L’annexe statistique présente des statistiques pour presque tous les pays du monde, ainsi que des indicateurs agrégés par groupes de pays pour permettre des analyses comparatives. Le tableau indiquant la classification des pays pour chaque groupe est mis à disposition dans l'annexe. Les groupes de pays présentés dans l’analyse sont les suivants :
Les cinq régions de l’Union africaine (Afrique australe, Afrique centrale, Afrique de l'Est, Afrique du Nord, et Afrique de l'Ouest, telles que définies par le traité d’Abuja)
Afrique et groupes de pays de référence (Afrique, pays asiatiques hors pays à revenu élevé, pays d'Amérique latine et des Caraïbes, et monde)
Pays riches en ressources
L’expression « riches en ressources » désigne les pays qui tirent une part significative de leur PIB de l’extraction des ressources naturelles dans le sol. Ces dotations en ressources naturelles peuvent avoir de profondes implications en termes de développement économique, politique et social. Dans ce rapport, les pays sont identifiés comme riches en ressources si, au cours de la décennie précédente, la contribution estimée de l’extraction d’hydrocarbures, de charbon et de minéraux à la production économique excède 10 % du PIB sur une période relative à au moins cinq ans.
La Banque mondiale s’appuie sur sa méthode Atlas1 pour classer les pays du monde en quatre catégories selon le revenu national brut (RNB) par habitant : pays à faible revenu, pays à revenu intermédiaire de la tranche inférieure, pays à revenu intermédiaire de la tranche supérieure et pays à revenu élevé.
Le rapport répartit les pays en fonction de leur situation géographique : pays enclavés, pays ayant un débouché sur la mer et pays insulaires. L’accès au commerce mondial peut être compliqué par le fait qu’un pays possède ou non un littoral, sachant que les modèles de développement des nations insulaires diffèrent de ceux des autres nations côtières. En plus de ces trois catégories, le rapport fournit des données sur les « pays en développement sans littoral » (PDSL) et les « petits États insulaires en développement » (PEID) compilées par le Bureau du Haut-représentant des Nations Unies pour les pays les moins avancés, les pays en développement sans littoral et les petits États insulaires en développement (UN-OHRLLS).2
L’UN-OHRLLS classe certains pays dans la catégorie des « pays les moins avancés (PMA) ». Officiellement instituée en 1971 par l’Assemblée générale des Nations Unies, cette catégorie englobe les pays affichant un faible niveau de développement socioéconomique. Trois critères entrent en ligne de compte : le revenu, le capital humain (situation de la population sur le plan sanitaire et éducatif notamment) et la vulnérabilité économique.
L’OCDE étudie la fragilité en tant que concept multidimensionnel de risques qui pourrait poser un problème critique à la capacité des pays de réaliser leurs objectifs en matière de développement, en particulier ceux énoncés dans le Programme de développement durable à l’horizon 2030 des Nations Unies. Sur la base des résultats de cette recherche, les pays sont classés comme « fragiles » ou « extrêmement fragiles ».
Les partenariats des pays formés aux fins de l’intégration régionale ou de la coopération qui ont une importance économique ou politique et qui sont particulièrement pertinents pour l'analyse des performances économiques de l'Afrique sont inclus ici. Cela comprend les huit communautés économiques régionales (CER) reconnues par l'Union africaine, ainsi que d’autres organisations régionales et internationales telles que l'Association des nations de l’Asie du Sud-Est (ASEAN), Mercado Común del Sur (MERCOSUR), l’Union européenne (UE) et l’OCDE qui servent de points de repère. Les chiffres agrégés pour les pays PALOP (Países Africanos de Língua Oficial Portuguesa, les pays africains de langue officielle portugaise) ont été inclus en réponse à une demande des membres de ce groupe de pays.