Les décideurs publics définissent et suivent en permanence la réglementation relative aux produits chimiques, en cherchant à concilier les nombreux bénéfices qu’ils apportent à la société avec leurs effets potentiellement négatifs sur la santé humaine. Si des réglementations plus strictes peuvent engendrer des coûts pour les entreprises, les consommateurs et les pouvoirs publics, elles améliorent également la santé et le bien-être de la population.
Pour évaluer ces arbitrages, les décideurs ont besoin d’informations sur les coûts et les bénéfices économiques potentiels que ces réglementations apportent à la société. Or, les données sur les bénéfices économiques sont rarement disponibles, notamment s’agissant des effets physiques, émotionnels et sociaux.
Le projet de l’OCDE consacré aux enquêtes sur la disposition à payer pour éviter les effets négatifs des produits chimiques sur la santé comble cette lacune en estimant les bénéfices économiques liés à la réduction des effets non mortels sur la santé associés à l’exposition aux produits chimiques.
Combien les personnes sont-elles prêtes à payer pour réduire leur risque de développer ou d’aggraver différentes pathologies ? Quels facteurs influencent leur disposition à payer ? Et comment ces estimations peuvent-elles être transposées d’un pays à l’autre ?
Rejoignez-nous lors de notre prochain OECD Green Talks LIVE, le 16 octobre 2026, de 15h00 à 16h00 CEST, pour explorer ces questions et échanger autour des conclusions du nouveau rapport de l’OCDE, Economic Valuation of Chemicals-Related Health Effects: A Practical Guide to Quantifying Morbidity Effects in Environmental Cost-Benefit Analysis.
Ce rapport synthétise les données recueillies auprès de plus de 116 000 répondants dans 28 pays afin d’établir des estimations comparables à l’échelle internationale de la disposition des individus à payer pour éviter ou réduire le risque de subir 10 effets non mortels sur la santé.
Le rapport présente les résultats de ces évaluations et fournit des orientations pour leur utilisation dans les analyses coûts-avantages. Il propose également une nouvelle méthodologie de transfert des bénéfices, qui permet d’étendre ces évaluations aux 38 pays membres de l’OCDE ainsi qu’à l’Afrique du Sud. Après une présentation des principales conclusions, les panélistes examineront comment ces résultats peuvent contribuer à améliorer les analyses coûts-avantages environnementales et à appuyer des options de gestion des produits chimiques plus efficaces.