Si l’apprentissage informel représente la majeure partie du temps que les individus consacrent à l’apprentissage, il reste peu reconnu dans les cadres de l’action publique. Associé à des salaires plus élevés et à de meilleures performances professionnelles, il vient compléter l’enseignement formel tout en offrant des possibilités accessibles, en particulier aux élèves en perte de motivation ou aux salariés des PME. Avec les évolutions technologiques, les nouvelles pratiques de travail et le recrutement axé sur les compétences, l’apprentissage informel gagne en importance, ce qui donne lieu à des parcours de formation flexibles et estompe les frontières avec l’apprentissage formel. Toutefois, le manque de reconnaissance, l’incohérence des définitions et les lacunes dans la collecte des données entravent l’élaboration des politiques.
L’OCDE soutient les efforts visant à repenser et recentrer le rôle de l’apprentissage informel dans le cadre de la formation tout au long de la vie, notamment pour mieux le définir, le mesurer et le promouvoir. Le projet intitulé Mieux comprendre et mesurer l’apprentissage informel : vers une définition globale commune vise à approfondir la compréhension de ce processus, à la fois sur le lieu de travail et en dehors. Soutenu par les gouvernements de la Flandre (Belgique), du Luxembourg et des Pays-Bas, il a entre autres pour objectif d’élaborer une définition globale commune de l’apprentissage informel, en s’appuyant sur les définitions existantes tout en prenant en compte ses différentes formes.