Les profils-pays qui composent cette annexe viennent compléter l’Examen de l’OCDE sur la résilience des chaînes d’approvisionnement. Ils ont été établis à partir des données et des analyses produites sous l’égide du Comité des échanges de l’OCDE afin d’apporter un éclairage inédit sur un pays donné. La section Suivi des interdépendances des chaînes d’approvisionnement livre un aperçu du degré d’intégration du pays dans les chaînes d’approvisionnement mondiales grâce à un indicateur de l’interdépendance mondiale des industries clés et montre dans quelle mesure la concentration des importations et des exportations a évolué au fil des années. La section intitulée Des chaînes d’approvisionnement agiles, adaptables et alignées présente un ensemble d’indicateurs de l’OCDE permettant d’évaluer la transparence et la facilité des procédures aux frontières, le niveau des obstacles réglementaires aux échanges de services et au commerce numérique, ainsi que le degré global d’intégration internationale et d’alignement sur les meilleures pratiques. L’ensemble de ces éléments ont pour objet d’aider les pouvoirs publics et le secteur privé à mettre en place un environnement propice à l’agilité, l’adaptabilité et l’alignement de leurs chaînes d’approvisionnement.
Examen de l’OCDE sur la résilience des chaînes d’approvisionnement
Annex A. Guide de lecture des données par pays
Copier le lien de Annex A. Guide de lecture des données par paysSuivi des interdépendances des chaînes d’approvisionnement
Copier le lien de Suivi des interdépendances des chaînes d’approvisionnementInterdépendance mondiale des industries clés
Ce graphique illustre la dépendance des industries clés : i) aux intrants importés de l’étranger en indiquant la proportion en pourcentage d’intrants étrangers utilisés dans l’industrie en question (ligne bleue) ; et ii) à la production exportée vers des marchés étrangers en indiquant la part de la production d’une industrie qui est écoulée à l’étranger (ligne verte).
Les industries clés représentées sont les suivantes :
le secteur des matières premières, qui englobe l’agriculture et les activités extractives.
le secteur des activités de fabrication (manufacturières) stratégiques (en fonction de leur importance potentielle pour la sécurité nationale et économique) et non stratégiques.
les services d’infrastructures (transport et commerce de détail) et les services à forte intensité de connaissances (SFIC) comme les services aux entreprises, scientifiques ou informatiques.
Pour plus de détails, voir le tableau A A.1.
Comment lire ce graphique : La ligne bleue représente la part d’intrants étrangers. Plus la ligne bleue est proche du centre (0 %) du graphique, moins l’industrie en question utilise d’intrants étrangers. La ligne verte représente l’exportation vers des marchés étrangers. Plus la ligne verte est proche du centre (0 %) du graphique, plus la part de la production que l’industrie en question écoule à l’étranger est faible. Pour plus de contexte sur cet indicateur, voir le chapitre 2 de l’Examen de l’OCDE sur la résilience des chaînes d’approvisionnement.
Sources des données et construction des variables
Le graphique présente deux indicateurs de l’exposition à la production étrangère. La part d’intrants étrangers (ligne bleue) est évaluée sur la base de la dépendance des secteurs importateurs aux produits étrangers (Foreign Production Exposure: Import-side – FPEM), et la part de la production vendue à l’étranger (ligne verte) sur la base de la dépendance des secteurs exportateurs aux produits étrangers (Foreign Production Exposure: Export-side - FPEX) (Baldwin, Freeman et Theodorakopoulos, 2022[1]). En d’autres termes, il s’agit de la proportion d’un secteur, dans un pays donné, potentiellement vulnérable à des perturbations survenant à l’étranger, en amont (FPEM) comme en aval (FPEX). Ces indicateurs sont établis sur la base des échanges bruts et prennent en compte les liens directs (le fournisseur direct d’un intrant) et les liens indirects (le fournisseur du fournisseur de l’intrant). Les calculs sont fondés sur l’édition 2023 des tableaux internationaux d’entrées-sorties (TIES) de l’OCDE.
Le tableau ci-après présente les activités englobées dans chaque catégorie d’industries clés. Les catégories retenues correspondent à la Classification internationale type, par industrie, de toutes les branches d’activité économique, révision 4 (CITI Rév. 4). La division des services aux entreprises s’inspire de la taxonomie des secteurs en fonction leur intensité numérique établie par l’OCDE (voir Calvino et al. (2018[2])). Le secteur des activités de fabrication est divisé en deux agrégats : les industries stratégiques et les industries non stratégiques, conformément à la définition des Perspectives de l’économie mondiale du FMI, annexe en ligne au chapitre 4 (FMI, 2023[3]).
Tableau A A .1. Indicateur des interdépendances mondiales – activités étudiées
Copier le lien de Tableau A A .1. Indicateur des interdépendances mondiales – activités étudiées|
Catégorie |
Code sectoriel |
Description |
|---|---|---|
|
Matières premières |
A (01 à 03) |
Agriculture |
|
B (05 à 09) |
Activités extractives |
|
|
Activités de fabrication non stratégiques |
C 10 à 18 |
Produits alimentaires, textiles, bois et imprimerie |
|
C 22 |
Caoutchouc et matières plastiques |
|
|
C 24 à 25 |
Produits métallurgiques de base et ouvrages en métaux |
|
|
C 27 |
Matériel électrique |
|
|
C 31 à 33 |
Autres activités de fabrication |
|
|
Activités de fabrication stratégiques |
C 19 à 21 |
Produits pétroliers et produits chimiques |
|
C 23 |
Autres produits minéraux non métalliques |
|
|
C 26 |
Ordinateurs et électronique |
|
|
C 28 à 30 |
Machines et matériels de transport |
|
|
Services d’infrastructure |
G (45 à 47) |
Commerce de gros et de détail |
|
H (49 à 53) |
Transports |
|
|
I |
Activités d’hébergement et de restauration |
|
|
J 58 à 61 |
Édition et télécommunications |
|
|
Services à forte intensité de connaissances |
J 62 à 63 |
Activités informatiques, services d’information |
|
K |
Activités financières et d’assurances |
|
|
L |
Activités immobilières |
|
|
M |
Activités professionnelles, scientifiques et techniques |
|
|
N |
Services administratifs et d’appui |
Concentration notable des importations
Ce graphique montre l’évolution, entre 1997 et 2022, du nombre de produits importés dont l’approvisionnement est concentré de maniere notable, c’est-à-dire lorsqu’un pays s’approvisionne pour un produit donné auprès de moins de la moitié des fournisseurs possibles dans le monde sur un marché où l’offre est elle-même concentrée.
Comment lire ce graphique : La ligne bleu foncé représente les chiffres du pays, la ligne bleu clair la moyenne des pays de l’OCDE. Le nombre de produits dont les importations sont concentrées de maniere notable figure en ordonnées. Plus la courbe est haute, plus le nombre de produits importés présentant une concentration notable des importations est important. Pour plus de contexte sur cet indicateur, voir le chapitre 3 de l’Examen de l’OCDE sur la résilience des chaînes d’approvisionnement.
Sources des données et construction des variables
Les importations sont considérées comme concentrées de maniere notable lorsque, dans le cas de relations commerciales bilatérales au niveau d’un produit donné, l’indice d’Herfindahl-Hirschman (IHH) du pays importateur est plus de deux fois supérieur à l’IHH correspondant pour les exportations mondiales. Les indices de concentration sont calculés pour tous les partenaires commerciaux, y compris les échanges intra-UE.
Afin de resserrer le spectre des cas présentant une concentration notable, on a en outre défini une valeur plancher, à 0.2, pour l’IHH des exportations mondiales d’un produit donné, ce qui correspond à la valeur retenue par l’OCDE pour indiquer une concentration relativement élevée (voir la section 3.3 de ce rapport). Par conséquent, seuls les produits dont le niveau de concentration des exportations mondiales mesuré par l’IHH affiche une valeur égale ou supérieure à 0.2 et les produits dont l’IHH par pays importateur est supérieur ou égal à 0.4 ont été pris en compte dans le cadre de cette étude.
Concentration notable des exportations
Ce graphique montre l’évolution, entre 1997 et 2022, du nombre de produits dont les exportations sont concentrées de maniere notable, c’est-à-dire lorsqu’un pays exporte un produit donné vers moins de la moitié des marchés de destination possibles dans le monde, sur un marché où la demande est elle-même concentrée.
Comment lire ce graphique : La ligne verte représente les chiffres du pays, la ligne bleu clair la moyenne des pays de l’OCDE. Le nombre de produits dont les exportations sont concentrées de maniere notable figure en ordonnées. Plus la courbe est haute, plus le nombre de produits exportés présentant une concentration notable des exportations est important. Pour plus de contexte sur cet indicateur, voir le chapitre 3 de l’Examen de l’OCDE sur la résilience des chaînes d’approvisionnement.
Sources des données et construction des variables
Les exportations sont considérées comme concentrées de maniere notable lorsque, dans le cas de relations commerciales bilatérales au niveau d’un produit donné, l’indice d’Herfindahl-Hirschman (IHH) du pays exportateur est plus de deux fois supérieur à l’IHH correspondant pour les importations mondiales. Les indices de concentration sont calculés pour tous les partenaires commerciaux, y compris les échanges intra-UE.
Afin de resserrer le spectre des cas présentant une concentration notable, on a en outre défini une valeur plancher, à 0.2, pour l’IHH des importations mondiales d’un produit donné, ce qui correspond à la valeur retenue par l’OCDE pour indiquer une concentration relativement élevée (voir la section 3.3 de ce rapport). Par conséquent, seuls les produits dont le niveau de concentration des importations mondiales mesuré par l’IHH affiche une valeur égale ou supérieure à 0.2 et les produits dont l’IHH par pays exportateur est supérieur ou égal à 0.4 ont été pris en compte dans le cadre de cette étude.
Des chaînes d’approvisionnement agiles, adaptables et alignées
Copier le lien de Des chaînes d’approvisionnement agiles, adaptables et alignéesTransparence de la réglementation
Ce graphique présente le niveau global de transparence des approches réglementaires touchant les échanges de biens et services indispensables pour les chaînes de valeur mondiales (CVM). La transparence réglementaire permet aux entreprises de prévoir l’évolution de la réglementation et de s’y adapter, renforçant ainsi l’agilité et l’adaptabilité de leur chaîne d’approvisionnement.
Comment lire ce graphique : Plus l’aiguille est orientée vers la droite du compteur, plus les approches législatives du pays sont alignées sur les meilleures pratiques internationales en matière de transparence de la réglementation. La bande bleu clair sur le compteur représente la moyenne des pays de l’OCDE. Les extrémités de l’éventail présenté sur le compteur indiquent les valeurs maximales et minimales de l’échantillon OCDE. Pour plus de contexte sur cet indicateur, voir le chapitre 6 de l’Examen de l’OCDE sur la résilience des chaînes d’approvisionnement.
Sources des données et construction des variables
Cet indicateur synthétise les informations qualitatives déclarées au titre de la composante « disponibilité de l’information » des Indicateurs de facilitation des échanges (IFE) 2024 de l’OCDE, et de la composante « transparence de la réglementation » de l’Indice de restrictivité des échanges de services (IRES) 2024 de l’OCDE.
La composante « disponibilité de l’information » des IFE reflète le niveau et le type d’information disponible sur le traitement des biens en douane, notamment la publication des règles et des informations douanières et commerciales, les dispositifs de remontée d’information et les fonctions spécifiques à l’intention des entreprises (pages/portails internet dédiés, manuels, etc.).
La composante « transparence de la réglementation » de l’IRES englobe entre autres les obligations de diffuser publiquement les textes avant leur entrée en vigueur, l’existence de processus adaptés de consultation des parties prenantes dans le cadre des initiatives législatives, et la transparence des conditions et procédures de délivrance de licences.
Parmi les données issues de l’IRES, seules celles concernant les secteurs classés comme essentiels au fonctionnement des CVM ont été prises en compte, à savoir : services de transport (aérien, maritime, ferroviaire et routier), services logistiques, services messagerie (services postaux et livraison expresse), services de distribution et services de télécommunication.
Cet indicateur composite de la transparence de la réglementation concernant les CVM a été calculé comme suit : la note des deux composantes a été normalisée de sorte que le score est exprimé en pourcentage de la note maximale possible. On calcule ensuite la moyenne, à savoir : transparence de la réglementation = ((% obtenu pour la composante « disponibilité de l’information » des IFE) + (% obtenu pour la composante « transparence de la réglementation » de l’IRES))/2.
Obstacles aux échanges de services numériques
Ce graphique concerne les obstacles réglementaires qui entravent la capacité des entreprises à fournir des services à l’aide de réseaux électroniques, quel que soit leur secteur d’activité.
Comment lire ce graphique : Plus l’aiguille est orientée vers la droite du compteur, moins l’environnement réglementaire est favorable aux échanges fondés sur le numérique. 0 indique un environnement réglementaire ouvert aux échanges fondés sur le numérique. La bande bleu clair sur le compteur représente la moyenne des pays de l’OCDE. Les extrémités de l’éventail présenté sur le compteur indiquent les valeurs maximales et minimales de l’échantillon OCDE. Pour plus de contexte sur cet indicateur, voir le chapitre 6 de l’Examen de l’OCDE sur la résilience des chaînes d’approvisionnement.
Sources des données et construction des variables
Les résultats par pays sont basés sur l’édition 2024 de l’Indice OCDE de restrictivité des échanges de services numériques (IRES numérique). L’IRES numérique est un indice composite portant sur cinq catégories de mesures : 1) infrastructures et connectivité ; 2) transactions électroniques ; 3) systèmes de paiement électronique ; 4) droits de propriété intellectuelle ; 5) autres obstacles aux échanges de services fondés sur le numérique. Les éléments évalués au sein de chaque catégorie sont présentés ici : http://oe.cd/dstri.
Intégration et ouverture du commerce numérique
Ce graphique présente une mesure de l’évolution des discussions et des engagements internationaux sur des aspects importants pour le commerce numérique.
Comment lire ce graphique : Plus l’aiguille est orientée vers la droite du compteur, plus l’environnement du pays en matière de commerce numérique est ouvert et intégré. La bande bleu clair sur le compteur représente la moyenne des pays de l’OCDE. Les extrémités de l’éventail présenté sur le compteur indiquent les valeurs maximales et minimales de l’échantillon OCDE. Pour plus de contexte sur cet indicateur, voir le chapitre 6 de l’Examen de l’OCDE sur la résilience des chaînes d’approvisionnement.
Sources des données et construction des variables
L’indice d’intégration et d’ouverture des échanges numériques (INDIGO) de l’OCDE distingue deux dimensions : i) les instruments internationaux sans lien avec les échanges, tels que les accords sur la protection de la vie privée, la cybersécurité et la gouvernance de l’IA, qui sont suivis par l’INDIGO-i ; et ii) les instruments liés aux échanges, y compris les engagements contenus dans les accords de l’OMC, les accords commerciaux régionaux et les accords portant spécifiquement sur l’économie numérique, suivis par l’INDIGO-t.
Les chiffres figurant sur les graphiques sont issus de l’INDIGO-t, dont le système de notation s’échelonne de 0 à 1, 0 indiquant l’absence totale d’engagement international, 1 l’existence d’engagements dans tous les domaines couverts et avec tous les partenaires. On peut considérer que cet indice mesure la distance qui sépare le pays d’engagements commerciaux complets sur les questions importantes pour le commerce numérique.
Facilité des procédures aux frontières
Ce graphique montre dans quelle mesure les procédures techniques et juridiques de traitement des marchandises aux frontières ont été rationalisées et simplifiées, renforçant ainsi l’agilité des chaînes d’approvisionnement. Ces éléments ont été évalués à l’aide de quatre critères issus des Indicateurs de facilitation des échanges (IFE) de l’OCDE, qui donnent à voir dans quelle mesure les pays ont adopté et mis en œuvre des mesures de facilitation des échanges.
Comment lire ce graphique : La barre verte indique le niveau de rationalisation et de simplification exprimé en pourcentage, sur les quatre critères retenus. Plus la barre se rapproche des 100 %, plus le pays est proche des meilleurs résultats en termes de facilitation des échanges. Pour plus de contexte sur cet indicateur, voir le chapitre 6 de l’Examen de l’OCDE sur la résilience des chaînes d’approvisionnement.
Sources des données et construction des variables
Les données sont issues des Indicateurs de facilitation des échanges (IFE) de 2024, qui suivent étroitement la structure des domaines couverts par l’Accord de l’OMC sur la facilitation des échanges (AFE).
Les IFE utiles ici pour rendre compte de la facilité des procédures aux frontières concernent quatre critères : formalités en matière de documents, automatisation et procédures, et coopération entre organismes présents aux frontières. Formalités – documents (IFE-F) fait référence à l’harmonisation et simplification des documents commerciaux conformément aux normes internationales ; Formalités – automatisation (IFE-G) concerne des aspects comme l’échange électronique de données et le recours à la gestion automatisée des risques ; Formalités – procédures (IFE-H) recouvre des aspects comme la rationalisation des contrôles aux frontières (inspections, dédouanement), la mise en place de guichets uniques pour le commerce ou des programmes de certification des négociants ; la coopération entre organismes présents aux frontières correspond à la moyenne simple de la coordination interne (IFE-I) et de la coordination externe (IFE-J) entre organismes présents aux frontières et fait référence aux cadres institutionnels, dispositifs et systèmes informatiques de coopération entre les organismes nationaux et étrangers.
Ces indicateurs sont exprimés en pourcentage du meilleur score (2) IFE de chaque domaine. Les éléments évalués au titre de chaque critères sont présentés ici : oe.cd/sim-tfi
Obstacles aux échanges de services-aux CVM
Ce graphique illustre le caractère restrictif de la réglementation d’un pays s’agissant des services indispensables au fonctionnement des chaînes de valeur mondiales (services logistiques, transports, messagerie et distribution, télécommunications, etc.) Plus les restrictions réglementaires sont élevées, plus l’accès à ces services est coûteux pour les entreprises étrangères.
Comment lire ce graphique : La ligne orange indique le caractère restrictif de la réglementation d’un pays pour chaque secteur dont relèvent les services essentiels aux CVM. La ligne bleu clair représente la moyenne des pays de l’OCDE. Plus les lignes sont proches du centre du graphique (0), moins l’environnement réglementaire des services essentiels aux CVM est restrictif. Pour plus de contexte sur cet indicateur, voir le chapitre 6 de l’Examen de l’OCDE sur la résilience des chaînes d’approvisionnement.
Sources des données et construction des variables
Les données sont issues de l’Indice de restrictivité des échanges de services (IRES) de l’OCDE et portent sur huit secteurs de service qui jouent un rôle clé dans la connexion des chaînes de valeur mondiales, à savoir : les services de transport de marchandises (aérien, maritime, ferroviaire et routier) les services logistiques, services messagerie (services postaux et livraison expresse), les services de distribution et les services de télécommunications.
Les valeurs de l’Indice sont comprises entre 0 et 1, 1 indiquant l’environnement réglementaire le plus restrictif pour les échanges de services. Les éléments évalués au sein de chacun de ces secteurs sont présentés ici : https://sim.oecd.org/.
Alignement de la réglementation
Ce graphique, qui indique dans quelle mesure l’environnement réglementaire d’un pays facilite les échanges de marchandises et les échanges des services essentiels aux CVM, illustre les disparités en la matière entre les pays membres de l’OCDE.
Comment lire ce graphique : Le graphique indique où se situe le pays en question (point violet) par rapport aux autres pays de l’OCDE (points gris) et à la moyenne des pays de l’OCDE (point bleu clair) pour ce qui est de l’alignement de la réglementation sur la facilitation des échanges et des politiques commerciales ayant une influence sur les services essentiels aux CVM. Plus la valeur est faible (plus le point se situe sur la gauche du graphique), plus l’environnement réglementaire du pays est aligné sur les meilleures pratiques internationales. La dispersion verticale des points indique que d’autres pays membres de l’OCDE se situent au même niveau. Pour plus de contexte sur cet indicateur, voir le chapitre 6 de l’Examen de l’OCDE sur la résilience des chaînes d’approvisionnement.
Sources des données et construction des variables
Les valeurs de l’Indice de restrictivité des échanges de services (IRES) 2024 de l’OCDE appliqué aux services essentiels aux CVM se situent entre 0 et 1, 1 indiquant l’environnement réglementaire le plus restrictif pour les échanges de services.
La souplesse de la réglementation relative aux échanges des services nécessaires aux CVM est exprimée par la moyenne simple des IRES des secteurs dont relèvent les services considérés comme essentiels au fonctionnement des CVM (services de transport aérien, maritime, ferroviaire et routier, services logistiques, services messagerie (services postaux et livraison expresse), services de distribution et services de télécommunications).
La facilité des échanges de marchandises est exprimée par l’Indicateur de facilitation des échanges (IFE) 2024 de l’OCDE. Les valeurs de l’IFE se situent entre 0 et 22, sachant que 22 représente les meilleures performances globales en termes de facilitation des échanges.
Afin de pouvoir comparer l’IRES et l’IFE, ce dernier a été remanié comme suit : (([note du pays] -22)/22)* (-1). On obtient un chiffre entre 0 et 1, où 1 correspond à l’environnement le moins optimal pour faciliter les échanges de services.
Références
[1] Baldwin, R., R. Freeman et A. Theodorakopoulos (2022), Horses for Courses: Measuring Foreign Supply Chain Exposure, National Bureau of Economic Research, Cambridge, https://doi.org/10.3386/w30525.
[2] Calvino, F. et al. (2018), A taxonomy of digital intensive sectors, Éditions OCDE, Paris, https://doi.org/10.1787/f404736a-en.
[3] FMI (2023), World Economic Outlook, Fonds monétaire international, Washington, D.C, https://www.imf.org/-/media/Files/Publications/WEO/2023/April/English/ch4annex.ashx.