Le nombre annuel de jours où les températures dépassent les normales saisonnières a plus que doublé au niveau mondial depuis le début des années 1980, tandis que la diminution de la teneur en eau des sols menace de plus en plus les productions agricoles et les chaînes d’approvisionnement mondiales. C’est ce qui ressort d’un nouveau rapport de l’OCDE.
L’Observateur de l’action climatique 2026 constate que le nombre de jours de dépassement des températures saisonnières a augmenté de 126 % au niveau mondial, et davantage encore en Amérique latine et dans les Caraïbes, en Afrique subsaharienne et dans la région Moyen-Orient et Afrique du Nord, où ce nombre a plus que triplé.
Dans les pays de l’OCDE, plus de la moitié de la population est exposée chaque année à des journées où la température dépasse 35 °C. Entre la période de référence climatique 1981-2010 et la période 2021-2025, le nombre de jours de stress thermique subis par les habitants y a augmenté de 35 %, ce qui équivaut à 17 jours supplémentaires par an en moyenne. Ces conditions météorologiques extrêmes se répercutent sur les moyens de subsistance, les écosystèmes et l’activité économique, ils nuisent à la santé, provoquent des décès, entraînent des déplacements et perturbent les systèmes énergétiques, hydriques, agricoles et de transport.
La teneur en eau des sols agricoles a baissé de 2.6 % en moyenne entre 1981-2010 et 2021-2025 dans les pays membres et partenaires de l’OCDE, ce qui illustre les risques croissants qui pèsent sur la disponibilité en eau en agriculture. Ce recul touche les principaux producteurs et exportateurs de produits agricoles, et il est donc susceptible d’avoir des conséquences pour la sécurité alimentaire et les chaînes d’approvisionnement mondiales.
Les sécheresses sont également de nature à perturber la production d’énergie, puisque le faible débit et la température élevée des cours d’eau peuvent limiter la production électronucléaire, et que la baisse des niveaux d’eau peut se répercuter sur la production hydroélectrique. Le bas niveau des cours d’eau peut restreindre les transports intérieurs par voie fluviale et la navigabilité d’importantes voies d’acheminement, ce qui a pour conséquence de faire augmenter les coûts de transport et de perturber les échanges.
Note : Élaboré par l’OCDE à l’aide de Chart.builder, https://oecdch.art/7a111652f9
Source : OCDE (2026), « Exposition historique à des températures extrêmes », Statistiques de l’OCDE sur l’environnement (base de données).
Renforcer l’adaptation peut aider à limiter les perturbations économiques et à protéger les populations vulnérables. Face à l’aggravation prévue des sécheresses d’ici à 2100, les entreprises et les pouvoirs publics s’emploient déjà à améliorer la résilience. Les premières diversifient les solutions de transport et renforcent les chaînes d’approvisionnement pour limiter les perturbations, tandis que les seconds mettent au point des plans d’action afin de réduire les risques pour la santé humaine.
L’Observateur de l’action climatique 2026 sera présenté au cours d’une session organisée dans le cadre du pavillon virtuel de l’OCDE à la 31e Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques (COP31), le 5 novembre de 11h30 à 12h30, heure de Paris (UTC+1).
Pour de plus amples informations, les journalistes peuvent contacter Flore Monteau de la Division des médias de l’OCDE (tél. : +33 1 45 24 81 18).
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