Enregistrée avec Patrick Bernard, fondateur de La République des Hypers Voisins, et Marion Lagadic, collègue de l'OCDE et membre du collectif, cette conversation plonge dans l’histoire de la manière dont un petit rassemblement dans un restaurant du quartier s’est épanoui pour devenir un puissant réseau de voisinage fondé sur la confiance, la convivialité et l’entraide. De l’organisation d’un banquet de rue réunissant 1 500 personnes à la création de groupes WhatsApp connectant des milliers d’habitants, Patrick et Marion expliquent comment des liens sociaux intentionnels peuvent renforcer la sécurité, le bien-être et même aider les voisins plus âgés à rester chez eux.
Animé par Amal Chevreau, cheffe de l’Unité Économie sociale et Innovation sociale à l’OCDE, cet épisode met également en lumière les preuves croissantes de l’importance des relations communautaires, révélant comment des initiatives locales peuvent influencer la qualité de vie, renforcer la cohésion sociale et inspirer de nouvelles approches en matière de politiques publiques.
Transcription en français
Hôtesse
Bienvenue sur les podcasts de l’OCDE, où les politiques publiques rencontrent les citoyens.
Amal
Parfois, on a besoin d’un petit coup de main, d’un ami, d’un conseil, une cuillère de sucre ou une main supplémentaire pour réparer une porte qui grince. Pourtant, 8 % des Européens et des Américains déclarent n’avoir aucun ami proche. Le chirurgien général des États-Unis, Vivek Mercy, a récemment qualifié la solitude d’épidémie alertant sur ses conséquences graves pour la santé publique.
Mais tout le monde n’accepte pas cette réalité. Certains prennent aujourd’hui position et cherchent à reconstruire les communautés depuis la base. L’un d’eux, est Patrick Bernard, qui a rassemblé quelques voisins du 14ᵉ arrondissement de Paris dans un restaurant local pour discuter de la manière dont il pourrait inspirer les habitants de leur quartier à être connectés pour un soutien mutuel. De cette conversation est née la République des hypers voisins.
Patrick, Marion bonjour et bienvenue à ce podcast. Alors première question pour vous Patrick, pourriez-vous nous rapprocher un petit peu plus de la République des hypers voisins, y compris les enjeux de cette initiative cherche à aborder.
Patrick
Merci, on se rappelle les débuts de ce projet. Il commence dans un restaurant du quartier. Il y a cinq voisins qui sont avec moi et je leur parle de ce projet qui est de transformer des voisins qui disent bonjour cinq fois par jour en hyper voisins, qui disent bonjour 50 fois par jour. C’était une manière très imagée de leur parler de la dynamisation du lien social dès lors qu’on habite un même territoire de vie.
Mais ça, c’est une jambe du projet, la deuxième jambe. En tous les cas, ce que j’avais en tête, ce dont je parle moins ouvertement peut être avec mes voisins, parce que j’ai un petit peu peur qu’ils se qui se disent ceux qui partent en courant parce que le projet leur paraît peut être trop sérieux, c’est de dire que cette interaction, cette capacité d’interaction qu’on a tous, dès lors qu’on partage un territoire de vie, produit de la richesse et que c’est ça recèle en fait un actif économique immatériel, genre dans lequel effectivement, il serait nécessaire d’investir.
Donc ça, c’est le projet que j’avais moi, personnellement en tête, ce qui m’a fait parler très vite avec des chercheurs, de voir comment est-ce qu’on pouvait créer des métriques, de comment est-ce qu’on pouvait identifier des métriques et comment est-ce qu’on pouvait créer des indicateurs de convivialité de façon à mesurer les efforts de dynamisation dans lesquels on allait se projeter?
Amal
Merci Patrick, Je me tourne cette fois vers Marion. Alors Marion, comment avez-vous entendu parler pour la première fois d’hyper voisin ? Et qu’est-ce qui vous a motivé à vous impliquer ?
Marion
Merci Amal. Peu de temps après avoir emménagé dans le quartier, j’ai découvert une affiche sur la porte de mon immeuble qui mettait en avant la table d’hôte d’un immense banquier de quartier qui accueille environ 1500 couverts tous les ans en septembre.
Chaque voisin était encouragé à apporter un plat, des boissons à partager pour faire connaissance. Je n’avais jamais entendu parler d’un tel événement à Paris. Je me suis dit que ce serait l’occasion de découvrir mon nouveau quartier et de me faire des amis. Et en effet, je me suis fait des amis avec qui je suis toujours en contact au quotidien.
Aujourd’hui. Ces voisins m’ont parlé de la communauté WhatsApp, des hypers voisins, un ensemble de groupes qui organisent la convivialité, la convivialité et l’entraide dans le quartier. Le ton y était joyeux, bienveillant et je me suis mise à les consulter très rapidement. J’ai aussi découvert très tôt que participer à la communauté des hyper voisins, ça n’impliquait pas un engagement très important.
Juste consulter les groupes et se manifester quand on a la capacité de donner un coup de main. Et en tant que jeune active ? Jeune maman maintenant. Ah, c’était très important. Parce qu’en fait, si l’engagement premier avait été trop important, je pense que je serais restée en retrait par peur de décevoir, de ne pas être à la hauteur de mon engagement.
Alors que là, je me suis sentie à l’aise de participer et rapidement, j’ai vu que ces groupes améliorer réellement ma qualité de vie. Ça commence par des petites choses. Je vais donner un exemple. En emménageant, j’ai tapé dans mon compteur, fait sauter l’électricité chez moi dans l’heure, un voisin m’avait aidé à tout remettre en place. On m’a prêté un diable pour déplacer mes affaires.
On m’a aidé à installer mon bébé dans son siège auto. C’est tout un tas de petites choses qui améliorent le quotidien. Et aujourd’hui, je me rends compte que je n’ai même pas besoin d’être vraiment en contact avec la communauté directement pour me sentir mieux. Je sais que si par exemple, je perds mes clés, si je suis enfermée en dehors de chez moi sous la pluie, il y aura toujours quelqu’un pour m’aider.
Et ça c’est un confort vraiment unique au quotidien.
Amal
Alors merci à vous deux de nous avoir un peu plus rapprochées de comment toute cette aventure a commencé. Je me tourne vers vous encore Patrick, pour un peu aller dans un peu plus de détails. Quelle a été la réaction initiale du quartier lorsque vous avez lancé La République des hypers voisins?
Patrick
Alors quand on lance un projet pareil c’est pas évident. J’ai essayé de recueillir un enthousiasme spontané. Donc je pense que les premières réactions ont plutôt été sceptiques. On prend l’exemple de la table d’hôte puisque c’est cette grande table de couverture qu’on installe dans la rue. C’était perçu comme un enjeu, perçu comme un vrai challenge, et c’est un défi auquel les habitants ne croyaient pas trop.
Quand j’ai proposé le projet, ça leur semblait insurmontable de mettre 1000 personnes comme ça, assise au milieu de la rue. C’était quelque chose à laquelle une chose à laquelle ils n’avaient pas été confronté. Donc ils essayaient de me convaincre de faire la même table dans une impasse. Avec 50 couverts, ça aurait été déjà un bel exploit. Donc cette petite réticence tout à fait compréhensible, je allée.
En fait, il a fallu tenir, s’opposer un petit peu à ça et maintenir le projet. Et je pense que ce succès qu’on a connu dès la première année avec cette grande table, c’est un peu grâce à ce succès là que j’ai gagné. Peut-être mes galons de capitaine où les gens m’ont fait confiance. Et derrière, il y a une dynamique qui est qui a été très productive, qui s’est installée.
Mais c’est vrai qu’il a fallu acheter cette confiance, qu’il faut donner des gages à la confiance. Il fallait aussi montrer qu’on n’était pas là pour manipuler les gens. Il fallait déminer un certain terrain puisque quand on vient parler de faire des choses dans un quartier, on vous suspecte d’emblée de faire des choses de façon partisane ou au nom d’un parti politique ou autre, avec en tous les cas des intérêts cachés.
Il a fallu effectivement est absolument transparent sur mes intentions de démontrer que je n’avais pas d’agenda personnel déjà pour commencer, et que toute notre action, toute notre activité, j’allais s’inscrire dans une dans une dynamique très collective et totalement transparente.
Amal
Bon bah c’est super ce que vous nous vous nous expliquez ici et je suppose qu’après ce succès, après avoir gagné la confiance, etc des habitants, des voisins, est ce que vous avez été surpris du nombre des personnes souhaitant rejoindre la République des hypers voisins et des retours?
Patrick
Alors ça, ça fait partie des belles surprises, c’est vrai. C’est vrai qu’aujourd’hui, huit ans après, on est en train de gérer difficilement une croissance à laquelle on ne s’attendait pas forcément. C’est à dire que pour rentrer dans les groupes WhatsApp, par exemple, dans cette communauté, on est bloqué à 2000. Il faut attendre presqu’un mois. Maintenant, il faut attendre que des gens sortent pour pouvoir rentrer.
Donc c’est un gage de succès. Au tout début, effectivement, je romps à ça se passe en plusieurs temps, plusieurs étapes. On a eu quelque chose qui nous a aidés, ça a été presque notre campagne de communication. C’est un peu impropre d’en parler comme ça, mais c’est le Covid qui a démontré effectivement que tout ce qu’on avait commencé à mettre en place, c’est à dire des rendez-vous physiques où les gens se rencontraient, allaient cruellement nous manquer pendant toute cette période de confinement.
Et du coup, on a développé des. C’est là que l’outil numérique est venu nous aider. En fait, ce n’est pas un outil numérique est venu ex abrupto. C’est quelque chose qui est venu comme un outil venant performer notre action, mais certainement pas effectivement comme une finalité. Donc ça, ça a été très, très important dans la démarche. Et c’est vrai que cet outil numérique nous a permis par contre, effectivement, une croissance extrêmement importante puisque la rencontre physique n’était pas une obligation. En tous les cas, tout ce qu’on fait sur le numérique doit tendre vers une vraie rencontre physique. Mais par contre, ce n’est pas un passage obligé.
Amal
Merci Patrick. Je me retourne maintenant encore une fois vers Marion qui a emménagé dans le secteur depuis 2017. Alors Marion, vous avez découvert l’initiative quelques mois plus tard. Quelles ont été vos premières impressions en découvrant ce mouvement de quartier?
Marion
Quand j’ai emménagé dans le quartier, je vais déjà à Paris depuis plusieurs années. Mais pour être honnête, je m’étais jamais vraiment sentie chez moi à Paris. J’avais aucun lien avec mes voisins. Et finalement, qu’est ce qui fait d’un quartier un chez soi? C’est Les gens qui y vivent ne sont pas plus familiers que n’importe qui dans une autre ville même.
Et c’est vrai que ça, ça a changé tout de suite avec les hyper voisins. Parce que reconnaître des visages familiers que j’avais vu à la table d’hôte, ou alors des reconnaître dans la rue des gens avec qui j’avais eu des échanges sur les groupes WhatsApp. Juste voir cette discussion qui se développe constamment en ligne, ça me donnait une impression de chaleur en fait, et de convivialité.
Et je pense aussi qu’il y a des choses qui qui se sentent dans le quartier sans même avoir besoin de connaître l’initiative. Moi, en tant que jeune étudiante d’abord, qui s’est installée à Paris, comme beaucoup, j’avais été victime de harcèlement de rue et donc mon expérience parisienne, elle était marquée par une sorte de vigilance constante. Et c’est vrai que ça a changé quand j’ai emménagé dans ce quartier. Je pense que le fait que les gens se connaissent, ça crée aussi une impression de sécurité et de bienveillance qu’on perçoit dans la rue.
Amal
Alors je vais rester quand même un tout petit peu avec Marion pour lier toute cette initiative aussi à ce qu’on fait ici à l’OCDE. Alors Marion, l’OCDE dispose t-elle de preuves sur la manière dont la dynamique des quartiers influence la vie des populations?
Marion
Absolument. Et tout d’abord, certaines des données de l’OCDE permettent de comprendre à quel point il est important de réfléchir à la manière dont un quartier et les relations sociales peuvent contribuer à la qualité de vie de ses habitants. 10% des résidents de l’OCDE n’ont personne sur qui compter en cas de besoin et la recherche montre que la solitude est associée à une mauvaise santé mentale, physique, à des moins bonnes performances au travail, à un risque accru de chômage.
On a identifié aussi trois groupes qui sont particulièrement à risque d’isolement social des personnes à faible revenu et en situation de chômage. Les femmes et la recherche montre aussi que les femmes avec enfants en bas âge sont particulièrement concernées et les personnes âgées. Plus d’un sénior ? sur dix ne voit qu’un seul ami, ne voit pas un seul ami en personne au cours d’une année.
Et on rappelle qu’entre 2020 et 2040, la part de personnes âgées de 65 ans et plus vivant au sein des zones urbaines de l’OCDE et dans leurs alentours, elle aura augmenté de 21 à 29%. Donc c’est un sujet vraiment très important. L’OCDE a travaillé sur les villes adaptées à tous les âges de la vie et ces travaux montrent que l’environnement bâti et les relations sociales au sein de la communauté et l’accès aux services de base peuvent influencer le développement des enfants.
Les opportunités auxquelles chacun a accès au cours de la vie et la capacité des personnes âgées à vieillir chez elles confortablement dans des quartiers dotés d’espaces publics accessibles, de logements abordables, adaptés à des besoins qui évoluent au cours de la vie, des espaces qui favorisent les interactions, tout ça permet de soutenir la création d’un sentiment d’appartenance et d’un lien entre les habitants et les hyper voisins contribuent à ça.
Le collectif a travaillé au réaménagement de la place centrale du quartier, la place des droits de l’enfant, qui est maintenant piétonne et accueille régulièrement des événements. Plusieurs voisins travaillent sur la végétalisation du quartier. Les événements permettent de se rencontrer en personne. Et puis les groupes WhatsApp, c’est aussi un espace social qui crée de la familiarité. Patrick m’a expliqué aussi que l’entraide entre voisins a permis à certains de nos voisins plus âgés de rester chez eux, là où sans ça, ils auraient dû peut-être partir en maison de retraite. Donc un impact vraiment concret sur le quotidien.
Et enfin, les travaux de l’OCDE montrent que les collectivités locales peuvent soutenir ces initiatives en assurant un accès facilité aux services de base. La santé, le commerce, les crèches, les lieux de travail, des espaces verts de qualité. Et lorsque l’accès à ces espaces est possible à pied, la qualité de vie est encore accrue.
Amal
Alors Patrick, nous sommes au mois de novembre. Au mois de novembre en France correspond au mois de l’économie sociale et solidaire. C’est un mois où la France met à l’honneur ce type d’économie. Et si moi je devais qualifier votre initiative, je dirais que c’est une initiative de l’économie sociale et solidaire. Bien évidemment, nos travaux, ça fait 30 ans qu’on travaille sur ce sujet et nous avons une recommandation. Nous avons beaucoup d’expertise, mais je voulais quand même revenir sur les défis de ce type d’initiative.
Alors, nous avons entendu parler de votre souhait d’acquérir une propriété pour en faire un espace partagé. Où en êtes-vous de ce projet et avez-vous rencontré des obstacles importants en cours pour arriver à cet objectif?
Patrick
C’est cette acquisition d’une maison. C’est comme ça qu’on l’appelle. Donc c’est un ancien atelier de photogravure de 120 mètres carrés qui est situé au cœur de notre quartier. Cette acquisition collective est l’illustration parfaite de ce qu’on peut faire dès lors qu’on fertilise le terreau, dès lors qu’on a huit années de tissage de liens où on peut cette fois sur proposer à des voisins d’acheter collectivement et de manière totalement désintéressée un local qui va servir à tout le quartier.
Et c’était effectivement un challenge très très ambitieux. On l’a gagné, donc on va signer effectivement chez le notaire avant la fin du mois, l’acquisition de ce local, donc avec un deuxième chantier l’année prochaine, c’est la tranche des travaux de rénovation, etc. Mais on embarque avec nous effectivement des centaines d’habitants qui ont la possibilité, qui ont eu la possibilité effectivement de participer financièrement à cette acquisition.
Amal
Quelles sont les prochaines étapes pour la République des hypers voisins? Où voyez-vous le mouvement aller ou partir et dans quelle direction?
Patrick
Alors il y a deux choix. C’est soit on continue de raconter une belle histoire. C’est l’histoire du petit village d’Astérix, dans le 14ᵉ arrondissement, qui a réussi à créer un climat de village et dont tout le monde est très content.
Moi, c’est très bien, je sais pourquoi je me lève le matin et je suis content de me coucher le soir avec cette idée-là. Et c’est un petit peu dommage puisqu’on s’aperçoit que ça marche, on s’aperçoit que ça produit effectivement de la richesse collective. Donc l’idée de la réplication de faire de cet exemple, de cette expérimentation quelque chose de systémique se pose nécessairement.
Mais à partir de ce moment-là, il faut discuter, il faut discuter avec les collectivités, avec le gouvernement, parce que je pense que, derrière cette illustration de cet exemple, c’est la démonstration que c’est ces interactions qui existent à l’échelle d’un territoire comme ça sont un terreau extrêmement prometteur pour beaucoup de choses. On parle d’économie sociale et solidaire. On pourrait parler aussi de démocratie participative.
On peut parler de plein de choses, mais moi je parlerais de manière beaucoup plus abstraite comme ça, plus abstrait, en abstraction d’économie tout court. Je pense qu’effectivement, travailler sur la convivialité aujourd’hui, ça doit être un investissement productif, ça doit devenir en fait une politique publique. Et c’est là qu’il y a un gros travail, un plaidoyer à faire pour convaincre nos élus, pour convaincre les dirigeants des villes d’investir de manière massive dans effectivement le lien social.
Et c’est ce que dit effectivement le sénateur Murphy, Je vois un autre, un homonyme du général jeune, qui a déposé aux Etats-Unis un projet de loi qui s’appelle The Social Connection Act et qui vise à faire de l’investissement dans le lien social une priorité pour la nation américaine. Ça veut dire quand même que dans ce pays qui s’est basé sur l’individu plus que sur le collectif, on a pris en considération l’intérêt économique d’investir dans le lien social pour baisser justement toutes les dépenses qu’on n’arrive plus aujourd’hui à contrôler les dépenses de santé, les dépenses de médicaments, le coût de la solitude, etc, etc. Donc ça, c’est une voie d’avenir qu’il faut absolument prospecter.
Amal
Alors, pensez-vous que votre modèle pourrait fonctionner en dehors de Paris, peut-être dans des petites villes ou même des zones rurales?
Patrick
Le principe général de l’activation des liens entre les personnes peut s’extraire du lieu où on veut l’expérimenter. Mais c’est vrai qu’il est favorisé par la densité urbaine. C’est vrai que ce qu’on a prouvé depuis huit ans, c’est que la capacité d’interaction comme ça génère avec les gens qui habitent tout près de chez nous est rendue possible par la probabilité de rencontres. Parce que plus la densité urbaine est forte, plus on a des chances de se rencontrer le surlendemain dans la queue de la boulangerie, à la sortie de l’école, etc, etc.
Dans des territoires qui sont maillés différemment, on pense aux zones rurales. Je pense que le principe reste bon, mais je pense qu’il faut l’adapter et le l’amender de façon profonde, de façon à ce qu’on parvienne aux mêmes résultats. Ce qu’on a réussi à démontrer aujourd’hui fonctionne très très bien dans les densités urbaines. Ça nous offre un champ d’exploration quand même extrêmement important quand on voit la part de la population qui habite aujourd’hui dans les villes, il est nécessaire, à mon avis, d’imaginer une adaptation. Effectivement, pour les autres, les autres types de population.
Amal
Merci beaucoup cela nous amène à la fin de cet épisode de Cogito Talks. Un grand merci à nos deux invités de. Aujourd’hui Patrick et Marion. Alors si vous souhaitez en savoir plus sur la République des voisins, vous pouvez consulter leur page Facebook ou Instagram pour suivre leur actualité et pour nos auditeurs intéressés par le travail de l’OCDE sur l’économie sociale, y compris comment des initiatives locales comme celles-ci peuvent en renforcer la cohésion sociale, Vous pouvez consulter notre site web et notre page.
Je suis Amal Chevreau, chef d’unité, économie sociale, innovation sociale et citer un podcast de l’OCDE. Merci beaucoup.
Hôtesse
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