Le Danemark est plus proche des Objectifs de développement durable que la moyenne des pays membres de l’OCDE. Le pays a opéré un découplage entre l’activité économique et les émissions de gaz à effet de serre (GES) et les rejets de principaux polluants atmosphériques. Il se classe parmi les pays de l’OCDE à l’intensité énergétique la plus faible grâce à une politique volontariste d’amélioration de l’efficacité énergétique. Les renouvelables, qui ont connu un essor dans le pays ces dix dernières années, ont vu leur part dans les approvisionnements totaux en énergie primaire passer de 15 % à 35 % grâce à une volonté politique ferme et à une acceptabilité sociale élevée. Le Danemark est désormais l’un des chefs de file mondiaux de la technologie éolienne, ce qu’il doit au soutien considérable et croissant versé par les consommateurs d’électricité (via la surtaxe prélevée sur leur facture d’électricité). Il s’est aujourd’hui engagé à faire passer la part des renouvelables dans la consommation finale brute d’énergie de 30 % en 2020 à 55 % en 2030.
Malgré les progrès, des problèmes environnementaux persistent. Bien que le Danemark lutte fermement contre la pollution azotée depuis dix ans, les rejets dans les eaux côtières du pays demeurent excessifs et seul 1.7 % de ces eaux sont en bon état écologique. La politique d’aménagement de l’espace menée au Danemark encourage l’interconnectivité des zones d’intérêt pour la protection de la nature, mais la politique de protection de la nature ne fixe d’objectifs concrets à aucune zone protégée à l’exception des forêts d’intérêt pour la biodiversité (qui représentent une part minime du territoire danois).