Le rapport Perspectives mondiales des sécheresses vient compléter les nombreux travaux de l’OCDE consacrés à la question de l’adaptation au changement climatique. Cet axe de travail a pour objectif d’aider les pays à mieux appréhender les connaissances scientifiques complexes et en constante évolution sur le changement climatique, et à les traduire en informations exploitables pour les décideurs politiques. Il s’agit aussi de mettre en évidence les mesures organisationnelles et structurelles nécessaires pour renforcer la résilience au changement climatique. Ce rapport fait suite aux études de l’OCDE concernant d’autres risques climatiques, notamment l’élévation du niveau de la mer et les feux extrêmes.
Le rapport Perspectives mondiales des sécheresses fournit un état des lieux mondial de l’exposition à la sécheresse, de ses conséquences et des politiques publiques à mettre en œuvre dans un contexte de changement climatique. Le rapport met à profit les connaissances récemment acquises sur la manière dont le changement climatique amplifie les effets de la sécheresse. Il contient également de nouvelles estimations, établies par l’OCDE, du coût économique des sécheresses et de leurs répercussions sur les chaînes de valeur. Vu l’ampleur du réchauffement déjà accumulé dans le système climatique de la Terre, il est peu probable que la tendance à la hausse du nombre d’épisodes de sécheresse s’inverse dans un avenir proche. Surtout, il est établi que la solution ne réside pas dans la seule gestion de l’eau. Pour renforcer la résilience aux sécheresses, il faut que tous les secteurs repensent leurs usages de l’eau et contribuent à restaurer la capacité d’approvisionnement en eau compte tenu de l’évolution des conditions climatiques.
Ce rapport a été élaboré par la Direction de l’environnement de l’OCDE, sous la houlette de Jo Tyndall. Il a été rédigé par Marta Arbinolo, Ioannis Tikoudis et Simon Touboul, sous la supervision de Walid Oueslati, chef de la Division du climat, de la biodiversité et de l’eau, et de Catherine Gamper, qui dirige l’équipe Adaptation climatique. Il a bénéficié du précieux soutien documentaire et des contributions de Margaux Gabriel, Amélie Majnoni d’Intignano, Nicholas Poellinger et Jiyul Shin. L’équipe autrice remercie les collègues de l’OCDE ci-après de leurs conseils et avis : Alexandre Banquet, Marijn Kordenwal, Nicolina Lamhauge, Sophie Lavaud, Xavier Leflaive, Mikael Maës, Mikaela Rambali, Laura Smith, Lucy Watkinson et Leigh Wolfrom. Elle est également reconnaissante à Sora Choi, Sama Al Taher Cucci, Beth Del Bourgo et William Foster, qui ont prêté un appui administratif et assuré les activités de communication. Enfin, elle remercie, pour la relecture sur le fond, Michael Bruentrup (German Institute of Development and Sustainability), Benjamin Cook (NASA Goddard Institute for Space Studies et Columbia University), Richard Damania (Banque mondiale), Caroline King-Okumu (Centre for Ecology and Hydrology), Yusuke Kuwayama (University of Maryland), Sergio Vicente-Serrano (Instituto Pirenaico de Ecología) et Esha Zaveri (Banque mondiale).
Ce rapport a été élaboré sous la supervision du Comité des politiques d’environnement (EPOC) et a bénéficié des vues échangées au sein du Groupe de travail sur le changement climatique (GTCC) et du Groupe de travail sur la biodiversité, l’eau et les écosystèmes (GTBEE).