Les risques sont partout, dans l’économie nationale comme dans les économies étrangères qui fournissent les principaux intrants. Les entreprises recherchent des stratégies de résilience pour faire face à tous les types de risques et ne peuvent s’intéresser uniquement à ceux qui sont liés aux approvisionnements de l’étranger. Les données disponibles montrent que l’agilité et l’adaptabilité sont essentielles pour atteindre la flexibilité nécessaire au renforcement de la résilience. L’alignement des intérêts des partenaires du réseau de production (fournisseurs, pouvoirs publics, organisations non gouvernementales) facilite les réactions coordonnées et concertées, et favorise la concrétisation des objectifs environnementaux et sociaux.
Pour assurer l’agilité, l’adaptabilité et l’alignement des chaînes d’approvisionnement mondiales, les pouvoirs publics remplissent une fonction cruciale de facilitateurs, d’intégrateurs et de fournisseurs d’infrastructures et de ressources d’urgence, en coopération avec le secteur privé. Ces stratégies de résilience peuvent être mises en œuvre au niveau national, mais elles sont plus efficaces si elles sont coordonnées à l’échelle internationale. Les responsables publics peuvent :
Promouvoir des mesures de facilitation des échanges : réduire les freins aux échanges et créer des cadres réglementaires stables, transparents et prévisibles à l’intention des entreprises.
Renforcer les principaux secteurs de services de la chaîne d’approvisionnement : Supprimer les obstacles à l’accès au marché pour les secteurs de services essentiels, et œuvrer au renforcement de l’interopérabilité réglementaire entre les pays.
Faciliter la transformation numérique des opérations de la chaîne d’approvisionnement : Permettre aux entreprises d’informatiser leurs processus et de réagir avec plus d’agilité aux chocs d’offre en abaissant les droits de douane sur les biens TIC, en simplifiant la réglementation et en coopérant à la définition de règlements internationaux pour le commerce électronique.
Encourager la coopération internationale et la coordination avec le secteur privé : Utiliser les accords commerciaux internationaux et les partenariats au sein de la chaîne d’approvisionnement pour fixer des règles, coordonner et limiter l’hétérogénéité des textes concernant les mesures de facilitation des échanges, et coopérer avec le secteur privé pour se préparer à faire face aux situations d’urgence.
Élaborer des politiques qui concilient durabilité, efficacité et résilience : Considérer la performance des chaînes d’approvisionnement mondiales comme un écosystème et ne pas cibler un objectif unique (ex. : la sécurité des approvisionnements) sans en évaluer les effets potentiels sur les résultats économiques, la durabilité ou encore les coûts de mise en œuvre.