La définition d’« Entité mère ultime », dans la législation mauritanienne, fait référence à une personne morale qui a l’obligation de préparer des états financiers consolidés conformément aux principes comptables, mais cela n’inclut pas une entité qui serait tenue de préparer des états financiers consolidés si ses participations étaient cotées en bourse en Mauritanie (disposition présumant la cotation en bourse, « deemed listing provision »), comme le prévoit le standard minimum. En outre, on ne sait pas si la première condition concerne une obligation de préparer des états financiers consolidés en vertu des principes comptables applicables à la Mauritanie ou si elle pourrait s’appliquer aux personnes morales qui préparent de tels états financiers sans y être contraintes. On ne sait pas non plus si la législation s’appliquerait aux entités dépourvues de personnalité juridique.
Selon les termes de référence, l’Entité mère ultime ne doit pas être détenue par une autre Entité constitutive qui détient, directement ou indirectement, une participation suffisante pour être considérée comme une Entité mère ultime. Le droit primaire mauritanien ne reconnaît pas ce principe et définit au contraire les conditions suivantes dans les dispositions relatives à l’obligation primaire de dépôt : l’Entité mère ultime n’est « pas détenue par une ou plusieurs entités juridiques situées en Mauritanie qui sont soumises à cette obligation déclarative, ou établies en dehors de la Mauritanie et tenues de déposer une déclaration similaire en vertu des lois d’un autre pays ». Il semble que ces dispositions puissent en fait déclencher une obligation primaire de dépôt pour une Entité constitutive située en Mauritanie qui ne serait pas considérée comme l’Entité mère ultime selon les termes de référence, alors même que l’Entité mère ultime effective selon les termes de référence n’est pas tenue de déposer une déclaration pays par pays. Il s’agit dans les faits d’un cas de dépôt local pour des entités situées en Mauritanie, lorsqu’il n’existe pas d’obligation de dépôt d’une déclaration pays par pays pour une entité située dans une autre juridiction, qui serait considérée comme leur Entité mère ultime en vertu du standard (cela peut techniquement aboutir à ce que la société mère située en Mauritanie dépose deux déclarations pays par pays en vertu des obligations de dépôt primaire et secondaire). Lorsqu’une telle obligation de dépôt local se déclenche, il n’existe aucune disposition (i) qui autoriserait un Groupe d’EMN à désigner une Entité constitutive pour déposer la déclaration pays par pays et (ii) qui désactiverait cette obligation en cas de dépôt de la déclaration pays par pays par une Entité mère de substitution.
À la lumière de ce qui précède, il est recommandé que la Mauritanie modifie la définition d’une Entité mère ultime ou la clarifie afin de la mettre en conformité avec le standard.