La méthodologie de l'OCDE pour mesurer les financements privés mobilisés par des interventions publiques a été développée avec l'aide des experts des institutions financières de développement (IFD) et des institutions financières internationales (IFI), ainsi qu'avec la communauté climatique via la Research Collaborative on Tracking Finance for Climate Action dirigée par l'OCDE. Depuis 2017, la notification des financements privés mobilisés constitue un élément essentiel de la collecte de données pour le système de notification des pays créanciers (SNPC) sur le financement du développement (aide publique au développement, instruments du secteur privé et autres flux publics). La méthodologie utilisée pour mesurer et notifier ces montants à l'OCDE est spécifique à chaque instrument et repose sur les principes suivants :
- Précision (éviter le double comptage lors de l'agrégation des données de plusieurs fournisseurs)
- Équité (en matière d’attribution, lorsque plusieurs fournisseurs publics sont impliqués dans un projet mobilisant des financements privés)
- Faisabilité (pragmatisme en termes de disponibilité des données)
L’objectif de cette collecte de données est double : i) améliorer les informations sur le volume de ressources mises à disposition des pays en développement (point de vue des bénéficiaires) ; et ii) valoriser l'utilisation par le secteur public des mécanismes ayant un effet de mobilisation (point de vue des fournisseurs).
Plus important encore, la méthodologie de notification des financements privés mobilisés au Comité d’aide au développement (CAD) repose sur le principe de causalité (condition essentielle de la méthodologie de l'OCDE) – à savoir que les financiers privés n'auraient pas investi dans une activité de développement sans l'intervention du secteur public – ainsi que sur l'attribution au prorata. Elle couvre les principaux mécanismes de levier identifiés comme étant utilisés par les fournisseurs pour mobiliser des financements privés, à savoir : prêts syndiqués, garanties, parts dans des organismes de placement collectifs (OPCs), investissements directs dans des entreprises (IDEs) et des structures ad hoc, lignes de crédit, financement de projets, co-financements simples et, dans une certaine mesure, assistance technique. Voir la section ci-dessous pour la définition de chaque mécanisme de levier.