghana, Maurice et le Zimbabwe, une fraction importante des fonds propres déjà limités levés par des entreprises nationales est émise auprès de places boursières étrangères susceptibles d’offrir un vivier d’investisseurs plus large (voir la section 2.2.2). Les frais de cotation élevés peuvent expliquer en partie ce phénomène en Afrique du Sud et au Ghana, tandis que des règles d’admission à la cote relativement strictes peuvent influer sur les décisions de cotation en Égypte et au Zimbabwe (Graphique 2.8). En outre, sauf pour l’Afrique du Sud et l’Égypte, ces marchés se caractérisent par un niveau de liquidité relativement faible, susceptible de réduire encore davantage l’attractivité des marchés d’actions cotées nationaux et de renforcer les incitations à lever des capitaux à l’étranger.
Maurice fait exception. Malgré des frais de cotation relativement modérés et des règles d’admission à la cote assez souples, 97 % des fonds propres levés par des entreprises mauriciennes le sont sur des places boursières étrangères (Graphique 2.7, partie A). Cette situation traduit en partie les efforts déployés par le pays pour faire de son marché un centre financier international, au moyen d’un large réseau de traités sur l’investissement et de conventions fiscales qui facilitent les cotations transfrontières (Bizweek, 2026[21]). Le Royaume-Uni est la principale destination des entreprises africaines qui cherchent à lever des capitaux à l’étranger (Graphique 2.7, partie B), tandis que l’Afrique du Sud est le seul marché africain qui attire une part importante des introductions en bourse à l’étranger réalisées par des entreprises africaines.
Graphique 2.7. Cotations transfrontières d’entreprises africaines, 2000-2025
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Note : Dans la partie B, la catégorie « Autres » comprend le Canada, le Botswana, l’Australie, le Maroc, la France et le Taipei chinois.
Source : Ensemble de données issu de la série sur les marchés de capitaux de l’OCDE ; London Stock Exchange Group (LSEG) ; FactSet ; Bloomberg ; voir l’annexe 2.A pour obtenir de plus amples informations.
Coût des cotations
Les coûts d’introduction en bourse varient considérablement d’un marché africain à l’autre et selon la taille de l’entreprise. Sur tous les marchés, les petites entreprises sont confrontées à des coûts d’admission à la cote plus élevés que les grandes entreprises, rapportés au montant de l’introduction en bourse (Graphique 2.8). Cet écart est particulièrement prononcé en Tanzanie et en Zambie, où les coûts relatifs sont jusqu’à dix fois plus élevés pour les petites entreprises, mais est limité au Kenya et au Nigéria.
Sur la plupart des marchés africains, les coûts d’admission à la cote sont déterminés par les frais de demande et de cotation initiaux, tandis que les frais annuels pour conserver la cotation sont modestes. Au Botswana, à Maurice, en Tanzanie et en Ouganda, en revanche, les frais annuels représentent entre 40 % et 69 % des coûts totaux d’admission à la cote pour les grandes entreprises.
Dans l’ensemble, c’est en Zambie, en Tanzanie, à Maurice et au Botswana que les coûts d’introduction en bourse des grandes entreprises sont les plus faibles, allant de 0.005 % des fonds levés en Zambie à 0.02 % au Botswana. Pour les petites entreprises, les coûts de cotation sont les plus bas en Zambie et en Namibie, tandis que l’Ouganda affiche les coûts les plus élevés pour les entreprises, grandes et petites, en Afrique.
Graphique 2.8. Coût des cotations sur les bourses de valeurs africaines, par taille d’entreprise
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Note : Le coût des cotations comprend uniquement les frais de demande, de cotation initiaux et annuels, le cas échéant, et il est calculé pour des introductions en bourse de 120 millions USD (grandes introductions) et 12 millions USD (petites introductions) sur le marché principal, en supposant un ratio de flottant de 25 %. Le montant d’introduction en bourse de 120 millions USD représente la valeur moyenne des offres sur les places boursières africaines depuis 2000. L’introduction en bourse dans l’UE désigne une admission à la cote EuroNext.
Source : Sources librement accessibles ; voir l’annexe 2.A pour de plus amples informations.
Outre les frais financiers associés à l’admission à la cote, les bourses de la région imposent un ensemble de critères d‘éligibilité et réglementaires (Tableau d’annexe 2.A.2) pour satisfaire aux règles relatives au flottant minimum et au nombre d’actionnaires, et elles sont nombreuses à exiger un capital social minimum, un historique financier ou un historique de rentabilité. Les règles en matière de flottant minimum varient généralement entre 10 % et 30 %, le Maroc et la Tunisie étant les seules juridictions à ne pas imposer de telle exigence. Le Botswana et le Zimbabwe comptent parmi les pays qui imposent les règles de flottant minimum les plus strictes.
En outre, la plupart des marchés africains demandent aux entreprises de fournir des états financiers vérifiés sur trois ans, bien que l’Ouganda exige cinq ans, ainsi qu’un historique avéré de rentabilité sur une période allant d’un à cinq ans. Les exigences relatives à la composition du conseil sont moins courantes et ne s’appliquent que sur quelques marchés, dont l’Égypte, le Kenya et l’Ouganda.
Par rapport à certains marchés comparables, les règles d’admission à la cote en vigueur en Afrique sont globalement conformes dans certains domaines, mais ont tendance à accorder plus de poids aux critères d’éligibilité financière. Les critères d’admission à la cote sont comparables à ceux de certains marchés émergents tels que les Philippines et la Thaïlande. Les exigences de flottant minimum sont également comparables pour l’essentiel à celles observées auprès d’Euronext, en Arabie saoudite et en Thaïlande, et sont généralement comprises entre 20 % et 30 %. Alors que les places boursières africaines continuent d’appliquer des règles de rentabilité avérée ou de capital social minimum, des marchés tels que le Royaume-Uni mettent davantage l’accent sur la diffusion d’informations et la protection des investisseurs que sur des critères de performance financière. Le Brésil et l’Inde ont établi d’autres voies d’admission à la cote qui s’accompagnent de critères de rentabilité plus souples (B3, 2026[22] ; SEBI, 2025[23]).
Exigences proportionnelles et flexibles
Les règles d’admission à la cote, et dans certains cas les critères de gouvernance d’entreprise, peuvent être adaptés aux besoins des entreprises plus jeunes et de plus petite taille afin de faciliter leur accès aux marchés d’actions cotées. Par exemple, le Code King V de gouvernance d’entreprise d’Afrique du Sud (Code King V) autorise les entreprises à moduler leurs pratiques en fonction de leur type d’organisation, de leur taille et de leur secteur d’activité, dans le respect du principe de proportionnalité (Institute of Directors South Africa, 2025[8]). Au Nigéria, les Lignes directrices sur la gouvernance des PME de 2024 étendent et adaptent le Code nigérian de gouvernance d’entreprise de 2018 (NCCG) aux micro, petites et moyennes entreprises (MPME), afin de favoriser la croissance, la durabilité et l’accès au capital des MPME qui y adhèrent (Financial Reporting Council of Nigeria, 2024[24]).
En outre, de nombreuses bourses de valeurs africaines ont mis en place des segments dédiés aux entreprises en croissance afin de faciliter l’accès des petites entreprises aux marchés d’actions cotées. En général, ces plateformes appliquent des critères de cotation plus flexibles que les marchés principaux, notamment des exigences moins strictes en matière de flottant, de nombre d’actionnaires et d’historique financier (Tableau d’annexe 2.A.2). Pour compenser l’assouplissement des critères d’éligibilité, de nombreux marchés en croissance se dotent de garde-fous supplémentaires, notamment l’obligation de faire appel à des parrains ou à des conseillers, ainsi que la présentation de plans d’affaires prospectifs. Par exemple, les sociétés cotées auprès de la bourse de Johannesbourg (JSE) Alternative Exchange (AltX) doivent faire appel aux services d’un conseiller désigné, tandis que leurs administrateurs doivent suivre un programme d’intégration (JSE Limited, 2026[25]).
Le nombre limité d’introductions en bourse sur les marchés africains (section 2.2) donne à penser que les admissions à la cote continuent d’être freinées par des facteurs autres que les seules conditions d’admission, notamment la taille du marché, sa liquidité et la demande des investisseurs. En outre, le degré de flexibilité réglementaire varie considérablement d’une juridiction à l’autre, certains segments de marché appliquant des critères d’admission qui ne diffèrent que marginalement de ceux du marché principal, ce qui risque d’amoindrir leur capacité à attirer de nouvelles entreprises.
2.4. Principales recommandations pour l’action publique
Copier le lien de 2.4. Principales recommandations pour l’action publiquePour améliorer la liquidité, la résilience et la viabilité à long terme des marchés boursiers africains, il faut adopter une approche globale associant des mesures propres à renforcer la confiance dans les marchés grâce à une meilleure gouvernance d’entreprise et à faciliter l’accès d’entreprises de toutes tailles. Ces efforts peuvent être renforcés par une intégration et une coopération régionales accrues entre les marchés financiers africains.
Une coopération plus poussée entre les bourses et les instances de réglementation, notamment par le biais d’accords de cotation croisée, de transactions transfrontières et d’une meilleure interopérabilité des infrastructures de marché, peut contribuer à relier des marchés fragmentés, à élargir la base d’investisseurs et à faciliter l’accès des entreprises à un vivier de capitaux plus vaste. La poursuite de ces initiatives peut donc venir compléter les réformes menées au niveau national et contribuer à l’avènement dans la région de marchés d’actions cotées plus profonds, plus liquides et plus résilients.
Encourager le réexamen et la mise à jour des codes de gouvernance d’entreprise afin de les rapprocher des normes régionales et internationales. Alors que les attentes en matière de gouvernance ne cessent d’évoluer, les pays africains pourraient envisager de s’inspirer des cadres reconnus au niveau international, notamment les Principes de gouvernance d’entreprise du G20 et de l’OCDE, ainsi que le Code King V de gouvernance d’entreprise d’Afrique du Sud, lors de la révision de leurs codes. Parmi les domaines à prendre en considération figurent la gouvernance numérique, la cybersécurité, la gouvernance et la diffusion d’informations en matière de durabilité, ainsi que la surveillance des risques émergents et stratégiques.
Renforcer la transparence et la participation éclairée au marché au moyen d’initiatives qui améliorent la notoriété et la compréhension des cadres de gouvernance d’entreprise applicables aux entreprises cotées. Étant donné que les exigences en matière de gouvernance d’entreprise peuvent être définies par des codes nationaux de gouvernance d’entreprise, des règles d’admission à la cote, des réglementations sectorielles et des cadres régionaux, une transparence et une accessibilité accrues de ces exigences pourraient faciliter leur respect par les émetteurs et éclairer les décisions d’introduction en bourse des sociétés non cotées. La publication d’orientations par les instances de réglementation et les places boursières pourrait également aider les émetteurs potentiels et actuels à comprendre et à respecter les exigences en vigueur, tout en permettant aux investisseurs de prendre des décisions d’investissement éclairées. Par exemple, le Financial Reporting Council du Royaume-Uni a publié des orientations pour aider les sociétés cotées à appliquer le Code de gouvernance d’entreprise du Royaume-Uni (UK Corporate Governance Code) (UK Financial Reporting Council, 2026[26]). Ces orientations contiennent des conseils, des exemples et un résumé des obligations qui font double emploi avec les règles d’admission à la cote et les règles de transparence et de diffusion d’informations du Financial Reporting Council.
Renforcer les cadres régissant l’indépendance du conseil d’administration dans la région en conjuguant des obligations d’indépendance des administrateurs, des évaluations périodiques de leur indépendance et la fixation de seuils clairs de participation substantielle pour évaluer l’indépendance. Dans un environnement caractérisé par des niveaux élevés de concentration de l’actionnariat dans les entreprises africaines, une indépendance accrue des conseils de sociétés cotées peut renforcer la confiance à l’égard des marchés d’actions en rassurant les investisseurs sur le fait que le conseil exerce une surveillance indépendante des actionnaires substantiels et des dirigeants.
Renforcer le cadre régissant les transactions entre parties liées en fixant des seuils et des critères clairs pour leur examen et leur approbation et en imposant aux administrateurs en situation de conflit d’intérêts qu’ils s’abstiennent de prendre des décisions y afférentes. Compte tenu de la prédominance de structures d’actionnariat concentrées sur les marchés d’actions africains, le renforcement du rôle des administrateurs indépendants dans l’examen des transactions importantes entre parties liées peut améliorer la protection des actionnaires minoritaires et stimuler la confiance des investisseurs dans l’objectivité des décisions du conseil et la gestion des conflits d’intérêts. Par exemple, des comités d’audit composés principalement ou entièrement d’administrateurs indépendants pourraient être chargés d’examiner les transactions importantes entre parties liées et d’émettre un avis à l’attention du conseil ou des actionnaires, le cas échéant. Il est tout aussi important d’améliorer l’exactitude et l’accessibilité des registres des bénéficiaires effectifs, car cela permet d’identifier les parties liées, de déceler les conflits d’intérêts potentiels et de contribuer à une surveillance efficace des transactions entre parties liées.
Faire en sorte que les entreprises de toutes tailles puissent accéder aux marchés d’actions cotées. Simplifier les règles d’admission à la cote et réduire les frais d’admission, tout en maintenant des normes appropriées en matière de protection des investisseurs et d’intégrité du marché, peut permettre de réduire les obstacles à l’accès au marché. Des cadres de gouvernance d’entreprise et d’admission à la cote proportionnés et flexibles peuvent faciliter l’entrée sur le marché en permettant aux entreprises de mettre en œuvre des dispositions de gouvernance adaptées à leur taille et à leur stade de développement, sans compromettre la protection des investisseurs ou l’intégrité du marché. Un vivier de sociétés cotées plus large et plus diversifié ouvrirait de nouvelles possibilités d’investissement, attirerait un éventail élargi d’investisseurs nationaux et internationaux et contribuerait à l’avènement de marchés des capitaux plus profonds et plus liquides.
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[95] GSE (2025), Equities Market Report December 2025, https://gse.com.gh/wp-content/uploads/2026/01/GSE-Equities-Market-Report-December-2025.pdf.
[96] GSE (2024), Equities Market Report December 2024, https://gse.com.gh/wp-content/uploads/2025/01/GSE-Equities-Market-Report-December-2024.pdf.
[71] iCRP (2020), Companies and Allied Matters Act, 2020, https://icrp.cac.gov.ng/assets/docs/CAMA-NOTE%20FINAL-FULL-VERSION.pdf.
[72] ICSAN (2018), Nigerian Code of Corporate Governance 2018, https://icsan.org/wp-content/uploads/2024/11/Nigerian-Code-of-Corporate-Governance-2018.pdf.
[76] IGPPP (2019), Law No. 2019-47 on the Improvement of the Investment Climate, https://igppp.tn/fr/node/534#:~:text=Article%20premier%20%2D%20Les%20dispositions%20de,de%20la%20gouvernance%20et%20de.
[1] IMF (2026), World Economic Outlook (April 2026), https://www.imf.org/external/datamapper/NGDPD@WEO/OEMDC/ADVEC/WEOWORLD (consulté le 16 juin 2026).
[4] IMF (2025), IMF Executive Board Completes the Fifth Review under the Extended Credit Facility Arrangement with Ghana, https://www.imf.org/en/news/articles/2025/12/17/pr-25429-ghana-imf-completes-the-fifth-review-under-the-ecf-arrangement.
[8] Institute of Directors South Africa (2025), King V Code on Corporate Governance for South Africa 2025, https://cdn.ymaws.com/www.iodsa.co.za/resource/collection/927F0970-C1E9-4F30-803C-D74BF386A2B6/King_V_Code.pdf (consulté le 1 September 2026).
[59] IODSA (2016), King IV Report on Corporate Governance for South Africa, https://cdn.ymaws.com/www.iodsa.co.za/resource/collection/684B68A7-B768-465C-8214-E3A007F15A5A/IoDSA_King_IV_Report_-_WebVersion.pdf.
[73] Jackson, Etti & Edu (2026), Corporate Governance 2026 - Nigeria, https://practiceguides.chambers.com/practice-guides/comparison/1111/19557/30718-30719-30720-30721-30722-30723-30724-30725.
[91] JSE (2026), JSE Market Statistics, https://www.jse.co.za/services/market-data/market-statistics.
[112] JSE (2025), Fees for Issuers, Services and Trading, https://www.jse.co.za/sites/default/files/media/documents/2025-jse-price-list-issuers-services-and-trading/2025%20JSE%20Price%20List%20-%20Issuers%20Services%20and%20Trading.pdf.
[38] JSE (2025), JSE Listings Requirements, https://www.jse.co.za/sites/default/files/media/documents/jse-listings-requirements-simplified/JSE_Listings_Requirements_Simplified_Final_@_12_December_2025_Final.pdf.
[25] JSE Limited (2026), AltX, https://www.jse.co.za/raise-capital/equities-market/altx (consulté le 1 September 2026).
[51] JuriTheque (2013), Dahir n° 1-13-21, https://juritheque.com/loi/dahir-1-13-21-promulgation-103-etablissements-credit-organismes-assimiles.
[116] Kenya Law (2023), The Capital Markets (Public Offers, Listings and Disclosures) Regulations, 2023, https://kenyalaw.org/akn/ke/act/ln/2023/172/eng@2023-12-15#att_17.
[52] LAC (2006), Namibia Financial Institutions Supervisory Authority Act 3 of 2001, https://www.lac.org.na/laws/annoSTAT/Namibia%20Financial%20Institutions%20Supervisory%20Authority%20Act%203%20of%202001.pdf.
[63] Lexology (2025), In Depth Corporate-Governance Corporate Governance Egypt.
[43] LuSE (2026), Equity Securities, https://www.luse.co.zm/raise-capital/equity-securities/.
[126] LuSE (2026), Listing Fees, https://www.luse.co.zm/raise-capital/listing-fees/.
[78] LuSE (2012), HARMONISED LISTINGS REQUIREMENTS OF THE LUSAKA STOCK EXCHANGE, https://www.luse.co.zm/wp-content/uploads/2024/05/LuSE-Listing-Rules-1.pdf.
[67] MauritiusLII (2017), Companies Act of 2001, https://mauritiuslii.org/akn/mu/act/2001/15/eng%402017-06-30?.
[7] MICEPP (2025), Code de Bonne Gouvernance d’Enterprise 2025, https://micepp.gov.ma/sites/default/files/2025-12/Code%20sp%C3%A9cifique%20aux%20entreprises%20faisant%20appel%20public%20%C3%A0%20l%E2%80%99%C3%A9pargne%20VF.pdf.
[12] Ministry of Justice (2026), National Corporate Governance Code, https://www.scribd.com/document/998895148/NATIONAL-CORPORATE-GOVERNANCE-CODE-SCANNED-PDF.
[10] Namibia Institute of Corporate Governance (2025), KING V – Our Thoughts, https://nicg.org.na/wp-content/uploads/2025/12/NICG-OPINION-King-V-and-the-Namibian-Landscape.pdf (consulté le 25 June 2026).
[45] NBFIRA (2023), NON-BANK FINANCIAL INSTITUTIONS REGULATORY - AUTHORITY ACT, 2023, https://www.nbfira.org.bw/wp-content/uploads/2024/10/nbfira-act-2023.pdf.
[66] NCCG (2016), National Code of Corporate Governance for Mauritius 2016, https://nccg.mu/sites/default/files/2021-01/the-national-code-of-corporate-governance-for-mauritius_2016.pdf.
[50] Nexus (2007), Financial Services Act, Act 14 of 2017, https://www.nexus.ua/images/legislation/Mauritius_Financial_Services_2007.pdf.
[37] NGX (2026), Listing Requirements, https://ngxgroup.com/exchange/raise-capital/listing-requirements/.
[104] NGX (2026), Strengthening the Competitiveness of African Economies, https://ngxgroup.com/ngx-group-steering-market-to-world-beating-51-19-rally-in-2025/#:~:text=As%20at%2031%20December%202025,48%20trillion%20(%2435.61%20billion).
[118] NGX (2025), Listing Fees, https://ngxgroup.com/exchange/raise-capital/listing-fees/.
[105] NGX (2024), Domestic & Foreign Portfolio Investment Report of Nigerian Exchange Limited, https://doclib.ngxgroup.com/market_data-site/other-market-information-site/FPI%20Report/NGX%20Domestic%20and%20Foreign%20Portfolio%20Investment%20Report-December%202024.pdf.
[87] NGX (2014), RULES GOVERNING TRANSACTIONS WITH RELATED PARTIES OR INTERESTED PERSONS, https://doclib.ngxgroup.com/regulation-site/IssuersRules/Rules%20Governing%20Transactions%20with%20Related%20Parties%20or%20Interested%20Persons.pdf?.
[49] NIFCA (2012), CAPITAL MARKETS ACT, https://nifca.go.ke/assets/CapitalMarketsAct_Cap485A-Dyiw_m_K.pdf.
[30] NILEX (2015), Small and Medium Enterprises Market (SMEs), https://www.egx.com.eg/getdoc/8a861fd0-4d15-4e66-949e-18981f997ec0/NILEX-Listing-Guide_en-01-12-2014.aspx.
[33] NSE (2026), Main Investment Market Segment, https://www.nse.co.ke/main-investment-market-segment/.
[97] NSE (2025), Integrated Annual Report and Financial Statements 2025, https://www.nse.co.ke/wp-content/uploads/2025-NSE-integrated-annual-report.pdf.
[98] NSE (2024), 2024 Integrated Annual Report and Financial Statements, https://www.nse.co.ke/wp-content/uploads/NSE-Plc-2024-Integrated-Annual-Report-and-Financial-Statement-1.pdf.
[36] NSX (2026), Listing Requirements, https://nsx.com.na/listing/listing-requirement/.
[69] NSX (2024), THE CORPORATE GOVERNANCE CODE FOR NAMIBIA, https://nsx.com.na/wp-content/uploads/2024/09/NamCode-Inside.pdf.
[86] NSX (2004), NSX Listing requirements - July 2004, https://nsx.com.na/wp-content/uploads/2025/09/NSX-Listing-Requirements.pdf.
[102] OCDE (2025), Africa Capital Markets Report 2025, OECD Capital Market Series, Éditions OCDE, Paris, https://doi.org/10.1787/7d26e1d3-en.
[20] OCDE (2025), OECD Corporate Governance Factbook 2025, Éditions OCDE, Paris, https://doi.org/10.1787/f4f43735-en.
[3] OCDE (2025), OECD Economic Outlook, Volume 2025 Issue 2 : Resilient Growth but with Increasing Fragilities, Éditions OCDE, Paris, https://doi.org/10.1787/9f653ca1-en.
[19] OCDE (2023), G20/OECD Principles of Corporate Governance 2023, Éditions OCDE, Paris, https://doi.org/10.1787/ed750b30-en.
[61] OHADA (2014), UNIFORM ACT ON COMMERCIAL COMPANIES AND THE ECONOMIC INTEREST GROUP, https://www.ohadalegis.com/anglais/telAUGB/2014-Ohada-Revised-Uniform-Act-Commercial-companies-en.pdf.
[65] PolicyVault (2015), The Code of Corporate Governance Practices for Issuers of Securities to the Public 2015, https://www.policyvault.africa/policy/the-code-of-corporate-governance-practices-for-issuers-of-securities-to-the-public-2015/.
[120] PSE (2020), General Criteria for Listing, https://www.pse.com.ph/ipo-listing-requirements/#listing1.
[23] SEBI (2025), Frequently Asked Questions (FAQs) on Issue of Capital and Disclosure Requirements, Regulations 2018 (‘ICDR Regulations’), https://www.sebi.gov.in/sebi_data/faqfiles/may-2025/1747290561386.pdf.
[53] SEC (2025), Investments and Securities Act, 2025, https://home.sec.gov.ng/documents/1319/Investments_and_Securities_Act_2025_x9rSXtI.pdf.
[64] SEC (2020), THE CORPORATE GOVERNANCE CODE FOR LISTED COMPANIES 2020, https://sec.gov.gh/wp-content/uploads/Final-Regulatory-Laws/Codes/Corporate_Governance_Code.pdf.
[13] SEC Nigeria (2026), Transition To T+1 Settlement Cycle In The Nigerian Capital Market, https://sec.gov.ng/for-investors/keep-track-of-circulars/transition-to-t1-settlement-cycle-in-the-nigerian-capital-market/#:~:text=Accordingly%2C%20all%20eligible%20trades%20executed,date%20(T%2B1).&text.
[58] SECZ (2004), Securities Act (17/2004), https://seczim.co.zw/wp-content/uploads/2020/11/securities_act.pdf.
[57] SECZambia (2022), THE SECURITIES ACT, 2016, https://www.seczambia.org.zm/wp-content/uploads/2025/08/The-Securities-Act-No.-41-of-2016-Amended-by-Act-No.-21-of-2022.pdf.
[34] SEM (2026), Admission Requirements for listing on the Official Market, https://www.stockexchangeofmauritius.com/listing-issuer-services/listing-on-sem/admission-requirements/official-market.
[117] SEM (2026), Listing Fees, https://www.stockexchangeofmauritius.com/listing-issuer-services/listing-on-sem/listing-fees/official-market.
[101] SEM (2025), Annual Report 2025, https://www.stockexchangeofmauritius.com/media/12110/2511048-sem-annual-report-2025-4th-draft.pdf.
[122] SET (2022), Listing Fees and Taxes, https://www.set.or.th/en/listing/equities/fees-and-taxes.
[88] TANZLII (2016), Companies Act of 2002, https://tanzlii.org/en/akn/tz/act/2002/12/eng@2016-07-01.
[109] Tunisie Valeurs (2026), Bilan Financier & Boursier de 2025, https://www.tunisievaleurs.com/documents/BilanBoursier2025Perspectives2026.pdf.
[26] UK Financial Reporting Council (2026), Corporate Governance Code Guidance, https://www.frc.org.uk/library/standards-codes-policy/corporate-governance/corporate-governance-code-guidance/#section.6688abfb (consulté le 1 September 2026).
[77] ULII (2025), The Capital Markets Authority Corporate Governance Regulations, 2025, https://ulii.org/en/akn/ug/act/si/2025/15/eng@2025-01-24.
[90] ULII (2012), Companies Act, https://ulii.org/en/akn/ug/act/2012/1/eng@2023-12-31.
[119] USE (2025), Fees, Charges and Penalties Rules 2025, https://use.or.ug/uploads/5edc4767-2638-430f-b410-8b353cdb3c0d.pdf.
[41] USE (2025), Listing Rules 2025, https://use.or.ug/uploads/72796c34-71d7-40ca-9189-5ed27d82ecc9.pdf.
[107] USE (2024), Annual Report 2024, https://www.use.or.ug/uploads/USEAnnualReport2024.pdf.
[42] USE (2012), Growth Enterprise Market Segment (GEMS) 2012, https://use.or.ug/uploads/a676a378-ae78-42be-a663-1a1bea6f8673.pdf.
[85] WIPO (2004), Companies Act, 2004 (Act No. 28 of 2004), Namibia, https://www.wipo.int/wipolex/en/legislation/details/9436.
[15] Xinhua (2025), Namibia shifts to electronic settlement to strengthen market confidence, https://english.news.cn/africa/20251205/6d1e59f1f62144fd96e9a9979e8cef17/c.html.
[79] ZIMLII (2019), Companies and Other Business Entities Act, https://zimlii.org/akn/zw/act/2019/4/eng@2019-11-15.
[44] ZSE (2026), Guide to listing on the Zimbabwe Stock Exchange, https://www.zse.co.zw/api/docs/view?url=https%3A%2F%2Fds88jcmqc11je.cloudfront.net%2Fapi%2Fdocs%2F25%2Fdownload.
[111] ZSE (2025), ZSEH.zw FY25 Annual Report, https://www.zse.co.zw/about-us/announcements.
[80] ZSE (2019), Zimbabwe Stock Exchange Statutory Instrument 134 of 2019., https://www.zse.co.zw/api/docs/view?url=https%3A%2F%2Fds88jcmqc11je.cloudfront.net%2Fapi%2Fdocs%2F10%2Fdownload.
Annexe 2.A. Méthode de collecte et de classification des données concernant la capitalisation boursière, la structure de l’actionnariat et les cadres réglementaires et juridiques
Copier le lien de Annexe 2.A. Méthode de collecte et de classification des données concernant la capitalisation boursière, la structure de l’actionnariat et les cadres réglementaires et juridiquesInformations sur les cotations
Copier le lien de Informations sur les cotationsLes données relatives au nombre de sociétés cotées et à leur capitalisation boursière proviennent de LSEG. Elles ont été nettoyées selon les critères suivants :
Les titres dont le type d’instrument est classé dans les catégories « trust », « fonds » et « ETF » sont exclus.
Pour les sociétés cotées sur plusieurs marchés, seule la cotation primaire est prise en compte.
Dans le cas des entreprises ayant fait l’objet de plusieurs observations, mais pour lesquelles il existe plusieurs pays de domiciliation, le pays de domiciliation effective est vérifié manuellement afin d’éliminer les doublons.
Les sociétés dont les titres s’échangent de gré à gré et celles cotées sur les systèmes multilatéraux de négociation ou sur les marchés pour les PME/de croissance sont exclues. Les marchés pour les PME/de croissance pris en compte dans l’analyse sont les suivants : Korea Exchange (KOSDAQ), New York Stock Exchange (NYSE) et Nasdaq Capital Market (NASDAQ).
Sont exclus les titres relevant des catégories suivantes : sociétés d’investissement immobilier (REIT), sociétés ad hoc de financement d’acquisition (SPAC) et organismes de placement collectif.
Informations sur l’actionnariat
Copier le lien de Informations sur l’actionnariatLes chiffres relatifs à l’actionnariat des sociétés cotées en bourse sont basés sur des calculs de l’OCDE, qui s’appuient sur les données au niveau des entreprises provenant de la base FactSet de données sur l’actionnariat. Les données sont complétées et vérifiées en faisant appel à LSEG et Bloomberg. Les données sont recueillies fin 2025 en USD courants, de sorte qu’aucun ajustement lié à l’inflation n’est nécessaire. Les données de marché pour chaque entreprise sont recueillies auprès de LSEG. Le jeu de données comprend les registres des propriétaires de 43 852 sociétés cotées dans 104 pays, couvrant 99 % de la capitalisation boursière dans le monde. Pour chacun des pays et chacune des régions présentés, les informations correspondent à l’ensemble des sociétés cotées dans ces pays/régions pour lesquelles des informations sont disponibles.
Les registres des propriétaires sont collectés pour chaque société. Pour certaines sociétés, la liste des propriétaires compte jusqu’à 5 000 entrées. Chaque entrée recense le nom de l’institution, le pourcentage d’actions en circulation détenues, le type d’investisseur, le pays d’origine de l’investisseur, le nom de la société mère ultime, entre autres informations.
Le tableau ci-dessous présente les cinq catégories de propriétaires définies et utilisées dans ce rapport, suivant la définition de (De La Cruz, Medina et Tang, 2019[2]). Ces cinq catégories de propriétaires agrègent différents types d’investisseurs. Très souvent, lorsque le bénéficiaire ultime est un gouvernement, une province ou une ville et que le propriétaire direct n’est pas identifié en tant que tel, les registres de propriété sont reclassés comme faisant partie du secteur public. Par exemple, les fonds de pension publics régis par la loi sur le secteur public sont classés comme appartenant au secteur public, et les fonds souverains font également partie de cette même catégorie.
Tableau d’annexe 2.A.1. Catégories de propriétaires définies et utilisées dans le rapport
Copier le lien de Tableau d’annexe 2.A.1. Catégories de propriétaires définies et utilisées dans le rapport|
Catégorie d’investisseur |
Catégories de propriétaires |
|
|---|---|---|
|
Type d’investisseur |
||
|
Entreprises privées et sociétés holding |
Organisation professionnelle |
Division opérationnelle |
|
Plan d’actionnariat salarié |
Société non cotée |
|
|
Société holding |
Société cotée |
|
|
Coentreprise |
Filiale |
|
|
Organisation à but non lucratif |
||
|
Secteur public |
Administration publique |
Collectivités territoriales |
|
Gestionnaire de fonds souverains |
Fonds de pension publics |
|
|
Individuels stratégiques et membres de leur famille |
Personne physique (propriétaires stratégiques) |
Bureau de gestion de patrimoine familial (family office) |
|
Investisseurs institutionnels |
Division des investissements d’une banque |
Gestionnaire de fonds communs de placement |
|
Courtier |
Autre |
|
|
Établissement d’enseignement supérieur/Université |
Fonds de pension |
|
|
Gestionnaire de fondation/fonds de dotation |
Gestionnaire de fonds de pension |
|
|
Gestionnaire d’un fonds de fonds |
Banque privée/gestion de fortune |
|
|
Gestionnaire de fonds de fonds spéculatifs |
Fonds de capital-investissement/placements alternatifs |
|
|
Fonds spéculatif |
Gestionnaire immobilier |
|
|
Gestionnaire de fonds spéculatif |
Société d’études |
|
|
Compagnie d’assurance |
Emprunt/prêt de titres |
|
|
Conseiller en investissement |
Fiducie/Fiduciaire |
|
|
Teneur de marché |
Fonds à compartiments |
|
|
Fonds commun de placement à capital fixe |
Capital-risque/Capital-investissement |
|
|
Autres flottant, y compris investisseurs individuels |
Actions détenues par des investisseurs qui ne sont pas tenus de divulguer leurs participations. Cette catégorie inclut les participations directes des investisseurs particuliers, qui ne sont pas tenus de divulguer leurs participations, ainsi que celles des investisseurs institutionnels dont les participations n’ont pas dépassé les seuils requis pour la divulgation publique de leurs participations. |
|
Tableau d’annexe 2.A.2. Règles d’admission à la cote des bourses de valeurs africaines
Copier le lien de Tableau d’annexe 2.A.2. Règles d’admission à la cote des bourses de valeurs africaines|
Pays |
Marché principal |
Marché de croissance |
|---|---|---|
|
Botswana |
|
|
|
Côte d’Ivoire |
|
|
|
Égypte |
|
|
|
Gabon |
|
|
|
Ghana |
|
|
|
Kenya |
|
|
|
Maurice |
|
|
|
Maroc |
|
|
|
Namibie |
|
NC |
|
Nigéria |
|
|
|
Afrique du Sud |
|
|
|
Tanzanie |
|
|
|
Tunisie |
|
|
|
Ouganda |
|
|
|
Zambie |
|
|
|
Zimbabwe |
|
NC |
Note : Au Botswana, le marché de croissance désigne le Venture Capital Board. En Namibie (NSX), il existe un Conseil du capital-développement dédié aux entreprises qui ne remplissent pas les critères pour être cotées sur le marché principal ; toutefois, les critères d’admission à ce marché ne sont pas disponibles.
Source : (BSE, 2026[27]), (BRVM, 2026[28]), (FRA, 2014[29]), (NILEX, 2015[30]), (BVMAC, 2019[31]), (GSE, 2026[32]), (NSE, 2026[33])
(SEM, 2026[34]), (CDVM, 2012[35]), (NSX, 2026[36]), (NGX, 2026[37]), (JSE, 2025[38]), (CMSA, 2026[39]), (BVMT, 2012[40]), (USE, 2025[41]) (USE, 2012[42]), (LuSE, 2026[43]), (ZSE, 2026[44]),
Tableau d’annexe 2.A.3. Gouvernance des autorités des marchés de capitaux en Afrique
Copier le lien de Tableau d’annexe 2.A.3. Gouvernance des autorités des marchés de capitaux en Afrique|
Juridiction |
Principales instances de réglementation |
Organe directeur/responsable |
Durée du mandat des membres (en années) |
Reconduction |
Désignation ou nomination par : |
Approbation par le pouvoir législatif |
Forme de financement |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
|
Botswana |
Conseil d’administration |
4 |
Autorisée |
Ministre des Finances |
Non requise |
Public et autofinancement |
|
|
Côte d’Ivoire |
Collège de membres |
3 |
Autorisée |
Conseil des ministres de l’UEMOA |
Approbation régionale par les institutions de l’UEMOA |
Public et autofinancement |
|
|
Égypte |
Conseil d’administration |
4 |
Autorisée |
Premier ministre |
Non requise |
Public et autofinancement |
|
|
Ghana |
Conseil |
3 |
Autorisée |
Président |
Non requise |
Public et autofinancement |
|
|
Kenya |
Conseil |
3 |
Autorisée |
Président / Secrétaire du Cabinet chargé du Trésor national |
Non requise |
Autofinancement |
|
|
Maurice |
Conseil |
3 |
Autorisée |
Ministre des services financiers / Premier ministre |
Non requise |
Autofinancement |
|
|
Maroc |
Conseil d’administration |
4 |
Autorisée |
Roi/Conseil de gouvernement |
Non requise |
Autofinancement |
|
|
Namibie |
Conseil |
3 |
Autorisée |
Ministre des Finances |
Non requise |
Autofinancement |
|
|
Nigéria |
Conseil |
5 |
Autorisée |
Président |
Confirmation du Sénat requise |
Public et autofinancement |
|
|
Afrique du Sud |
Commissaire |
5 |
Autorisée |
Ministre de l’Industrie, du Commerce et de la Concurrence |
Non requise |
Public et autofinancement |
|
|
Comité exécutif |
5 |
Autorisée |
Ministre des Finances |
Non requise |
Autofinancement |
||
|
Tanzanie |
Conseil |
3 |
Autorisée |
Président / Ministre des Finances |
Non requise |
Public et autofinancement |
|
|
Tunisie |
Collège de membres |
5 |
Autorisée |
Président |
Non requise |
Public et autofinancement |
|
|
Ouganda |
Conseil |
5 |
Autorisée |
Ministre des Finances |
Non requise |
Public et autofinancement |
|
|
Zambie |
Conseil |
3 |
Autorisée |
Ministre des Finances |
Non requise |
Public et autofinancement |
|
|
Zimbabwe |
Commission |
4 |
Autorisée |
Ministre des Finances |
Non requise |
Public et autofinancement |
Note : Le Gabon n’est pas pris en compte faute de données disponibles.
Tableau d’annexe 2.A.4. Obligations d’indépendance du conseil d’administration pour les sociétés cotées
Copier le lien de Tableau d’annexe 2.A.4. Obligations d’indépendance du conseil d’administration pour les sociétés cotées|
Juridiction |
Niveau(x) |
Obligations d’indépendance du conseil d’administration |
Principaux facteurs entrant dans la définition de l’indépendance |
||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|
|
Séparation des fonctions de directeur général et de président du conseil (applicable aux conseils d’administration à un seul niveau) |
Nombre ou ratio minimum d’administrateurs indépendants |
Durée maximale du mandat et effet à l’expiration du mandat |
Indépendance vis-à-vis des « actionnaires substantiels » |
||||
|
Obligation |
Seuil de participation des « actionnaires substantiels » pour déterminer l’indépendance |
||||||
|
Afrique du Sud |
1 |
Obligatoire |
Majorité d’administrateurs sans fonction de direction |
– |
Examiner l’indépendance des administrateurs tous les 10 ans |
Oui |
– |
|
Botswana |
1 |
Obligatoire |
La majorité des membres du comité de nomination doivent être indépendants |
9 ans |
Examiner l’indépendance des administrateurs tous les 9 ans |
Oui |
– |
|
Côte d’Ivoire |
1 |
Recommandée |
Au moins 1 administrateur indépendant si le conseil compte 3 à 7 membres, et au moins 2 administrateurs indépendants si le conseil compte 8 membres ou plus |
10 ans |
(Pas d’indépendance) |
Non |
– |
|
Égypte |
1 |
Obligatoire |
Au moins 2 administrateurs indépendants |
6 ans |
Pas d’indépendance |
Oui |
– |
|
Ghana |
1 |
Obligatoire |
Au moins 2 administrateurs indépendants et une majorité d’administrateurs sans fonction de direction doivent être indépendants |
9 ans |
Pas d’indépendance |
Oui |
30 % ou plus des droits de vote |
|
Kenya |
1 |
Obligatoire |
Au moins un tiers d’administrateurs indépendants |
9 ans |
Pas d’indépendance |
Oui |
– |
|
Maroc |
1 |
Recommandée |
Administrateurs indépendants recommandés |
– |
– |
– |
– |
|
Maurice |
1 |
Recommandée |
Au moins 2 administrateurs indépendants recommandés |
9 ans |
Pas d’indépendance |
Oui |
– |
|
Namibie |
1 |
Obligatoire |
Majorité d’administrateurs sans fonction de direction |
– |
– |
Oui |
– |
|
Nigéria |
1 |
Obligatoire |
Au moins 3 administrateurs indépendants |
9 ans |
Pas d’indépendance |
Oui |
– |
|
Ouganda |
1 |
Obligatoire |
Au moins un tiers d’administrateurs indépendants |
– |
– |
Oui |
15 % ou plus des droits de vote |
|
Tanzanie |
1 |
Obligatoire |
Au moins un tiers d’administrateurs indépendants et sans fonction de direction |
9 ans |
Pas d’indépendance |
Oui |
15 % ou plus des droits de vote |
|
Tunisie |
1+2 |
Obligatoire |
Au moins 2 administrateurs indépendants |
6 ans |
Pas d’indépendance |
Oui |
– |
|
Zambie |
1 |
Obligatoire |
La majorité des membres du comité de nomination doivent être indépendants |
– |
– |
Oui |
– |
|
Zimbabwe |
1 |
Obligatoire |
La majorité des membres du conseil d’administration doivent être indépendants |
– |
– |
Oui |
– |
Note : Le Gabon n’est pas pris en compte faute de données disponibles.
Source : (IODSA, 2016[59]), (BRVM, 2023[60]), (OHADA, 2014[61]), (EGX, 2026[62]), (Lexology, 2025[63]), (SEC, 2020[64]), (GISI, 2016[48]), (PolicyVault, 2015[65]), (NCCG, 2016[66]), (MauritiusLII, 2017[67]), (ECGI, 2025[68]), (NSX, 2024[69]), (ENS, 2026[70]), (iCRP, 2020[71]), (ICSAN, 2018[72]), (Jackson, Etti & Edu, 2026[73]), (OCDE, 2025[20]), (CMSA, 2014[74]), (CMF, 2022[75]), (IGPPP, 2019[76]), (ULII, 2025[77]), (LuSE, 2012[78]), (ZIMLII, 2019[79]), (ZSE, 2019[80]).
Tableau d’annexe 2.A.5. Approbation des transactions entre parties liées
Copier le lien de Tableau d’annexe 2.A.5. Approbation des transactions entre parties liées|
Juridiction |
Approbation par le conseil d’administration des transactions entre parties liées inhabituelles |
Abstention des membres du conseil concernés |
Approbation par les actionnaires de chacune des transactions entre parties liées (hors fonds propres) |
|
|---|---|---|---|---|
|
Obligation |
Transactions entre parties liées soumises à l’approbation des actionnaires |
|||
|
Afrique du Sud |
Obligatoire |
Obligatoire |
Oui |
Les exigences d’approbation varient en fonction du type de transaction entre parties liées. |
|
Botswana |
Obligatoire |
Non requise |
Oui, pour les transactions importantes |
L’approbation des actionnaires indépendants doit être obtenue. |
|
Côte d’Ivoire |
Obligatoire |
Obligatoire |
Oui, pour les transactions importantes |
Les actionnaires approuvent la transaction sur la base du rapport spécial de l’auditeur. |
|
Égypte |
Obligatoire |
Obligatoire |
Non |
Le conseil doit tenir les actionnaires informés de la transaction entre parties liées avant que le vote ait lieu. |
|
Ghana |
Obligatoire |
Obligatoire |
Oui, pour les transactions importantes |
– |
|
Kenya |
Obligatoire |
Non requise |
Oui, pour les transactions importantes |
L’approbation des actionnaires est requise pour certaines catégories de transactions. |
|
Maroc |
Obligatoire |
Obligatoire |
Oui, dans les conventions réglementées |
Les actionnaires approuvent la transaction sur la base du rapport spécial de l’auditeur. |
|
Maurice |
Obligatoire |
Obligatoire |
Oui, pour les transactions importantes |
– |
|
Namibie |
Obligatoire |
Non requise |
Oui, pour les transactions importantes |
– |
|
Nigéria |
Obligatoire |
Obligatoire |
Oui |
L’approbation des actionnaires est requise si la transaction entre parties liées représente au moins 5 % des actifs net tangible de l’émetteur ou de son groupe, selon les derniers comptes vérifiés. |
|
Ouganda |
Obligatoire |
Non requise |
Oui |
– |
|
Tanzanie |
Obligatoire |
Obligatoire |
Non |
– |
|
Tunisie |
Obligatoire |
Obligatoire |
Oui |
– |
|
Zambie |
Obligatoire |
Non requise |
Oui |
– |
|
Zimbabwe |
Obligatoire |
Obligatoire |
Oui |
– |
Note : Le Gabon n’est pas pris en compte faute de données disponibles.
Source : (BSE, 2026[27]), (OHADA, 2014[61]), (Andersen, 2025[81]), (GIPC, 2019[82]), (BRS, 2021[83]), (MauritiusLII, 2017[67]) (AMMC, 2017[84]), (WIPO, 2004[85]), (NSX, 2004[86]), (NGX, 2014[87]), (OCDE, 2025[20]), (TANZLII, 2016[88]), (DSE, 2022[89]), (CMF, 2022[75]), (ULII, 2012[90]), (LuSE, 2012[78]), (ZIMLII, 2019[79]).
Émissions d’actions
Copier le lien de Émissions d’actionsLes informations relatives aux introductions en bourse et aux émissions complémentaires d’actions présentées dans ce rapport sont issues de plusieurs bases de données financières — notamment LSEG (Screener, Datastream), FactSet et Bloomberg — et reposent sur des données concernant les opérations et/ou les entreprises concernées. Des moyens considérables ont été mobilisés pour assurer la cohérence et la qualité de l’ensemble de données. Les différentes sources de données sont recoupées et, lorsque cela est nécessaire, les informations sont également vérifiées par rapport aux sources originales, notamment les sites Internet et les états financiers des instances de réglementation, des bourses et des entreprises.
Couverture géographique et classification par pays
L’ensemble de données comprend des informations sur toutes les introductions en bourse et les émissions complémentaires d’actions réalisées par des sociétés financières et non financières. Toute admission à la cote consécutive à une introduction en bourse, y compris une première admission sur un marché distinct du marché principal, est considérée comme une émission complémentaire d’actions. Lorsqu’une société procède à une introduction en bourse sur plusieurs marchés sur une période de 180 jours, l’ensemble de ces opérations est considéré comme une seule et même introduction en bourse. La ventilation par pays est établie en fonction du pays dans lequel l’émetteur est domicilié. L’ensemble de données comporte également une classification basée sur le pays dans lequel la bourse de cotation de l’émetteur se situe. Une société qui entre en bourse peut être admise à la cote dans plusieurs pays. Les bases de données financières peuvent alors enregistrer les différentes cotations comme autant d’opérations distinctes pour chaque pays où l’entreprise est cotée. Toutefois, ces cotations multiples sont souvent considérées comme une seule opération attribuée au marché principal de cotation. Ainsi, la ventilation par pays en fonction du lieu de cotation est actuellement basée sur le marché principal de l’émetteur. Les données relatives aux introductions en bourse et aux émissions complémentaires d’actions sont recueillies opération par opération à partir de bases de données commerciales, en USD courants. Les montants, initialement collectés en USD ont été ajustés en fonction de l’indice des prix à la consommation des États-Unis de 2025.
Critères d’exclusion
Les critères suivants sont appliqués dans le but d’exclure les introductions en bourse et les émissions complémentaires d’actions réalisées par des fiducies, des fonds et des sociétés ad hoc de financement d’acquisition :
Sociétés financières exerçant des activités de trust, de gestion fiduciaire et de conservation d’actifs
Sociétés de gestion d’actifs telles que les fonds de santé et de protection sociale, les fonds de pension et leurs administrateurs tiers, ainsi que d’autres structures financières
Fonds d’investissement ouverts
Autres véhicules financiers
Fondations accordant des dons
Sociétés de gestion d’actifs gérant des fiducies, des successions et des comptes de mandataires
Sociétés ad hoc de financement d’acquisition
Fonds d’investissement à capital fixe
Cotations sur un marché de gré à gré
Types de titres sous « fonds communs de placement » et « organismes de placement collectif ».
Fonds de placement immobilier
Opérations pour lesquelles le montant levé est non renseigné ou nul
LSEG utilise la nomenclature sectorielle de la classification TRBC (The Reference Data Business Classification). Les secteurs économiques pris en compte dans l’analyse sont les suivants :
Tableau d’annexe 2.A.6. Classification sectorielle des émissions d’actions
Copier le lien de Tableau d’annexe 2.A.6. Classification sectorielle des émissions d’actions|
Secteurs économiques de la TRBC |
|
|---|---|
|
Matériaux de base |
Industrie |
|
Biens et services de consommation cycliques |
Biens et services de consommation non cycliques |
|
Énergie |
Immobilier |
|
Finance |
Technologies |
|
Santé |
Services collectifs |
Informations sur la liquidité
Copier le lien de Informations sur la liquiditéTableau d’annexe 2.A.7. Source d’informations sur la liquidité
Copier le lien de Tableau d’annexe 2.A.7. Source d’informations sur la liquiditéInformations sur les performances des marchés d’actions
Copier le lien de Informations sur les performances des marchés d’actionsLe tableau ci-dessous présente les indices boursiers utilisés dans le graphique 2.4.
Tableau d’annexe 2.A.8. Indices boursiers
Copier le lien de Tableau d’annexe 2.A.8. Indices boursiers|
Juridiction |
Indice boursier |
|---|---|
|
Afrique du Sud |
FTSE/JSE All Share Index |
|
Botswana |
BSE Domestic Company Index (DCI) |
|
Côte d’Ivoire |
BRVM Composite |
|
Égypte |
EGX 100 EWI |
|
Ghana |
GSE Composite Index (GSE-CI) |
|
Kenya |
NSE 20 Share Index |
|
Maroc |
Moroccan All Shares Index (MASI) |
|
Maurice |
MSCI Mauritius Index |
|
Namibie |
FTSE NSX Overall Index |
|
Nigéria |
MSCI Nigeria Index |
|
Ouganda |
USE All Share Index (ALSI) |
|
Tanzanie |
Tanzania Share Index (TSI) |
|
Tunisie |
TUNINDEX |
|
Zambie |
LuSE All Share Index (LASI) |
|
Zimbabwe |
ZSE Industrial Index |