17 July 2026
Projections de l’APD pour 2026 et à court terme
Principaux messages
Copier le lien de Principaux messagesLes montants nets d’aide publique au développement (APD) devraient accuser une nouvelle chute, de 6.9 %, en 2026. Il s’agit de la troisième baisse annuelle consécutive de l’APD, qui a atteint son niveau le plus bas depuis 2014. Ces projections ne tiennent pas compte de l’aggravation que pourraient entrainer les crises en cours ou les mesures budgétaires supplémentaires qui seraient prises pour y faire face.
Les réductions de l’aide sont généralisées mais inégales. Elles sont essentiellement concentrées dans un petit nombre de fournisseurs majeurs. Certains pays de l’UE sont plus stables, mais cela ne suffit pas à compenser le déclin au niveau mondial. De nombreux pays fortement dépendants de l’aide sont tributaires d’un petit nombre de fournisseurs, ce qui accroît leur vulnérabilité aux chocs.
Les pays les plus pauvres sont les plus durement touchés. L’APD bilatérale allouée à l’Afrique subsaharienne et aux pays les moins avancés (PMA) devrait connaître une nouvelle chute de respectivement 11.6 % et 10.9 % en 2026, ce qui en ferait la troisième baisse annuelle consécutive et ramènerait cette catégorie d’APD à son niveau le plus bas depuis le début des années 2000. Les canaux multilatéraux ne devraient pas permettre de combler ce déficit de financement.
Le secteur de la santé, qui renoue avec les niveaux antérieurs à la pandémie, subit le recul le plus prononcé. L’APD allouée à la santé devrait enregistrer une réduction comprise entre 29 % et 46 % au cours de la période allant de 2024 à 2026, la population et la santé reproductive (-54.1 %) et le contrôle des maladies transmissibles (paludisme : -59.6 %, tuberculose : -57.2 %, contrôle d’autres maladies infectieuses : -40.4 %) étant les secteurs les plus exposés, suivis par l’aide humanitaire (-40.3 %) et le soutien à l’administration publique et à la société civile (-39.8 %).
La longue tendance à la hausse de l’APD multilatérale s’est interrompue. Elle devrait de nouveau chuter, de 3.4 %, en 2026. Les contributions au budget central des organisations des Nations Unies devraient baisser d’environ 31 % entre 2024 et 2026, et rester d’environ 18 % au-dessous de leur niveau de 2026 d’ici à 2028. Les processus de réforme en cours du système multilatéral devraient se dérouler dans un contexte de ressources financières très limitées.
Compte tenu de ces projections, les fournisseurs de coopération pour le développement doivent :
Cibler les ressources limitées d’APD sur les pays les plus pauvres.
Planifier de manière responsable les retraits des pays partenaires et d’en assurer la coordination.
Optimiser l’impact des ressources restantes, et des politiques de manière générale, au regard du développement.
Contexte général
Copier le lien de Contexte généralQuelles sont les perspectives de l’aide publique au développement ? La présente synthèse - la deuxième d'une série annuelle - tente de répondre à cette question sur la base d’une enquête menée auprès des membres du Comité d’aide au développement (CAD) de l’OCDE et d'autres institutions déclarantes, ainsi que de leurs annonces publiques, et en établissant des projections de l’APD pour la période allant de 2026 à 2028 (voir la méthodologie à l’Encadré 1). Ces projections reposent sur des calculs de l’OCDE ; les chiffres définitifs peuvent différer.
En 2025, dernière année pour laquelle on dispose de données préliminaires officielles, l’APD nette a reculé de 23.3 %1, soit le plus fort repli annuel jamais enregistré, et une deuxième baisse annuelle consécutive, plus marquée que les projections établies par l’OCDE une année auparavant (Encadré 1). Ces réductions étaient concentrées chez les cinq principaux fournisseurs, à savoir l’Allemagne, les États-Unis, la France, le Japon et le Royaume-Uni, qui représentaient 93 % de la diminution totale de l’APD nette, dont 70 % pour le seul fait des États-Unis.
De nouvelles réductions sont à attendre. Certains grands fournisseurs n’ont que partiellement appliqué des réductions pluriannuelles prévues pour durer jusqu’à au moins 2028. Une diminution de l’APD en 2026 constituerait seulement la deuxième occurrence d’une baisse sur trois années consécutives, la première ayant eu lieu au lendemain de la Guerre froide (1992-1995). Les facteurs à l’origine des décisions de réduire l’aide — assainissement budgétaire, exacerbation des tensions géopolitiques, pression d’accroître les dépenses de défense et de sécurité, et d’aligner les dépenses publiques sur les priorités intérieures, entre autres — devraient subsister.
Parallèlement, les besoins en APD ne cessent de croître, rendant plus difficiles les arbitrages auxquels les fournisseurs sont contraints de procéder. La crise au Moyen-Orient entraîne des perturbations sur les marchés de l'énergie, dans les chaînes de valeur mondiales et au niveau de la croissance dans les pays en développement (Encadré 2), tandis que les épidémies d’Ébola en République démocratique du Congo et en Ouganda survenues ces dernières semaines mettent à rude épreuve des systèmes de santé déjà fragiles. Il en résulte un paysage dans lequel un volume plus faible d’APD doit être exploité au maximum pour répondre à des besoins croissants découlant de crises plus fréquentes et simultanées. Évaluer les répercussions de ces perspectives sur les régions, les groupes de revenu et les secteurs est un préalable indispensable pour orienter des ressources limitées là où les besoins sont les plus importants, et renforcer une action coordonnée qui protège les pays et les populations les plus vulnérables.
Encadré 1. Méthodes
Copier le lien de Encadré 1. MéthodesIl s’agit de la deuxième édition d’un exercice mené chaque année par le CAD pour offrir régulièrement de la visibilité sur les plans de dépenses prévisionnels des membres et des autres fournisseurs. Les projections d’APD sont par nature incertaines : elles reflètent non seulement l’évolution des besoins dans les pays en développement, mais également les processus politiques et budgétaires des administrations des pays fournisseurs. La méthodologie et ses limites sont exposées ci-dessous.
APD totale
Les projections de l’APD totale sont établies sur la base de trois approches :
Les réponses des fournisseurs à l’édition 2026 de l’Enquête du CAD sur les projections concernant l’APD pour 2026, 2027 et 2028, menée en mars 2026. En juin 2026, vingt-trois des trente-quatre membres et associés avaient répondu à cette enquête et indiqué leur projection budgétaire pour l’une ou plusieurs des années demandées. L’absence de réponse des autres membres ne témoigne pas de leur réticence à communiquer des informations, mais plutôt de contraintes d’ordre budgétaire et de cycles de planification spécifiques à chaque pays.
Les annonces officielles des fournisseurs concernant leurs intentions de dépenses, provenant de documents officiels. Les projections reposent sur l’hypothèse selon laquelle les crédits budgétaires seront intégralement utilisés.
Lorsque les deux sources précédentes n’ont permis de tirer aucune information, les projections ont été établies en multipliant les ratios préliminaires APD nette/RNB de 2025 par les prévisions de RNB pour 2026-2028. Les prévisions de RNB reposent sur l’application des taux de croissance prévus du produit intérieur brut (PIB) (publiés par le Fonds monétaire international dans ses Perspectives de l'économie mondiale d'avril 2026 (FMI, 2026[1])) aux estimations de RNB indiquées par les membres à compter de 2025. La méthodologie rend ainsi compte des premières répercussions économiques de la crise au Moyen-Orient sur les taux de croissance dans les pays fournisseurs.
Prises ensemble, ces sources permettent d’élaborer un scénario de projection unique de l’APD totale en 2026 et à court terme, plutôt que les fourchettes basse et haute utilisées dans la synthèse de juin 2025. Des estimations supérieures et inférieures de l’APD allouée à la santé ont toutefois été calculées afin de tenir compte de l’incertitude qui entoure le traitement de la part des États-Unis dans l’APD allouée à la santé. Les données notifiées dans l’Enquête du CAD sont les plus complètes pour 2026. Pour 2027 et 2028, années pour lesquelles les fournisseurs ont été moins nombreux à communiquer/publier des chiffres officiels, les projections reposent de plus en plus sur la troisième approche ci-dessus, qui consiste à maintenir le rapport APD/RNB au même niveau que celui notifié en 2025. Le fléchissement de la tendance après 2026 s’explique en partie par cette hypothèse prudente et pourrait donc conduire à sous-estimer de nouvelles réductions.
Tous les montants sont exprimés en USD constants de 2024 afin de permettre des comparaisons dans le temps, sur la base des taux de change et des déflateurs du PIB tirés de la base de données des Perspectives économiques de l’OCDE, no 119 (OCDE, 2026[2]).
Ventilation par bénéficiaire, secteur et modalité
La ventilation des projections applique la part historique de chaque membre du CAD dans l’APD totale — par région, groupe de revenu, secteur et modalité — à son total prévisionnel, en mettant l’accent sur les pays les moins avancés, l’Afrique subsaharienne, la santé et l’APD multilatérale. Les pourcentages correspondent à la moyenne pour 2024-2025 (ou au chiffre communiqué par le membre lors de l’enquête) pour l’APD multilatérale, les PMA et l’Afrique subsaharienne, et à la seule année 2024 pour les secteurs et les autres groupes, pour lesquels les données préliminaires pour 2025 ne sont pas encore disponibles. Six membres ont fourni des projections de leur APD aux PMA, cinq à l’Afrique subsaharienne et quatorze à l’APD multilatérale dans leurs réponses à l’enquête — pour ces pays, ce sont ces valeurs notifiées qui ont été appliquées. Toutefois, lorsque plusieurs secteurs et groupes de bénéficiaires sont comparés dans un même graphique, la même méthode est appliquée à tous les groupes — par exemple, pour la comparaison des régions (graphique 4), les parts de 2024 sont appliquées à toutes les régions, y compris l’Afrique subsaharienne, car les autres régions ne disposent pas de données pour 2025. Dans ce cas, toutes les variations en pourcentage et en volume sont analysées sur une base biennale.
L’APD devrait diminuer pour la troisième année consécutive en 2026
Copier le lien de L’APD devrait diminuer pour la troisième année consécutive en 2026L’APD nette des pays du CAD devrait diminuer de 6.9 % en 2026 pour s’établir à 152 milliards USD — son plus bas niveau depuis 2014 — à l’issue d’une troisième baisse annuelle consécutive, après celle de 2025 (-23.3 %) et de 2024 (-8.5 %). Les projections font état d’un montant pour 2026 équivalent à 0.23 % du RNB projeté, en termes nets, soit une baisse par rapport à 0.25 % en 2025. La réduction en 2026 est généralisée : seize membres du CAD devraient réduire leur APD de 12 milliards USD au total, contre 0.7 milliard USD d’augmentations prévues par dix-sept autres membres, dont quatorze sont membres de l’UE. Le G7 représente 9.3 milliards USD de cette réduction.
Cette baisse devrait se poursuivre au-delà de 2026 : d’ici 2028, l’APD nette devrait être inférieure de 9.9 % à son niveau de 2025, et le ratio devrait continuer de reculer pour s’établir à 0.21 % du RNB. Ces réductions reflètent des choix stratégiques : si les membres du CAD maintenaient leurs ratios APD/RNB de 2025, l’APD totale augmenterait de 1.4 % en 2026 au lieu de diminuer et se situerait 4.4 % au-dessus de son niveau de 2025 à l’horizon 2028 — au lieu de 9.9 % au-dessous selon les projections. Celles-ci tiennent compte des prévisions d’inflation actuelles, qui pourraient s’aggraver en cas de crise prolongée au Moyen-Orient, et entraîner une révision à la hausse de l’inflation qui éroderait davantage la valeur réelle des budgets d’aide fixes (Encadré 2).
Graphique 1. L’APD devrait à nouveau chuter en 2026
Copier le lien de Graphique 1. L’APD devrait à nouveau chuter en 2026APD totale nette des pays membres du CAD, 2000-2024 (données officielles), 2025 (données préliminaires) et 2026-2028 (projections), en milliards USD, prix constants de 2024
Source : OCDE (2026[3]), Données préliminaires de l’aide publique au développement en 2025, https://one.oecd.org/document/DCD(2026)8/fr/pdf.
Encadré 2. Implications de la crise au Moyen-Orient
Copier le lien de Encadré 2. Implications de la crise au Moyen-OrientLa crise au Moyen-Orient, qui dure depuis fin février, est à la fois une urgence humanitaire et un choc macroéconomique. Elle tire vers le haut les prix des denrées alimentaires, des carburants et des engrais, tout en ralentissant la croissance mondiale. Ses répercussions sur l’APD sont doubles : elle accroît les besoins dans les pays en développement les plus exposés et met à rude épreuve les budgets des fournisseurs de la coopération pour le développement.
L’APD se montre généralement stable et résiliente pendant les périodes de crise. Elle a augmenté de 38 % pendant les deux chocs pétroliers de 1973-1979 et de 20 % au cours de la période 1982-1990 lors des crises de la dette, et a également enregistré une hausse tout au long de la crise financière de 2008 (avec un décalage en 2011-2012). Plus récemment, les dépenses de santé dues à l’épidémie de COVID-19 ont fait grimper l’APD de 15 % entre 2019 et 2021, et le soutien à l’Ukraine, qui est passé de 1 milliard USD en 2021 à 18.6 milliards USD en 2023, a entraîné une hausse de l’APD totale de 20 %.
En juin 2026, les commentaires apportés par les membres à une enquête spécifique du CAD les interrogeant sur leur réponse anticipée à la crise laissaient entrevoir une marge de manœuvre budgétaire largement inexistante. La plupart des participants ayant répondu à l’enquête ne s’attendent pas à ce que la crise au Moyen-Orient ait une incidence sur le niveau de leur APD totale cette année, même si quelques-uns ont indiqué que des fonds seraient réaffectés à l’aide humanitaire dans la région du Moyen-Orient, ou que cette aide serait préservée. Aucun membre n’a fait état de nouvelle mesure visant à faire face aux conséquences économiques de la crise dans les pays en développement.
L’exposition à ces conséquences est plus prononcée dans les situations où un petit nombre de fournisseurs occupent une position dominante (Graphique 2). Dans plusieurs PMA et petits États insulaires en développement (PEID), un fournisseur unique représente la majorité de l’APD. Cela est notamment le cas des États-Unis dans les Îles Marshall et en Micronésie, ou de l’Australie et la Nouvelle-Zélande au Tonga et aux Tuvalu. Ces pays sont par ailleurs déjà confrontés à des risques multidimensionnels, et affichent des domaines de vulnérabilité qui se recoupent et sont aggravés via de multiples canaux (OCDE, 2025[4]). Dans ces pays en particulier, une réorientation de l’aide pourrait donc rapidement se traduire par des tensions macroéconomiques et sociétales plus larges. Jusqu’à 45 millions de personnes supplémentaires pourraient être confrontées à une insécurité alimentaire comparable à un contexte de crise si le conflit se poursuit au-delà du milieu de l’année avec un prix du pétrole supérieur à 100 USD le baril, des pays importateurs comme le Soudan et la Somalie faisant face au risque le plus important (PAM, 2026[5]).
Graphique 2. Les pays les plus exposés à la crise dépendent d’un nombre limité de fournisseurs
Copier le lien de Graphique 2. Les pays les plus exposés à la crise dépendent d’un nombre limité de fournisseursPart des fournisseurs dans l’APD totale des dix PMA et PEID les plus dépendants des importations d’énergie et d’engrais, 2024
Note : FADES = Fonds arabe pour le développement économique et social ; FAD = Fonds africain de développement ; BAsD = Banque asiatique de développement ; BCIE = Banque centraméricaine d’intégration économique ; CERF = Fonds central d’intervention d’urgence ; Inst. UE = Institutions de l’Union européenne ; GAVI = Alliance mondiale pour les vaccins et la vaccination ; FEM = Fonds pour l’environnement mondial ; IDA = Association internationale de développement ; BID = Banque interaméricaine de développement ; FMI = Fonds monétaire international (fonds fiduciaires concessionnels) ; OFID = Fonds de l’OPEP pour le développement international ; RU = Royaume-Uni.
Source : OCDE (2026[6]) (2026[7]), CAD2A : Versements d’aide (APD) aux pays et régions, https://data-explorer.oecd.org/s/4wb; Banque mondiale (2026[7]), Indicateurs du développement dans le monde (base de données), https://datatopics.worldbank.org/world-development-indicators/ ; Banque mondiale (2026[8]) (base de données), https://wits.worldbank.org/.
L’Afrique subsaharienne et les pays les moins développés devraient subir les baisses les plus marquées
Copier le lien de L’Afrique subsaharienne et les pays les moins développés devraient subir les baisses les plus marquéesLes réductions les plus importantes devraient concerner les pays qui sont les moins à même de les absorber. L’APD bilatérale nette fournie par les pays du CAD à l’Afrique subsaharienne devrait régresser de 11.6 % en 2026, après avoir diminué de 26.3 % en 2025 ; l’APD bilatérale nette dirigée vers les PMA devrait enregistrer une nouvelle baisse de 10.9 %, après un recul de 25.8 % en 2025. Pour ces deux groupes de destinataires, il s’agirait de la troisième année de baisse consécutive, si bien que l’APD atteindrait son plus bas niveau depuis le début des années 2000, date de lancement des Objectifs du millénaire pour le développement.
Les réductions de l’APD destinée à ces deux groupes sont le fait de nombreux fournisseurs, mais sont inégalement réparties. Celles annoncées par les pays du G7 concernant l’Afrique subsaharienne et les PMA – 13.9 % et 12.1 %, respectivement, en 2026 – sont supérieures à la moyenne du CAD, tandis que celles des membres du CAD qui sont membres de l’UE sont, en moyenne, moins importantes (-3.6 % et -1.6 %, respectivement).
Les canaux multilatéraux ne comblent pas ce déficit. En 2026, les apports multilatéraux imputés2 devraient régresser de 6.6 % pour les deux groupes de destinataires. En additionnant l’aide bilatérale et multilatérale, le soutien total apporté à l’Afrique subsaharienne et aux PMA diminuerait de 9.8 % et de 9.4 %, respectivement (Graphique 3). Certains fournisseurs ont présenté la baisse de l’aide bilatérale à ces régions comme une réorientation vers des canaux d’acheminement multilatéraux : en 2021-2024, l’APD bilatérale en faveur de l’Afrique subsaharienne et des PMA a diminué de 7.2 % et 12 % respectivement, tandis que les apports concessionnels des organisations multilatérales dirigés vers ces deux groupes ont augmenté de 23.4 % et 11.3 % au cours de la même période. Toutefois, les données sur les projections tendent à indiquer qu’en l’absence de réaffectation vers des organisations multilatérales qui octroient une aide aux pays les plus pauvres, il est peu probable que l’APD multilatérale compense la baisse de l’APD bilatérale – d’autant que l’APD multilatérale consentie par les membres du CAD devrait diminuer pour la troisième année consécutive, comme indiqué à la section « L’APD multilatérale devrait de nouveau diminuer en 2026 ».
Graphique 3. L’APD totale consentie par les pays membres du CAD à l’Afrique subsaharienne et aux PMA devrait connaître une nouvelle baisse
Copier le lien de Graphique 3. L’APD totale consentie par les pays membres du CAD à l’Afrique subsaharienne et aux PMA devrait connaître une nouvelle baisseAPD bilatérale nette et APD multilatérale imputée des pays du CAD en faveur de l’Afrique subsaharienne et des PMA, 2010-2025 (données officielles) et 2026-2028 (projections), en milliards USD, prix constants de 2024
Note : Les données concernant la période 2010-2024 correspondent aux statistiques finales communiquées à l’OCDE. Celles relatives à 2025 sont préliminaires. Les valeurs pour 2026-2028 sont des projections.
Source : OCDE (2026[3]), « Données préliminaires de l’aide publique au développement en 2025 », https://one.oecd.org/document/DCD(2026)8/fr/pdf ; OCDE, (2026[6]), Explorateur des données de l’OCDE, CAD2A : Versements d’aide (APD) vers les pays et régions, https://data-explorer.oecd.org/s/4wc.
Les réductions concernent toutes les régions et tous les groupes de revenu
Entre 2024 et 20263, c’est l’Europe qui devrait enregistrer la plus forte baisse sur deux ans (-40.3 %), dont 88.7 % sous l’effet de la diminution de l’aide à l’Ukraine, poursuivant ainsi la courbe descendante enregistrée depuis le pic de 2022. Si l’on exclut l’Ukraine, l’APD destinée au reste de l’Europe devrait diminuer de 29.1 %, soit moins que toutes les autres régions, à l’exception de l’Asie du Sud et de l’Asie centrale (-27.6 %) (Graphique 4).
L’Afrique subsaharienne et l’Amérique latine et les Caraïbes (région ALC) affichent des baisses similaires en pourcentage (37.2 % et 35.0 %, respectivement), mais les volumes divergent fortement : l’Afrique subsaharienne devrait perdre 11.8 milliards USD en 2026, la région ALC 3.0 milliards USD. La différence de volume est importante car 32 des 49 pays d’Afrique subsaharienne (65 %) sont également des PMA, alors que c’est le cas de 1 pays seulement sur 27 pour la région ALC.
Les réductions de l’APD en faveur de l’Afrique subsaharienne devraient être généralisées, en particulier à destination des pays en situation de fragilité. L’aide aux contextes en situation de fragilité élevée ou extrême sur le sous-continent devrait diminuer de 37.9 % entre 2024 et 2026, et l’aide au Sahel de 35.6 %.
Tous les groupes de revenu sont touchés par ces réductions, en particulier les pays à faible revenu (Graphique 4). La plus forte baisse sur deux ans devrait concerner les pays à revenu intermédiaire de la tranche inférieure (PRITI, -35.1 %), sous l’effet de la diminution de l’aide à l’Ukraine, suivis des PMA (-34.5 %), tandis que l’aide aux pays à revenu intermédiaire de la tranche supérieure (PRITS) devrait reculer de 31.0 %. En volume, cette baisse correspond à 10.5 milliards USD pour les PMA et à 4.8 milliards USD pour les PRITS.
Les petits États insulaires en développement (PEID) sont parmi les plus durement touchés à titre individuel : cinq des quinze pays destinataires subissant les réductions les plus importantes sont des PEID, avec des baisses allant jusqu’à 60 % entre 2024 et 2026. L’APD allouée aux PEID en tant que groupe devrait régresser de 33.3 % entre 2024 et 2026 – plus fortement pour les PEID situés dans les Caraïbes (-36.6 %) et en Asie et Océanie (-33.4 %), moins fortement pour les petits États insulaires d’Afrique (-8.9 %). L’aide aux pays en développement sans littoral et l’aide aux États fragiles devraient toutes deux diminuer de 34 % au cours de cette période.
Dans chaque cas, la baisse sur deux ans est essentiellement due à la baisse prévue pour 2025 – qui sera confirmée ou révisée lorsque les données au niveau des activités seront publiées, en décembre 2026 –, plutôt qu’à la baisse plus modeste prévue en 2026.
Graphique 4. Projections d’une baisse sur deux ans de l’APD destinée à tous les groupes de revenu, régions et autres groupes vulnérables
Copier le lien de Graphique 4. Projections d’une baisse sur deux ans de l’APD destinée à tous les groupes de revenu, régions et autres groupes vulnérablesProjection de variation de l’APD bilatérale nette des pays du CAD par région et groupe de revenu entre 2024 et 2026p
Note : MENA = Moyen-Orient et Afrique du Nord ; ALC = Amérique latine et Caraïbes ; PMA = pays les moins avancés ; PFR = pays à faible revenu ; PRITI = pays à revenu intermédiaire de la tranche inférieure ; PRITS = pays à revenu intermédiaire de la tranche supérieure.
Source : OCDE (2026[3]), « Données préliminaires de l’aide publique au développement en 2025 », https://one.oecd.org/document/DCD(2025)6/fr/pdf ; OCDE, (2026[6]), Explorateur des données de l’OCDE, CAD2A : Versements d’aide (APD) vers les pays et régions, https://data-explorer.oecd.org/s/4wc.
Les secteurs de la santé, de l’aide humanitaire et de la gouvernance devraient être les plus touchés par les réductions
Copier le lien de Les secteurs de la santé, de l’aide humanitaire et de la gouvernance devraient être les plus touchés par les réductionsL’APD allouée à la santé devrait continuer de diminuer en 2026 et tomber en deçà des niveaux d’avant la pandémie
Parmi tous les secteurs, la santé est celui qui devrait subir les réductions les plus fortes. En 2026, le niveau de l’APD nette allouée à la santé et aux programmes en matière de population (ci-après « la santé ») devrait se situer jusqu’à un tiers en dessous de celui de 2019 et être inférieur de 63 % au pic de 2022 – ce qui représente une baisse comprise entre 29 % et 46 %4 sur la période 2024-2026, soit 5 à 8 milliards USD (Graphique 5). Un tel recul ferait tomber les niveaux de l’APD allouée au secteur de la santé bien en deçà de ceux d’avant la pandémie pour s’établir à celui de 2008. Outre ces réductions de financement, les dotations d’APD en faveur de la santé pourraient également subir les effets de l’évolution des modalités d’acheminement de la coopération pour le développement dans le domaine de la santé.
Graphique 5. L’aide en faveur de la santé devrait chuter en dessous des niveaux enregistrés avant la pandémie
Copier le lien de Graphique 5. L’aide en faveur de la santé devrait chuter en dessous des niveaux enregistrés avant la pandémieAPD bilatérale nette des pays du CAD allouée à la santé, 2002-2024 (données officielles) et 2025-2028 (projections), en milliards USD, prix constants de 2024
Note : Les données concernant la période 2002-2023 correspondent aux statistiques finales communiquées à l’OCDE. Les ventilations par secteur pour 2025 sont des estimations et se fondent sur les proportions de 2024 appliquées à l’APD totale (données préliminaires). Les valeurs pour 2026-2028 sont des projections.
Source : OCDE (2026[3]), « Données préliminaires de l’aide publique au développement en 2025 », https://one.oecd.org/document/DCD(2026)8/fr/pdf ; SNPC : Système de notification des pays créanciers (flux), https://data-explorer.oecd.org/s/4wd.
Les réductions de l’APD seront inégalement réparties, concentrées là où les financements extérieurs à l’appui de la santé comptent le plus. Le Malawi et le Soudan du Sud, par exemple, financent chacun environ 60 % des dépenses ordinaires de santé sur des ressources extérieures (Organisation mondiale de la Santé, 2025[9]) ; or, l’APD bilatérale en faveur de la santé qu’ils devraient recevoir devrait diminuer de 50.8 % et 42.4 %, respectivement, entre 2024 et 2026. Le Mozambique, le Lesotho et l’Ouganda sont tout autant exposés, conjuguant forte dépendance à l’égard des financements extérieurs à l’appui de la santé – en particulier des fournisseurs du G7, groupe responsable des réductions budgétaires les plus prononcées – et faible marge de manœuvre en matière de mobilisation de recettes intérieures.
Dans le secteur de la santé, les programmes en matière de population et la santé reproductive – y compris la lutte contre le VIH/sida et d’autres maladies sexuellement transmissibles – souffriront des baisses les plus importantes, l’APD devant enregistrer un recul allant jusqu’à 54.1 % en 2026 par rapport à 2024. Le financement de la lutte contre les maladies transmissibles est également soumis à de fortes pressions. Entre 2024 et 2026 :
L’APD allouée à la lutte contre le paludisme devrait enregistrer une baisse allant jusqu’à 59.6 % ;
L’APD allouée à la lutte contre la tuberculose devrait enregistrer une baisse allant jusqu’à 57.2 % ;
L’APD allouée à la lutte contre d’autres maladies infectieuses devrait enregistrer une baisse allant jusqu’à 40.4 %.
Ces réductions ne concernent pas uniquement le stade des interventions mais aussi les efforts de préparation. Or, le financement de la préparation, de la prévention et de la riposte en matière de pandémies est essentiel non seulement pour faire face aux épidémies, mais aussi pour réduire au minimum les perturbations dans les services de santé essentiels en cas d’épidémie. Ce financement pâtit des réductions de l’APD dans tous les secteurs. Ainsi, l’APD destinée à l’approvisionnement en eau et à l’assainissement, qui contribuent à la préparation, la prévention et la riposte en cas de pandémie, devrait diminuer de 22.3 % entre 2024 et 2026.
Le risque est maximal lorsque des épidémies se déclarent. En République démocratique du Congo et en Ouganda, qui étaient confrontés à une épidémie d’Ebola au moment de la rédaction du présent rapport, l’aide à la santé devrait reculer de 46.6 % (pour s’établir à 208.9 millions USD) et de 53.5 % (pour s’établir à 234.8 millions USD), respectivement.
L’aide humanitaire et le soutien à la gouvernance devraient subir les réductions les plus importantes après celles impactant la santé
Classés en fonction du taux de baisse de l’APD, le secteur de la santé arrive en tête (baisse comprise entre 29 % et 46 % par rapport à 2024), suivi du soutien budgétaire général (diminution de 43.0 %, même si ce taux est instable et dépend de l’aide à l’Ukraine) et de l’assistance humanitaire (baisse de 9.3 milliards USD, soit 40.3 %) (Graphique 6). Les données préliminaires pour 2025 montrent déjà un recul de 35.8 % de l’APD destinée à l’action humanitaire en 2025. Ces conséquences dans l’ensemble des secteurs s’expliquent par la prédominance relative des fournisseurs à l’origine des réductions les plus importantes5.
L’APD allouée au soutien à l’administration publique et à la société civile6 devrait régresser de 39.8 % (8.9 milliards USD), en grande partie parce que l’Ukraine, qui a reçu 37.8 % de l’APD destinée à ce secteur en 2024, devrait connaître de fortes réductions.
Graphique 6. Les secteurs de la santé, de l’aide humanitaire et de la gouvernance devraient être les plus durement touchés
Copier le lien de Graphique 6. Les secteurs de la santé, de l’aide humanitaire et de la gouvernance devraient être les plus durement touchésAPD bilatérale nette des pays du CAD par secteur, 2018‑2024 (données officielles) et 2025‑2028 (projections), en milliards USD, prix constants de 2024
Note : Les données concernant la période 2018-2023 correspondent aux statistiques finales communiquées à l’OCDE. Les ventilations par secteur pour 2025 sont des estimations et se fondent sur les proportions de 2024 appliquées à l’APD totale (données préliminaires). Les valeurs pour 2026-2028 sont des projections.
Source : OCDE (2026[3]), « Données préliminaires de l’aide publique au développement en 2025 », https://one.oecd.org/document/DCD(2026)8/fr/pdf ; SNPC : Système de notification des pays créanciers (flux), https://data-explorer.oecd.org/s/4wd.
Les autres secteurs touchés par la baisse de l’APD entre 2024 et 2026 sont les suivants :
l’éducation, qui devrait connaître une baisse de 22.2 % ;
l’aide alimentaire, qui devrait connaître une baisse de 44.5 % (2.6 milliards USD), les États-Unis, qui avaient fourni les deux tiers de l’aide alimentaire du CAD en 2024, étant le principal fournisseur ;
l’énergie, qui devrait connaître une baisse de 22.6 %.
Les membres du CAD qui sont aussi membres de l’UE sont à l’origine de réductions par secteur plus modérées, en grande partie imputables à ceux qui sont membres du G7 : les plus fortes baisses enregistrées à titre collectif en 2026 par rapport à 2024 concernent les transports et l’entreposage (-25.9 %), l’infrastructure sociale et les services sociaux divers (-17.8 %), les communications (-17.5 %), et les entreprises et autres services (-16.5 %).
L’APD multilatérale devrait de nouveau diminuer en 2026
Copier le lien de L’APD multilatérale devrait de nouveau diminuer en 2026La croissance stable de longue date de l’APD multilatérale s’est interrompue. Les données préliminaires montrent une baisse de 12.7 % de l’APD multilatérale nette entre 2024 et 2025, faisant chuter son niveau à hauteur de 28.4 % en-deçà du pic de 2023. Les volumes devraient connaître un nouveau recul de 3.4 % en 2026, marquant trois années de baisse consécutive. Il s’agirait de la deuxième tendance à la baisse la plus longue de l’histoire de l’APD multilatérale, après un recul de 20 % enregistrée entre 1992 et 1997.
Graphique 7. L’APD multilatérale rompt avec sa trajectoire de croissance historique
Copier le lien de Graphique 7. L’APD multilatérale rompt avec sa trajectoire de croissance historiqueAPD multilatérale des pays du CAD, 2000-2024 (données officielles) et 2026-2028 (projections), en milliards USD, prix constants de 2024
Note : Les données concernant la période 2000-2023 correspondent aux statistiques finales communiquées à l’OCDE. Celles relatives à 2025 sont préliminaires. Les valeurs pour 2026-2028 sont des projections.
Source : OCDE (2026[10]), CAD1 : Flux par fournisseur (APD+AASP+privé), https://data-explorer.oecd.org/s/4we.
La contraction observée en 2025 a été inégale selon les institutions. Les contributions au budget central d’entités des Nations Unies ont diminué de 27 %, soit la plus forte baisse annuelle jamais enregistrée, tandis que le soutien au budget central de la Banque mondiale a augmenté de 6.4 % et le soutien au budget central de banques régionales de 11.9 % – des augmentations qui s’expliquent par les versements effectués au titre des précédents cycles pluriannuels de reconstitution des ressources. Toutes les institutions devraient subir des réductions de l’APD en 20267 : 4.8 % supplémentaires pour les Nations Unies, 6.3 % pour la Banque mondiale et 5 % pour les banques régionales de développement.
À l’horizon 2028, les financements destinés aux Nations Unies devraient être inférieurs d’environ 18 % à ceux de 2016, année consécutive à l’adoption du Programme de développement durable à l’horizon 2030. Le processus de réforme « ONU80 » se déroule dans ce contexte de réduction substantielle des contributions au budget central.
Que peuvent faire les responsables publics ?
Copier le lien de Que peuvent faire les responsables publics ?Cibler les ressources limitées sur les pays les plus pauvres. Acheminer les dons et les financements hautement concessionnels vers les pays qui sont les moins à même d’assurer les services de base, notamment les PMA, l’Afrique subsaharienne, les petits États insulaires et les contextes caractérisés par une fragilité élevée ou extrême. Les tendances récentes mettent en évidence un décalage croissant entre les dotations d’APD et la répartition mondiale de l’extrême pauvreté. À l’heure où les budgets diminuent tandis que les autres financements à l’appui du développement augmentent, l’APD reste irremplaçable pour préserver les investissements en faveur de la réduction de la pauvreté et du développement humain.
Planifier de manière responsable les retraits des pays partenaires et d’en assurer la coordination. Des retraits brutaux réduisent à néant les progrès accomplis en matière de développement, sapent la confiance et créent des lacunes dans les services essentiels, en particulier dans les contextes caractérisés par une fragilité extrême ou élevée. Les membres du CAD devraient échelonner leurs réductions d’APD et coordonner les transitions avec les pays partenaires et les autres fournisseurs.
Optimiser l’impact des ressources restantes, et des politiques de manière générale, sur le développement. Dans un contexte de diminution des volumes, la proportion de l’APD parvenant aux pays partenaires revêt une importance accrue. Les membres du CAD devraient préserver l’aide-pays programmable, concentrer les financements là où les données montrent qu’ils ont le plus fort impact, et renforcer la cohérence des politiques au-delà de l’aide – par exemple, en matière d’échanges, d’investissement et de financement privé – de façon à servir le développement.
References
[7] Banque mondiale (2026), World Development Indicators (database), Banque mondiale, Washington, D.C, https://datatopics.worldbank.org/world-development-indicators/.
[8] Banque mondiale (2026), World Integrated Trade Solution, Groupe de la Banque mondiale, Washington, D.C., https://wits.worldbank.org/.
[1] FMI (2026), Perspectives de l’économie mondiale, avril 2026, Fonds monétaire international, Washington, D.C., https://www.imf.org/fr/publications/weo/issues/2026/04/14/world-economic-outlook-april-2026?path=publications%2Cweo%2Cissues%2C2026%2C04%2C14%2Cworld-economic-outlook-april-2026.
[10] OCDE (2026), CAD1 : Flux par fournisseur (APD+AASP+privé), Éditions OCDE, Paris, https://data-explorer.oecd.org/s/4to.
[6] OCDE (2026), CAD2A : Versements d’aide (APD) vers les pays et régions, Éditions OCDE, Paris, https://data-explorer.oecd.org/s/4tn.
[3] OCDE (2026), Données préliminaires de l’aide publique au développement en 2025, Éditions OCDE, Paris, https://one.oecd.org/document/DCD(2026)8/fr/pdf.
[2] OCDE (2026), Perspectives Économiques 119 (Édition 2026/1), Éditions OCDE, Paris, https://data-explorer.oecd.org/s/4tq.
[4] OCDE (2025), États de fragilité 2025, Éditions OCDE, Paris, https://doi.org/10.1787/3797ea0f-fr.
[9] Organisation mondiale de la Santé (2025), Global Health Expenditure Database (GHED), OMS, Genève.
[5] PAM (2026), L’alerte du PAM devient réalité pour des millions de personnes, alors que la crise au Moyen-Orient plonge les familles les plus démunies dans une situation de plus en plus précaire, Programme alimentaire mondial, https://fr.wfp.org/news/wfp-warning-becomes-reality-millions-middle-east-crisis-pushes-poorest-families-further-hunger.
Personnes à contacter
Elena Bernaldo de Quiros (elena.BERNALDODEQUIROS@oecd.org)
Madeleine Lessard (madeleine.LESSARD@oecd.org)
Caroline Penn (caroline.PENN@oecd.org)
Lou Turroques (lou.TURROQUES@oecd.org)
Harsh Desai (harsh.DESAI@oecd.org)
Notes
Copier le lien de Notes← 1. Sur une base nette. Sur la base de l’équivalent-don, qui est la mesure officielle des chiffres globaux de l’APD depuis 2018, l’APD a reculé de 23.1 % en 2025 pour s’établir à 174.3 milliards USD, ce qui équivaut à 0.26 % du RNB combiné des pays du CAD. Les projections étant essentiellement établies sur la base des flux financiers, la présente synthèse fait référence aux versements nets d’APD, sauf indication contraire. Pour une analyse plus détaillée des chiffres préliminaires de l’APD en 2025 sur la base de l’équivalent-don, voir : https://one.oecd.org/document/DCD(2026)8/fr/pdf.
← 2. Calculés selon la méthodologie adoptée par l’OCDE pour imputer l’aide apportée par les organismes multilatéraux à leurs bailleurs de fonds respectifs. Pour en savoir plus, voir : https://www.oecd.org/fr/data/insights/data-explainers/2024/10/resources-for-reporting-development-finance-statistics.html.
← 3. Les comparaisons ont été effectuées en appliquant les proportions par fournisseur de l’APD bilatérale allouée à chaque région et à chaque catégorie de revenu en 2024 (dernière année pour laquelle des données définitives sont disponibles) à l’APD totale prévisionnelle en 2026-2028, et portent sur 2024-2026. Voir l’Encadré 1 pour une explication plus détaillée.
← 4. Pour les États-Unis, les scénarios à hypothèse haute et à hypothèse basse prévoient une fourchette concernant la proportion de l’APD allouée au secteur de la santé. Le scénario à hypothèse basse suppose que la répartition de l’APD par secteur restera inchangée par rapport à 2024. Le scénario à hypothèse haute, se fondant sur l’analyse par le Secrétariat du budget des affaires internationales pour l’exercice 2026, part sur une proportion plus élevée de l’APD (30 %) en faveur de la santé.
← 5. Comme expliqué dans l’Encadré 1, cette prédominance relative se fonde sur les données officielles de 2024 ; par conséquent, ces projections reposent sur l’hypothèse d’une répartition sectorielle de l’APD inchangée par rapport à 2024 et ne tiennent pas systématiquement compte de l’évolution potentielle des priorités des fournisseurs. Les auteurs se sont efforcés d’estimer cette évolution potentielle dans le secteur de la santé pour les États-Unis, ce qui explique la fourchette pour ce secteur.
← 6. Secteur composé de sous-secteurs liés aux droits humains, à la participation démocratique et à la réforme du secteur public.
← 7. Les projections de ventilation par institution en 2026-2028 se fondent sur les proportions d’APD fournies par chaque fournisseur en 2025 (données préliminaires).