L’informalité demeure la forme d’emploi prédominante dans le monde, en particulier dans les pays à revenu faible et intermédiaire. Elle affecte la vie quotidienne de milliards de travailleurs et de leurs familles, qu’elle surexpose aux chocs économiques, sociaux et environnementaux, sans qu’ils bénéficient des mêmes protections que les travailleurs du secteur formel. Qui plus est, les grandes mutations mondiales en cours –vieillissement de la population, automatisation, risques climatiques– aggravent ces défis. Dans ce contexte, il est essentiel de renforcer la résilience et les moyens de subsistance des travailleurs informels pour progresser vers les Objectifs de développement durable (ODD). Mettre en œuvre les politiques publiques adéquates requiert des données solides, un suivi régulier et une action cohérente.
À l’aide des données mises à jour des indicateurs clés de l’informalité (KIIbIH), le nouveau rapport du Centre de développement de l’OCDE met en lumière les politiques publiques les mieux à même de relever le défi de l’informalité et d’atténuer les effets négatifs des mutations mondiales sur les travailleurs informels et leurs familles. Il souligne l’importance d’un contrat social renouvelé, d’approches portées localement et d’une plus grande cohérence des politiques publiques afin de bâtir des économies plus inclusives et plus résilientes.
Après une présentation des principales conclusions du rapport, un panel se penchera sur les moyens de traduire les données en politiques publiques efficaces pour atténuer les effets de l’informalité sur les populations et leurs moyens de subsistance.